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 "L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère" J.Racine



Cathleen Walsh
The pain doesn't go away

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22.01.19 16:45
Oh brother...

   Cathleen & James

   


La veille, Cathleen avait vérifié chaque morceau et chaque moment de l'expédition. Elle était allée voir tous les membres, les avait observé parce qu'elle n'arrivait pas à leur demander chaleureusement comment ils allaient et préférait vérifier par une observation malaisante de leur état d'esprit et de santé. Elle laissait Rocky au campement, à cause du risque de l'expédition. Ils allaient en plein milieu de la ville pour tenter de récupérer des médicaments. Peut-être se rapprocher de l'hôpital ? Malheureusement c'était aussi là que la majorité des virulents se déplaçait. Il fallait redoubler de prudence et ne prendre avec soi que les meilleurs éléments.

Evidemment ça n'avait pas manqué, ils avaient rencontré quelques virulents, pas de horde heureusement. La politique du groupe était surtout de ne pas attirer l'attention, des autres virulents mais surtout d'autres humains...vu les dernières mésaventures mortelles avec les autres groupes de Kelowna. Donc, au grand désarroi de Cat, pas de tir sauf cas d'extrême danger. Ils se débrouillaient avec de l'attention, des signes, des chuchotements, et des grosses battes.

C'est en sortant d'une maison que Cat l'avait vu. Ou du moins elle avait vu un humain de loin. Même taille, même couleur de cheveux. Son cœur avait manqué un battement mais sa raison l'avait forcé à une chose : vérifier. Elle ne devait pas s'emballer. Elle était connue pour ça, son calme, son sang-froid, sa capacité à vite et bien réagir. Aussi, elle avait prévenu d'un regard et d'un geste ses coéquipiers, pour s'approcher doucement.
Assez proche, elle avait serré les dents. Une colère colossale manqua de la renverser.
C'était lui. Les autres avaient du le reconnaître aussi.
Des souvenirs remontèrent. Au fond, au fin fond cette colère, cette rancune, une petite voix lui disait qu'elle était rassurée qu'il soit en vie. Qu'elle l'ait trouvé ici. Mais d'autres voix bien plus nombreuses lui rappelaient à quel point il était débile et lâche et idiot et idéaliste… et la liste n'en finissait plus. Sa main s'était refermée malgré elle, sur la crosse de son pistolet.
En sentant le métal froid, elle se rappela celui qu'il lui avait volé.

Son inconscience… cette fois il ne s'en sortirait pas aussi facilement. Une réunion d'une trentaine de secondes de murmure et le plan était fait. Il s'était éloigné d'un groupe très probablement. Impossible qu'il ait survécu seul. Et elle espérait qu'il ne vivait pas à l'aéroport. Si c'était le cas, elle le ramènerait de force à Highgate. Ce qu'elle comptait faire de toute façon.

Cathleen entra dans son champ de vision. Ce sourdingue ne l'aurait jamais entendu sinon. Elle aurait aimé lui faire un sourire moqueur et une entrée en scène digne de ce nom mais elle ne pouvait pas contrôler ses zygomatiques qui formaient son indétrônable air en colère.
Elle sut qu'il l'avait reconnu au moment où la pelle frappa son crâne et qu'il s'effondra.
Le bruit métallique risquait d'attirer l'attention. Quel abruti de frère inconscient qui s'éloignait de son groupe pour je ne sais quelle raison futile et dangereuse. Et quel groupe laissait son frère immature et inconscient sans protection ? Elle en voulait à tout le monde.

James était attaché dans une cave non loin. Un des coéquipiers de Cathleen montait la garde et les autres faisaient face avec elle au traître. Elle était en retrait, sur le mur, mais tout le monde savait que sa présence était la plus écrasante. C'était une Walsh contre un autre. Ce n'était pas anodin. Mais pour l'instant, elle était restée en retrait. Ils se devaient de l'interroger, surtout dans le contexte actuel. Qu'avait-il volé ? Qu'avait-il dit ? Il connaissait l'emplacement d'Highgate, c'était une grande menace pour toute la communauté.

Cathleen en était convaincue elle aussi. Son regard, froid comme de l'acier, ses bras croisés, sa posture était si fermée. Même pour ceux qui la connaissaient peu loquace, elle paraissait terrifiante de colère. Chacun voyait en elle, la prof, la mère, le père, la grande sœur ou le grand frère… la punition qui allait tomber à tout instant.

« Pas un mot... »

Commença-t-elle dès que les yeux de James papillonnèrent. Puis elle se tut. Ça ne valait pas la peine de continuer.
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James A. Walsh
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29.01.19 5:50
Un lion en cage. James, toujours irrémédiablement sourd, est un lion en cage. Il tourne, tourne et tourne. Et c'est tout naturellement qu'il saute sur l'occasion sublime de sortir à l'extérieur, lorsqu'un groupe se forme parmi les membres de la Lyssa, pour une nouvelle expédition. Il leur faut toujours de l'eau, c'est primordial, ils en manquent cruellement. L'irlandais s'est proposé le premier, suivit de quelques autres. Le groupe s'est vite formé, ils se sont équipés. Et ils sont sortis.
Quel bonheur de se retrouver à l'air libre ! Bien que depuis l'arrivée de Tyler, notre crétin d'irlandais ne s'emmerde bien moins qu'avant, il ne peut supporter de rester assis là en simple spectateur. Il lui faut agir, sortir, aider. Et cette saleté de nouveau virus réduit considérablement l'effectif de la Lyssa, ils ont tous une sacré tronche. Et bien plus que les autres, qu'il ne connait que très peu, James s'inquiète pour son ami de jeunesse. Elijah. Il ne va pas bien et même s'il sourit lorsque son ami vient le voir, il souffre. James veut dépanner, James veut aider. Et quoi de mieux que de partir en expédition, pour peut-être, trouver de l'eau ? Ou d'autres denrées utiles.

Le groupe s'est d'abord aventuré autour de l'hôpital. Mais il est clair qu'ils y ont fait le tour, depuis le temps. Ils n'y trouveront plus rien. D'un commun accord, ils prirent la décision d'explorer plus loin dans les alentours. James ayant insisté plus que les autres, ils ne devaient pas rentrer les mains vides. Il était vital de redonner l'espoir aux humains, de leur rapporter de bonnes nouvelles. Si petites soient-elles. L'irlandais s'est fait une mission de trouver quoique ce soit qui puisse leur être utile.

Seulement, rien ne s'est passé comme ils l'auraient espéré... Cinq minutes, dix minutes. Trente minutes. Ils fouillent, discrets, se planquent de virulents de passage qui, par chance, ne les débusquent pas. Puis, repartent à la chasse. L'un d'entre eux, pressé, croyant avoir découvert une mine d'or dans un ridicule supermarché, tombe nez à nez avec un de ces sales monstres... Ils ont couru. Ils ont tiré. James en a touché deux, tronches explosées. Il remercie sa soeur d'avoir bon goût en terme d'armes et de les lui avoir enseignées, même s'il n'écoutait que d'une oreille. Et pas toujours de la bonne...
Les virulents sont têtus. Et alors qu'ils fuient pour leur vie, le groupe est séparé.

James se retrouve seul. Arme au poing, coeur battant. Il se planque, ne bouge plus. Il n'y a que ça à faire, après tout. Attendre. Dix minutes, vingt, une heure. Il ne saurait dire. Et pourtant, il lui faudra bien se relever un jour, sortir de cette boulangerie et rentrer à la Lyssa. L'irlandais ne fait que très peu confiance en ses oreilles, à l'heure actuelle... C'est pour cela, qu'épris d'un courage dont il est le seul à connaître, il se relève. Et sort, prudemment, de cette merde. Concentré comme il ne l'a jamais été, il tend ses deux oreilles, en quête du moindre bruit. Et lorsqu'il en perçoit un, il se planque à nouveau. C'est sa seule chance. Le temps passe, il avance. La Lyssa ne devrait plus être très loin, malgré les longs détours qu'il est forcé parfois de prendre...

Il se stoppe net. Là, face à lui. Une seconde. Ce fut le temps qu'il a mis pour la reconnaître. Pas de toute, il s'agit bien d'elle... Sa soeur. Une douleur instantanée le frappe, il s'effondre. Perd connaissance...

-*-*-*-

L'écho du coup résonne encore dans son crâne ou est-ce davantage la douleur battant derrière son oreille ? Et lorsqu'il reprend enfin ses esprits, que ses yeux papillonnent, puis s'ouvrent, il redresse la tête. Qui lui parait soudainement si lourde. Il veut frotter la bosse qui ne manquera pas d'apparaître sur sa tête, en vain. Son regard tombe sur les liens entravant ses mains, entravant ses pieds. Il prend doucement conscience des lieux, de sa position. Assis sur une chaise, attaché. Doucement, il fait craquer les articulations de son cou et fixe le groupe face à lui, toujours silencieux.
Il l'a vue, derrière, adossée contre le mur. Jamais il n'oubliera sa silhouette, sa façon de se tenir. Tout est marqué dans sa mémoire. Indélébile.
Et soudain, James rit. Incontrôlable. Un affront envers ceux qui viennent de le ligoter. Pourtant, il sait qu'il ne risque rien. Sa soeur a mis bien trop d'années à essayer de le garder en vie, si quelqu'un dans cette pièce compte s'en prendre à lui, ils en connaissent tous l'identité. Elle ne le tuera pas. Et ils savent que l'irlandais ne craint pas les coups.

- Eh bien, quelle jolie bande d'abrutis que voilà. Ca fait un bail ! Putain, quelles chances avions-nous de nous croiser là-dehors ? D'ailleurs, si je peux me le permettre, j'aurais bien plus resserré les liens, franchement c'est quoi ce travail, les gars. Vous m'aviez habitué à mieux.

James ne la quitte pas du regard, elle seule importe. Il sent la colère monter, un cri de rage atteindre les portes de son coeur. Et pourtant, rien n'explose. Il n'est pas en position de grogner. Pourtant... il pourrait le faire. Sur sa chaise, il se contente de tourner distraitement ses poignets, pour tester les limites de ses liens. Il ne s'agite pas, ne se débat pas.

- Tu crois que c'était nécessaire ?

Il n'obtient qu'un silence comme seule réponse. Peu importe les autres, il ne s'adresse plus qu'à elle. Cathleen. Dans les ombres du mur, planquée.

- Tu vas rester muette ou me dire c'que tu veux ? Non, sinon autant laisser tes copains me tabasser, ce sera moins chiant.

Son coeur s'emballe, il sent la haine grimper, affluer dans ses veines. Et il la provoque, pour qu'elle explose. Et soudain, il bâille. Bruyamment.

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28.04.19 17:27
Les bras croisés, les dents serrées, Cat bouillonnait. Pour son équipe, elle était comme d'habitude, en retrait, observatrice engagée mais calme et assurée, sérieuse et froide. Ils savaient aussi que la situation était épineuse pour le moins et brûlante pour le plus. Ils ne la connaissaient pas avec son frère. Le seul qui lui faisait perdre son calme. Il avait ce truc agaçant en plus. Ce trucqui était comme un caillou après une randonnée d'une journée. Non plus, comme une braise chaude, comme un coin de meuble qu'on percute avec un doigt de pied. Cat restait à l'écart parce que c'était un volcan en éveil. Elle gardait la mâchoire serrée parce qu'elle ne pouvait dire qu'une flopée d'injure à ce... cet énergumène qui l'avait abandonné, qui risquait sa vie, qui l'avait volé, qui avait trahi son camp, qui faisait on ne sait quoi dans la jungle zombiesque de Kelowna...
Rien que d'y penser son sang se chauffait. Elle se forçait à être immobile alors qu'elle aurait aimé frapper un mur pour se changer les idées. Ou avoir Rocky. Il la calmait toujours. Il la rappelait à ses devoirs.

Quand il rigole, elle se retient de le gifler. Quel petit con pense-t-elle. Il se croit immortel. Surtout avec elle, il s'est toujours tout permis. Parce qu'aussi dure, exigeante qu'elle était... Elle ne lui a jamais fait de mal. Pas physiquement du moins. Les mots peuvent être des poisons. Et il a toujours aimé la narguer. Elle essaie de se tenir à des principes, des règles dont il se moque ouvertement.

Ses premières paroles sont aussi idiotes que son comportement. Les gars en face de lui, il les connaît, ils viennent du même camp. Il le fait exprès c'est pas possible ? Les gars l'ont pas tué, ils sont là devant un gamin qu'ils considèrent comme un ancien compagnon et un nouveau traître et il les prend de haut, il les méprise. Ils sont pourtant moins cruels qu'ils auraient pu l'être.

Quand il la prend à part, elle ne répond pas. Bien sûr que c'était nécessaire de le lier. Il doit savoir exactement comment il sera traité à partir de maintenant. C'est un ennemi pour tous, ou du moins il n'est plus un allié et ne bénéficiera d'aucun traitement de faveur. Lier ses mains c'est savoir qu'il n'a plus le contrôle de sa propre vie, qu'il n'a plus de pouvoir. Il aura beau essayer de le récupérer en provoquant, il n'a pas le pouvoir.

Il continue. James est un résistant, il va finir par l'avoir à l'usure. Elle s'approche de lui, ouvre la bouche, sa main la démange, son épaule droite se tend. Il devrait le sentir, ce coup qui va arriver. Et elle qui murmure, grogne, elle ne peut pas parler normalement tant la colère lui mange la voix.

"James petit ..."

Mais elle y repense. Elle lui a lié les mains parce qu'il n'a pas le pouvoir. Et en y pensant, Cat se calme un instant, alors qu'elle était sur le point d'exploser... et lui aussi, elle le connaît. Il veut la faire enrager... il pourrait réussir. Elle est tellement en colère contre lui. Mais il ne veut que ça, l'enfoiré. Ce serait un trop grand plaisir, qu'elle se refuse à lui donner. C'est exactement ça, elle pense qu'elle a le pouvoir finalement et que le traitement par le silence ça l'énerve encore plus. Et que pour une fois, elle ne va pas l'engueuler. Il pense qu'il a le pouvoir... et elle... elle se laisse encore embobiner par lui et ses agaçantes provocations.
Cathleen est loin d'être cruelle. Elle est au contraire un peu trop humaine parfois. Elle est ferme mais a plus de coeur qu'elle ne paraît. Et elle n'est pas retorse s'il n'y en a pas le besoin.

Elle se retourne, dos à lui, ferme les yeux. Son poing se détend. Elle ne va pas sourire non plus mais elle se sent plus à l'aise pour respirer. Elle n'a qu'à penser qu'il n'est personne. Rien d'autre qu'un prisonnier normal. Bien qu'elle n'ait pas l'habitude des prisonniers, elle sait comment faire avec d'autres survivants hostiles.

"Mes copains étaient aussi les tiens. Si je dois te le rappeler."

Cathleen se retourne, debout face à lui. Il est plus grand qu'elle d'habitude mais elle a le pouvoir. Elle se le répète. C'est lui qui lèvera les yeux.
Les gars frémissent de lui régler son compte.

"Tu aimerais qu'on te tabasse hein ?"


Question rhétorique.

Gifle dynamique.

Le claquement résonne. Elle a même eu mal à la main. Les gars ont été surpris, elle aussi. Par la violence et l'impulsivité de cette gifle. Elle se recule de nouveau, le scrute, l'air de lui dire qu'il l'a bien cherché. Et qu'en plus de ça, elle ne lui a même pas donné le plaisir d'un de ses éclats de colère comme elle le faisait systématiquement face à lui et son insolence.
Il l'énerve.
Il l'énerve parce qu'elle sait qu'elle l'aime encore, qu'elle le protègera encore. Il l'énerve parce qu'il la met hors de ses gonds et qu'il le fait consciemment. Elle a l'impression qu'il n'a jamais pensé qu'à lui. Si au moins l'oncle était là pour l'aider à le gérer. Elle n'a jamais su y faire avec son indolence, son humour provocateur, ses conneries, sa légèreté, sa gaminerie.
Elle s'en veut probablement un peu.

"Tu te sens mieux ?"

Elle rigole intérieurement, ce genre de remarque acerbe c'est son style à lui, son humour noir à lui et pas à elle. Elle ne rigole pas de cette situation. Elle s'en énerve, et elle a peut-être un peu envie de pleurer. Mais il la pousse dans des limites qui la transforment en quelqu'un d'autre. En effet miroir, juste pour voir comment il va réagir.
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14.05.19 15:49
Il n'oublie pas. Ces hommes, ces femmes, ils ont été ses alliés. Pour certains, ses amis. L'irlandais les connait, ces gens le connaissent. Pourtant, sont-ils pour autant sa famille ? Bien sûr que non. Son sang ne coule que dans ses veines, à elle. Planquée dans les ombres. Et ces autres, ils ne sont que des gens parmi tant d'autres. Que reste-t-il de réellement important après l'apocalypse ? James les fusille du regard. La haine et la guerre font rage. Il le sait, Highgate n'a jamais été le groupe le plus dangereux de Kelowna. Et pourtant, il n'a jamais pu se faire à leur manière de faire. Au Lyssa Squad, tout est différent. Tout semble être d'un autre univers, d'un autre monde. D'une autre manière de penser, la sienne. Et ça, Cathleen ne voudra jamais le comprendre... Ils sont différents.

Il sourit. Parce que lorsque sa soeur s'avance, il lit dans son regard la rage prête à exploser. Il a toujours été si facile pour lui de la mettre hors d'elle, de provoquer la colère grouillant sous la surface. Une bombe à retardement dont seul lui possède la clé. Prête à entrer en éruption, elle n'en fait rien, semble se calmer. Son bras se détend, elle se retourne. Dos à son frère. Lui, il ne la quitte pas du regard, ignore finalement les autres. Dans cette pièce, seule elle compte, car seule elle a toujours eu de l'influence sur ses faits et gestes. Seule sa soeur a toujours compté dans ses choix... Il a voulu la rendre fière, il a voulu lui montrer qu'il n'était plus un enfant. Elle n'a jamais compris et le fossé s'est ouvert. Depuis, ils le creusent, désespérément.

Cathleen laisse enfin échapper plus de deux mots, fait à nouveau face à son frère, qui la fixe de ses yeux sombres. Muet, pour une fois. Guettant le bon moment, se délectant des mots de sa soeur, acérés. Il relève son regard lorsqu'elle s'approche, menton vers le ciel. Il ne le baissera pas, ne la quittera pas. A sa question, il ne répond pas, parce qu'il le sait, elle n'en attend pas, de réponse. Ce n'est qu'une formalité, une façon de parler.

La gifle s'écrase contre sa joue.

Emporté par le souffle, son corps saute sur la chaise, sa tête se retrouve violemment projetée de côté. Au premier contact, il sent la douleur intense, mais brève. Puis, plus rien. Les secondes s'écoulent, la douleur envahit son visage, il sent sa joue rougir sous le choc. Un râle s'échappe de sa gorge lorsqu'il retourne la tête, face à sa soeur. Un éclat mauvais dans l'oeil, pourtant encore teinté d'un amusement terrible.
Ils se narguent, s'observent, tentent de déchiffrer l'autre, comme toujours. Et James, lui, rage. Impuissant, ligoté, il sait être à sa merci. Et ça le met hors de lui. Si l'envie lui en prend, elle peut le ramener à Highgate, le jeter dans une cellule et le garder captif indéfiniment. Il ne reverra plus l'hôpital, les jolies fesses de Nancy, les regards mi-amusés de Kaniel, ceux de Terrence, ne verra plus la belle Imane danser et la petite princesse lui reprocher de lui voler... Elijah.
Il se mord les lèvres, crache du sang sur le sol. Il s'est mordu la langue lorsqu'elle l'a frappé.

- Putain de merde, bon timing !!

Comment en sont-ils arrivés là ? L'irlandais l'ignore. Oh comme il l'aime, sa soeur. A en crever. S'il le fallait, il en déplacerait des montagnes, pour elle. Pourtant, cet éclat dans son regard à elle, cette façon qu'elle a de le regarder de cet oeil maternel, cette façon qu'elle a de le sur-protéger. Ne le voit-elle pas, qu'il a vingt-cinq ans ? Qu'il n'est plus un enfant ? Même dans ce monde apocalyptique, elle continue. James aime sa soeur. Celle qui s'est occupée de lui lorsque personne ne le faisait, celle qui a été là toujours pour lui. C'est un crétin, seulement, il n'est que sourd. Pas aveugle. Cathleen a toujours été là, pour lui. Mais a-t-elle seulement vu les efforts fournis par son petit frère pour en faire de même ? Ces efforts qu'il a décuplé en vain, parce qu'elle était trop préoccupée par ce contrôle ?
Comment en sont-ils arrivés là... James voudrait revenir en arrière. Être moins crétin, parler à sa soeur plutôt que de jouer au clown, de jouer au con. Ils ont fauté, tous les deux. Et le sourd n'est pas prêt à capituler.

- Vas-y, recommence ! Ca va te défouler un peu de frapper ton abruti de petit frère !

Il tourne son attention vers les autres.

- Et vous, vous voulez pas vous amuser un peu ? Après tout, plus on est de fous plus on rit, non ? Viens, Jon, t'en meurs d'envie, j'le vois !

Personne ne bouge. Même à Highgate, James était un bon vivant. Agréable avec tous, cherchant les sourires, dansant avec les petites filles pour leur redonner le sourire. Même à Highgate, il était de bonne compagnie, même pour ceux présents dans ce sous-sol. James la voit, cette étincelle dans leur regard, cette envie de lui régler son compte. A ce traître. Pourtant, ils hésitent. Est-ce parce que leur prisonnier était un des leurs ou seulement parce que leur supérieur ne le leur ordonne pas encore ?
James retourne son attention sur sa soeur, parle pour tous d'une voix sombre, presque triste.

- Si seulement nous mettions tous notre énergie à donner des coups à nos semblables dans une plus grande cause... Une apocalypse ne suffit apparemment pas à rendre l'humain moins con...

L'honnêteté, la franchise, l'irlandais en a toujours fait preuve. Peut-être trop souvent. Son coeur s'emballe de cette colère qui bat constamment ses tempes. Ses convictions ne sont un secret pour personne, même s'il le sait bien, elles ne sont qu'utopie. Que les derniers hommes et femmes face front commun... au lieu de s'entretuer. Un beau rêve empli d'humanité. Humanité ? James ne croit plus en ce terme. C'est un rêve empli de chimères. Ce terme serait bien plus juste.

- Allez-y, j'vous attend...

Les coups, il les supportera. Cette haine dans le regard de sa soeur, en revanche, décuple la sienne. Le sang dans ses veines bouillonne. Il ne leur a jamais rien fait, il n'a jamais été un ennemi. Et se faire traiter ainsi n'ajoute pas à son envie de coopérer. James n'a jamais eu de comportement menaçant envers Highgate et n'en aura jamais. Il pensait que sa soeur le savait...

- ... ou alors dis-moi c'que t'attend de ton prisonnier, ma soeur.

Le venin sort, il ne peut s'en empêcher. Qu'importe ce qu'elle compte faire de lui, jamais il ne lui a caché ses sentiments. Et cela ne commencera pas aujourd'hui.

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