AccueilAccueil  Discord  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -58%
Promo sur les ficelles arc-en-ciel Ztringz ...
Voir le deal
4.99 €


 

 Comme un homme.



Gabriel Spearhead
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Comme un homme. Tumblr_poaz6rGKdi1xwgs0so1_500

Ancien métier : Soldat dans l’armée de l’air / vétéran de guerre
Occupation : Chef de la sécurité
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Yellowknife, Canada

Comme un homme. Giphy

Messages : 31
Inscription : 17/07/2019
Crédits : Gifs et Avatar trouvés sur giphy x tumblr
Célébrité : Jay Ryan

Comme un homme. X0TurS69 / 509 / 50Comme un homme. BR2xH0t

Comme un homme. DQEbQJ223 / 5023 / 50Comme un homme. GxoDpmC

Comme un homme. Hu1erU722 / 5022 / 50Comme un homme. LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Comme un homme. Empty
31.07.19 10:48
Les choses n'étaient plus aussi simples qu'autrefois et cela pouvait vraiment agacé Gabriel. Depuis que les Protecteurs étaient venus au Temple et s'était emparé de ses richesses, il fallait être deux fois plus prudents que d'habitude. Il n'aimait pas ça… vraiment pas. Il fallait à présent faire attention de ne pas trop donner de détail important à leurs ennemis au risque de leur donner encore plus de main mise sur les fidèles. Heureusement pour eux, les Protecteurs n'étaient intéressés que par le fait de leur voler leur nourriture et ils semblaient concentrer tout leur intérêt dans ce sens en négligeant d'autres points. C'est pour cela que l'activité des Cavaliers avaient pu rester plus ou moins secrete pendant un moment. La communauté des fidèles se soutenaient toujours et la foi était toujours aussi présente. Tout n'avait pas été détruit par ses impies. Depuis qu'il était rentré, Gabriel avait dû s'adapter à la nouvelle donne, non sans mal. Il arrivait fréquemment que Famine doivent le reprendre ou que Pestilence se permette quelques persiflages pour le rappeler à plus de prudence. Quant à Conquête, il était plus discret qu'il ne l'avait jamais été autrefois et pourtant, il n'était pas homme à cacher ses penchants pour le moins étrange. Les Cavaliers étaient quatre personnes particulièrement différente et sans la foi et leur dévotion au prophète, ils auraient été difficile de les imaginer proche. D'ailleurs, cette proximité était toute relative. Disons qu'ils se supportaient la plupart du temps et que leurs intérêts étaient parfois convergents. Telle était la manière dont Gabriel voyait ses relations avec eux. Cependant, ils savaient travailler ensemble et finalement c'était tout ce qui comptait. Il allait en effet devoir travailler conjointement pour se débarrasser de leurs envahisseurs.

Aujourd'hui, Gabriel avait décidé qu'il lui fallait évacuer un peu de toute cette frustration. Pestilence avait accepté de l'aider dans cette tâche. Il arrivait quelques fois aux Cavaliers de s'entraîner ensemble. Avant que les Protecteurs ne s'incrustent chez eux, ils utilisaient une des salles près du Temple qu'ils s'étaient octroyés avec l'aval de leur prophète. Cependant, il n'était plus question de l'utiliser aujourd'hui, car il valait mieux faire profil bas. Il détestait cela. Il avait toujours eu horreur d'être obligé de se cacher. Du coup, ils avaient décidé de laisser tomber leur salle habituelle pour aller se terrer dans une des nombreuses cachettes du Temple qui se situait là dans le sous-sol du Temple. Il fallait avoir vécu ici pour pouvoir vraiment comprendre tout ce que cachait le Temple. A l'abri des regards indiscrets et ennemis, Gabriel et Pestilence avaient échangé quelques coups afin de s'entraîner à se défendre face à un ennemi. Gabriel était plutôt franc jeu dans ses coups. Ils étaient forts et directs et ne se cachaient pas derrière des stratégies compliquées. Pestilence était plus sournoise dans sa manière d'attaquer. Elle jouait sur des éléments stratégiques qui comptaient en bonne partie sur sa grande souplesse et sa légèreté. Gabriel pouvait être un roc difficile à abattre, mais Pestilence était aussi difficile à atteindre que de l'air. Elle flottait presque. Son style de combat était proche de la danse alors que celui de son adversaire était beaucoup plus brut. Il y eut autant de victoires que de défaites d'un côté comme de l'autre. Là où Pestilence essayait toujours de gagner, c'était en trichant. Elle savait combien il était prompt à s'énerver et la colère est la pire conseillère. Elle essayait toujours de l'asticoter jusqu'à ce qu'il se laisse distancer par sa colère.

Gabriel haletait à la fin de leur dernier combat et il leva la main pour imposer une pause. Son adversaire se contenta d'un sourire narquois avant d'aller boire un peu d'eau pour étancher sa soif. Elle continua à persifler encore un peu avant de donner son congé. Elle était fatiguée de se battre contre lui et souhaitait se reposer. En effet, elle le cachait un peu mieux, mais elle aussi était vidée par cette séance d'entraînement. Gabriel la regarda partir dans un balancement de hanche sexy qu'elle usait pour faire vibrer les hommes. Dommage pour elle, cela n'avait jamais eu aucun effet sur Gabriel. Il en était plutôt heureux, car elle était aussi dangereuse que le serpent qui avait convaincu Eve de prendre la pomme de la connaissance, malgré l'interdiction de Dieu. Il ne souhaitait pas du tout se frotter à elle. De toute manière, il avait peu de contact rapproché avec une femme. Elles ne le faisaient jamais vibrer… Cela le rendait parfois honteux, mais d'autres fois, il y accordait peu d'importance. C'était un certain atout. Il ne se laissait jamais berné par les coquetteries des femmes ou leurs subtiles échanges. Pendant longtemps, il les fuyait littéralement, car toutes les femmes lui semblaient aussi odieuses que sa propre mère. Il en était revenu de ses préjugés, mais il n'avait jamais succombé aux charmes d'aucune femme… jamais ! Gabriel essuya son visage avec un linge en coton et s'empara d'une gourde d'eau dont il vida de moitié son contenu. Il reposa la gourde et sortit un couteau qui en avait vu d'autre : un cadeau de son sergent instructeur. Une lame qui avait une longue histoire. Il était temps de s'entraîner au lancer de couteau !

Lorsqu'on regardait un lancer de couteau, on pouvait s'attendre à une activité d'une grande violence ou seule la force avait sa place. On pouvait facilement s'y tromper. Cependant, le lancer de couteau demandait un très bon contrôle du geste afin d'obtenir un beau lancer. Il fallait de la persévérance et de la patience pour obtenir le résultat voulu. Gabriel n'avait pas toujours été patient et parfois cela ressortait chez lui. C'était le premier prophète qui l'avait convaincu de ne pas abandonner. Il lui avait rappelé que c'était une vertu à cultiver. La beauté du geste, la clarté d'une lame et le mouvement réfléchi étaient une combinaison mortelle. Gabriel avait donc consacré quelques années à la maîtrise de ce lancer. Il y consacrait encore beaucoup de son temps, car dans la panique et la folie d'une attaque, on peut facilement rater son coup. Il existait des tas de techniques pour lancer un couteau qui s'adaptait à la situation. Lorsque l'on recherchait une certaine précision, il fallait se concentrer sur une rotation rapide, mais dans le cas où l'on voulait faire cela en puissance et pour toucher n'importe quelle cible, mieux valait choisir une rotation lente. Pour sa part, il avait une préférence pour la rotation lente, mais il avait dû prendre quelque année et un sacré entraînement pour la maîtriser. Il lui semblait même encore qu'il avait toujours besoin de se concentrer sur son entraînement pour avoir des résultats. Ce qui était étrange, c'est qu'il avait mis beaucoup moins de temps pour apprendre la maîtrise de la rotation rapide, mais qu'il y consacrait pourtant beaucoup moins de son entraînement. Cela le frustrait pas mal. Il venait de faire une série de dix lancers quand il entendit un bruit derrière lui. Il alla chercher le couteau fiché dans une cible en bois et se retourna sans se presser.

« Qui est là ? Montrez-vous ! Je vous ai entendu. » Dit-il d’une voix claire.

Il n’avait rien à se reprocher et si c’était un infidèle qui pointait le bout de son nez, il en ferait peut-être sa futur cible, ne serait-ce que pour se libérer un peu de sa colère. Il serait toujours temps de s’excuser plus tard.

HJ:
 
Revenir en haut Aller en bas

Autumn J. Després
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Comme un homme. 1555628555-deuxieme

Occupation : S'occupe du temple et des préparations des messes
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Montréal

Comme un homme. 1555628595-ezgif-3-2316a271d0eb

Messages : 134
Inscription : 16/04/2019
Crédits : doomdays-rpg
Célébrité : Kiernan Shipka

Comme un homme. X0TurS611 / 5011 / 50Comme un homme. BR2xH0t

Comme un homme. DQEbQJ221 / 5021 / 50Comme un homme. GxoDpmC

Comme un homme. Hu1erU72 / 502 / 50Comme un homme. LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Comme un homme. Empty
06.08.19 11:29
Hypnotisés, mes yeux suivent les courbes de leur danse. Il me fallut plusieurs jours avant de trouver leur nouvelle salle d'entrainement. Depuis que les monstres sont entrés, il n'est plus question de leur montrer de quoi nous sommes capables et je crois bien que nos cavaliers l'ont compris, le révérend aussi. Je n'ai donc pas été surprise de ne plus les trouver dans leur salle habituelle, là où je m'étais aménagé un post d'observation, dissimulé des regards. J'ai dû les suivre, écouter, demander. Victoire. Je me suis glissé, ce matin, dans les sous-sols, sac en bandoulière, jusqu'à leur nouvelle salle. Personne ne s'y trouvait encore, comme je le pressentais. Et vite, je me suis mise à la recherche d'un renfoncement, quelque chose dans lequel me glisser. Bingo. Une large bouche d'évacuation fermée d'une grille. Je l'ai ouverte, me suis glissée à l'intérieur. Parfois, cela a du bon d'être petite. Allumé une toute petite lampe, installée dans l'angle, dos contre la paroi de métal froid, j'ai ouvert mon sac. Doucement, j'en ai sorti mon carnet à dessin. Je devrais peut-être en redemander un à maman, je n'ai presque plus de place. Crayons étalés sur le dos de mon sac, je m'en suis saisi d'un. Rouge parme. Je me suis mise à dessiner.

La porte s'est ouverte. J'ai sursauté, manqué de laisser tomber mon carnet avant de relever les yeux, de jeter un oeil au travers de la grille. J'ai éteint ma lampe. Et un sourire s'est glissé sur mes lèvres, défigurant mon visage. Pestilence et Gabriel. Ils se sont avancés au centre, les minutes se sont égrenées sans que je ne parvienne à les quitter du regard, coeur battant à tout rompre. Allaient-ils m'entendre ? J'attendais, patiemment, de les voir débuter.
Go.
Le combat était lancé. Long, il s'éternise, mais pas une seconde je ne me lasse. Pas une seconde je ne les ai quitté du regard. Pas un instant je ne les lâche. Encore maintenant qu'ils s'entrainent toujours, je les fixe, serrant fermement mon crayon entre mes doigts. Ils bougent, je ne vois plus assez bien. Et je décide de me glisser hors de ma cachette, de me dissimuler derrière de lourdes caisses, dans ce coin sombre devant ma grille. Toute petite, dans mes jupes sombres, ils ne peuvent m'apercevoir. Et moi, je souris toujours, les observant danser l'un autour de l'autre, danser l'un avec l'autre.
Ils me fascinent. Leur force, leur ardeur, leur courage. Cette détermination brûlant dans leur regard. Pestilence m'impressionne, me glace le sang. Elle est si belle... et si dangereuse. Un poison séduisant. Lui ressembler, quelle belle idée ce serait ! Mais je suis encore si frêle. Si fragile...
Et Gabriel. Je le regarde, grand et fort. J'ai toujours eu un oeil rivé sur lui, à chaque fois que je le croise dehors. Et le voir, là, se battre, je suis ensorcelée. Cela fait plusieurs semaines que je les suis, que je les observe. Depuis que j'ai compris ce qu'ils font. Je veux savoir me battre, je veux leur ressembler. Ils sont tout ce à quoi j'aspire... être forte. Pouvoir me battre, me défendre. Et ne plus dépendre de personne, que jamais plus quiconque ne mette la main sur moi. Et eux... les cavaliers... ils sont parfaits. Et face à eux, je me sens petite. Ridicule.

Le combat cesse. Pestilence s'en va, laissant l'homme seul. Que je ne quitte pas du regard. Il se disparais de mes yeux, je ne le vois plus. Alors, à quatre pattes, je me penche un peu plus pour l'apercevoir à nouveau. Je le vois s'essuyer le front, boire à une gourde. Et lorsqu'il revient au centre, je recule vite dans mon coin sombre. Il sort un couteau. Et je ne peux m'empêcher de sourire plus encore, je sais ce que cela signifie. Plus que tout, j'aime le voir lancer son couteau. Précision et force. Je me sais incapable de me battre... je ne pourrais faire le poids face à n'importe quel adversaire. Plusieurs fois, j'ai voulu venir à lui pour qu'il m'apprenne. L'hésitation m'a prise, j'ai toujours été lâche. Peut-être qu'un jour, j'oserai...
Premier impact. Mes doigts gigotent, ma main imite, plus petit, le geste du lanceur. Et, silencieuse, je rampe dans ma cachette, m'empare de mes affaires, les sort de là. Je m'assied en tailleur, ouvre mon carnet, en tourne les pages. Et frénétiquement, un crayon bleu nuit en main, je me met à dessiner. Lui. Les traits se couchent sur le papier, décrivant les courbes de son visage. J'aime dessiner les gens. J'aime coucher leurs émotions dans mon carnet, que je ne montre qu'à Caïn.
Et là, Gabriel, a un visage enivrant. Une concentration déstabilisante. Il me faut la dessiner, capter ce moment. Et je dessine. J'en oublie que je suis clandestine, j'en oublie le temps. Ma main s'active, dessine. Les traits s'amoncellent, on le reconnait.

Je fais tomber un crayon. Je sursaute, le bruit résonne entre les murs. Il m'a entendu, c'est sûr... Sa voix ne tarde pas à me confirmer mes craintes. Dois-je rester cachée ? Non, il sait que quelqu'un l'observe. Va-t-il me réprimander ? Il est plus grand que moi. Peu importe, je m'en fiche. Prenant une grande respiration, je me lève. Et me dévoile. Carnet en main, je contourne les caisses et m'avance dans la lumière.

- C'est moi.

Rouge aux joues, je serre mon carnet entre mes mains.

- Désolée.

Au moins, il ignore que je les observe depuis plusieurs semaines... j'espère. J'ai pourtant tout fait pour être discrète et jusqu'à maintenant, je n'ai reçu aucun avertissement de leur part. C'est qu'ils ne doivent pas m'avoir vue. Mais maintenant que je me trouve face à lui, son couteau en main, je veux juste retourner dans mon trou et continuer à le regarder. Je le sais, il ne me fera rien. Je crois qu'il m'aime bien, derrière son masque de guerrier de la foi.

- Je... je peux partir.

_________________

Autumn, we're all mad here

©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas

Gabriel Spearhead
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Comme un homme. Tumblr_poaz6rGKdi1xwgs0so1_500

Ancien métier : Soldat dans l’armée de l’air / vétéran de guerre
Occupation : Chef de la sécurité
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Yellowknife, Canada

Comme un homme. Giphy

Messages : 31
Inscription : 17/07/2019
Crédits : Gifs et Avatar trouvés sur giphy x tumblr
Célébrité : Jay Ryan

Comme un homme. X0TurS69 / 509 / 50Comme un homme. BR2xH0t

Comme un homme. DQEbQJ223 / 5023 / 50Comme un homme. GxoDpmC

Comme un homme. Hu1erU722 / 5022 / 50Comme un homme. LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Comme un homme. Empty
21.08.19 13:00
Il était sur le qui-vive s'attendant à tout sauf à entendre cette petite voix qui n'avait même pas besoin de se présenter. Le simple « c'est moi » permettait de trouver tout de suite à qui appartenait cette voix. Le Temple d'Ezekiel avait un certain nombre de fidèles qui se connaissaient tous. La communauté était proche, parce qu'elle vivait ensemble chaque événement et était animé de la même volonté de répondre aux paroles du prophète. Gabriel se détendit rapidement. Il était plus que prêt pour en découdre avec un de ces Protecteurs, mais il savait au fond de lui que ce n'allait pas arranger les affaires du prophète. Il valait mieux jouer discrètement pour pouvoir réussir à déloger ces parasites et retrouver la paix et la sérénité qui était celle du Temple. Enfin, ce n'était pas parce qu'il connaissait l'importance de cette option, qu'il arrivait à l'admettre de toutes les fibres de son âme. La personne dont la petite voix avait retentit s'avançant dans la lumière en dépassant les caisses derrière lesquelles elle se trouvait. Cette voix c'est celle de Autumn, la fille de Peter et Aimée Després. Une enfant avec les cheveux blonds comme les blés et un air de petite fille modèle. Gabriel était un peu gêné d'avoir à la main son couteau alors qu'il faisait face à la jeune fille. Il le fait passer de main en main, sans trop savoir où le mettre avant de se décider à le poser derrière lui, car il n'était pas certain que de le tenir soit une bonne idée. Alors qu'il s'apprêtait à effectuer cette action, il entendit à nouveau distinctement la voix de la blonde qui s'excusait. Il se demandait bien pourquoi, elle s'excusait. Ce n'était pas comme si les actions des Cavaliers étaient si secrètes pour les fidèles du Temple. Il semblait bien souvent à Gabriel qu'ils agissaient plus comme s'il n'en savait rien, par foi et confiance envers les décisions de leur prophète.

« Nul besoin de s’excuser. »
Répondit Gabriel d’une voix plus bourru qu’il l’aurait voulu.

Il ne savait pas comment il devait réagir lorsqu'il fait face à des enfants. Les femmes l’indifféraient depuis de nombreuses années, même s'il avait bien tenté d'essayer de comprendre l'attraction qu'elles peuvent exercées, tandis que les hommes se divisaient en trois catégories facilement distinguables pour lui. Il n'y avait bien que les enfants qui le plongeaient dans une certaine perplexité. Ils sont souvent fragiles et il avait l'impression qu'un petit mouvement mal maîtrisé pourrait les abîmer. Le nouveau monde prédit par le prophète n'était pas un lieu facile pour les enfants. C'est probablement pour cela que la naissance d'un enfant n'était pas considéré comme une bonne chose. Pourtant, il y avait ceux qui étaient là avant que les paroles du prophète ne soient données à tous. Il faut bien qu'ils vivent eux aussi dans ce monde. Ils en font autant partie que les autres des fidèles. Il y avait une forme d'innocence et de pureté dans les gestes des enfants qui mettaient bien souvent Gabriel mal à l'aise. Pourtant à entendre le bégaiement de la jeune fille qui affirmait qu'elle pouvait partir, il sentait qu'il n'était pas le seule à être mal à l'aise dans cette situation. Le vétéran de guerre savait qu'il devait essayer de la rassurer. Il sentait que c'était la meilleure chose à faire. Normalement, il n'hésitait pas longtemps à dire ce qu'il pensait. Il n'était pas connu pour mâcher ses mots et préférait la simplicité de la franchise que la complexité des mots réfléchis qui pouvaient parfois n'être que des mensonges. Cependant, il lui semblait que ce n'était pas la bonne situation ici. La jeune fille en face de lui était plutôt embarrassée et le rouge était encore sur ses joues. Gabriel se passa une main dans les cheveux qu'il avait beaucoup plus long qu'à l'époque de l'armée, ce qui continuait souvent de le surprendre et essaye pour une fois de peser ses mots pour répondre à la jeune fille.

« Tu n'es pas forcée de partir. J'avais terminé de toute manière . Comment est-ce que tu t'es retrouvé là ? C'est plutôt cela qui me rend perplexe. »

En effet, même si les agissements des Cavaliers n'étaient pas étrangers aux fidèles, une bonne partie de leurs actions restent quand même secrète. Les fidèles ne sont pas des guerriers. Ce n'est que très récemment que Gabriel et les autres Cavaliers tentent de mieux protéger le Temple. En effet, le fait que les Protecteurs avaient réussi à s'emparer de leur havre de paix et la preuve qu'il était temps de protéger davantage l'endroit pour ne plus se laisser surprendre par d'autres parasites. Normalement, l'endroit ici était peu accessible, c'est pourquoi il était caché. Enfin, les enfants semblaient être assez curieux. Non pas qu'il en savait beaucoup de choses, puisqu'il n'avait pas d'enfant et qu'il n'en aurait jamais dans tous les cas. Il n'était donc pas amené à les fréquenter plus que cela. La dernière fois qu'il avait passé du temps près d'un enfant, c'était lorsque lui même avait l'âge d'être un enfant. Après cela, sa vie avait été ponctué d'adulte et de violence, ce qui n'était pas un combo très appréciable ou apprécié par une grande partie de la population, tout âge confondu. En plus, il avait remarqué que la mère de Autumn n'était jamais bien loin de sa famille, toujours à jeter des regards affolés comme si l'enfant allait disparaître d'un instant à l'autre. Il espérait qu'elle n'allait pas débarquer à la suite de son enfant, parce qu'il n'était pas vraiment prêt à essuyer la moindre remarque au sujet de la présence de sa fille ici, dont il ignorait d'ailleurs, les raisons.

« Cela fait longtemps que tu es ici ? Pourquoi est-ce que tu n’es pas en haut ? » Demanda le vétéran .

Il rangea ses couteaux, tout en attendant la réponse de la jeune fille.
Revenir en haut Aller en bas

Autumn J. Després
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Comme un homme. 1555628555-deuxieme

Occupation : S'occupe du temple et des préparations des messes
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Montréal

Comme un homme. 1555628595-ezgif-3-2316a271d0eb

Messages : 134
Inscription : 16/04/2019
Crédits : doomdays-rpg
Célébrité : Kiernan Shipka

Comme un homme. X0TurS611 / 5011 / 50Comme un homme. BR2xH0t

Comme un homme. DQEbQJ221 / 5021 / 50Comme un homme. GxoDpmC

Comme un homme. Hu1erU72 / 502 / 50Comme un homme. LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Comme un homme. Empty
31.08.19 9:36
Mains crispées sur mon carnet à dessin, je le serre contre ma poitrine. Et je regarde l'homme qui me fait face, je jette un oeil sur le couteau qu'il a déposé derrière lui. Et lorsqu'il me dit que je ne suis pas forcée de partir, j'ai l'impression que l'on m'autorise à regarder. Que l'on m'invite à observer. Même s'il me dit qu'il a terminé, je le prend comme une invitation. Et puis viennent les questions... et ça me met mal à l'aise. Dois-je lui dire que je les observe depuis un moment déjà ? Comment le prendrait-il ? Je peux comprendre sa perplexité face à mon apparition. Il ne devait certainement pas s'y attendre, les cavaliers s'entrainent seuls et nous autres, nous faisons semblant d'ignorer ce qu'il se passe. Parce que les autres, les monstres, ils ne doivent pas savoir qu'on a des combattants. Des guerriers de la foi prêts à nous défendre. Ils doivent continuer de penser que nous sommes de pauvres petites bêtes inoffensives. Mais les activités des cavaliers restent secrètes, malgré tout. Malgré que nous sachions tous qu'ils existent, pour nous protéger. Alors je comprend son étonnement... Je ne devrais pas être là. Pourtant, j'y suis. Et mon coeur bat plus vite, maintenant que c'est à moi de répondre. Je ne pourrais pas me dérober à ses interrogations. J'attend un peu, avant de répondre. Je l'observe ranger ses couteaux, avec envie. Moi aussi je veux savoir me battre... mais personne ne me prendrait au sérieux. Après tout, je ne suis qu'une gamine. Je prend une grande inspiration.

- Y a trop de monde, en haut.

Dois-je lui mentir ? Cet endroit est bien caché, je n'aurais pas dû m'y trouver. Ni même l'avoir trouvé. Est-ce qu'il me croirait, si je mentais ? Gabriel, j'ignore encore beaucoup de choses à son sujet. Il sait qui je suis et je sais qui il est, notre relation s'arrête là. De toute façon, je ne suis qu'une enfant. Alors les adultes m'ignorent, comme tous les enfants. Et cette ignorance m'arrange, la plupart du temps. Je n'aime pas le monde... Mais alors que j'observe le cavalier, une certitude m'apparait. Je ne peux pas lui mentir. Alors, je prend le parti de lui dire la vérité. Ou presque. Dans tous les cas, ne pas lui mentir. Nouvelle inspiration, je serre plus fort encore le carnet entre mes bras.

- J'aime pas le monde, et encore moins tous ces protecteurs. J'vous ai vu descendre ici, y a quelques jours. J'me suis dit que ce serait une bonne cachette, si vous y alliez vous. J'voulais dessiner et être seule...

J'ouvre mon carnet, je lui montre. Les traits de crayons sont encore frais, mais sûrs. Je les ai tracés, vite, sans réfléchir. Je me suis déconnectée de la réalité pour retranscrire l'émotion qui s'était alors affichée sur son visage. Une concentration impressionnante, enivrante. Et, sans réfléchir, encore, je lui montre le dessin. Lui. Son visage, sur mon carnet, tracé au crayon. Je rougis alors qu'il regarde mon oeuvre, je tremble un peu. De peur ? Je n'en sais rien. Je suis juste mal à l'aise, j'aimerais me retourner et m'en aller. Rentrer dans mon trou de lapin. Pourtant, j'aime bien Gabriel. Et il attise une curiosité cruelle en moi. Sa force, son courage. Il est impressionnant... et je me laisse conquérir. Il ressemble à un chevalier.

- J'vous ai entendu, j'me suis cachée. J'ai eu peur... mais c'était toi, et Pestilence. Je vous ai regardé, avec Pestilence. J'étais là avant vous, je pensais pas que vous alliez venir.

Un mensonge. Je savais qu'ils viendraient, je suis venue pour ça. Mais il n'est pas obligé de le savoir... Pour autant, je sais qu'il ne me fera rien. Mais je n'en suis pas certaine... les hommes sont imprévisibles, je l'ai appris à mes dépends... Je préfère mentir à moitié.

- Et puis vous avez commencé à vous entrainer et j'ai pas osé sortir... j'me suis dit que si j'vous dérangeais pas, c'était pas grave. Et puis c'était impressionnant, de vous voir.

Je rougis encore. Referme mon carnet en vitesse, le glisse à nouveau entre mes bras, contre mon coeur. Je ne montre jamais à personne mes dessins, sauf Caïn. Je n'aime pas qu'ils regardent... Mais celui-là, c'est différent. Il est beau. Aucun monstre ne hurle, sur celui-là. Aucun démon ne déchire des entrailles, sur celui-là. Tous les autres sont des reflets de mes cauchemars... Celui-ci, c'est Gabriel. Et l'expression de son visage juste avant de tirer.
Devant lui, je me dandine sur mes deux pieds, passe de l'un à l'autre. Carnet serré. Je ne sais plus quoi dire.

_________________

Autumn, we're all mad here

©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas

Gabriel Spearhead
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Comme un homme. Tumblr_poaz6rGKdi1xwgs0so1_500

Ancien métier : Soldat dans l’armée de l’air / vétéran de guerre
Occupation : Chef de la sécurité
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Yellowknife, Canada

Comme un homme. Giphy

Messages : 31
Inscription : 17/07/2019
Crédits : Gifs et Avatar trouvés sur giphy x tumblr
Célébrité : Jay Ryan

Comme un homme. X0TurS69 / 509 / 50Comme un homme. BR2xH0t

Comme un homme. DQEbQJ223 / 5023 / 50Comme un homme. GxoDpmC

Comme un homme. Hu1erU722 / 5022 / 50Comme un homme. LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Comme un homme. Empty
11.02.20 12:05
Gabriel ne s’attendait pas à voir la jeune fille ici. En fait, il s’attendait rarement à voir quelqu’un ici. c’était un peu le seul endroit à présent où il pouvait être lui-même au Temple. Depuis qu’ils étaient sous la coupe des Protecteurs, il lui semblait que le Temple était devenu une cage aux barreaux ouverts qui ne lui permettait plus d’agir comme il le souhaitait. Il devait endosser un masque qui lui semblait trop petit et qui ne fonctionnait pas toujours ; il savait qu’il n’était pas un excellent menteur. Tout dans sa stature ou son attitude laissait entendre qu’il était prêt à en découdre. Il avait beau agir comme les autres, c’était une très mauvaise imitation. Cet endroit n’était pas encore connu de leur envahisseur. Il fallait en profiter tant qu’on le pouvait. Bientôt, il ne serait tranquille que dans la cache de la montagne. C’était le seul endroit où il pourrait être lui-même. De toute manière son entraînement était terminé. Il rangeait alors ses couteaux. Il leur accordait une attention importante. Alors qu’il faisait cela, il avait interrogé la jeune fille pour comprendre les raisons de sa présence ici. Ses mains sont crispés sur son cahier qu’elle tient contre sa poitrine et il a l’impression que ses questions la gêne ou bien c’est ce qu’il imagine. Dans tout les cas, son attitude ne respirait pas la sérénité ou le calme. Il resta patiemment à attendre qu’elle finisse par lui donner la raison de sa venue. Il avait tout son temps. Après tout, il avait terminé de s’entraîner et il n’était pas plus pressé que cela que de reprendre un rôle qui n’était pas très seyant. La jeune fille finit par prendre la parole pour avouer qu’il y avait trop de monde en haut. Gabriel ne savait pas trop quoi ajouter à cela. Le monde ne le dérangeait pas plus que cela, après cela dépendait du type de personne. Il ne la coupa pas, car il lui semblait qu’elle n’en avait pas fini.

Il n'eut pas tort. Autumn avait encore des choses à dire. La jeune fille ne supportait plus les Protecteurs qui s'étaient, en quelque sorte, installés chez eux. Sur ce point-ci, il était de son avis. Lui non plus n'arrivait pas à les supporter. Il faisait de gros efforts pour ne pas passer ses nerfs sur l'un d'entre eux. Si le prophète ne l'avait pas interdit il aurait déjà commencé à leur régler leur compte. Au lieu de cela, il ne pouvait que venir ici pour pouvoir évacuer sa colère. Il n'était pas le seul, les autres cavaliers venaient aussi assez souvent pour des raisons qui pouvaient être diverses et variées. De toute évidence, la curiosité et le désir de paix de la jeune fille l'avait conduit ici. Il n'était pas bien difficile de suivre un des Cavaliers. Il suffisait de savoir qui ils étaient. Pour les Protecteurs qui ignoraient leur rôle, ils n'étaient que des individus du Temple comme les autres et ce n'était pas la communauté des fidèles qui allaient leur dire la vérité. Pour justifier sa présence Autumn lui expliqua qu'elle était aussi venue pour dessiner et qu'ils avaient été ses sujets d'études. Afin de lui prouver la véracité de ses dires, elle ouvrit son carnet et lui montra les dessins qu'elle avait faits. Gabriel se vit et se reconnut, mais il lui semblait pouvoir enfin s'observer de loin. Pas de doute, elle avait un certain talent. Il ne voyait pas qu'elle tremblait un peu, car il était concentré sur la découverte des dessins. Elle avait capturé de nombreux moments avec presque autant de fidélité que si elle avait eu un appareil photo à la place de son carnet. Gabriel n'avait pas l'âme d'un artiste. Il était plus fort pour détruire que pour créer, mais il savait s'incliner lorsqu'il voyait quelque chose de beau. Quand on est habitué à la laideur du monde, on trouve ce qui est beau encore plus impressionnant que d'autres.

Cependant, il n'eut pas le temps de continuer à regarder que la jeune fille s'empara à nouveau de son carnet et le referme très vite, comme si elle était gênée de le lui avoir montré. Il lui jeta un regard surpris. Elle venait de lui expliquer qu'elle l'avait vu s'entraîner avec Pestilence et qu'elle s'était imaginée que si on ne la découvrait pas alors il n'y aurait aucune conséquence. Elle était plutôt maligne. Il pouvait le lui reconnaître.

« C'était de beaux dessins. Tu n'as pas à rougir de ton talent et tu as tout intérêt à le cultiver. » Fit Gabriel.

Un silence s'installa. Il n'était pas à son aise. Il ne savait jamais vraiment comment réagir avec les enfants ou les jeunes. Le vétéran craignait toujours de faire ou de dire quelque chose de mal. Il avait lui-même vécu des choses difficiles dans sa jeunesse qui l'avait façonné tel qu'il était. Il se rappelait les mots et les coups de ses parents. Il ne pourrait jamais les oublier. A cette époque là, il était incapable de se défendre et il ne mangeait pas à sa faim. Il était faible ! Rien que d'y penser, il se sentait bouillir de rage. Il préférait refermer ce chapitre de sa vie et ne s'y plongeait jamais plus. Il ne fumait plus, ni ne buvait donc cela lui évitait en général d'y repenser. Il n'y avait plus qu'en présence des enfants qu'il pouvait encore se retrouver à penser à eux. Il était effrayé par le fait de faire subir à un enfant ce que lui-même avait vécu. D'habitude, rien ne pouvait détourner Gabriel de ce qu'il avait à accomplir et il n'avait aucun mal à tuer ou pire encore pour survivre, mais il y avait une ligne qu'il ne franchissait jamais : les enfants. Bien entendu, il ne le criait pas sur les toits et parmi le peu de ceux qui le connaissaient, ils étaient peu nombreux à savoir qu'il avait cette exception. Seul le prophète le savait. Il n'y avait rien que ce dernier n'ignorait sur Gabriel. Il lui avait tout révélé. Il était peut-être le seul homme à en savoir autant sur lui. C'est vrai que Gabriel ne savait pas trop comment agir avec les enfants et Autumn ne faisait pas exception. Ils étaient aussi gênés l'un que l'autre. Il trouvait cette situation inconfortable. Soudain, une idée lui vient à l'esprit. Il ressortit ses couteaux et en tira un qu'il fit tournoyer pour que la lame se trouve dans sa main et que la garde soit face à la jeune fille.

« Tu disais que tu avais trouvé le combat avec P. impressionnant. Peut-être que tu devrais tester toi-même ? Je pourrais te montrer, qu'en dis-tu ? ».

Évidemment, il fallait espérer que les parents de la gamine ne viendraient pas subitement ici aussi, car il savait d'avance qu'aucun parent sain d'esprit ne voudrait voir son enfant s'amuser avec des couteaux. Lui, il ne savait pas trop quoi faire ou dire avec ces derniers donc il préféra tourner la conversation vers un sujet qu'il maîtrisait : l'art de se battre et les couteaux.

« Toute femme devrait avoir des notions d'auto-défence et dans le monde actuel, il n'y a rien de mieux qu'un couteau pour se défendre. Prends le en main et sent le poids qu'il a dans ta main. Une bonne garde ne s'obtient que lorsqu'on connaît véritablement le poids de l'arme qu'on possède. »

Il tendit une dernière fois le couteau vers la jeune fille.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

à propos
sac à dos


Comme un homme. Empty
Revenir en haut Aller en bas
 
Comme un homme.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» NuiT. [PV/Adriene] [/!\ semi-hentaï, - 18 ans]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
What Lies Ahead :: Kelowna & Beyond :: South Kelowna :: Ezekiel Temple Farm-
Sauter vers: