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 Sweet Serial Killer



Winter Bagwell
The pain doesn't go away

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Ancien métier : Aucun, il n'est même jamais allé à l'école. Il ne sait ni lire, ni écrire, mais il sait compter.
Occupation : Il aimerait être un sbire à part entière, mais il n'est pas vraiment prit au sérieux par les plus âgés. Winter, il se décrirait comme à la botte de Seth. Il aime être ses oreilles, et ses yeux lorsque le patron a le dos tourné. La petite souris qui fouine partout et qui rapporte tout à l'autorité. En vérité, Winter, il est comme le petit chien de Seth, près à tout pour assouvir le moindre désire.
Statut civil : Célibataire, il ne connait pas l'amour et l'associe à quelque chose d'immonde.
Lieu de naissance : En Allemagne, mais il n'a pas de souvenirs de cette période.

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Crédits : andthereisawoman
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29.07.19 12:03
Il fait toujours sombre à l’aéroport, même quand le soleil est haut et qu’il entre à travers les nombreuses fenêtres de l’endroit. C’est comme si les gens à l’intérieur n’avaient pas assez le sourire pour rendre l’endroit plus lumineux. Alors, on dirait que tout s'engouffre dans une noirceur qu’on ne peut pas contrôler. Que même Seth n’est pas capable d’arrêter. Mais personne ne semble vouloir le faire non plus. Parce que la couleur du bâtiment montre bien à quel point les gens sont résignés à l’idée de ne pas lever la tête, ni la voix pour montrer leur désaccord. Tout le monde suit les ordres, parce que tout le monde a peur. Peu de personnes sont là par plaisir, et Winter doit être un des seuls à suivre Seth jusqu’au bout de ses idées. A être d’accord, à les comprendre, et surtout, à être désireux de les mettre en place. Il n’y a que trop peu de gens comme lui, trop peu de vrais fidèles.

“ - Tu sais c’qui passe dehors, gamin ?”

D’un signe de tête négatif Winter avait répondu au gros qui travaille en cuisine, et qui est toujours prêt à sortir un truc supplémentaire à se mettre sous la dent pour le plus jeune. On peut dire que c’est un des bénéfices que ça rapporte d’être si prêt du grand manitou de cette petite communauté. Si Winter n’en profite pas tout le temps, il ne dit pas non, aujourd’hui, au petit paquet de friandise que lui temps le gros. Il a même tendu la main plus que rapidement dans il a vu les Reese’s sortir de sa poche, pour les enfoncer dans la sienne. Mais ça n’a toujours pas répondu à la question.

“ - T’as pas entendu le bouquant ?” Le gros s’exclame, surpris. “ J’savais que t’avais perdu un oeil, gamin, mais de là à perdre tes deux oreilles ? “

Winter a froncé ses deux sourcils mais c’est plutôt le mouvement de son bandage qui l’a fait comprendre au gros à ses côtés. Ce dernier a rigolé d’un rire gras mais n’a fait aucune surenchère à ses conneries. Il sait à quel point le plus jeune peut être susceptible, et déjà qu’il ne parle pas beaucoup en général, le vieux n’a pas envie de le coincer un peu plus. Après tout, n’espère-t-il pas que Seth l’oublie complètement, grâce à la gentillesse qu’il offre à Winter ? Mais ce gros là oublie bien que Winter est fidèle, des friandises ne le font pas être dans la poche d’un homme. Il prend simplement, et il écoute toujours ce que le gros a à dire ; parce qu’il parle beaucoup.

“ - J’étais dans ma chambre, j’suis pas omniscient. “

Winter est surpris d’user lui-même de ce mot et ne pas s’empêcher de sourire en pensant à Esther. Parce qu’il n’y a qu’elle autour de lui pour utiliser ce mot, qu’elle pour le lui avoir appris et surtout à l’utiliser de la bonne façon. Alors, il se dit qu’elle serait fière. Winter n’a jamais ressenti ce genre de satisfaction avant, et même s’il ne le montre pas vraiment, il est content du temps qu’il passe avec la jumelle de Victoria. Et automatiquement cet aveux le replonge au moment où il a quitté sa chambre ; éteint la chaîne de musique qui faisait tourner en boucle dans sa chambre, une de ces musiques qu’il mettait à l’époque pour tenter de consoler un minimum les gamins pris au piège. Il était descendu là car l’heure passée, il aurait été temps de descendre simplement jeter un coup d’oeil à ce qui se passait en bas. Bonne chose de faite vue la situation surprenante. Et ce n’est pas la seule chose qui surprend, car le gros bonhomme à côté a la bouche entrouverte parce qu’il vient d’entendre le gamin prononcer plus de trois mots dans une phrase. Il bougre pour se reprendre.

“ - Ca a pété, dehors, avec des culs bénis.” Il raconte comme s’il connaissait tous les détails, mais n’a pas bougé de son coin là. Lui aussi écoute plus les gens qu’il ne parle, mais face à Winter, il a toujours la langue trop pendu. “ Du sang partout, qu’on dit. Qu’il a passé sa batte pour qu’elle lui explose la tête.” Il mime un frisson qui fait bouger tout son gras. “ Une gamine, un massacre.”

Winter a froncé sa paupière à un point où il ne voyait pratiquement plus le gros à côté de lui. Et sans poser la moindre question, il est parti. Bonbons en poche, oeil grand ouvert pour voir de quels culs bénis ils parlent. Son dernier voyage au Temple n’a pas été joyeux, il en porte encore un goût amer en bouche. Dès qu’il pense à cet endroit, il a envie d’arracher les yeux de Clara pour qu’elle puisse arrêter de croire aux mirages qu’elle s’imagine. Mais la douceur d’Autumn, malgré son fort caractère, parvient à adoucir ce souvenir. Ces souvenirs. Il aurait tant aimé qu’elle vienne aujourd’hui, mais n’y croit pas. N’y croire pas jusqu’à ce qu’elle se retrouve devant lui, avec ses vêtements qui sortent tout droit de son petit paradis personnel. Avec ces gouttes de sang qui montrent sans l’ombre d’un doute qu’elle était présente lorsque c’est arrivé. Mais c’est son regard qui prouve à Winter qu’elle était bien plus que témoin de cette histoire. Pourtant, ça ne l’empêche pas d’agir. De s’aventurer bien plus vite vers elle, qu’il ne l’aurait fait à l’aéroport. Ici, personne ne semble pouvoir croire qu’il est capable d’émotions extrême au point de le faire réagir en public.

Mais face à Autumn, même dans cet endroit sombre, il sourit. Vraiment.
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Autumn J. Després
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Occupation : S'occupe du temple et des préparations des messes
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05.08.19 13:11
Il fait sombre. Dans ma tête, tout tourne dans ce noir absolu. Je déambule dans un long tunnel, trébuche. Je me rattrape, mon coeur bat si fort. Dans ma poitrine, à mes tempes. Des voix m'appellent au travers de ce voile nocturne, je parviens enfin à distinguer une lueur au loin. Douce, lentement, elle s'intensifie. Et je reviens à moi. Mes yeux tombent sur mes mains, tremblantes. Je ne vois qu'elles. Si blanches, si fines, si petites. Mes longs doigts tremblent, j'essaye de faire partir le sang qui s'est collé à mes phalanges. J'essaye de tout effacer, je ne veux plus de lui. Je ne veux rien de lui... et surtout pas sur moi. Il faut absolument que j'efface tout. Frénétiquement, je frotte mes mains sous l'eau glacée. Encore, encore, encore. Je frotte, le coeur au bord des lèvres. Je retiens mes larmes, laisse couler l'adrénaline qui s'évapore enfin de mes veines. Et je me stoppe net. Regard fixé sur mes mains, je cesse de respirer. Je ne parviens qu'à distinguer les nervures de ma peau, les imperfections de mes doigts, les veines saillantes dessinant des racines sous ma peau pâle.
Et je le revois, le monstre. Allongé sur le sol, maintenu, visage contre terre. Je ressens le contact du bois entre mes mains, le pouvoir qui se glisse en moi. Et je ressens ce goût particulier qu'a la vengeance. Ce goût de sang. Je recommencerai, mille fois. Je recommencerai pour chaque soir où il a payé pour m'avoir. Je recommencerai pour chaque enfant qu'il a malmené. Je recommencerai pour moi... pour Winter. Je l'abattrai encore.

Une voix m'appelle. Vide, mon regard se tourne vers un visage inconnu. Une femme, qui m'observe, arme à la hanche. Elle attend devant les toilettes, visage indéchiffrable, que je termine de laver mes mains. Ces mains qui tremblent encore, ces mains qui jouissent du pouvoir qu'elles ont détenu l'espace d'un instant. Je me suis sentie... forte. J'ai cru être... un dieu. Et j'ai pu obtenir justice, pour moi. Pour eux.

- Putain, dépêche-toi, gamine. J'ai pas qu'ça à faire.

Mes yeux sombre se relèvent vers elle, se plantent dans les siens. Je reste là, bras tendus sous l'eau glacée qui lentement fait émerger mon esprit de la brume. La femme semble irréelle. Je crois que je prend le contrecoup des événements. Et je m'en rend soudainement compte lorsque je perçois sa voix, à lui. A côté de moi, il joue avec les robinets. Bien entendu, je le sais, il ne les ouvre pas réellement. Mais dans mon esprit fou, si. Le lièvre joue avec l'eau en tentant de remplir sa théière. Il tourne un robinet à fond, du thé en sort, la fumée se reflétant dans le métal. Il se met à boire plusieurs tasses, dont certaines terminent projetées contre le miroir face à lui. Ses pattes s'emparent alors de ses longues oreilles, il les tord dans tous les sens comme s'il tentait de les coiffer.
Mains toujours tendues, le froid mordant ma peau, je le regarde. Prunelles dans le vide. Et j'entend toujours la voix de la femme dans mon dos. Je l'ai fait ? Je l'ai vraiment fait ? Un sourire s'étire sur mes lèvres. De joie pure teinté d'une conscience nouvelle. Je me réveille. Le monde revient à moi, j'entend à nouveau. Je ressens tout. Je reviens à la vie. Doucement, mes mains se retirent, je les sèche sur ma jupe. Et je vois ces éclats sombres entachant le tissu. Je souris.

- Bon, tu r'trouveras ton chemin toute seule, j'suis pas babysitter.

Je me retourne vivement alors que la femme s'apprête à s'échapper, la rattrape pour me placer devant elle, évitant soigneusement qu'elle ne me touche.

- Attends !

Ce bond me sort du rêve, je me souviens de la raison de ma venue.

- Dis-moi juste où je peux trouver Winter... s'il te plait.

Elle hausse un sourcil devant cette voix fluette qu'est la mienne, bien différente de celle qui s'échappait alors de ma gorge face au monstre. Moins grave, moins éprise de cette sentence vengeresse. Après un grognement, elle me donne quelques explications, quelques directions. Et disparait, me laissant seule. Je sors enfin de ces toilettes, me retrouve dans les couloirs de l'aéroport. Mains dans mes poches, je déambule, tente de retrouver ma route. Seulement, mes pensées ne cessent de tourner... et je reprend mes esprits, réalisant la portée de mes actes...
Mon corps se fige.
Quelqu'un me bouscule, m'insulte. Et toutes ces émotions qui jusqu'alors étaient retenues par l'adrénaline fondent sur moi... C'est là que je le vois, dans le vague de mon regard. Sa silhouette m'apparait, je crois à un mirage. Et il court, s'empare de moi lorsque des larmes roulent sur mes joues pâles. Son sourire me dévore, je me jette sur lui, me laisse aller aux sanglots. Je l'étreins, si fort, je colle mon visage contre son coeur. Il a toujours été plus grand que moi. Mes doigts s'emmêlent dans son dos, mon corps se retrouve secoué de larmes.

- Win... Win...

Je ne parviens pas à prononcer la moindre syllabe, je tente de prendre une longue respiration. En vain. Je lâche enfin un mot. Son prénom.

- Winter.

Pourquoi je pleure ? Je nous ai vengé... Pourquoi tous ces sentiments s'emparent-ils de moi ? Je ne regrette rien, pourtant. Et je suis incapable de m'empêcher de pleurer, d'être encore et toujours cette poupée fragile. Dans les bras de son chevalier.

Et je réalise que quelque chose s'est brisé en moi. Je suis différente.

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14.08.19 13:32
C’est le genre de comportement qu’on ne le voit pas avoir. Honnêtement, la plupart des gens de l’aéroport devaient penser qu’il était complètement incapable de ressentir quelque chose de bon pour une autre personne, qu’il était incapable de sourire, de caresser quelqu’un. Que Winter était tout simplement incapable de ressentir quelque chose de positif. Pourtant, aujourd’hui, alors qu’il la voit dans cet endroit sombre qu’elle illumine d’une lumière divine, Winter ressent. Il la prend même dans ses bras sans même avoir peur du regard que les autres pourront porter sur lui. Sur eux. Pendant ces quelques fractions de secondes où il n’y a pas encore eu de mots entre eux, Winter profite, oublie même l’endroit où ils se trouvent tous les deux. Son oeil s’est fermé une fraction de seconde, jusqu’à ce qu’elle tente de parler, jusqu’à ce qu’elle agrippe le tissu du chandail du borgne.

Il n’a prononcé qu’un seul mot pour la faire réagir. Un simple “viens”, qu’il aurait été incapable de dire avec plus d’intensité. Winter, il s’est contenté de faire en sorte d’attraper la main d’Autumn pour la prendre dans la sienne -comme deux enfants amoureux auraient pu le faire. Puis, il s’est contenté de se retourner pour partir dans la direction opposée ; Winter emmène Autumn sans lui avoir demandé son accord. Mais cette fois-ci, cela n’a rien de mauvais. Rien de méchant ou d’obligatoire. Les larmes de la jeune fille sont des choses qu’il ne voudrait voir ; qu’il ne veut pas offrir aux autres.

Lorsqu’ils marchent c’est vers la foule. Vers le centre neurologique de l’aéroport ; vers les parties communes où tous les gens se retrouvent, se croisent, peuvent obtenir quelque chose et aller manger. Mais Winter, il ne s’arrête pas. Il marche devant, la tête haute, sans faire attention aux personnes qui peuvent être autour de lui. Si d’habitude il est plus discret pour avoir la possibilité d’entendre des choses à faire remonter à Seth, aujourd’hui, les gens autour d’eux se poussent légèrement pour que lui puisse passer, suivi de la plus jeune qui n’a en réalité rien à faire ici. Tout le monde la reconnaît pour être celle qui a porté les coups fatals, celle qui a eu droit de tenir la batte. Lui ne peut même pas imaginer la scène qu’elle vient de vivre et qui la fait tant pleurer.

“ - Ca va ? “ C’est tout ce qu’il demande, lorsqu’ils arrivent près des escaliers de métal qui vont permettre de monter dans les étages ; là où ils seront tranquilles, sereins, en sécurité. “ Qu’est-ce qui s’est passé, dehors, putain ?” Tenant toujours la main de la fille, il la regarde pour comprendre. “ T’ont fait du mal ? Tu veux que j’y ailles, Autumn ?”

Comme s’il avait besoin de son accord pour faire quelque chose, Winter demande. Attend sa réaction, les propos de la petite blonde qui pourront tout expliquer. Si douce et si parfaite, le borgne ne pourrait pas imaginer que Autumn est la gamine dont parlait de gros tout à l’heure. Lorsqu’il la vue, il a simplement été heureux de la voir enfin à l’aéroport. Maintenant, il s’inquiète plus que jamais. Plus que pour n’importe qui sur terre. Mais il a l’impression qu’elle ne va pas répondre. En fait, il est interrompu par quelques mots venant de plus loin, c’est ce qui l’a fait se retourner d’ailleurs.

“ - Ca m’étonnes même pas.” Avait dit une femme aux yeux vitreux, enfoncés dans des orbites visibles et noirs à cause des cernes qu’elle porte.
“ - Deux tarés de psychopathes.” Que son mari avait répondu en lançant un regard dans la direction des plus jeunes. “ Manquerait qu’elle perdre un oeil, et on aura les pires gamins du monde.”

Si Winter a froncé les sourcils -et que ça ne s’est pas spécialement vu à cause de son bandage, il a directement compris qu’on parlait d’eux. Qu’on parlait aussi de ce qui s’est passé un peu plus tôt à l’extérieur. S’il n’a rien rétorqué -alors qu’il fonce dans le tas d’habitude, Winter s’est simplement tourné vers cette qu’il voyait comme étant le saint esprit sur terre. Trop pure et défoncée par le monde pour être réelle. Il a regardé Winter, la main posée sur la rambarde des escaliers.

“ - C’est toi, dont tout le monde parle ?” Winter ne sait pas s’il doit être content, ou apeuré. Voit-elle le tressautement de paupière qu’il vient d’avoir en essayant de comprendre ? “ Putain, mais… est-ce que ça va ?” C’est tout ce qu’il est capable de demander, alors qu’il veut comprendre.
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Autumn J. Després
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28.08.19 5:22
Je perds pied. Ces larmes salées glissent sur mes lèvres entrouvertes. Et alors que je le serre si fort, m'accrochant à lui comme à une ancre, Winter prononce un mot. Viens. Je me laisse faire. Il attrape ma main dans la sienne, se retourne, m'attirant derrière lui. Mon corps entier le suit, je le colle de si près. Mon autre main venant s'emparer de son avant-bras, pour être certaine qu'il ne m'abandonnera pas. Et d'instinct, je le sais. Winter ne me laissera plus jamais. Winter sera toujours là. Quoiqu'il arrive, il sera là. Et je relève mon visage alors qu'il m'entraine au travers de longs couloirs, je fixe ses cheveux retombant sur ses épaules, me dissimulant son visage. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine. Il m'emmène dans la foule. Plus encore, je me colle à lui. Effrayée qu'un autre ne me touche. Effrayée que l'on m'attrape encore. Mon chevalier marche devant moi, la tête si haute, l'air si grand. Les gens se poussent légèrement. Moi, je baisse les yeux, me recroqueville. J'aimerais qu'il m'emmène loin d'eux, très loin. Parce que je le vois, sur leur visage, ils me reconnaissent, me fixent. Tous ces gens... Je ne supporte plus leurs regards, je ne supporte plus leur proximité, j'ai besoin d'air, d'espace. De silence. Et des bras de Winter...

Sa voix me sort de mon mutisme alors que nous arrivons vers des escaliers de métal. Ca va... Non, ça ne va pas. Rien ne va. Tout semble s'écrouler, quelque chose s'est brisé en moi. Ou quelque chose s'est implanté. Je ne sais pas ? Toutes mes pensées sont affolées et mes pleurs secouent toujours ma gorge. J'entend les mots de Winter, il veut savoir ce qu'il s'est passé. Pourquoi je pleure. Alors il ne sait pas, il ne m'a pas vue... Pourtant, ils étaient tellement à nous observer, à m'observer écraser chacun des membres de ce monstre. L'un après l'autre. Le sang, le bruit, les craquements des os. Mon chevalier veut me défendre. Et lorsqu'il croit que l'on m'a fait du mal, je parviens à inspirer. Je vois l'inquiétude grandir dans son oeil que je ne quitte plus. J'aimerais rester là, à le regarder, à me noyer éternellement dans le bleu de son iris. Mais c'est impossible. J'ai envie de lui répondre, de le rassurer, de lui raconter. Parce qu'à lui, j'en ai envie. Je veux lui dire, tout. Il comprendra... Mais rien ne vient. Et alors que les traits de feu que dessinent mes larmes sur ma peau s'effacent doucement, des voix nous parviennent. Winter se retourne, je resserre ma prise sur son bras. Ne me laisse pas.

Désespérément, je tente de me cacher derrière Winter. En vain. Une femme affreuse passe devant nous, je retiens mon souffle. Persuadée qu'ils ne nous verront pas ainsi. Et les mots de l'homme à ses côtés me donnent une claque, sèchent mes larmes. Ils nous ont vu, ils s'en foutent. Ils parlent de nous... des psychopathes.

*Des petits monstres ! Tu as aimé ? Recommence, petite poupée, frappe-le lui aussi, il a compris qui tu es ! Frappe avant qu'il ne le fasse...*

Le lièvre fait son entrée dans une roulade, danse autour des deux protecteurs. Leur dernier regard, avant de disparaître, me fait froid dans le dos. Mes mains tremblent, mes tempes vibrent. Et mon démon ricane devant moi, se glissant derrière une porte. Il disparait lorsque Winter se tourne vers moi, m'observe. Main posée sur la rambarde. Et il parle, mon chevalier. Il a compris... La lumière se fait, tout est clair. Mon prince a compris. Je tiens son regard, prête à tout lui raconter, mais mon coeur s'emballe. Et voilà qu'à nouveau, ma poitrine se secoue des larmes qui ne se tarissent pas. Il faut que je lui dise, il faut que je raconte. Je tiens sa main dans la mienne, serre un peu plus. Sur mon visage, mes sourcils se froncent et je ne le quitte pas de mes yeux sombres. Mes lèvres tressautent, je tente de respirer.

- Il... il était... là.

Le monstre. Le véritable monstre.

- J'ai cru qu'il... allait encore...

Dans le flot de mes pleurs, je ferme les yeux, inspire profondément. Me rattache à cette main que je tiens au creux de la mienne. Si fort. Et après quelques instants, je rouvre les yeux. Ravale mes larmes. Je veux lui raconter, j'en ai besoin. Il doit savoir. Lui plus que tous les autres. Je fixe le bleu de son oeil.

- Un de ces hommes, de là-bas.

Je sais qu'il comprend, là-bas.

- Christopher. Celui qui venait toutes les semaines, pour moi. Il me frappait... il est là, Winter ! Il est là ! Il est...

Je les sens revenir, ces sanglots. Ils menacent de céder encore, je tiens bon. Je dois lui raconter. J'ai peur, mais je sais qu'il comprendra. Parce que lui, il est comme moi. Plus que les autres, on a ces horreurs en commun. Et il est Winter. Mon chevalier. Mon protecteur.

- Il m'a sauvée. Quand Christopher... m'a vue, m'a attrapée le bras, m'a trainée derrière un camion. J'ai hurlé, Winter. Si fort... et il m'a sauvée. Il était tellement grand, j'ai eu peur qu'il en profite, lui aussi. Mais il m'a sauvée...

Alors que je m'accroche encore à lui, mon autre main se glisse vers mon entre-jambe, s'empare de ma jupe. Dans mon poing, je serre le tissu et baisse le regard.

- Ce monstre a mis sa main là... je sens encore la chaleur de sa peau contre la mienne...

Il connait, il sait. Je n'ai pas besoin d'en dire plus, ma voix s'éraille. Je relève une dernière fois le menton, fixe son visage face au miens, déformé par la douleur des mots que je prononce. Par la douleur du souvenir.

- Il m'a sauvée, avant que... Ton Seth, il m'a sauvée. Et m'a offert ma vengeance.

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17.09.19 12:09
Les doigts d'Autumn qui serrent les siens lui donnent une nouvelle pointe au cœur. Comme si Winter voyait dans le regard de la fille, dans ce geste par lequel elle se raccroche à la réalité, qu'elle est sur le point de parler. Les autres autour ne pourraient pas le déconcentrer de ce petit bout de femme pour lequel il aurait pu tout faire : le meilleur comme le pire. S'il ne comprend pas d'abord de qui elle peut bien parler, Autumn, il n'a d'autres choix que le faire lorsque la vérité tombe. Contrairement à elle, Winter a vu trop d'hommes et de femmes passer chez Alyssa pour les reconnaître. Son cœur fait un bon dans sa poitrine, il aurait voulu lâcher les doigts de la plus jeune en comprenant cette très triste réalité. Winter se rend compte qu'il a vécu, longtemps où pas, avec un de ceux qui leur a pourri la vie lorsqu'ils n'étaient encore que des enfants en cage. D'instinct, il tourne la tête comme s'il cherchait à voir ce monstre au travers de la foule. Il tente de chercher un visage dont il ne se remémore pas grand chose, mais Winter enfantin est persuadé de pouvoir le retrouver parmi les gens vivant à l'aéroport maintenant qu'il a des souvenirs précis en tête. Ceux d'Autumn en train d'hurler à cause de son cauchemar de vie.

Winter repose son attention sur la petite blonde lorsqu'il l'entend reprendre la parole. Lorsqu'il a l'impression qu'elle est sur le point de retomber dans ces sanglots, dans ces pleurs qu'il voudrait ne plus jamais entendre. Pour ça, et uniquement pour ça Winter serait capable de prier ce dieu auquel il ne croit pourtant pas. Son œil se plisse lorsqu'elle dit que quelqu'un est venu la sauver, tout comme ses sourcils d'ailleurs mais eux sont invisibles à cause du bandage qui cache le trou à la place de son œil. Il voudrait demander qui a osé prendre sa place, mais la question reste silencieuse parce qu'il pense déjà en connaître la réponse. Si beaucoup auraient pu bouger pour défendre une gamine des mains horribles d'un vicieux, il n'y en a qu'un pour laisser une telle marque derrière lui.

Sa main tien celle d'Autumn, mais il voit l'autre de la fille venir serrer sa jupe. Lorsqu'elle parle, met des mots discrets mais cruels sur le tapis, Winter n'a qu'une seule réaction : lâcher la main de la jeune femme. Pas parce qu'il la trouve sale désormais, mais parce que ce détail szxuel le révulse au plus haut point. Il est surprit lui-même de sa réaction, et vient reprendre rapidement mais doucement les doigts de la fille. Son autre main à lui, sert un peu plus la rambarde à laquelle il se tient depuis tout à l'heure. Son objet le maintenant dans le monde réel.

" - [...] Ton Seth, il m'a sauvée…

Ce nom dans sa bouche, cette réalité environnante qu'il semblait être le seul à voir jusqu'à présent. Ça le fait sourire doucement, encore plus lorsqu'elle parle de vengeance. C'est comme ça qu'on grandit, comme ça qu'on apprend à vivre. En rendant la monnaie de leur pièce aux gens. Winter n'a jamais eu cette chance, il regrette de ne pas en avoir fait autant qu'elle. Mais il sait qu'un jour, s'il devait avoir Alyssa en face de lui ; il lui ferait payer pour tout ce qu'elle lui a fait. Leur a fait. Peu importe le marché qu'elle a conclu avec Seth, elle va payer. Comme Christopher semble l'avoir fait. Le sang sur la fille doit être tout ce qui reste de lui.

" - Je te l'avais dit…" Qu'il souffle d'une voix basse, tel un secret qu'il faudrait murmurer. " C'est Seth le meilleur."

Ses doigts semblent serrer ceux de la plus jeune avec un peu plus de force. Comme il semble l'aimer un peu plus alors qu'elle est couverte à la fois de cette honte, de ce courage, et de cette vengeance qui devrait être sa fierté.

L'adolescent ne lui laisse pas le temps de répondre. Ne laisse pas aux autres la chance d'en voir un peu plus. Winter dit à Autumn de le suivre ; il ne demande pas, se met met à monter les marches en tenant sa main pour qu'elle continue à marcher dans son ombre. Monter les escaliers pour voir d'en haut toute cette pièce immense où s'entassent les gens en perpétuel mouvement. Une vrai petite fourmilière. C'est comme ça que Esther lui a appris ce mot. Une fourmilière. Le ventre d'un monstre. Des comparaisons sombres mais qui font pétiller les yeux de Winter. C'est tout ce qu'il voit en bas, et tout ce qu'il ne veut pas regarder. Ce qu'il veut, c'est montrer à Autumn ce que Seth apporte, ce que Seth offre aux personnes qui sont sous sa protection. Quel meilleur endroit que sa propre chambre pour ça ? Là où sont ses affaires personnelles, et tous les privilèges matériels que ça lui apporte d'être si proche du chez des protecteurs. Goûts enfantins, ses quartiers feraient jalouser tous les jeunes qui voudraient un peu d'une vie normale.
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Autumn J. Després
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08.10.19 7:13
Son sourire devrait me faire du bien, j'aime quand il sourit. Ca lui va si bien, de sourire. Il provoque un étrange réchauffement de mon coeur... Pourtant, rien n'y fait. Je dévore ses yeux des miens, mais je n'ai qu'une image en tête. Le monstre. Son visage, son regard. Ses mains. Contre ma peau. Je ressers ma prise, encore, sur les doigts de Winter. Pour m'assurer, encore, qu'il est là. Que c'est bien lui. Et non le monstre ou une nouvelle hallucination. Winter sourit doucement. Et son murmure résonne dans ma tête, longtemps, en écho. Je te l'avais dit... Seth est le meilleur. Je le regarde, mon ami. Je l'observe et retiens toujours mes larmes. Et il me fait sourire. Je le vois et je le sais, Winter est aveuglé par son leader. Et je commence doucement à comprendre pourquoi... Il est grand. Fort, impressionnant. Et il a ce regard... Je veux avoir le même. Je veux être sûre de moi, comme lui est sûr de lui. Je veux être forte, comme lui est fort. Je veux être grande, comme lui est grand. J'aimerais tout ça... Mais je suis trop petite. Trop faible. Trop craintive.
Mon coeur s'emballe lorsqu'il serre ma main un peu plus fort. Pourquoi bat-il ? Je n'ai pas peur. Je me sens en sécurité, étrangement. Je me sens... bien. Est-ce la peur passée qui tarde à s'éteindre ? Je tremble toujours. Peut-être est-ce cela. Pourtant, jamais un contact ne m'a paru si tendre, agréable. Je n'aime pas que l'on me touche. Je hurle, parfois, lorsque l'on me surprend et pose une main sur mon épaule. Je recule lorsque l'on s'approche trop près de moi. Et si quelqu'un s'assied juste derrière moi, je ressens ce malaise épouvantable qui me pousse à fuir. Je hais que l'on me touche... Je ne veux plus que l'on me touche. Et pourtant, sa main me rassure. Et mon coeur bat fort contre ma poitrine. Est-ce que je rougis ?

Je n'ai pas le temps de répliquer ni le temps de soupirer. Winter veut que je le suive. Et moi, je souris. Je te suivrais partout, mon chevalier. Alors, comme une ombre, je le talonne et ne relâche pas ce contact entre nous. Il monte les marches, je le suis. L'escalier est haut, je le suis. Il ne dit pas un mot, je le suis. Peu m'importe où il m'emmène, j'ai confiance en lui. Je sais que lui, ne me fera jamais rien, ne me trahira jamais. Il monte, il monte et moi je ne regarde pas en bas, mes yeux rivés sur son dos, encore, ma main ressentant chaque millimètre de peau de la sienne. L'instant semble durer, nous semblons monter à l'infini, mais tout s'arrête. Nous atteignons le sommet du long escalier, je découvre un repère. Un regard lancé dans son oeil, je devine à qui il appartient. Son repère. Je parviens enfin à sourire et avance doucement dans ce nouveau monde à l'écart du reste, à l'écart des foules. Je tourne au centre de cette chambre, relève mon regard vers le plafond, observe chaque recoin. Et lorsque j'avance, ma main relâche doucement celle de Winter. Je ne m'en rend pas même compte, trop absorbée par la découverte de cette cachette loin du monde. Mon sourire s'élargit.

- C'est joli...

Les mots m'échappent. Les ai-je prononcé à voix haute ? Peu importe. Je regarde, j'analyse et je tourne sur moi-même, toujours. Mon regard tombe au sol et je le vois, le vide. Je vois des gens fourmiller tout en bas, comme de petits insectes agités. La rumeur de leurs voix parvient jusqu'à nous. Et, fascinée, je m'approche du bord, me baisse. A quatre pattes, je m'approche et me penche. Tellement de monde, tellement de menaces. Parce que pour moi, ils sont une menace. Chaque personne en est une. Un potentiel agresseur, un potentiel monstre. Ils sont tellement... Pourtant, ils n'ont pas l'air menaçant, vu d'ici. Ils ont l'air de pauvres petites bêtes. Je me surprend à sourire face à ce spectacle impressionnant. Cette pièce immense, des gens s'entassant en perpétuel mouvement. Trop de monde, dans un endroit pareil. Observer leur routine me ferait presque oublier dans quel monde l'on vit, observer leurs allées et venues me donne l'impression d'un aéroport tout ce qu'il y a de plus banal. Si l'on oublie les aménagements post-apocalyptique. Je sors de ma contemplation, et toujours penchée au-dessus du vide, me retourne vers Winter. Lui souris enfin, mon coeur s'est calmé. Mon esprit est entré dans une bulle.

- Ils ont l'air si petits vu d'ici.

Ils sont si nombreux, je le vois enfin... Ma main, perdue, commence à jouer avec la manche de mon pull. Tirant dessus pour recouvrir mes bras. Je baisse les yeux quelques secondes, entrevois une tache sur ma jupe. Sombre. La bulle éclate, je retourne à la réalité. Le vague souvenir redevient un événement. J'ai frappé un homme. Et mon souffle accélère, vite. Que va dire maman lorsqu'elle verra mon état ? Elle va crier... Pas contre moi, peut-être pas. Je ne sais pas. Il faut que j'efface les traces... D'une main tremblotante, je m'empare de la jupe. Et de l'autre, je lèche le bout de mes doigts, et commence à frotter frénétiquement le tissu. Il faut que ça parte... Il faut tout effacer, comme s'il ne s'était rien passé. J'essaye, de ma gorge commence à s'échapper des grognements. Ca ne pars pas, c'est ancré dans les veines du tissu blanc.

- Ca ne part pas. Ca ne part pas.

La colère monte de mon ventre à ma tête, je la sens frapper contre mes tempes. Je la sens envahir mon sang. Et je frotte, plus fort. La tache tient bon. Sourcils froncés, j'insiste. Et oublie que je tire sur la jupe, remontant le tissu au-dessus de mes genoux, dévoilant mes marques. Ces cicatrices que je dissimule toujours. Ces cicatrices que Winter connait.

- Putain, fait chier !

Mon coeur s'emballe. La colère me fait rougir, je veux que ça parte. Je veux tout effacer. Sauf le plaisir que j'ai ressenti lorsque j'ai abaissé la batte pour la première fois. Lorsque j'ai entendu le premier os se briser. Pars, saleté de tache !

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Winter Bagwell
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Ancien métier : Aucun, il n'est même jamais allé à l'école. Il ne sait ni lire, ni écrire, mais il sait compter.
Occupation : Il aimerait être un sbire à part entière, mais il n'est pas vraiment prit au sérieux par les plus âgés. Winter, il se décrirait comme à la botte de Seth. Il aime être ses oreilles, et ses yeux lorsque le patron a le dos tourné. La petite souris qui fouine partout et qui rapporte tout à l'autorité. En vérité, Winter, il est comme le petit chien de Seth, près à tout pour assouvir le moindre désire.
Statut civil : Célibataire, il ne connait pas l'amour et l'associe à quelque chose d'immonde.
Lieu de naissance : En Allemagne, mais il n'a pas de souvenirs de cette période.

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16.10.19 6:36
Dans cet endroit, jamais personne ne vient. Pas même Dixie, alors qu’elle aurait pu entrer mille fois. C’est son petit monde, son jardin secret. C’est en arrivant dans cette pièce au tout début de son histoire avec les protecteurs, qu’il s’est senti bien. Après être sorti de l’infirmerie où le médecin avait soigné et nettoyer son oeil mort. C’était le seul et premier endroit où il se sentait vraiment bien. A l’aise. En sécurité. Même s’il fermait constamment la porte à clé à l’époque. Aujourd’hui, il ne se sent plus obligé de le faire ; parce qu’il sait que personne ne viendra le chercher jusqu’ici. Qui oserait réellement s’en prendre à un gamin qui sait se défendre, qui plus est, le petit préféré de Seth ?

Les doigts d’Autumn quittent les siens lorsqu’elle s’avance. Il aurait voulu la garder dans sa main, celle de la fille. N’aurait jamais voulu briser ce lien alors qu’il n’aime pas être touché. Mais les touchers d’Autumn ne sont pas les mêmes ; apaisant, ils lui permettent de rester ancrer à l’humanité. Un toucher miraculé comme les croyants pourraient l’appeler. Et il a subitement plus froid lorsqu’elle s’éloigne ; aussi froid qu’il le ressentait lorsqu’ils étaient tous les deux d’un côté d’un mur chez Alyssa. Il sourit en baissant les yeux lorsqu’elle dit que c’est joli. Il hausse les épaules, ne dit rien. C’est vrai que les pièces privées comme celles-ci n’ont rien à voir avec le reste de l’aéroport. Il s’est approché d’un meuble pour s'adosser à lui ; pour regarder la fille tourner en cherchant le moindre détail qui pourrait attirer ses yeux ; jamais elle n’a autant ressemblé à ces enfants dans le besoin de beauté.

Il la voit se baisser et regarder par le trou en bas du mur. C’est juste pour ça, qu’il est venu s’installer ici, Winter. Pour faire ce que Seth avait dit ; toujours avec son oeil discret poser en bas. Et il aime ça, au final, prendre de la hauteur pour surveiller les gens. Lorsqu’elle tourne sa tête vers lui avec ce sourire, il ne peut qu’en faire un à son tour. Se détacher du meuble pour approcher d’elle, se mettre à genoux pour regarder ce dont elle parle. Même si cette vision, il la connait par coeur. Pour être honnête, Winter dirait que c’est l’une des plus belles qu’il ait jamais vu ; uniquement parce qu’elle regroupe beaucoup de monde. Ils ont l’air petits, d’en bas. Pas moins monstrueux. Pourtant, Winter n’a jamais eu l’occasion de faire partie du monde. C’est sa manière à lui de le faire.

” - Si tu voyais Seth arriver…” Il glisse machinalement son doigt sous son bandage pour se gratter la tempe. ” Il fait quand même grand à côté d’eux.”

De sa contemplation, il en manque de voir Autumn paniquer. Tourne son visage vers elle uniquement lorsqu’il l’entend parler. D’abord il la voit essayer d’effacer quelque chose sur sa joue à l’aide de sa jupe. Détourne encore plus vite ses yeux lorsqu’il voit que ça la déshabille en laissant voir plus de ses jambes que d’habitude. Rien de choquant ni même de tape à l’oeil, mais quelque chose de trop pour lui. Ces marques sur le corps de la fille qu’il connaît mais qu’il ne veut pas voir. Il aurait voulu lui dire d’arrêter de paniquer, mais sa panique à elle déteint instantanément sur lui.

” - Putain, fait chier !”
” - Arrête !”

Il a trouvé le courage de parler, celui de bouger aussi. Seulement pour attraper la main d’Autumn qui tient sa jupe. Il ne la regarde pas, et pourtant, il se tourne légèrement vers elle. Assez pour attraper le tissu de sa main libre, sans lâcher son poignet. Pour faire redescendre la jupe sur le corps de la fille, et seulement tourner son oeil vers elle lorsqu’il a tâté le sol à travers le tissu.

” - Tu vas te faire mal toute seule.”

Quand il essaye de garder son calme, Winter, et c’est plus fort que lui, il devient lent comme un escargot. Lui qui d’habitude est si réactif a l’impression d’agir au ralentir ; et pour les autres c’est bel et bien le cas. Lorsqu’il s’est levé et qu’il a voulu emmener Autumn avec lui, il a eu le temps de lui demander silencieusement. Comme si sa lenteur attendait sa permission pour l’emmener s’asseoir sur son lit de fortune -quoi qu’un des mieux à l’aéroport. Lorsque c’est fait, il lâche sa main et s’approche du petit meuble où il était adossé près de la porte. L’ouvre, en sort un petit chauffe plat volé dans la réserve. Emprunté à Esther, pour être honnête. Sans volonté de lui rendre. Dessus, il pose un petit récipient dans lequel il n’hésite pas à mettre de l’eau potable, puis l’allume. Par terre, à côté du matelas, et à côté d’Autumn. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il redresse son oeil sûr elle.

” - T’as bien fait de faire ça… c’est pas grave, de tuer quelqu’un.” Qu’il ose dire avec le plus grand des naturel du monde. ” Si t’as une bonne raison de le faire… Seth fait pareil… on fait tous pareil.” Winter, il a cette fâcheuse facilité à mettre tous les crimes possibles sous le comble d’une seule et même excuse ; lorsque c’est pour son groupe, on peut le faire.
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Autumn J. Després
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25.10.19 3:18
- Arrête !

Sa voix me fait sursauter, pourtant, mon coeur bat plus fort. J'ai mal, mes tempes me semblent soudain exploser. Et la course de mon coeur dans ma poitrine est douloureuse. Que va-t-on penser, au temple ? Que vont-ils dire s'ils l'apprennent ? Et maman, et papa ? C'est mal... Je n'aurais pas dû, il aurait été puni autrement. Je suis sale... Cette tâche de sang séché a entaché mon âme, Il le sait. Il voit tout. Je suis sale... Ne l'étais-je pas déjà, à cause d'Elle ? Le goût de la vengeance reste sous ma langue, si délicieuse. Ces images, son visage. Je revois tout, dans cette petit tâche. Il faut que ça parte. Alors, je frotte, en devient violente.
Sa main attrape la mienne. Je relève mon regard, le plonge dans celui de Winter. Tout mon corps cesse de fonctionner, se crispe. Et la tâche est toujours là. Mais le regard de Winter, lui, me tient plus encore, prisonnière de son oeil tendre. Mais lui, il ne me regarde pas. Il se tourne vers moi, attrape le tissu de ma jupe, je le sens. Et instinctivement, j'ai envie de reculer. Je n'en fais rien. Et sans me relâcher le poignet, il fait redescendre ma jupe. Je rougis, m'apercevant de mes jambes dénudées. Il relève enfin son oeil vers moi, me regarde. Et prononce quelques mots. Suis-je toute rouge ? Probablement, mes joues me brûlent. Il est si calme, mon chevalier, si distant d'un seul coup. Il semble différent et je sens mon coeur se calmer, mon esprit retrouver la raison. Le monde semble ralentir, mais plus encore, Winter.

Il se relève, me tient toujours par le poignet. Et me demande si je veux bien venir. Silencieusement, nos regards se comprennent et il m'emmène avec lui, doux. Il s'approche de son lit, nous nous glissons dedans, il relâche ma main et je sens une pointe de regret dans mon coeur. J'aime lorsqu'il me tient la main. C'est comme la certitude que rien ne peut m'arriver, avec lui à mes côtés. Et ici, dans sa chambre de fortune, nous sommes dans une bulle. Rien ne peut nous arriver. Alors tout se calme, dans mon corps, dans ma tête, j'en oublie la tâche. Bien que je le sais, il me faudra l'effacer. Ce sera plus fort que moi.
Je le vois s'approcher d'un petit meuble, près de la porte. Je ne le quitte pas une seconde du regard, observe le moindre de ses gestes. Il en sort un chauffe plat, y dépose un petit récipient qu'il remplit d'eau, allume le chauffe plat, par terre, à côté du matelas. Depuis quand a-t-il grandi ? Plus je l'observe, plus je m'en rend compte. Nous ne sommes plus des enfants. Nous ne sommes plus terrifiés dans cette maison des horreurs, nous sommes ici. Toujours terrifiés, mais libres. Plus ou moins. Il est si grand, Winter. Et prend toujours soin de moi... Mes mains se crispent sur ma jupe à présent étalée sur le lit, mon coeur recommence à tambouriner dans ma poitrine. D'un battement différent, de honte. Il est si fort, Winter. Et moi, je l'embête, je suis une gamine apeurée. Vraiment ?

Il me regarde. A ses mots, mes sourcils se froncent. Ils sont durs, forts. C'est pas grave de tuer quelqu'un... Si, ça l'est. Ou ça l'a été, dans notre ancien monde. Aujourd'hui, tout le monde meurt, tout le temps. Aujourd'hui, il faut se battre pour sa peau. Mais, Winter, n'avons-nous pas dû nous battre pour notre peau avant aussi ? Peut-être a-tu raison... Ce n'est pourtant pas ce que l'on m'a appris. Tuer, c'est mal. Pourtant, les mots de mon chevalier me rassurent étrangement. On fait tous pareil. Mais moi, je ne veux pas tuer, je n'ai jamais voulu. Je veux me venger, quand je serais forte. Je veux montrer aux autres qu'ils ne peuvent pas m'utiliser, qu'ils ne peuvent pas faire de moi leur chose. Mais je ne veux pas tuer, c'est mal.

- Il le méritait.

Les mots sortent seuls. Je n'ai plus aucun contrôle, comme si l'on parlait à ma place. Comme si j'étais une marionnette, à nouveau. Et comme hors de mon corps, je me vois assise là face à Winter, mes mains jouant avec le tissu de ma jupe.

- Je n'voulais pas le tuer... je voulais qu'il sache ce que ça fait. Je voulais qu'il comprenne la douleur, qu'il mette une sensation sur des mots. Je voulais qu'il... souffre.

Mes mots sont durs. Mais je ne parviens plus à me stopper, larguée en pilote automatique. Mon regard ne quitte pas celui de Winter, face à moi. Je ne souris pas, pourtant, je ne semble ni triste ni en colère. Si neutre, mon visage reste vague, mon regard pensif. J'ai tué un homme. Un choc me secoue et je réalise, il est mort. De mes mains. Sur le coup, lorsque Seth m'a emmenée dans sa voiture, j'étais trop secouée. Déboussolée. Mais aussi, fascinée par cet homme si grand, aux yeux si expressifs. Et je n'ai pas réalisé... J'ai tué un homme.

- Peut-être que je le voulais.

Je ne sais plus... Le rire du lièvre me parvient, au loin. Je l'imagine danser, alors qu'il n'est pas là. Mais je l'entend toujours clairement, rire. Et prononcer des mots étranges, aux sonorités indescriptibles. Peut-être voulais-je sa mort...
Mon regard, qui n'a pas quitté l'oeil de mon chevalier un seul instant, se réveille. Et comme extirpée d'un rêve, je réalise que je suis là. Mes lèvres s'étirent, je souris à Winter. Un sourire bienheureux. Presque satisfait. Et ce sourire, il se mue doucement en léger rire.

- Je l'ai toujours voulu, à chaque fois qu'il venait. J'ai toujours voulu tous les tuer. Tu sais, je me suis toujours imaginée être plus forte et un jour, dans la chambre, m'emparer d'un truc coupant et le planter dans leur cou. J'ai jamais rien fait... Elle m'aurait punie. Comme à chaque fois qu'elle était contrariée.

La joie disparait, mon visage s'assombrit à nouveau.

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Winter Bagwell
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09.11.19 7:53
Jamais Winter et Autumun ne se sont autant ressemblé qu’à l’instant présent où le visage de cette dernière est devenu neutre. Dans ce regard qu’il partage alors qu’elle raconte son ressenti, elle a prit cette expression si distinctive qu’il a lui-même depuis tant d’années. La résiliation est quelque chose de difficile à avaler, quelque chose de difficile à surmonter. Et puis, il y a les gens comme lui ; ceux qui vivent très bien avec le poids qu’ils ont sur leurs épaules. Ceux qui savent ce que c’est de souffrir, et qui sont pourtant capable d’infliger pire encore à leurs victimes. Parce que si Autumn ne voulait pas tuer, Winter n’a jamais dit la même chose. Prendre une vie n’a jamais été le problème ; pire encore, son rêve est de prendre celle d’Alyssa. D’avoir été capable de le faire bien avant de perdre son oeil, qui lui fait ressentir tous les jours la honte de ne pas avoir su être fort avant. Même avec cette expression sur le visage, il la trouve belle, Autumn. Dans toutes sa splendeur,  sans larmes sur les joues. Elle était belle triste, elle était belle marquée par la vie, elle est belle avec la maturité naissante.

” - Peut-être que je le voulais.”

Les vérités sont dures à entendre, mais celle-ci ne le fait que sourire. Lui qui n’est plus impassible, lui qui la voit reprendre vie dans ses deux beaux et si grands yeux. Sans comprendre ce qui a pu la ramener de l’endroit où elle se trouvait ; pensive, perdue, autonome. Elle se met à sourire, avec bienveillance, comme elle a pu déjà tant le faire face à lui. De nouveau, Autumn parle d’un temps ancien, mais si fragile pour Winter. Elle le renvoi à cette époque comme s’il était toujours le garçon apeuré qu’il était à ce moment-là. Prêt à tout pour survivre ; le moindre sourire d’Alyssa étant la seule chose pouvant lui apporter la satisfaction d’une journée tranquille. Alors qu’il avait la main levée au dessus de l’eau, en attendant de sentir la chaleur monter pour savoir la température, Winter a été incapable de bouger. Ses yeux ancrés dans ceux d’Autumn, telle sa porte vers le paradis.

” - Quand t’es partie…” Winter ne sait pas ce qui le pousse à parler, ne sait pas vraiment pourquoi son cerveau a fait la connection entre ce qu’elle vient de raconter et ce qu’il est prêt à lui dire. ” Elle a été dévastée… J’l’avais jamais vu réagir comme ça…”

Alors, il lui raconte ce dont il se souvient. Avec des mots d’enfants alors que la scène se déroule dans sa tête comme si elle datait d’hier. A Autumn, il raconte qu’Alyssa était rentrée à l’appartement en larmes. En colère aussi, tant en colère qu’elle avait envoyé des hommes à la recherche de la petite blonde. Mais que lorsqu’ils étaient revenus plus tard, sans rien ni personne entre les mains, elle avait littéralement péter un câble. De là à briser nombreux de ses objets, de ses toiles accrochées au mur. Qu’elle s’était mise à boire, ce jour-là. Alors qu’Alyssa ne buvait que très rarement pour toujours avoir les idées claires. A mesure qu’il parle, Winter, il en oublie de papillonner de l’oeil ; il devient sec.

” - Elle a mit tout le monde dehors. Et elle nous a tous enfermé dans nos piaules.”

Le pire de cette histoire, c’est ce qu’il raconte par la suite. Qu’elle a finit par venir dans la chambre du gamin qu’il était pour trouver du réconfort, alors qu’elle avait mit Winter de côté depuis tant de temps. Qu’elle avait pleuré, tant pleuré que son oreiller était mouillé. Qu’Alyssa, elle n’avait cessé de parler d’Autumn comme si elle avait été la prunelle de ses yeux, pas la poupée de chiffon dont tout le monde usait ici. Winter, il se souvient encore de la colère, et des blessures qu’Alyssa a ouverte ce soir-là. Il ne pourra jamais oublier le moment où Autumn a retrouvé sa liberté.

” Avant de tomber comme une merde,” Qu’il raconte sans pouvoir appeler ça un sommeil d’ivrogne. Sans pouvoir parler du baiser qu’elle a forcé avant de lui raconter ça. ” elle a dit que tu lui ressemblais. Que c’est pour ça, qu’elle t’avait choisi… qu’elle avait fait tout ça, pour que tu saches à quel point les mecs sont des connards. Pour que tu l’apprenne vite, pas comme elle.”

L’eau s’est mise à bouillir sans qu’il ne l’entende, ne s’en rende compte. C’est quand une bulle explose et vient mettre une goutte brûlante sur son doigt, qu’il sursaute. Éteint la flamme rapidement en frottant son doigt comme si ça allait l’aider. Et lorsqu’il repose son oeil sur Autumn, il se met à chercher les ressemblances qu’Alyssa voyait entre elle. Lui, il ne voit que tout le contraire du monstre.

” - On était faible…” Winter souffle ces mots, comme s’il était revenu sur terre. Comme s’il regrettait déjà ce qu’il venait de dire. ” Aujourd’hui, t’es assez grande pour te défendre. Alors fait-le.”
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Autumn J. Després
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02.12.19 8:00
Mes doigts jouent avec le tissu de ma robe étalée sur le lit, je les observe aller et venir, d'une blancheur cadavérique. Les souvenirs sont toujours si douloureux, la peur habite toujours mes tripes. La peur qu'elle revienne, qu'elle me retrouve et me punisse. Que l'on me fasse à nouveau du mal... J'ai l'impression que je ne pourrais rien supporter de plus, et pourtant, je ressens une sorte de force au creux de mon estomac. Une force... qu'elle m'a transmise. Cette pensée me glace le sang. Je relève mon menton, Winter m'observe toujours et nos regards se croisent. Je plonge dans le sien, il m'apporte une sérénité étrange. Comme la maison. Et soudain, il prononce quelques mots. Des mots qui ne me rassurent pas, des mots qui préviennent des douleurs au coeur à venir.
Le monde s'écroule. Quand t'es partie, elle a été dévastée. Dévastée... Je sens mon coeur accélérer, rater quelques battements, désirer l'arrêt total de sa course pour mourir. Ses mots me blessent, ses mots m'étranglent. Il ne l'a jamais vu réagir comme ça, notre geôlière. Je l'écoute raconter, impassible et je sens mes doigts se serrer sur le lit, froissant ma robe encore tachée de poussière et de sang. Alyssa a été en colère, je le savais. Je l'ai toujours su. Elle a envoyé des hommes me chercher, je m'en doutais. Mais qu'elle ait été en larmes... J'oublie de respirer. Alors, je prend un temps, reprend de l'air dans mes poumons, me laissant toujours imprégner des mots de Winter, des mots qui blessent, par inadvertance. Elle a explosé, Alyssa. Implosé. Elle a brisé des objets, beaucoup. Elle a bu, aussi. A mesure que le récit se fait, mon regard se baisse et quitte la sécurité de l'oeil de mon chevalier. A cause de moi, elle les a enfermés. A cause de moi, le monstre s'est éveillé... Et dans mon coeur s'éveille le regret, l'amertume, et surtout, les remords. C'est ma faute... Tout est ma faute. Et j'ai envie de creuser un trou, de m'y enterrer. Honteuse.

Je sens ma gorge se serrer. Et Winter les prononce, ces mots, que je redoute. Cette vérité atroce qui me hante depuis des années, ces questions qui tournent toujours dans ma tête. Qu'est-ce qui s'est passé, après mon départ ? La douleur vient, ma tête brûle, bat fort mes tempes. Et moi, je retiens des larmes. En vain. L'une d'entre elles roule sur ma joue alors que je remonte mon regard vers lui, humide. Que je plonge dans son oeil. Lorsqu'il parle, Winter, j'ai l'impression de redécouvrir une femme au travers de ses mots. Une femme inconnue, une femme aux antipodes de celle que j'ai connu. Une femme qui pleure pour moi, une femme qui s'inquiète pour moi, une femme qui a ressenti de l'amour pour moi... amour... Précieuse petite fille adorée. Qu'étais-je pour elle ? Un simple objet ou un reflet ?
La vérité tombe. Elle a dit que tu lui ressemblais. Lui ressembler... Non. Je ne suis pas comme elle, je ne le serais jamais. Elle est cruelle, atroce, méchante. Une sorcière. Un monstre... Elle m'a fait mal, m'a utilisée, m'a donnée. Vendue. Une vipère. Et elle m'a choisie, moi... parce que je lui ressemblais. Elle a fait tout ça pour que je sache, pour que je me défende. Quelle folle furieuse vend une enfant pour lui donner une leçon ? Elle. Les larmes roulent sur mes joues, définitivement, parce que je refuse cette révélation. Je refuse ce mensonge.

L'eau s'est mise à bouillir. Winter sursaute, moi je respire moins bien. Dans ma tête, tout tourne et mon coeur s'emballe encore. Ce n'est pas possible, c'est un mensonge... Winter ment. Ou alors, c'est elle qui a menti. Elle ne m'a pas choisie pour cette raison, elle voulait seulement me faire du mal. Me vendre. M'utiliser, comme un objet. Je n'étais qu'un vulgaire objet... Winter repose son oeil sur moi, capte mon attention entre mes réflexions. Et il souffle quelques derniers mots, comme une promesse.

- C'est pas vrai... je lui ressemble pas.

Je ne parviens plus à me focaliser sur ses derniers mots, ses révélations me hantent déjà. Et me hanteront plus encore les prochaines nuits, je le sais. Je fais toujours des cauchemars.

- Elle t'a menti...

Je déglutis, ferme les yeux quelques instants et ravale mes larmes. D'un geste du bras, j'essuie mon visage de la manche de mon gilet. Elle a menti... Je regarde la fumée de l'eau chaude s'évader dans les airs et mes doigts tordent toujours le tissu de ma jupe. Alyssa a menti. Elle a toujours été vicieuse, venimeuse. C'est encore une façon pour elle de nous torturer, tous les deux.

- Elle ne m'a pas choisie... elle voulait juste quelque chose à vendre... c'était juste plus drôle de me garder, cette fois, à la place de se débarrasser de moi comme des autres. Je ne lui ressemble pas... C'est pas vrai, elle pleurait pas pour moi... Je suis pas comme elle...

Inspirant lentement, je relève mon regard bleu humide vers lui. Je regarde son oeil, puis son pansement dissimulé derrière une mèche de cheveux. Et je reviens me plonger dans sa pupille.

- Dis-moi qu'c'est faux... dis-moi qu'c'est... faux.

Besoin d'être rassurée, besoin qu'il retire ses mots. Je le supplie, de ma voix éraillée, de mon regard brillant. Et dans mon esprit, je retrouve le visage d'Alyssa... je revois son regard, ses cheveux, ses lèvres étirées en un rictus si mauvais. J'avais peur d'elle. J'ai peur d'elle... Je la revois s'approcher de moi, lever la main sur moi. Je la revois me dévisager de loin, une haine démesurée planant sur son visage. Je me souviens des cris, des insultes. Tout me revient... Et j'ai envie de vomir, rien qu'à l'idée même que je puisse lui ressembler. Ressembler à ce monstre, à cette femme sans coeur, dénuée du moindre amour. Déjà dans l'ancien monde, elle était un monstre. Alors que les morts ne grouillaient pas encore partout. Comment serait-elle aujourd'hui ? J'ai toujours peur d'elle. Peur de ce qu'elle m'a fait, de ce qu'elle prévoyait de me faire. De ce qu'elle pourrait faire...
Je relève mes genoux, les recouvre de ma jupe. Et de mes bras je les encercle, pose mon menton sur mes genoux. Je sens mon coeur battre dans ma poitrine, toujours aussi fort. Et je me recroqueville, la peur recommence à me paralyser.

- J'suis pas comme elle... Et j'suis plus comme avant. On n'est plus pareils, tous les deux.

Je ferme les yeux, encore. Et quand je les rouvre, je regarde à nouveau cette fumée s'échapper de l'eau bouillante.

- Elle a menti... c'est faux.

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Winter Bagwell
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Ancien métier : Aucun, il n'est même jamais allé à l'école. Il ne sait ni lire, ni écrire, mais il sait compter.
Occupation : Il aimerait être un sbire à part entière, mais il n'est pas vraiment prit au sérieux par les plus âgés. Winter, il se décrirait comme à la botte de Seth. Il aime être ses oreilles, et ses yeux lorsque le patron a le dos tourné. La petite souris qui fouine partout et qui rapporte tout à l'autorité. En vérité, Winter, il est comme le petit chien de Seth, près à tout pour assouvir le moindre désire.
Statut civil : Célibataire, il ne connait pas l'amour et l'associe à quelque chose d'immonde.
Lieu de naissance : En Allemagne, mais il n'a pas de souvenirs de cette période.

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13.12.19 16:08
Elle a peur des mots de Winter, elle a peur des souvenirs qu’il a et qu’elle ne peut avoir. Elle ne veut pas qu’on lui peigne la réalité, ce qu’il s’est passé après qu’elle soit partie. Winter aurait du s’en douter, mais il n’est pas bon lorsqu’il s’agit de prendre soin des gens. Il parle trop rapidement, sans réfléchir à ce que les autres peuvent ressentir. Pour être honnête, c’est tout nouveau pour lui, de faire attention aux autres. Il aura fallu qu’Autumn revienne dans sa vie pour qu’il puisse se rendre compte qu’il n’y a pas que lui qui compte. Et il s’en veut tout de suite, alors qu’il frotte toujours son doigt. Il s’en veut de l’avoir blessé et de l’avoir mise dans cet état. Il se rend compte qu’ils partagent tous les deux un passé dont ils ne sont pas guéris, se rend compte qu’ils le partagent, certe, mais qu’ils ne peuvent pas discuter de ça aussi facilement que ça lui est venu sur le coup.

Elle a voulu du réconfort, et tout ce qu’il a été capable de faire, Winter, c’est de se déplacer pour se mettre dans son dos. Pour venir l’éteindre en posant son dos au sien, en plaçant ses bras sur ceux d’Autumn pour l’enlacer de la même manière qu’elle le fait déjà si bien. Et Winter, il se souvient très bien de la dernière fois dont on a agit de la sorte avec lui ; c’est Alyssa qui le prenait ainsi, plus jeune, pour faire passer ses pleurs. Contrairement à Autumn, et même s’il porte autant de haine à l'égard de la vieille que la plus jeune, lui a des souvenirs d’une Alyssa différente. D’une femme qui a d’abord pris soin de lui, avant de tout lui prendre. C’est d’ailleurs peut-être pour ça qu’il la hait autant ; parce qu’elle a su être bonne avec le petit garçon qu’il était, autant qu’elle a su lui faire du mal.

Sa joue contre l’épaule d’Autumn, il ne pense déjà plus à la chaleur de son doigt. Tout ce qu’il ressent se sont les ébranlements de la fille, les sursauts qu’elle peut avoir à travers son corps pendant cette crise. Il aurait préféré sentir son coeur battre plutôt que de sentir sa peine. Mais par dessus tout, Winter, il aurait voulu pouvoir dire à sa prunelle que tout ça n’était que mensonge. Qu’elle n’avait pas dit la vérité, Alyssa, qu’elle était juste désespérée. Le problème, c’est que Winter n’est pas un menteur lorsqu’il s’adresse à Autumn. Il voudrait dire des mots qui la réconforte, mais lui, il a vu certaines images de cette femme lorsqu’elle était encore enfant. Il se souvient de l’allure qu’elle avait malgré le manque de couleur. Et surtout, il se souvient du visage d’Autumn lorsqu’elle est arrivée à l’appartement, cette prison satanique. Alors lui voit, tout comme Alyssa, les traits chez la plus jeune qui lui ont fait penser à elle. Il a toujours vu le peu de ressemblances en elles, et Winter, il sait qu’Alyssa a vraiment été touchée d’Autumn parte. Pas pour l’argent, pas pour sa sécurité à elle, mais tout simplement par égoïsme. Parce qu’elle voulait qu’Autumn reste sienne jusqu’à la fin.

” - T’as rien à voir avec elle…” Il dit la vérité tout en esquivant le point central, important. ” c’est pour ça que je t’aime autant, moi.”

L’amour, il ne sait pas ce que c’est. On ne lui a jamais montré, il n’a jamais appris. Et tout ce qu’il connaît, ou croit connaître sur le sujet, est erroné. Il voit les autres faire de loin et ne comprend pas ce qu’ils ressentent. Pourtant, il sait qu’il est toujours content de voir Autumn, même si elle l’énerve parfois. Il sait qu’il déteste la savoir au temple, il voudrait qu’elle soit tout le temps. Il sait qu’il voudrait partager sa vision de Seth avec elle, et c’est ce point qui l’apaise autant aujourd’hui. Parce qu’elle a vu, elle a ressenti, une once de ce qu’il ressent lui-même lorsqu’il est aux côtés de Seth.

” - Peut-être qu’elle a menti.. c’est sur même. Mais après toi…” Ce qu’il raconte est certainement la seule bonne chose que le départ d’Autumn a amené dans l’appartement. ” Elle en a plus gardé aucun avec moi.”

C’est pour ça qu’il s’est retrouvé seul avec Alyssa et ses bruts, au moment de l’apocalypse. Parce que tous les enfants insignifiants sont morts de faim, ou de soif, à l’intérieur de l’appartement devenu miteux. Parce qu’il n’y en avait aucun assez important pour qu’elle tente de partir avec. Et la bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’il n’a que son oeil comme traumatisme, qui le suivra jusqu’à la fin de sa vie. Au moins, il n’a pas vu les horreurs qui lui sont arrivées, arriver à Autumn ou à un autre.

” - Désolé, j’arrête… je voulais pas te faire pleurer encore.”

C’est tout ce qu’il trouvera à dire avant de la relâcher. De s’éloigner d’elle pour attraper un tissu propre et le plonger dans l’eau chaude. En l’essorant, il sera moins chaud mais elle pourra s’en servir pour se nettoyer. Et c’est pour ça qu’il lui tend,  pour qu’elle le fasse elle-même. Un sourire, minime, tente tout de même de la pousser à le faire, comme si ça voulait dire que ça irait mieux après. Même si lui n’a pas envie de faire disparaître les preuves de ce qu’elle a fait. Ces preuves là servent à montrer de quoi on est capable. Même si Winter est très complexé par la cicatrice qu’il a la place de son oeil, il sait que c’est un signe qui en fait reculer certain, et ça rend les choses plus faciles.

” - En plus, t’es bien plus jolie qu’elle quand tu pleures.” Winter, il hausse les épaules comme si ce qu’il venait de dire n’était pas vraiment un compliment. Il ne sait jamais trop quoi dire, comment agir pour être normal. ” et c’est vraiment pas beau quand tu pleures.”
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Autumn J. Després
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27.03.20 7:22
La fumée est mon point d'ancrage dans cette pièce, je ne me rend pas même compte que mon chevalier se déplace sur son lit. Il glisse sur les draps, derrière moi. Je ne sursaute pas lorsqu'il se colle à mon dos, lorsque ses bras se déposent sur les miens. Mais soudain, je m'en rend compte, mon souffle s'est coupé, je ne respire plus. Alors je reprend une grande respiration, je garde mon regard planté sur la fumée de l'eau chaude et je me concentre sur la chaleur de Winter. Sur cette étreinte qui étrangement me rassure, comme un cocon au sein duquel rien ne pourra plus jamais m'arriver... Je ferme les yeux. Je sens sa joue contre mon épaule, je sens son souffle dans ma nuque et moi, je tressaute de ces sanglots qui attaquent encore ma poitrine et ma gorge. J'essaye d'arrêter, je ne suis plus une petite fille, pourtant rien n'y fait, les larmes coulent, les pleurs secouent mon corps frêle d'enfant terrorisée. Recroquevillée ainsi, dans ses bras, je commence à mieux respirer et j'essaye de ne plus grincer des dents lorsque sa voix s'élève dans mon dos, si proche de mon oreille. J'en frissonne. Ses mots ne parviennent pas à me rassurer, le mal est fait, la vérité a été prononcée. Autumn ressemble au monstre de la maison rouge.
Je t'aime...
Mon coeur s'arrête, rebondit contre ma poitrine, manque de s'étouffer. Je t'aime. Je ne me retourne pas alors que je crève de plonger mon regard dans le sien, pour voir ce qu'il pense tout au fond de l'iris de son oeil. Dire des choses est facile, les penser est une toute autre chose. Et même si je ne vois pas son âme au travers de son oeil valide, je ressens quelque chose. Winter ne me ment pas, il ne me mentirait jamais. Parce que ce n'est pas n'importe qui, c'est mon Winter. Mon chevalier.
Je t'aime... J'ai envie de répondre quelque chose, mes lèvres restent closes, trop occupées à frémir des derniers sanglots qui secouent ma gorge. Il ne semble pas attendre la moindre réponse, il continue de me rassurer et moi je ferme les yeux pour mieux écouter sa voix et ses mots. Et puis soudain, il s'excuse et moi, je rouvre les yeux immédiatement, fixe ses bras qui m'étreignent encore. Ce ne sont plus des bras d'enfant, il a grandi, Winter. Nous avons grandi tous les deux, nous ne sommes plus ces gamins terrifiés à l'idée que la porte s'ouvre. A l'idée que l'on pourrait encore nous faire du mal. Nous avons grandi.

- C'est... c'est pas ta faute.

Le son de ma voix me surprend, me ferait presque sursauter comme si je la découvrais pour la première fois. Et il me relâche, s'éloigne de moi. Je l'observe s'affairer avec son tissu et l'eau chaude avant qu'il ne me le tende, un sourire au coin de ses lèvres. Moi je le sais, ses sourires sont rares et je sens une vague de chaleur m'envahir à chacun d'entre eux, parce que souvent, ils sont pour moi. J'attrape le tissu, reconnaissante, commence à nettoyer les taches de sang qui ont sali ma jupe. Concentrée, je frotte frénétiquement, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Mais cette fois-ci, je respire normalement, les larmes se sont taries, je ne m'affole plus du geste qui a causé ces taches, du geste qui a déstabilisé mon âme. Pour toujours. Et la voix de Winter parvient à nouveau jusqu'à moi, je relève mon regard pour le fixer sur lui. Et sur mon visage, un sourire gêné nait, je rougis, alors que lui, il ne semble pas considérer ses mots comme réellement importants. Les yeux encore humides des larmes passées, je ris, d'un rire nerveux et salvateur, pour évacuer la douleur. Je ris. Et lorsque ce rire s'atténue, je parviens enfin à prononcer des mots.

- Merci... Promis, je ne pleurerai plus.

Parce que j'ai envie d'être jolie à tes yeux, mon chevalier. J'ai envie que tu me vois telle que je suis vraiment, même si moi-même je l'ignore encore. Je croyais le savoir, avant aujourd'hui, je croyais en être sûre. Je me trompais... Avec ce sang sur mes mains, ces blessures sur mon âme, je ne sais plus qui je suis. Et le lièvre lui, je commence à comprendre qui il est mieux que qui je suis. Lui, il est moi. Il est ce que je refuse de comprendre... Il est là quand je ne suis plus moi. C'est possible, peut-être ? Je ne sais plus... Mais il y a une chose dont je suis certaine: je veux être belle à tes yeux, Winter. Toi qui a autant souffert que moi, toi qui sait ce que ça fait que d'être dans cette chambre rouge, à attendre la mort. Toi qui sait mieux que personne qui nous sommes et ce que nous sommes. Toi qui a connu le désir de disparaître, de mourir. Toi qui est comme moi... Et je le revois, mon Winter, entre les quatre murs de cet appartement, moi cachée, les autres enfants aussi. Et là, je le revois, seul avec elle. Seul avec le diable... Mes émotions s'emballent à nouveau, mais cette fois, je ne pleure pas malgré que mes yeux gardent encore les sillons de mes dernières larmes.

- Je... je suis désolée pour... ce qu'elle a dû te faire subir après mon départ.

*C'est ta faute, c'est ta faute, c'est ta faute, petite sorcière !*

La voix du lièvre m'explose les tympans, pourtant je ne le vois nulle part dans la pièce. J'inspire, me concentre à nouveau sur mon chevalier, ma main frottant toujours avec soin les taches sur ma jupe souillée de la vengeance.

- C'est pas c'que j'voulais. Si j'avais pu... je t'aurais pris avec moi. Je sais pas ce qu'elle t'a vraiment fait, mais je suis désolée... si c'est mon départ qui a causé tout ça. Ou... quoique ce soit.

Les autres enfants, je n'y pense même pas. Il n'y a que toi qui importe.

- Je n'ai jamais cessé de penser à toi...

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