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 Rhythm of rain and sun



Dixie Whitemort
The pain doesn't go away

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Rhythm of rain and sun Cyq0

Ancien métier : Simple écolière dont les préoccupations n'étaient guère celles d'aujourd'hui.
Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
Lieu de naissance : Elle est née aux alentours de Montréal et vivait dans une maison éloignée de cette grande ville de quelques heures.

Rhythm of rain and sun Iehm

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Inscription : 22/07/2019
Crédits : Scénario (@Robz) | Avatar (SneakySkunk) | Gifs (Google) | Signature (Astra)
Célébrité : Dakota Fanning

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14.08.19 2:51
« Ce sera amusant. » Trois mots précédemment prononcés par la jeune Whitemort pour former une promesse incertaine. Une affirmation estompée tel un ciel clair-obscur. Du bon et du mauvais en une seule activité. Ce petit jeu fera principalement plaisir à la blonde, mesquine à souhait en cette heure inoccupée et ennuyante. Bienheureux étaient les gamins qui ont accepté de jouer à une partie de cache-cache aux endroits autorisés de l’aéroport. Incontestablement, Dixie s’est autoproclamée exploratrice en chef. Après le décompte annoncé par la blonde, les jeunes se sont expédiés de part et d’autre de la zone établie. Malicieuse et mauvaise, Dixie a choisi de s'octroyer une pause de ces jeunes en retardant le moment de les chercher.

Au final, un rassemblement extérieur attire l'attention de la petite qui vient se poster devant une grande vitre.

Comme le ferait le soleil surplombant une ville de béton en plein été, Dixie observe, spectatrice, les fourmis ci-bas assemblées où trône la reine empoignant son « glaive » en bois. Témoin d’un procès sanglant, Dixie a le sentiment de revivre cet instant décisif où son père a coupé le doigt d’un homme. La justice prend diverses formes, toujours appliquées selon les principes de celui qui exécute la sentence. Lorsque Tobias a dépouillé l’homme de son organe, elle comprenait et acceptait la situation. Dehors, les silhouettes se déplacent pour mieux observer. Dixie n’a pas besoin de bouger ; elle a de loin une vue imprenable sur la scène. À l’extérieur, la gamine lève les bras, plus forte que nature, comme si la batte n’était qu’une fleur subsistant au froid, courageuse. On ne sait pas vraiment si le temps est clément, s’il fait beau ou s’il fait sombre.

La main éclate sous les coups. Le premier assaut n’est pas le dernier, d’autres succèdent, plus maîtrisés et plus consistants. De sa position, les voix sont inaudibles tout comme les râles, les hurlements de détresse et les rires satisfaits. À mesure que la batte réclame son dû, la jeune Whitemort ressent les tambours des enfers percuter ses os. Plus d'une main réclamée, un corps meurtri. Une illusion incompréhensible. Et sa vision s’ajuste ; la scène macabre ne devient plus qu’une ombre retournée au décor. Dixie ne voit désormais que la saleté accrochée aux énormes fenêtres, laquelle obstrue considérablement les rayons du soleil. La gamine ne devrait pas être témoin d’actes aussi barbares, pourtant c’est devenu une habitude. La gamine ne devrait pas se poser de questions au sujet de tels principes, devrait immédiatement comprendre que la violence c’est mal, pourtant ses connaissances sont en expansion. Et juste parce qu'elle sait que son père n'aurait pas été en accord sur le fait de voir cette scène, Dixie est contente d'y avoir assisté.

C'était Autumn...
Qu'une amie n'a point reconnu sur le moment...
Dans une vision qui ne quittera plus la mémoire de Dixie...

« Ce sera amusant », avait-elle dit. Si Dixie ne cherche point les jeunes, elle tente d'apercevoir Tobias ou Alyssa ; tous deux introuvables. C'était leur présence qu'elle désirait. Ses pensées sont troubles, sans être négatives. Leur absence ne peut que la pousser vers le chemin d'une interprétation qui lui est propre. Elle n'aurait rien raconté, de toute façon, soudainement porteuse d'un secret qu'elle veut précieusement garder ; d'autres ont assisté à la scène, mais personne ne sait qu'elle-même a vu, d'où le secret.

Ses jambes continuent d'avancer ; elle ne ressent ni vide ni fatigue. Ce qui la submerge est différent, comme une dose de café apportant palpitations et goût amer. Elle a pour la première fois goûté à cette substance brune une fois arrivée à l'aéroport. Le goût n'était pas terrible d'ailleurs, elle remercie sa mère de l'avoir préservée d'un tel supplice même lorsqu'elle faisait une crise pour avoir une tasse juste à elle. Humeur changeante d'une journée à l'autre, aujourd'hui Dixie se sent roublarde et curieuse. Dans cette vision des choses, elle décide d'observer durant un temps qui lui semble une éternité - des heures presque - quelques protecteurs à leur insu afin de mieux comprendre leur manière de faire... à défaut d'avoir sous la main cette blonde aperçue plus tôt. Chose qui pourtant est désormais inévitable ajourd'hui. Dixie sait que sa place n'est pas ici, mais elle a toujours été fascinée de savoir si elle était du genre à subir ou à exécuter les sentences. Et les petits soldats de Seth sont de parfaits sujets à étudier.
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Autumn J. Després
Sweet Little Demon

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Occupation : S'occupe du temple et des préparations des messes
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Montréal

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19.08.19 8:31
La brûlure sur mes joues s'estompe, il s'éloigne de moi. Et les battements de mon coeur ralentissent doucement, il s'éloigne de moi. Mes mains tremblent du désir seul de le rattraper, de le retenir encore un peu. Pourtant, il s'éloigne de moi. Les minutes semblent ralentir, sa silhouette se figer. Comme une image. Dos à moi, il avance toujours. Le monde ne se fige pas, sauf dans l'esprit d'un fou. Dans le miens. Je ne parviens qu'à fixer les traits de son visage en ma mémoire, rien de plus. Rien de moins. Moi, en revanche, je reste figée. Je le peux. Et plantée là, je ne bouge plus, tournée vers cet aéroport qui m'enlève ce garçon qui compte, ce garçon qui a partagé l'horreur avec moi. Ce garçon qui me ressemble.
Mon coeur bat si fort dans ma poitrine, je sens encore les traces de ces larmes qui ont coulé sur mon visage, je sens encore son étreinte, l'empreinte de ses bras autour de mon corps. Aujourd'hui, je me suis vengée. Pour la première fois, j'étais forte et personne ne m'a dit non. La princesse n'a eu besoin d'un prince ni même d'un chevalier, la princesse s'est transformée en guerrière vengeresse. Et le monstre a payé. Je ressens encore l'adrénaline, mon corps entier tremble de ce que j'ai fait, ce matin. Je me reconnaissais, pour la première fois depuis si longtemps. J'ai aimé ça... Le devrais-je ? Aimer écraser des mains de cette batte ? J'ai aimé écraser les siennes. Ces mains qui m'ont souillée si souvent...

Je l'observe encore, Winter, s'en aller loin de moi, me laisser retourner chez moi. Et il me manque déjà lorsque je lui tourne le dos à mon tour, me dirigeant vers ce camion, prêt à partir. L'après-midi est bien avancé et je dois me hâter de rentrer au Temple, le révérend a besoin de moi pour préparer la messe de ce soir. Je marche en direction de ce camion, tourne mon regard une dernière fois dans mon dos pour le chercher. Il a disparu. Et lorsque je me retourne, je rentre dans un groupe de protecteurs qui passe par là. Le premier homme me jette un regard sévère, la femme à côté de lui me sourit et je crois la reconnaître. Elle était là, tout à l'heure. Elle s'écarte, les trois autres qui les accompagnent sourient à leur tour, amusés. De moi ? Je crois qu'ils m'ont vue, tout à l'heure... Je rougis, balbutie un “pardon“ à leur intention et lorsqu'ils me dépassent, je me retourne à nouveau, comme emportée par un tsunami. L'esprit embrumé, je me rend soudainement compte des répercutions qu'ont alors ce geste qui me paraissait si libérateur. Ils me regardent. Tous. Là, je tourne mon attention, j'en croise un autre. Là où avant je passais inaperçue, je suis remarquée. Comment ne pas reconnaître cette gamine du Temple aux cheveux blonds et au visage si enfantin qui a frappé un homme cloué à terre sous les ordres de leur leader ?
Mon visage brûle à nouveau, rouge. Est-ce de la honte ? De l'embarras ? Je ne reconnais plus les émotions qui envahissent mon coeur. Et en cet instant, alors que je ne désire qu'une chose, me blottir sous terre pour que l'on m'oublie, je vois ce visage. Ces cheveux. Je la vois, marcher très loin, trop loin. Elle ne me voit probablement pas... moi si.

Je me fais bousculer à nouveau, l'on m'offre des insultes salées avant de passer son chemin. Je n'entend rien, l'émotion me prend et mon souffle s'emballe. Etait-ce elle ? Une vision du passé, nouvelle hallucination dans l'esprit d'une folle ? Ou est-elle bien ici... Ce visage. Je pensais à elle, chaque jour. A chaque détour dans la chambre rouge, je m'accrochais à son visage, à celui de mes parents. Mais le sien, surtout, parce qu'elle était mon amie.
Dixie. Jamais je n'ai oublié les traits de ton visage. Dixie. Tu me manques terriblement...
J'essaye de la revoir, dans le bâtiment, au travers des larges vitres. Rien. Des inconnus, qui parfois tournent leur attention vers moi, avant de m'ignorer. Cela n'est rien, qu'une nouvelle farce de ce... lièvre. Il est là, toujours, me regarde et attend dans un coin.

*Petite poupée, tu veux du sucre dans ton thé ? C'est l'heure du thé. Allez, rentrons !*

Il sourit de ses dents de rongeur, je garde mon regard dans le sien. Parfois, je l'ignore. Parce que je sais qu'on s'inquiéterait, je sais être la seule à le voir. Et parfois... j'espère à un démon. J'espère qu'il est réel. Mais rien ne fait. Alors, je me met à croire que cette vision du passé en est une aussi, une illusion de mon esprit dérangé. Je me retourne, ignore cet instinct qui me pousse à courir dans l'autre sens. Je parviens enfin au camion, mes pensées tournent et tournent alors que je met un pied sur la première marche pour y grimper. Et je me stoppe en plein milieu de mon ascension. L'homme qui m'a alors reconnue, sachant que je fais partie du Temple, se racle la gorge.

- Tu vas te bouger le cul et monter, ou je te jette moi-même dedans ?

Je lui lance un regard, soupire. Foutu instinct.

- Non. Je prendrai le prochain.

D'un bond, je me jette à terre et me met à courir vers l'entrée de l'aéroport. Son visage me hantera, si je n'extermine pas mes doutes. Il me hante déjà. Alors, je marche, vite, dans les couloirs. Dans ma poitrine, mon coeur bat la chamade. Quelle journée ! Les émotions sont trop fortes... Que me réserves-tu, toi qui nous observe ? Tout s'enchaine si vite. Laisses-moi reprendre mon souffle !
J'arrête une femme, lui sourit et lui dresse le portrait de Dixie. Elle hausse les épaules, passe son chemin. Et je recommence, aussi souvent qu'il le faut. Peut-être ma description est-elle légèrement faussée ? Cela fait si longtemps que nous nous sommes vues... Je n'abandonne pas. Et je cours, de personne en personne, cherchant l'informateur qui me donnera ce que je cherche.

- S'il vous plait, aidez-moi, je cherche une fille, de mon âge, ma taille, les même cheveux que moi, enfin, plus blonds. Vous ne sauriez pas où je pourrais la trouver ?

Je vous en prie... faites que je ne sois pas folle à lier... faites qu'il ne s'agisse pas encore d'une illusion.

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Autumn, we're all mad here

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Dixie Whitemort
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Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
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25.08.19 20:46
Une voix inquiète, une voix suppliante. Elle réclame tant mais n'obtient pourtant rien. Chaque personne arrêtée n'a aucune information à donner. Ce n'est en la décrivant physiquement qu'elle obtiendra une réponse, Autumn, car Dixie est tellement fugace et rapide qu’elle ne laisse jamais personne entrevoir les détails qui la caractérisent. Elle ne se montre qu’à ceux à qui elle veut tenir tête, qu’à ceux à qui elle veut tenir la main. Seth, celui qu’elle pourrait regarder dans les yeux, celui qui pourrait admirer les tâches de rousseur à peine visibles sur sa peau claire parce qu’elle le défie. Alyssa, celle par qui elle se laisserait dévorer des yeux, parce que ce serait avec affection. Tobias, celui qui pourrait décrire chaque détail jusqu’à sa tâche de naissance derrière l’oreille même sans regarder. Mais les autres, ils n’ont aucune importance pour Dixie. Alors, elle ne cherche pas à se laisser connaître, ne cherche pas à se laisser regarder. Pourtant, tout le monde sait que Tobias a une fille. Mais où est-elle cette putain de gamine? Elle se faufile constamment sans se faire remarquer. Ce n’est pas sans raison qu’elle apprécie autant jouer à cache-cache avec les gamins dans cet aéroport. C’est un brin manipulateur, mais avec leur aide involontaire, ils lui fournissent des cachettes auxquelles jamais elle n’aurait pensées.

Te souviens-tu, Autumn, lorsque nous nous cachions entre les arbres, sur ces terrains où nos maisons étaient bâties? Des arbres colorés, parsemés de rouge, de jaune et de orange. Des arbres en état d'hibernation, prêts à laisser tomber ses feuilles arrivées à terme. Aux yeux de la blonde, les hivers au Canada sont les meilleurs. C'était l'automne et nous nous cachions. Te souviens-tu? Voilà à quoi pense Dixie lorsqu'elle aperçoit enfin la jeune fille au glaive de bois, qui se faufile parmi ces personnes qui ne daignent lui répondre. Tu me cherches? Tu te souviens de moi? Dixie n'est pas certaine de comprendre ; est-ce vraiment Autumn, dans cet aéroport, sa Autumn, cachée depuis une éternité, attendant qu'on la trouve? Cette même Autumn qui brandissait la batte comme on soulève un marteau? Maintenant que je te vois, je me souviens de toi, moi. Elle est muette, Dixie, mais ses pensées implosent à la vue de cette jeune fille qu'elle s'était à de nombreuses reprises imaginée morte, à moitié enterrée dans les bois, souillée. Es-tu souillée? Une jeune fille ne devrait pas envisager le pire, lorsqu'une gamine est impunément enlevée à ses parents. Un kidnapping qui n'a jamais connu de fin heureuse. Pourtant, Dixie, l'esprit tourmenté, a imaginé le pire. Sauf qu'elle ne l'a jamais dit à papa ni à maman, qu'elle avait des pensées lugubres en fermant les yeux les premières nuits de la disparition. Combien de fois a-t-elle pensé qu'on annoncerait sa mort aux nouvelles, une fois l'hiver terminé? Trop de fois. Je t'ai trouvée.

- Autumn, murmure-t-elle, rien de plus, rien de moins : un murmure lointain.

La jeune Whitemort meurt d'envie de toucher cet être vivant, mais elle n'a pas besoin de ça pour constater qu'elle est en vie ; elle parvient nettement à le voir de ses yeux. Dixie fait confiance à ses yeux, à son souvenir. Son petit coeur il émet plusieurs battements heureux ; elle pourrait presque s'empourprer de bonheur tant son visage est pâle, réactif sous le coup de l'émotion de la colère, de la tristesse, de la joie. Trois émotions qui peuvent engendrer des larmes, donc des rougeurs à ses pommettes. Pas de pleurs aujourd'hui. Juste de la chaleur à cette vue, comme si l'hiver était enfin terminé, que le corps d'Autumn n'avait pas été retrouvé dans la boue, inerte.

Tant de questions, désormais. Où étais-tu? Comment as-tu retrouvé le chemin? Qui a fait de toi la justicière aperçue plus tôt? Des questions auxquelles Dixie voudra forcément des réponses, des détails, plus de détails que nécessaire. Lorsque Dixie veut quelque chose, elle s'assure de l'obtenir. Mais les secrets resteront les leurs. Papa sera tellement heureux de savoir que la petite voisine a survécu. Mais maman l'aurait été davantage. Dommage, elle n'est plus de ce monde. Une pointe de tristesse à cette pensée.

Suis-moi, pense silencieusement Dixie lorsque son regard croise enfin celui de son amie. C'est à ton tour de me trouver, car moi je t'ai trouvée. Dixie, elle veut jouer à cache-cache aujourd’hui - mais n'était pas pressée de trouver les gamins. Une curieuse gaieté vient de s'emparer d'elle. C'est la présence d'Autumn qui l'anime soudainement, lui donne envie de retrouver une âme d'enfant. Elle a disparu à nouveau, Dixie. Elle se cache, observe de loin. C'est la première fois qu'elle reconnecte avec un élément du passé. Elle ne sait pas comment se comporter, ne ressent pas le besoin de hurler de joie.

Elle est adossée à un mur lorsque Autumn emprunte ce même chemin, la dépasse de quelques pas. La jeune Whitemort peut dès lors admirer les courts cheveux blonds, la démarche qu'elle connait si bien. La jeune fille bizarre qui vivait de l'autre côté de la rue, c'est bien elle. Mais elle a évolué en quelque chose que Dixie se hâte de découvrir. Parce que l'esprit de Dixie s'abreuve de tout ce qui est différent, unique, même si de prime abord, elle semble dégoûtée ou peu intéressée. Elle le sera toujours, trop curieuse, trop déterminée à tout savoir.

- C'est moi que tu cherches? demande-t-elle d'une voix à peine voilée par une arrogance enfantine ; mais elle sourit, Dixie, encore adossée à ce mur.

_________________
One life is all.
Whitemort family ☽Anyone can be a father, but it takes someone special to be a dad, and that's why I call you dad, because you are so special to me. You taught me the game and you taught me how to play it right.
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Autumn J. Després
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02.09.19 13:06
Cheveux emmêlés, regard fou, coeur bondissant dans ma poitrine. Je cours dans les couloirs, les monstres m'observent, intrigués. Et ils me regardent... Je n'ai jamais aimé que l'on me regarde. Mais aujourd'hui, ils n'observent pas la frêle gamine. Ils regardent celle qui a explosé un homme, devant l'aéroport. La fille à la batte. Celle qui a eu le droit de tenir l'arme de leur idole. J'ai senti leurs regards, dans mon dos. Je les sens encore... Je n'aime pas que l'on me regarde. Alors, j'essaye de les ignorer, tous. Et je continue de courir dans tous les sens, de demander après mon amie. Elle me manque... Si souvent, j'ai redessiné son visage dans mon esprit. Dans mon carnet... Une page, puis deux. Puis dix. J'ai essayé de dessiner les traits rassurants de ma Dixie, et plus le temps s'éternisait, plus je me rendais tristement compte qu'ils m'échappaient. Oh, ma soeur du coeur, ton regard s'efface, tes lèvres, ton front, tes si beaux cheveux. Tout s'efface. Et lors de mon emprisonnement, alors que je me rattachais à ton souvenir, je pleurais de ne plus me souvenir de ton visage rassurant... Tout s'effaçait. Je devenais une poupée de chiffon, un objet. Et je pensais à toi, si souvent. Je ne désirais qu'une chose, retrouver nos jeux. Nos cachettes.
Je me souviens de l'hiver, des bonhommes de neige. T'en souviens-tu, toi aussi ? Je me souviens des jeux dans la cabane, au fond du jardin. Je me souviens des cache-cache, tu étais si douée. Et moi terriblement nulle. Tu me retrouvais toujours plus vite que je ne trouvais de cachette, et moi, je râlais, je boudais. Et tu m'enlaçais entre tes bras, m'attaquais de chatouilles. Je n'ai jamais su retenir mon rire, avec toi. Et parfois, même, parce que l'on se ressemblait tant, on nous prenait pour des soeurs. Des sosies. Et nous, on riait de ça. Te souviens-tu de ce bonheur passé ? Moi, je n'ai rien oublié.

Etais-tu réelle ? Je commence à en douter. Personne ne semble savoir que tu existes, personne ne semble savoir que tu es là. Peut-être ne l'es-tu pas ? Je commence à désespérer, ma Dixie. Je commence à me dire que peut-être... je suis définitivement folle. Et comme pour porter confirmation à mes craintes, je l'entend. A côté de moi. Stoppée net au milieu d'un couloir dans lequel je ne devrais même pas me trouver, je l'entend. Il chante, le lièvre. Il chante une comptine d'enfant, celle que nous chantions à tue tête. Tu te souviens, dans la cabane ? Dans les jardins ? Dans la forêt aussi, parfois, même si nous n'avions pas le droit d'y aller. On était douées, quand on chantait. C'était pas si mal. Et le lièvre... il prend un malin plaisir à la fredonner, écrasant mon coeur de chagrin.

- J'ai dû me tromper...

Cette certitude s'insinue en moi, fait trembler mes mains. Et je sens les larmes monter. Mon esprit détraqué m'a joué un nouveau tour. J'ai cru, un instant, que peut-être un jour, ces folies me quitteraient. Mon optimisme était bien trop grand pour la réalité. On m'a détruite... On m'a souillée... Et mon esprit s'est tordu, mon esprit s'est fissuré. Explosant le réel. Je suis folle. Et je le resterai... J'observe le couloir, j'observe les gens. Je devrais partir, je n'ai rien à faire ici. Et, alors que je m'apprête à rentrer chez moi, l'esprit envahit de mes peurs nocturnes, elle est là. Nos regards se croisent, mon corps se fige. Mon souffle se coupe, net. Le bleu de ses yeux me glace les veines, avant que son sourire ne réchauffe mon âme.
Suis-moi.
Sa silhouette disparait. Et moi, je sens ma poitrine tressauter sous les coups de mon coeur. Et d'une inspiration, le cri du coeur.

- DIXIE, NON ! ATTENDS-MOI !

Mon corps entier s'élance. Et je prie notre dieu de n'être pas détraquée. Pas plus que je ne le suis. Je cours, dans ce couloir, je glisse presque, manque de me retrouver le nez contre le sol. Je cours, le souffle court de l'émotion. Je le sens, mon coeur. Tenter de s'échapper de mon corps. Il bat, vite, fort. Et moi je souris, à m'en décrocher la mâchoire. Parce que ce rêve, je l'ai fait, si souvent. J'ai prié si fort pour la revoir... Faites que ce ne soit pas... Je tourne un couloir. La silhouette a disparu. Mes pas se stoppent, doucement, et j'arrête de courir. Je sens des larmes grimper, plus vite cette fois. J'y ai vraiment cru... j'ai vraiment cru qu'elle était là, qu'elle me souriait. J'y ai cru et maintenant, je regrette. Parce que ça fait mal, de se rendre compte que son amie, celle qui était la joie de son enfance, n'est pas ici. Qu'il ne s'agit que d'une illusion. D'une nouvelle hallucination d'un esprit détruit par l'homme. A petit feu. J'aimerais partir...

Une voix dans mon dos, teintée d'une arrogance enfantine, brise le silence de mon cauchemar. Je n'ose à peine me retourner. J'hésite, quelques instants. La verrais-je ? Ne serait-ce pas l'étape suivant de l'illusion ? Après tout... le lièvre me parle, lui. Pourquoi pas une Dixie tortionnaire. Je me suis toujours demandé pourquoi un lièvre fou... et pas quelqu'un d'autre. Ou quelque chose. Dixie, peut-être...
Doucement, je me retourne, larmes au bord des yeux. Le coeur battant à tout rompre, souffle court. Mes doigts s'entortillent entre eux, je descend les manches de mon pull, par dessus ces mains tremblantes. Que je lie devant mon ventre. Pour les empêcher de n'en faire qu'à leur tête. Et mon regard tombe dans le sien. Elle est là, Dixie, adossée contre un mur. Son sourire aux lèvres, amusée. Et moi, je ne parviens plus à sourire, apeurée. Illusion ou réalité ?

- Dixie. Je...

J'ai toujours été certaine des mots que je prononcerai. Les retourner, jour et nuit, dans mon esprit, j'avais le discours parfait. Malgré mes certitudes de ne jamais la revoir. Et à présent qu'elle est là, j'en perd mes mots. Est-ce bien elle, d'ailleurs ?

- C'est toi ?

Cette question est bête. Pourtant, je n'ai pas pu l'empêcher de s'échapper. Je me sens étrangement mal à l'aise...

- Dis-moi que c'est toi, je t'en supplie...

Je le sens, mon corps paniqué, trembler de tout son long. Et mon visage crispé. Je m'approche doucement d'elle, toujours adossée au mur. Je tend le bras, garde mon autre main agrippée à ma longue jupe. Je veux la toucher, je veux savoir. Je m'approche, elle ne bouge pas. Et je la touche. Son bras, il est réel. Je sens le tissu sous mes doigts, je sens la chaleur de son corps. Elle est là. Je respire à nouveau, baisse ma main. Et ce même sourire qu'elle a, illumine mon visage.

- C'est toi que je cherchais.

J'ai envie de pleurer. Longtemps, de laisser couler. Mais j'essaye de retenir l'émotion. Pourtant, aujourd'hui, cette nouvelle rencontre est de trop pour moi. Ne pleure pas, Autumn. Pas encore. Tu pleures beaucoup trop. A la place, tu ris, Autumn. Si fort. Tu ris nerveusement. Joyeusement.

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03.09.19 1:07
On frôle Dixie du bout des doigts. Une sensation perceptible au travers du tissu de son vêtement. Auparavant, les deux gamines se sont déjà étreintes pour diverses raisons, mais jamais de cette façon, jamais pour - réellement - ressentir les choses. Des doigts à la découverte d’une vérité incertaine. Les sourcils de Dixie trahissent une incompréhension ; qu’on la touche ainsi provoque quelque chose de nouveau. Contre le mur, elle devient tendue ; elle relève les yeux ; elle observe le visage de son amie. Sur ce visage, elle se met en quête de comprendre son état d’esprit : un mélange de peine et de joie. Mais Dixie ne l’empêche pas de tâter, même qu’elle se laisse examiner avec curiosité. Dis-moi que c’est toi. Autumn doute encore ; ça fait sourire Dixie. La main retombe, mais Dixie aurait apprécié davantage, curieusement.

- Qui crois-tu que je sois? Qui voudrais-tu que je sois? demande la jeune Whitemort.

L’entendre prononcer ce « Dixie », d’une voix douteuse, lui laisse croire que l’esprit de son amie est encore sous le choc, encore en quête de véracité. Cette incrédulité persistante anime considérablement la jeune Whitemort qui ne peut s’empêcher de vouloir « pousser le vice », de vouloir offrir à Autumn quelque chose de consistant. En souplesse et en douceur, le dos de la fille quitte progressivement le mur sur lequel elle était adossée. Son regard est à la fois provoquant et courageux. En un pas silencieux, elle entre dans son espace vital, sans la moindre peur, en pleine confiance. Dixie vient à peine poser son front contre le sien, si près et si loin à la fois. À se demander s'ils sont réellement en contact. Elle invite Autumn à toucher davantage en effleurant tendrement sa main. Elle ne vient pourtant pas entrelacer ses doigts aux siens, se contente de poser à plat sa paume face à la sienne, comme on toucherait un miroir glacé. As-tu déjà regardé ton reflet en pensant qu'il pouvait bouger contre ta volonté, Autumn? Le mien restait immobile, mais il m'arrivait de croire que je devenais prisonnière de mon propre reflet. Dixie aime toucher les gens qu'elle aime, mais grifferait sans scrupule tous les intrus qu'elle ne supporte pas.

- Tu peux le redire encore, ce prénom.

Peut-être qu'un dieu existe, finalement, là-haut, quelque part. Quelqu'un a forcément veillé sur Autumn, sinon comment expliquer qu'elle puisse encore être en vie après toutes ces années? Pour Dixie qui n'est pas attirée par la normalité est particulièrement comblée d'assister à un tel miracle. La question ne cesse de l’obséder : « Comment est-ce possible? » Sa mère a sûrement eu raison d'entretenir cette amitié. Une amitié formée par obligation, au départ, mais qui est devenue si naturelle avec le temps. Autumn semblait si fragile autrefois. Un puzzle qu'elle se hâte d'assembler. Elle aime les puzzles, Dixie ; comme celui à peine perceptible derrière son oreille. Une tâche de naissance qui se fond à sa peau. Elle est devenue si courageuse, Autmun. De nombreuses fois, Dixie a admiré Alyssa à son insu, autant sa beauté que sa force de caractère. De nombreuses fois, Dixie a pressé ses doigts à ceux d'Alyssa, autant par affection que sous la peur. Curieusement, elle ne regarde pas Autumn comme elle regarderait Alyssa, ne touche pas Autumn comme elle toucherait Alyssa ; Dixie cherche à comprendre en quoi consiste cette exception. Soeur. Amie. Complice. Quel serait le terme exact aujourd'hui? Mais Dixie, elle a toujours été honnête, parfois trop honnête.

- Je n'ai jamais essayé de prier ; je croyais que tu étais morte.

Grâce à la proximité, la petite tête blonde contemple longuement les traits de sa vis-à-vis. Elle n'a pas honte de constater qu'elle avait oublié les traits de certaines de ses expressions. C'est la vie. Mais elle peut sans difficulté constater les changements : une pâleur qui est différente, des cernes qui n'étaient pas là, des petites cicatrices qui n'existaient pas. Peut-être que les traits de la fille avait disparu de son esprit, croyant qu'elle était décédée. Un mécanisme de défense? Est-ce ainsi que ça fonctionne? Si une personne est morte, doit-on s'accrocher définitivement à son souvenir ou doit-on l'oublier? Si Dixie devait voir sa mère aujourd'hui, prendrait-elle conscience d'avoir également oublié ses mimiques préférées? Aurait-elle oublié le magnifique sourire que Tobias a effacé en l'achevant? Mais elle rompt le contact Dixie, remet les pieds sur Terre.

- Tu as changé.

Elle prononce ce fait sans la moindre hésitation, sans la moindre timidité dans la voix. La tête de Dixie est haute, ses yeux continuent d'observer. La lionne enfouie au fond d'Autumn, aperçue plus tôt, semble plus discrète en sa présence, c'est mignon, se dit Dixie.

- Mais j'aime beaucoup. Un secret contre un secret, tu te souviens? C'est ton tour.

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Autumn J. Després
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03.09.19 3:28
La voix lointaine de mon amie me parvient à peine, les battements de mon coeur résonnant si fort dans ma tête. Qui crois-tu que je sois ? Qui voudrais-tu que je sois ? Je veux que tu sois ma Dixie. Je veux que tu sois cette fille de mon passé, qui me rappelle le bonheur. Un sentiment oublié. Je veux que tu sois réelle... Mon coeur explose lorsque je la vois s'approcher, doucement. Elle quitte son mur, regard planté sur moi. D'un mélange étrange de provocation et de courage. Et moi, je suis incapable de bouger. Parce que ce rêve, je l'ai fait tant de fois et que je crains que celui-ci n'en soit qu'un de plus. Vicieux, tortionnaire. Mais Dixie, elle, elle avance vers moi, silencieuse. Elle pénètre dans ma bulle, celle que personne n'ose franchir, de peur de m'effrayer. Hors mon père, ma mère. Et Winter. Mais depuis mon retour, j'ai peur des gens. J'ai peur que l'on me touche. Alors, je sursaute, je me cache et lorsque quelqu'un m'approche, je gronde. Ils ont compris, au Temple, très vite. Ne pas approcher la petite Després. Je n'aime pas le contact...
Un frisson parcourt mon échine lorsqu'elle dépose son front contre le mien. Je ferme les yeux. Elle est réelle. Je ressens la chaleur de sa peau contre la mienne, ses mèches viennent chatouiller mon nez. Celui-ci, d'une grande inspiration, s'imprègne de son odeur, éveillant des souvenirs en moi. Je sursaute lorsqu'elle effleure ma main, mais rien ne m'effraye. Parce que c'est Dixie. Elle est là. Doucement, au contact de sa main, paume contre paume, je me sens bien. La peur s'éloigne, les doutes se dissipent. Et, tendre, je glisse ma main autour de la sienne. Nos doigts s'entremêlent. Sa voix déchire ce voile étrange, j'ouvre les yeux. Et les plante dans les siens, si bleu. Tu peux le redire encore, ce prénom.

- Dixie...

Echappé de mon corps, ce prénom si précieux résonne entre les murs du couloir et, moi, je continue de la fixer. Nos fronts ne se quittent pas et nous sommes comme dans une bulle, rien qu'à nous. Je resserre ma prise sur ses doigts, comme pour m'assurer qu'elle ne s'échapperait pas. Et Dixie, elle parle à nouveau. Elle a toujours été honnête. C'était un pacte entre nous, toujours la vérité. Croix de bois, croix de fer. Et moi, j'ai toujours tenu cette promesse, bien que je sois moins directe qu'elle. Mais avec Dixie, je lui ai toujours tout dit. Peu importait le secret.

- J'ai cru être morte aussi...

Les mots s'échappent, naturellement, dans un murmure gorgé d'émotion. J'ai cru mourir... Les larmes montent, l'une d'entre elles glisse sur ma joue. Je continue à la regarder, elle me regarde aussi. Et je retrouve les traits de son visage. Je redéfinis les contours qui s'étaient effacés de ma mémoire. Elle a grandi. Son visage, il n'est plus celui d'une petite fille. Nous avons grandi... Le silence s'éternise dans notre contemplation. Nos doigts toujours entremêlés. Et elle brise le silence. Elle me fait sourire. Je ne répond pas, parce qu'elle reprend la parole. Et me rappelle ce dernier jour, ce dernier instant. Avant le cauchemar. La dernière fois que nous nous sommes vues, il y a si longtemps de cela. On s'échangeait des secrets, toujours. Chacune notre tour, un jour après l'autre. C'était elle, la dernière fois. Avant que j'entre dans le silence, que je sois morte pour ceux que j'aime. Dans un fossé, enfouie au fond d'un lac. Le visage blême, le corps inerte. J'ai été morte, durant deux longues années. Morte...
Un secret contre un secret. Doucement, je décolle mon front du sien, garde sa main dans la mienne. Je refuse de rompre le contact. Ce premier qui me rassure plus qu'il ne m'effraye. Je la regarde toujours, dans ses yeux hypnotiques, mais je ne dis rien. Je me contente de lui sourire, de l'observer. Je veux graver à nouveau les traits de son visage en ma mémoire, je veux les redessiner. Faire un nouveau portrait. D'elle, maintenant. Et je brise le silence.

- Je me souviens. C'était mon tour, avant que...

Je n'ai pas envie d'en parler. Je n'ai pas envie qu'elle sache. Ces blessures, ces cauchemars, ils sont à moi et je n'ai plus envie d'y penser. Ils grouillent déjà dans la nuit, y penser me paralysie de peur. Mais je lui ai promis, la vérité, toujours. C'est un pacte, entre nous. Mon regard descend doucement jusqu'à sa main. Je serre un peu plus fort, pour m'assurer une fois de trop qu'elle est là. Et d'un coup, je relève mes yeux sombres vers elle.

- Je veux pas te raconter ici, je veux pas qu'on nous entende. S'il te plait.

Suppliante, je l'observe. C'est ma honte, mon fardeau. Je ne veux pas que les monstres l'entendent... Je ne veux pas qu'on sache. C'est un secret, rien qu'à moi. A nous. A Winter et moi... C'est notre plaie, pas celle des autres, et nous ne voulons que personne ne sache. Je l'ai promis... Trop de promesses. Je ne peux pas toutes les tenir. N'y a-t-il pas un ordre par date ? Celle à Dixie est plus vieille. Et puis, elle mérite de savoir... parce que c'est Dixie. Je n'ai rien dit à maman, ni à papa, mais c'est différent. Ce sont mes parents. S'ils le savent, je n'ose imaginer le mal qu'ils ressentiront. Dixie, c'est mon reflet. Mon amie. Ma Dixie. Et on se l'était promis, pas de secrets entre nous.
Elle m'entraine alors dans des couloirs. Nous grimpons des escaliers, en redescendons. On marche, vite, nos mains toujours accrochées l'une à l'autre. Et moi, je n'observe pas le chemin, mes yeux rivés sur le dos de mon amie. Sur ses cheveux qui se balancent, toujours aussi beaux. Je me souviens, je lui faisais des tresses. J'étais douée. Et soudain, Dixie s'arrête dans un coin. Nous nous glissons dans un renfoncement, une cachette. Nos mains se relâchent, je sens un bond de mon coeur contre ma poitrine. Et nous glissons sur le sol, assises l'une en face de l'autre. Si proches dans cette toute petite cachette, cette bulle qui à présent n'est que notre monde. Le reste ayant disparu, indéfiniment. Je la regarde, mon coeur bat la chamade. Je n'aime pas y penser... Je n'aime pas en parler. Comment devrais-je le lui dire ? Comment pourrais-je mettre des mots là-dessus ? Je me contente de relever mes manches, dévoilant mes bras. Je ne la regarde plus. Quelques instants plus tard, je relève les pans de ma jupe, dévoile mes jambes. Je ne la regarde pas.
Et Dixie, elle peut voir. Ces si nombreuses cicatrices qui parsèment mes membres. Celles, plus fortes, sur mes poignets et mes chevilles. Ces liens douloureux dont ils m'affublaient si souvent... Je détourne le regard, reste comme ça, face à Dixie. Dévoilant ces blessures que je dissimule pourtant avec tant de soin. Elle ne le sait pas, Dixie, mais j'en ai tout autant dans le dos. Des punitions. Je commence à trembler, mal à l'aise. Je n'ose plus bouger.

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Dixie Whitemort
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Ancien métier : Simple écolière dont les préoccupations n'étaient guère celles d'aujourd'hui.
Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
Lieu de naissance : Elle est née aux alentours de Montréal et vivait dans une maison éloignée de cette grande ville de quelques heures.

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07.09.19 13:52
Dixie, elle observe la réaction de son amie lorsqu’elle entre dans son espace vital. Un blocage invisible. Une envie de refuser, sans réagir. Elle remarque ce changement imperceptible dans son attitude, dans sa posture. Pourtant, Autumn se laisse approcher presque docilement. Après cette constatation, la jeune Whitemort pourrait reculer, pourrait lui accorder l’espace nécessaire pour respirer et retrouver ses esprits. Mais ce n'est pas le genre à Dixie. La gamine reste cramponnée à cette bulle, presque contente de faire réagir son amie de la sorte. Ça prouve seulement qu’elle a un lourd bagage à décharger. Et si Dixie doit la brusquer pour obtenir des réponses, alors elle usera de sa force brute et persuasive pour le faire. Ce n’est pas pour mal faire. Du moins, Dixie ne voit pas les choses de cette façon, ne pense pas mal faire. Ses parents ne seraient peut-être pas en accord avec son raisonnement. Elle veut - elle aussi - plongée dans ce passé plein de secrets et de choses à découvrir. Elle veut entendre toutes les histoires de sa Autumn, même les plus morbides, même celles qui laissent des séquelles. Tu es si tendue, Autumn, as-tu mal lorsque je te touche ainsi? Autumn prononce le prénom de Dixie, ça résonne comme une douce caresse. Et la réalité semble de plus en plus concrète à mesure que Dixie oblige Autumn à prendre conscience de ce qui l'entoure.

Une larme qui s’échappe de l’oeil de Autumn. Une voix brisée, incertaine, parvient à se frayer un chemin entre ses lèvres pour prononcer plus que de simples mots : une demande, celle de s’éloigner pour éviter les oreilles indiscrètes. Les traits du visage de Dixie, quant à eux, n’ont pas changé. Aucun tic, aucune grimace. Un simple hochement de tête indiquant qu’elle serait également plus à l’aise ailleurs. Les secrets, ici, restent rarement des secrets. Dixie en sait quelque chose. Pour le peu de fois où elle s’est ouverte à quelqu’un, les informations se sont rendues à Seth. Comment savoir si le colportage a réellement commencé de sa bouche?

- Reste près de moi, ordonne Dixie.

Une cachette est trouvée. Le monde disparaît, permettant à leur cocon de se former à nouveau. Il fait sombre, mais pas assez pour les priver de lumière. Quelques lueurs parviennent à les atteindre. Un espace étroit, mais assez large pour les abriter. Grâce à leur taille, elles ne sont pas coincées comme des sardines. Même que les jambes de Dixie peuvent légèrement s'étendre. Seul un genou et replié tandis que son pied touche l’extrémité de la cachette près de son amie. Dixie essaie de se montrer patiente, mais elle est tout sauf patiente. Elle est complètement attentive à ce qui va suivre, sa curiosité ayant été piquée à vif. Quel secret est capable de mettre Autumn dans un tel état?

Peu à peu, les blessures sont montrées, dévoilées, inqualifiables. Sans détourner le regard, la jeune Whitemort les observe scrupuleusement, laissant ses yeux les trier une à une mentalement. À chaque cicatrice, elle imagine la torture qui l'accompagne, involontairement. Dixie caresse légèrement sa propre gorge, se souvient avoir manqué de souffle sous la poigne d'un homme. Sa main se retire quelques secondes après. Elle n'a aucune marque visible de cet événement, heureusement. Ses yeux, encore, sont rivés. Elle ressent le besoin d'avoir un visuel sous sa rétine pour comprendre l'étendu des dégâts, pour comprendre le degré de douleur subi. Elle n'avait pas complètement tort, autrefois, d'imaginer le pire. Une ancienne question revient en surface. As-tu été souillée? Elle ne pose pas la question, Dixie, car son silence perdure. Elle ne demande pas non plus comment c'est arrivé. Elle observe. Encore et encore. Les bras, les poignets. Les jambes, les chevilles. Dixie, de son vivant, n'a jamais vu un corps aussi meurtri, aussi dénaturé. Même sa propre peau, claire, n'a jamais été aussi malmenée par le soleil lui-même. Alors comment pourrait-elle comprendre une once de ce qu'elle voit à cet instant? A-t-elle seulement la maturité pour comprendre? Une question rhétorique à laquelle Dixie trouve rapidement une réponse : elle n'est plus une gamine. Elle peut parfaitement comprendre - à sa façon. Dixie pourrait presque se mettre en colère contre elle-même de croire qu'elle n'a pas l'étoffe d'assimiler.

- J'ai tué un homme.

Un aveu qui sort du néant. Le secret de Dixie. C'était son tour, non? Autumn a dévoilé ses cicatrices, alors Dixie offre un secret en retour. Autumn pensait-elle qu'on la jugerait pour ces marques, pour les blessures que d'autres lui ont infligé? Ces cicatrices font partie d'un passé douloureux. Il ne tient qu'à elle de les transformer en force de la nature, parce que Dixie ne la prendra jamais en pitié pour ça. Même que ça lui donne du vécu, à la petite Autumn. Si Dixie avait tous ces reliefs sur sa propre peau, elle voudrait inventer un mensonge pour chacun d'eux afin de berner les gens, afin d'entrer dans leur tête pour leur embrouiller le cerveau. C'est comme de jouer à cache-cache, mais dans la tête à quelqu'un. Autumn craignait-elle recevoir des commentaires désagréables en dévoilant un fragment de son histoire?

- C'est pour ça que tu frappais l'homme avec la batte, dehors?

Pas une seule fois, Dixie n'a détourné les yeux. Elle tend une main, doucement, puis dessine l'une des cicatrices à la jambe de Autumn du bout des doigts, à la façon du vent qui souffle sur la peau. Encore une fois, elle ne se prive pas d'entrer dans cet espace vital autrefois malmené. Dixie sait qu'elle n'a pas encore tous les détails, mais ça viendra. Ses mouvements sont loin d'être brusques, loin d'être appuyés. Dixie cherche seulement à comprendre, parce que son intelligence à besoin d'être alimentée autant que sa curiosité. Et puis, une question malsaine germe dans son esprit. Combien d'autres devront encore payer pour que tu sois pleinement satisfaite? Car si elle a besoin d'aide...

- Comment tu t'es sentie, dehors?

Voilà une chose qu'elle rêve de savoir depuis ce matin.

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Autumn J. Després
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04.10.19 13:04
Un frisson parcourt mon échine. Regard fuyant les cicatrices douloureuses du passé, je me retiens de les dissimuler à nouveau sous mes vêtements. J'ai honte... et si peur. Je sens le regard de mon amie parcourir mon corps, l'observer scrupuleusement. Le temps s'allonge, j'ai l'impression que plusieurs heures s'écoulent. Je tremble. Et je rêve de fuir. Je rêve qu'une fissure s'ouvre sous mes pieds, m'engloutisse, que la terre me dévore ! Et me cache. Je me sens mal, ma tête tourne et mes tempes explosent. S'il te plait... Laisse-moi me cacher. Laisse-moi remonter mes manches, redescendre ma jupe. Je sens leurs traces sur moi... je ressens encore les coups qui pleuvent, la brûlure des cordes qui entravent mes membres. Je ressens tout, dans mes rêves. Mes cauchemars se succèdent, les uns après les autres. J'ai laissé une partie de mon âme là-bas... dans cette chambre sombre. Dans ces draps rouges. Quelque chose s'y est brisé... en moi. Et je ressens tout, comme si j'y étais encore. Laisse-moi me rouler en boule, je t'en prie. Libère-moi.
La voix de Dixie m'extirpe de ma torpeur. Ses mots... Je relève mon regard humide, le plante dans celui de mon amie. Un secret contre un secret. Un aveu contre un aveu. C'était son tour. Dixie... a tué un homme. Ma Dixie. La petite fille avec laquelle je jouais dans le jardin, derrière la maison. Elle a tué un homme. A mon tour de l'observer, de la voir enfin. Et dans mon oeil, aucun jugement. Aucun reproche. Je vois juste mon amie et me rend compte de l'évidence. Nous ne sommes plus des petites filles, nous ne jouons plus dans le jardin. Grandes, adultes presque, malgré nos âges. Nous ne sommes plus des enfants.

Sa question manque de m'arracher un cri. Elle m'a vue, alors... Dixie ne détourne pas les yeux. Elle me regarde, attend une réponse. Et je le sais, elle ne me laissera pas filer. Un secret, voilà ce qu'elle veut. Et moi, je ne veux pas partir. Je veux me blottir contre elle, parce qu'à présent, je sais qu'elle est réelle. Je veux sentir à nouveau le parfum agréable de ses cheveux, je m'en souviens. Je m'en suis toujours souvenue. Je veux la garder là, avec moi, mon amie. Ma fausse jumelle pourtant si vraie. Je veux que tout redevienne comme avant... Je sais que c'est impossible. Rien ne reviendra comme avant. J'ai été souillée, elle a tué un homme. J'ai ces cicatrices... qui me rappellent à chaque seconde ce lourd passé, un boulet terriblement lourd à tirer derrière moi.

Je sursaute, lorsqu'elle dépose son doigt sur ma jambe. Je retiens un cri, empêche mon pied de se recroqueviller sous moi. Douce, elle dessine les courbes d'une blessure, je le sens même sans regarder. Je les connais toutes, par coeur. Chaque sillon, chaque brûlure. Toutes. Si douloureuses... Son doigt glisse, chatouille. Je ferme les yeux, prend une profonde inspiration, calme les battements fous de mon coeur menaçant d'explosion ma poitrine. Ce n'est que Dixie. C'est Dixie. Et nous sommes si proches, moi qui priait les dieux que cela se produise. Pourquoi alors je me sens si mal à l'aise ? Pourquoi ai-je envie de courir me réfugier dans un trou ? J'inspire, expire. Longuement. Je tente retrouver mes esprits. Ce n'est rien, Autumn, il ne se passera rien. Tu n'as simplement plus l'habitude que l'on te touche, c'est tout... Et Dixie est si douce. Sa voix résonne à nouveau, discrète, dans cette petite cachette, je rouvre instantanément les yeux, les plante dans les siens.

- Je...

Je l'entend, dehors. Chanter. Le lièvre. La cachette est trop petite pour lui, pourtant, il ne disparait pas pour autant. Le stresse monte dans ma poitrine, ma gorge se serre. Comment me suis-je sentie ? Ai-je seulement le droit de l'avouer... Ce n'était pas bien. Ce n'était pas bien du tout. Et pourtant... ce qu'il a fait est pire encore. Il a mérité son châtiment. Mille fois.

- Je me suis sentie bien.

Le dire à voix haute est étrange, comme une libération. Comme lorsque je frappais, encore et encore. Une sorte de renaissance. Je recommençais à respirer, parce que j'ai pu le faire, cette fois-ci. Me défendre et me venger. Venger tout le monde. J'inspire et doucement, tire sur mes manches jusqu'à presque recouvrir mes mains. Je me sens un peu mieux. Dixie continue de dessiner des traces sur ma jambe... Je ferme les yeux, les rouvre. Et fixe le mur.

- Il m'a fait du mal.

Mon tour. C'est à moi de parler, d'avouer un secret. Et dieu sait que j'en ai des tonnes à confesser à ma précieuse amie. Tellement de secrets, de maux et de mots. Parce que nous avons changé et je sais qu'elle aussi, elle a des choses à me raconter. Je veux te retrouver, ma Dixie. Te connaître à nouveau. Et que tu me connaisse aussi. Enfin... en partie. Je lance un regard vers la sortie de notre trou, entrevoit les grosses pattes velues du lièvre qui danse. Je ne sais pas si tu sauras un jour, ma soeur, pour lui. Pour cette... hallucination. Pas pour l'instant.

- Ce type, il... il était là quand j'ai...

Rien n'a jamais été aussi dur. Rien. Dévoiler son pire cauchemar, sa pire honte. Le passé douloureux d'une enfant kidnappée, le terrible secret d'une âme meurtrie par une vie bien courte et pourtant tellement fournie d'affreuses choses. J'inspire encore, j'ai l'impression de ne faire que cela et de ne jamais expirer. Mon souffle s'emballe, il me faut du courage. Il me faut le lui dire. Il faut...

- Il était là quand on m'a enlevée, il m'a fait ces choses. Et... d'autres.

Ca fait mal. Comme s'arracher le coeur. M'en reste-t-il un ? Je détourne le regard, ma tête se réfugiant aussi loin que possible du regard de mon amie. J'ai envie de pleurer, fort. Je retiens tout, parce que j'en ai marre de sentir les sillons des larmes brûler la peau de mon visage. Je déteste pleurer... ça me rend si faible. Une petite poupée. Les mots du lièvre... Je me sens mal, j'ai mal. Je regarde toujours le sol, la sortie. Devrais-je courir et fuir ? Non. C'est Dixie, ce n'est pas n'importe qui. C'est ma Dixie.

- Tu... tu as tué un homme ?

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Dixie Whitemort
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Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
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05.10.19 10:37
Des circonstances terribles. Un coeur où autrefois trônait la douceur s'est complu à la corruption de l'âme. Aveux craintifs et consternés, le coeur désormais lourd : « Je me suis sentie bien. » Ciboulot d'enfant pantelant, Autumn est la preuve vivante d'un débordement cérébral. Dans ce recoin inavoué et discret où le monde ne peut contempler les nombreux secrets qu'elles s'échangent, une enfant traumatisée assume les horreurs de son passé sous les yeux spectateurs de Dixie. Dixie qui écoute. Dixie qui regarde. Dixie qui touche. Dixie qui assimile. On peut donc aimer faire souffrir autrui lorsque nous sommes blessés? Le corps qu'elle observe est le résultat d'une violence inouïe. Voilà l'idée infondée qu'implante Autumn dans la tête de son éternelle amie. On peut frapper pour se venger. Que dirait Tobias? Du moins... a-t-il seulement quelque chose à dire lorsqu'il s'absente?

- Tu t'es sentie bien, murmure Dixie, uniquement pour répéter, non pour poser la moindre question : pas de jugement.

« Tu as tué un homme? » Était-ce justifiable? Autumn aimerait savoir, à son tour, l'émotion qui traversait son amie au moment d'enlever la vie à un homme. Quelle était cette émotion tant dévastatrice? La corruption est partout, même dans le coeur des enfants encore purs, encore innocents. Des enfants qui pensent avoir la force brute de leur père, l'intelligence inaltérable de leur mère, mais qui doivent se rendre à l'évidence que le monde est terriblement plus grand et néfaste que dans leurs aspirations les plus illusoires. Un moment d'absence. Doute-t-elle, soudainement, d'avouer les circonstances de cette mort? Dixie si forte, Dixie si tenace. Maintenant que sa mère est morte, c'est à son tour de posséder l'intelligence inaltérable. Saura-t-elle avouer à Autumn cette perte si douloureuse pour la famille? Tobias ne s'est toujours pas complètement remis de la mort de maman.

- J'ai posé ma main sur sa bouche pour l'empêcher d'hurler. J'ai bloqué son nez pour l'empêcher de respirer. J'ai appuyé jusqu'à ce qu'il perde connaissance, jusqu'à ce qu'il meurt. Il voulait me tuer. Je ne voulais pas que ça arrive.

Une réponse qui relate les faits, mais quelle était son émotion, finalement? Mais elle n'a pas achevé l'homme d'une poignard dans la tête, ne l'a pas empêché de devenir un virulent. Elle était confrontée à des principes d'adulte, mais aussi à des envies de vengeance. Depuis, elle n'a tué aucun homme, aucune femme. A-t-elle compris, ce jour-là, que le meurtre était mal? Jamais elle n'a cherché à avoir cette discussion avec son père. Dans un monde de survie, doit-on justifier ses actes? De la légitime défense, certes, mais autrefois on l'aurait gravement châtiée pour ça. Personne n'a stoppé Autumn, dans la cour. Le gens de l'aéroport l'ont observée sans broncher, presque heureux de lui laisser l'opportunité de s'exprimer. C'est Seth... le généreux homme qui a prêté sa batte. Dixie sait qu'elle doit détester cet homme, mais c'est pas le sentiment premier qui lui vient à l'esprit aujourd'hui. Son esprit est profondément confus.

- Si tu t'es sentie bien, c'est que tu as fais la bonne chose.

Même si ce n'est pas " la bonne chose " pour l'esprit commun. La petite Autumn est plus forte que ne l'imaginais Dixie, à une époque. Elle est surprise, de la bonne façon. Elle change de position, vient s'asseoir à côté d'elle pour lui apporter le confort d'une présence qui ne cherche pas à lui faire du mal. Elle aura certainement l'occasion de punir les malfaiteurs, encore et encore. Dixie sera là pour l'épauler, cette fois-ci, pour exécuter les sentences appropriées. Du moment que personne ne s'interpose, ne lui dit que c'est mal, elle alimentera cette folle idée. Dixie vient serrer les doigts de son amie.

- Nous ne sommes peut-être pas encore assez fortes pour nous défendre, mais nous pouvons intervenir quand même. Les gens qui t'ont fait souffrir le regretteront.

Elle est confiante, la petite. Elle aime aider ses proches, aime leur donner des objectifs pour se battre. Elle ne restera jamais dans son coin les bras croisés, à attendre que les cieux offrent clémence, car ils ne le feront jamais. Les miracles surviennent aux décennies, et le miracle c'est Autmun. Ça n'arrivera pas deux fois. Elle a déjà attendu trop longtemps. Où sont les autres hommes à punir? Sont-ils toujours en vie? D'autres les succéderont de toute façon.

- Pourquoi est-ce que je ne t'ai pas vu avant? Tu arrives d'un autre groupe? Combien de temps restes-tu ici? demande la blonde, déjà inquiète de voir son amie disparaître.

Elle aimerait lui demander de rester cachée pour ne pas la perdre.

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Autumn J. Després
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09.10.19 11:14
Je t'en supplie, Dixie, changeons de sujet. Ne parlons plus de moi. Ne cherche plus à savoir, les souvenirs me font trop mal. Alors je t'en supplie, parle-moi de toi. De cet homme que tu as tué. Dis-moi que toi aussi, tu ressens ces choses affreuses dans ton coeur après cet acte. Donnes-moi une raison de ne pas me croire un monstre. Donnes-moi une raison d'espérer pouvoir faire disparaître ce lièvre de ma tête. Raconte-moi tes émotions. Raconte-moi comment c'est, de tuer. Et Dixie, elle raconte. La main qu'elle a posée sur sa bouche, pour l'empêcher de hurler. Elle a bloqué son nez pour l'empêcher de respirer. Inconsciemment, je retiens ma respiration et mon attention toute entière se focalise sur son récit bien trop court. Elle a appuyé. Jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Jusqu'à ce qu'il meurt. Et je fronce des sourcils lorsque ses derniers mots me parviennent, il voulait la tuer. Il voulait tuer ma Dixie. L'ombre d'un sourire passe sur mes lèvres closes, peut-être sommes-nous toujours des presque jumelles. Peut-être nous nous ressemblons encore. Et à cette idée, je sens mon coeur se réchauffer. Malgré ce récit. Tu t'es défendue, ma Dixie, tu en avais le droit. Le droit à la vie. Comme j'avais le droit à ma vie... Que ce monstre m'a prise. Jour après jour. Dévorant ce qu'il restait de mon enfance. J'avais le droit de vengeance, non ?

Sa voix parvient à nouveau jusqu'à moi, je relève mon regard encore teinté d'humidité vers elle. Je la fixe, dans ce regard que je pensais perdu à jamais. Un peu plus encore, mon coeur se réchauffe, parce qu'elle ne semble pas juger. Moi non plus. Nous ne sommes que des enfants qui doivent survivre à une chose qu'ils n'ont jamais demandé. Survivre aux erreurs des adultes. Si je me suis sentie bien... c'est que j'ai fait la bonne chose. Crois-tu cela, Dixie ? J'aimerais réussir à penser comme toi. Le bien commence à s'échapper de moi. Là-bas, dans la cour, ce que j'ai fait, c'était mal. Pourtant, la justice ne ressemble-t-elle plus à celle que l'on a connu ? La justice a changé. Etait-ce là le reflet de cette nouvelle ère ? C'est ce que semble penser cet homme. Seth. A lui, personne ne fera jamais rien. Personne n'osera le toucher. Ni même l'approcher. Je veux apprendre sa justice... Mais est-ce toujours bien ? Je ne parviens plus à discerner la limite entre bien et mal. Ca devient difficile, Dixie.
Lorsqu'elle bouge, glisse dans cette si petite cachette pour s'asseoir à côté de moi, je sursaute légèrement. Espère qu'elle ne l'ai pas remarqué. Puis, je me détend à nouveau et recouvre mes jambes, les rabat vers ma poitrine. Je sens ses doigts glisser dans les miens, s'enlacer les uns les autres. Je me laisse faire. Parce que c'est Dixie, je le sais, maintenant. Parce qu'elle est bien là. Alors, je serre aussi ses doigts entre les miens. Et je souris doucement, je goûte à ce bonheur retrouvé de tenir sa main entre la mienne, de sentir sa présence à mes côtés. Une présence réelle, non le fruit de ma dense imagination. Ma tête se baisse légèrement, mes yeux fixent ses doigts. Et mon sourire s'élargit encore. Avec elle, j'ai l'impression de ressentir une force nouvelle parcourir mes veines. Nous défendre. Dixie, crois-tu qu'on pourra se défendre, ensemble ?

- Ils regretteront tous.

Ma voix est si grave, teintée d'une pointe de sentence. Je continue d'observer ses doigts entre les miens, caresse le dos de sa main de mon pouce. Sa peau est si douce. La mienne tellement meurtrie. Je ne veux plus être petite ni faible, je veux me défendre. Le silence se brise lorsque mon amie reprend la conversation, à quelques centimètres de mon oreille. Nous sommes si proches... J'y crois, maintenant. Je laisse quelques minutes s'écouler, m'imprègne de ses questions. Et continue de caresser sa main, pensive.

- Je ne vis pas à l'aéroport, c'est la première fois que je viens ici.

Le repère du monstre. Le repère du mal. C'est ainsi que je le pensais. Pourtant, je le vois autrement, cet homme qui nous a pris en griffes. Seth. Je le vois autrement. Il m'a sauvée, là-dehors. Moins monstrueux. Et Winter, il m'a montré la fourmilière, du haut de sa chambre, il m'a raconté. Je les ai peut-être jugé trop vite. J'en ai toujours peur, c'est sûr. Ils sont menaçant, méchants. Mais Seth, il m'a tendu cette batte, il m'a laissée faire. M'a donné Justice. Je refusais de venir, je ne regrette pas.

- Je suis du Temple. Ils ne nous traitent pas bien, là-bas, ceux d'ici, ils nous prennent pour des esclaves. Et nous vole tout.

Dans mon coeur réchauffé, je ressens un hoquet de colère me submerger l'espace d'un instant. Puis, mon visage se radoucit à nouveau.

- J'étais en train de rentrer chez moi, quand j'ai cru te voir dans la foule. Je devais prendre un camion, je crois qu'il est parti sans moi quand je me suis mise à courir pour te chercher. J'étais sûre que c'était toi...

Je tourne mon visage vers elle, surprise de la voir si proche de moi. Un rien sépare nos fronts. Elle est juste là.

- Dis, tu as fait exprès de te cacher ? Comme quand on était petites ?

Le sourire s'élargit sur mon visage, s'étirant à mes oreilles. Et je ris. D'un rire cristallin, de souris. Je ris. L'adrénaline descend, les peurs s'évaporent. Tout s'échappe dans ce rire.

- Je savais que c'était toi, y avait que toi pour courir dans tous les sens pour te cacher de moi, espérant que je te retrouve. Et... t'es là. Dis...

Je prend le temps de graver son visage en ma mémoire, de plonger mes yeux bleus dans les siens, identiques aux miens.

- Dis, on ne va laisser plus rien nous séparer ? ... Tu m'as tellement manqué... J'ai tellement pensé à toi...

Mon coeur recommence à s'emballer.

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Dixie Whitemort
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Ancien métier : Simple écolière dont les préoccupations n'étaient guère celles d'aujourd'hui.
Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
Lieu de naissance : Elle est née aux alentours de Montréal et vivait dans une maison éloignée de cette grande ville de quelques heures.

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22.10.19 0:17
J'étais sûre que c'était toi... La petite Després avoue être restée uniquement pour son ancienne amie. Enfin quelqu'un qui daigne vouloir être à ses côtés. Dixie est ravie de l'entendre de sa bouche. C'est un aveu qui lui réchauffe assurément le coeur. Maintenant que le transport est parti, pourquoi devrait-elle retourner au Temple, pourquoi ne resterait-elle pas ici? Dixie serait prête à la cacher sous son lit s'il le faut, mais elle est plus intelligente que ça. Seth semblait bien l'apprécier, pourquoi ne pas la garder ici, à la vue de tous? Dixie pense à une multitude de plans sans savoir si Autumn souhaite réellement rester. Dixie est parfois possessive avec les gens. Enfin, Autumn sourit, émet un rire qui inonde les oreilles de bonheur. C'est beaucoup mieux comme ça! On a l'impression de retrouver la gamine d'autrefois, celle qui aimait jouer.

- Je voulais vérifier que c'était bien toi, et tu m'as trouvé. Si quelqu'un ose nous séparer, il sera puni.

La jeune Whitemort s'engage à défendre cette idée. Mais comment faire désormais... Pour Autumn, il y a le Temple, pour Dixie, il y a Highgate. C'est là que son père doit la conduire dans un avenir prochain et incertain. Dixie devra trouver une solution!

Est-ce là qu'oeuvre Tobias dorénavant, dans cet endroit nommé Temple? Dixie semble perplexe. Elle sait que son amie ne ment pas, que les habitants de ce Temple vivent réellement un cauchemar. Comment pourrait-il en être autrement avec ces hommes assoiffés de pouvoir et de contrôle? C'est un fait, pas nécessairement un jugement. Parfois, Dixie aimerait avoir la notoriété de prendre ce qu'elle désire. Mais elle n'est jamais prise au sérieux, même par son père. Avoir Alyssa à ses côtés, durant ces derniers mois, a été médicinal. Non, elle sait avec certitude que son amie ne ment pas. Pourquoi lui mentirait-elle? Si Autumn devait lui souffler des mensonges, Dixie ne voudrait plus lui faire confiance. Alors quelles autres amies pourraient-elles avoir si leur relation se brisait? Elle ne ment pas. Alors ce qui la rend perplexe, ce sont les démarches entreprises auprès du Temple. Jusqu'où iront-ils pour étendre leur suprématie? Est-ce que son père a déjà fait du mal à ces gens? À Autumn? Aussitôt la gamine se redresse dans cet endroit exiguë, les traits doublement sévères, quoique toujours enfantins.

- As-tu déjà vu mon père là-bas? qu'elle demande.

Une enfant normale aimerait que la réponse soit non. Mais Dixie est une enfant un peu plus complexe, dont le raisonnement s'égare parfois en cours de route. Mais dans sa tête d'enfant, tout fait du sens. Si la réponse est positive, ça voudrait dire que son père n'était pas n'importe où, il était au Temple. Ce serait logique, compte tenu de ses absences. Une lueur d'espoir dans un regard déjà clair comme les cieux porteurs de bonnes nouvelles. Si Tobias était au Temple, ça enlève de son esprit de longues nuits d'angoisses dans les bras de Alyssa, ça désamorce d'immondes pensées accusatrices. Qu'importe que son père puisse avoir été là sous les ordres du chef, s'il était là, Dixie parviendrait à combler un vide, ce trou noir formé dans le temps. Mais au fil des secondes, des secondes anormalement douloureuses, sa question lui semble stupide. Toujours redressée, ses épaules s'affaissent néanmoins. Dans un monde idéal, son père aurait été au Temple et n'aurait pas fait de mal à la petite Autumn. L'espoir spontané d'une enfant. Mais l'adolescente qui prend naissance en son sein raisonne avec plus de lucidité. Même qu'avec du recul, on pourrait croire qu'elle s'inquiète, que son père est considéré mort, mais qu'elle espère qu'il soit toujours en vie.

- Trouvée! s'exclame une voix innocente.

Dixie sursaute, mais son irritabilité prend le dessus sur sa peur. Elle roule des yeux, quasi exaspérée, surtout lorsqu'elle s'adresse à l'enfant qui vient de les surprendre. Ce sera amusant, avait-elle dit. Non, ce n'est pas amusant. L'enfant se tient à l'entrée de leur cachette.

- C'était pas à toi de chercher, pourquoi t'es pas caché comme les autres? grogne la blonde, et l'enfant grimace aussitôt avant de déguerpir. Tu aimerais voir un endroit en particulier? demande finalement Dixie à son amie, habituée d'envoyer bouler les gamins envahissants.

La jeune Whitemort a grandi ; elle aime les cachettes pour préserver les secrets, mais elle aime désormais le vaste monde où on peut découvrir des choses et apprendre à devenir quelqu'un. Dixie ne souhaite pas que son amie reste éternellement cachée dans l'ombre, pas avec son talent inné pour la justice. Elle doit se montrer au grand jour pour briller correctement. Elles trouveront bien un nouvel endroit pour renouer, encore et encore, jusqu'à développer quelque chose d'encore plus grand qu'autrefois! Et le temps est compté, si Dixie ne peut retenir son amie éternellement.

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Autumn J. Després
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28.10.19 18:16
Mes joues tirent les coins de mes lèvres, je commence à sentir une légère douleur de sourire. J'avais oublié l'effet que ça fait, de ne pas se forcer. De rire volontiers, de sourire simplement. Et elle me fait sourire, Dixie. Parce qu'elle promet que rien ne nous séparera plus. Que pour toujours, nous nous retrouveront. Et la petite fille dans mon corps se réjouit, elle retrouve des souvenirs et la certitude d'avoir à tout jamais sa meilleure amie là, à porter de main. A porter de bras. Pour la serrer, lorsque la peur l'étreint. Pour l'enlacer, lorsque le monde l'effraye. J'ai retrouvé ma Dixie. Et je ne compte plus la laisser partir.
Dixie soudain se redresse dans notre toute petite cachette, j'ose la regarder encore. Et ses traits étrangement sévères m'inquiètent. Sa voix résonne entre ces murs si resserrés, sa question me déstabilise. Son père ? J'étais si concentrée sur mon amie, sur nos retrouvailles, que j'en ai oublié le plus important. Les parents de Dixie. Comment vont-ils ? Sont-ils toujours en vie ? Ici ? Et que s'est-t-il passé pour eux, pour la famille Whitemort.

- Non, je ne l'ai jamais vu. Enfin, j'essaye de les éviter au mieux, tous ces... gens. Papa me permet de ne pas travailler au champ de temps en temps, il sait que je suis mal à l'aise devant eux...

Eux. Les protectors. Je ne les regarde pas, une vieille habitude qui ne me quitte pas. Je me fond dans le paysage, une simple fille du temple, sans la moindre importance. Mais aujourd'hui... Tout a changé. Ils connaitront mon visage, ils connaitront mon nom, peut-être. Ou m'en donneront un... Ils sauront qui je suis. La fille à la batte. Avant, je me cachais, me dissimulant du mieux que je pouvais de leurs attentions. Je n'aime pas être le centre de l'attention. Alors, je ne les regardais pas, j'ignore donc si monsieur Whitemort était là. Je n'en sais rien. Mais papa, lui, il l'aurait vu, non ? Maman aussi ? Ils n'auraient jamais omis de me le dire, ils savent à quel point Dixie m'est précieuse. Ils se moquaient de nous en s'amusant à nous confondre. Ca nous faisait rire, toutes les deux. Et on entrait dans leur jeu avant de courir nous réfugier dans la cabane au fond du jardin. Oui, maman me l'aurait dit. Ou papa, au moins.

- Je suis désolée, Dixie, je ne sais pas. Je les regarde pas. Papa et maman ne m'ont...

Une voix enfantine m'interrompt, forte. Je sursaute, retiens un cri dans ma gorge. Vite, je rabat ma jupe sur mes jambes, mes manches sur mes bras. Je me recroqueville contre le mur, mon coeur s'emballe. Et sans que je puisse contrôler mon corps, mon visage se détourne de l'envahisseur, tentant de le dissimuler dans l'ombre. En vain. Je parviens à le voir, du coin de mon oeil. Que je ferme. J'inspire, expire. Et calme les battements de mon coeur alors que la douce voix de ma Dixie s'élève à côté de moi, irritée. S'il te plait, pars. S'il te plait, Dixie, fais-le partir. Je sens mon coeur reprendre un galop tortionnaire, j'entend le rire du lièvre me parvenir. Ses griffes crissent contre la pierre des murs. S'il te plait, Dixie, fais-les partir. Et ils partent, j'entend leurs pas. Je me détend, rouvre les yeux. Et me retourne vers ma vieille amie. Je lui lance un sourire, retrouve mon calme.

- Un endroit ? Euh... je n'sais pas, j'connais pas ici.

Je réfléchis, mais pas longtemps. Parce que je sais ce que je veux.

- J'veux juste être avec toi, avant le prochain camion. Je dois pas trop être en retard... enfin, je peux un peu, mais sinon je vais me faire gronder. J'aide le révérend.

Et puis tant pis, s'il m'attend. Je ne suis pas la seule à l'aider. Il peut demander de l'aide à quelqu'un d'autre, beaucoup aiment lui rendre service. Il a bien assez de brebis pour ne pas avoir constamment besoin de moi. De toute façon, des fois je suis trop petite pour tout préparer toute seule. Souvent, papa m'aide. Il pourra le faire... Mais je sais qu'il s'inquiétera de ne pas me voir revenir. Il m'a permis de venir, cette fois. Maman ne voulait pas. Mais papa m'a dit oui, il va s'inquiéter si je ne rentre pas. Maman aussi...
Je me tourne vers Dixie et lui sourit.

- Tu as quelque chose de beau à me montrer ?

Je prend une légère pause, inspire profondément.

- J'veux juste pas passer devant tous ces gens... ils me regardent bizarrement, j'aime pas ça...

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10.11.19 0:20
Aucune information concernant papa. Dommage.

- Tu as retrouvé ta famille, constate Dixie, sans oser poser davantage de questions : ça l'obligerait à dire que maman est morte.

À la mention d'un révérend, Dixie plisse les yeux, mais ne pose aucune question. Pour elle, ce titre n'a aucune valeur. Elle n'imagine pas combien ça peut être important pour sa petite Autumn, alors elle se contente d'hausser les épaules en se disant que ça n'a aucune valeur contrairement à ce qu'elles vivent présentement. Dixie, elle parvient rapidement à changer de sujet, à mettre de côté les blessures physiques pour tendre une main à son amie de toujours.

- Suis-moi alors.

La gamine ne se fera pas supplier davantage. Autumn a demandé, Autumn aura. Dixie ne remet jamais à demain ce qu'elle peut faire aujourd'hui. Elle n'hésite pas à foncer, n'hésite pas à prendre des décisions. Elle aime avoir le contrôle. Et quel bonheur de pouvoir diriger Autumn dans son univers, de lui montrer les plaisirs cachés dans un endroit aussi pourri que celui-ci. Elle lui fera oublier un moment les supplices de la chair, lui montrera où elle évolue tous les jours. Ça pourrait presque lui faire un pincement au coeur, soudainement, de quitter l'aéroport. C'est dans un moment comme celui-ci qu'elle prend conscience qu'il n'y a pas que du mauvais. Elle réfléchit beaucoup trop, Dixie. Parfois, c'est dangereux. Autumn veut voir quelque chose de beau.

- Un jour, nous retournerons jouer dans les bois, ensemble, s'enthousiasme le blonde en aidant son amie à quitter l'abri sécuritaire.

*          *          *

- C'est un vieil escalier roulant, comme il y avait dans les centre commerciaux.

Une fois qu'elles sont devant le monstre de métal, Dixie relâche sa prise sur les doigts de son amie. L'énorme escalier se dresse sous leurs yeux, immense et inerte. Il mène à l'étage supérieur. Combien de fois est-ce que cet engin est tombé en panne, puis réparé? Aujourd'hui, il a définitivement rendu l'âme. Personne ne pourra plus jamais le remettre en fonction. Dixie adorait ce moment où elle voyait défiler les marches, où elle devait s'empresser de grimper dessus pour être transportée vers les cieux.

- Tu veux savoir ce qui est amusant? Glisser. Tu t'amuses, parfois?

Tout en attendant la réponse de son amie, Dixie commence son ascension. Le monstre grince parfois sous ses pieds, mais il reste solide et disposé à supporter des poids aussi légers que les leurs. Avant, les jeunes s'amusaient avec des poupées, avec des voitures. Dixie, c'est à peine si elle a connu l'époque des téléphones cellulaires, même si ses copines en possédaient un. C'était pas trop son genre, les portables. Dixie, elle considérait parfois Autumn de bizarre, mais elle l'était tout autant en préférant les armes à feu, en préférant son amie à son ami. Une fois arrivée au sommet, Dixie tournoie, ses cheveux suivant le mouvement. Elle fait face au vide créé par l'absence d'individus. Ce n'est pas une cachette, c'est même tout le contraire, mais au moins elles sont toutes les deux réunies. Le jeu consiste à ça, désormais. Pas de poupées. Pas de voitures. Seulement un instant comme celui-ci.

- Quand on s'assoit sur la surface lisse, juste ici, on a juste à se laisser glisser jusqu'en bas. Tu veux essayer?

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02.12.19 8:54
Devant l'escalier, j'ouvre de grands yeux ronds. Depuis quand n'en avais-je pas vu ? La vieille ne me sortait jamais... et après, lorsque papa et maman m'ont retrouvé, je n'avais plus le droit d'aller dans des grandes zones trop peuplées. Comme des centres commerciaux ou même des aéroports... Depuis quand n'ai-je pas mis un pied dans un aéroport, d'ailleurs ? Avant mon enlèvement... Quand j'étais encore une petite fille, quand j'étais encore heureuse. Avant toutes les catastrophes. Et les malheurs. Pourtant, là, debout devant cet escalier roulant, je souris, bêtement. Je souris, parce que je me souviens que j'adorais ça, quand j'étais petite. J'aimais monter dessus et me laisser porter jusqu'en haut. Je préférais toujours quand ça montait, j'avais l'impression de grimper une montagne en volant. Aujourd'hui, l'escalier ne fonctionne plus, et nous voilà à ses pieds. Il ne bougera plus jamais. La voix de Dixie me sort de mes pensées, je me tourne vers elle, un sourire barrant mon visage d'une oreille à l'autre. Elle a relâché sa prise sur mes doigts, je me sens nue et pourtant, étrangement apaisée. De sa présence, je le sais. Accrochée à ses lèvres, je l'écoute, affamée de découvrir ses plans, parce qu'elle en a, c'est sûr. Je ris lorsqu'elle me pose deux questions.

- Ca m'arrive, parfois... Glisser ?

Tout m'intrigue dans sa proposition muette, tout me donne envie de la suivre. Et Dixie, je la suivrai jusqu'au bout du monde, qu'importe ce qu'elle a en tête. Parce que c'est Dixie, parce que c'est mon amie, à moi. Dixie monte les escaliers, le monstre de métal grince sous ses pieds. Et moi, je l'observe quelques instants avant de la suivre naturellement, grimpant les marches deux par deux pour la rattraper. Je la vois arriver au sommet, tournoyer, faisant voler ses cheveux autour de son visage que je commence à reconnaître. Je la rejoins vite, me glisse à côté d'elle et fait face à mon tour au vide. Autrefois, la foule grondait au bas de cet escalier roulant, autrefois, les gens se poussaient sur le monstre de métal, criant à qui avait le malheur d'être un peu trop posé, de se pousser pour laisser passer les plus stressés. Aujourd'hui, tout est vide, tout est mort. Et nous sommes seules, toutes les deux, seule la rumeur du monde nous parvient de loin. Quelques voix de ces gens qui habitent l'aéroport. Mais nous sommes seules. Et je me rend soudainement compte à quel point mon amie m'a manqué... Je la regarde et j'ai envie de me glisser dans ses bras, pour sentir son odeur, sa chaleur. Sa présence. Plus tard. Nous avons le temps, non ? Parce qu'enfin, nous savons où est l'autre. Et qu'elle est en vie.

- Oui !!!

Presque un cri du coeur, je rougis lorsqu'elle me regarde. Et je détourne le regard pour le fixer sur l'escalier, sur la rampe. Et je souris.

- Je veux essayer. Comment je fais ?

Je m'approche de cet endroit qu'elle me montre, pose ma main sur la surface lisse. Glisser ? Les jeux d'enfants me paraissent si loin. Avons-nous le temps, maintenant, de s'amuser, alors que le monde s'est effondré ? Nous survivons. Avons-nous le temps de jouer, de glisser bêtement sur la rampe d'un ancien escalier roulant ? J'ai envie d'être bête. J'ai envie de glisser et d'oublier qu'on vit dans un affreux monde où à chaque instant, nous mettons notre vie en danger. N'était-ce pas déjà le cas ? Pour moi, si... Mais là, maintenant, avec Dixie, j'ai envie d'être bête, de retrouver mon âme d'enfant, celle que l'on m'a arrachée si vite, trop tôt. Je veux jouer. Alors, j'essaye de m'assoir sur cette rampe, comme Dixie me l'a montré. J'essaye de tenir en équilibre. Et je lui lance un dernier regard, un dernier sourire. Et je me laisse glisser. Mes cheveux s'envolent, mon coeur bat plus fort dans ma poitrine, l'adrénaline me dévore les entrailles. Et je me met à rire. J'oublie l'homme, Christopher. J'oublie l'impressionnant leader de cet aéroport. J'oublie que j'ai tué un homme, aujourd'hui... Je glisse juste sur cet escalier, retrouve un instant cette joie naïve qui n'appartient qu'aux enfants d'un temps révolu. Et j'éclate, un rire s'échappe de ma gorge, sincère. Véritable. Et le jeu s'arrête, je parviens en bas du toboggan. Je manque de me ramasser sur le sol, me rattrape de justesse, mais ris toujours. D'un bond, je me retourne et lance un regard vers le second étage, croise celui de Dixie, qui brille à l'égal du miens.

- Dixie, c'est beaucoup trop amusant ! Je veux recommencer !

Dans cette descente, je me suis sentie comme libérée d'un quelque chose qui enserre mon coeur. Je ris toujours et ne remarque presque pas le lièvre à mes côtés qui m'a suivi dans ma glissade. Je l'observe, d'un oeil distrait, remonter les marches deux par deux, pour recommencer à glisser. Je ris et il ne m'ennuie pas. Il rit aussi et me sourit. Et moi, je regarde toujours Dixie, alors que mon hallucination saute sur le sol devant moi.

- C'est à toi !!

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Dixie Whitemort
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Ancien métier : Simple écolière dont les préoccupations n'étaient guère celles d'aujourd'hui.
Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
Lieu de naissance : Elle est née aux alentours de Montréal et vivait dans une maison éloignée de cette grande ville de quelques heures.

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23.01.20 10:30
La petite Autumn ne craignait pas de suivre les directives de son ancienne amie, le prouvant en se hissant sur l'énorme escalier de métal et en se laissant glisser dans une chute douce et revigorante, simplement joueuse. La gamine disparue est aujourd’hui joueuse, souriante sous les yeux de Dixie qui peine à croire que plusieurs années se sont écoulées depuis la dernière fois où elles ont joué ensemble. Une fausse normalité. Pendant ce temps, la jeune Whitemort est restée haut-perchée sur le pallier, admirant l'émerveillement briller de mille feux sous ses yeux satisfaits.

- Tu ne devrais jamais te priver de faire ce que tu aimes.

Et tu es tellement belle quand tu le fais, se retient pourtant d'ajouter Dixie. Elle aurait pu laisser les mots résonner dans cet espace vide aux multiples échos, mais elle s'est retenue. La gamine de quinze piges, elle n'aurait pas hésité à vanter la beauté de sa charmante amie, mais la jeune fille qui évolue peu à peu en femme se retient de passer ce commentaire, presque déstabilisée émotionnellement.

- Tu peux recommencer autant de fois que tu le souhaites.

Autumn a toujours possédé une innocence intrigante ; Dixie l'observait souvent à son insu, lorsqu'elles jouaient toutes les deux. Dixie était une enfant bien trop intelligente pour son âge, elle devait constamment analyser ce qui l'entourait, à tel point qu'elle jugeait tout, qu'elle reproduisait des comportements - bons comme malsains -, qu'elle prenait des initiatives souvent stupides et dangereuses. Elle observait énormément la voisine d'en face. Qu'elle le veuille ou non, une partie de l'innocence qu'elle lui connaissait s'est envolée à l'instant où elle a vu les nombreuses marques sur sa peau. Qu'elle prétende ne pas être affectée, qu'elle prétendre ne pas être soucieuse, seraient deux énormes mensonges. Sinon pourquoi vouloir lui redonner le sourire? Et désormais, quand elle observe son amie, elle ne peut s'empêcher d'apercevoir les petits coups d'oeil de travers qu'elle ne cesse de lancer dans le vide comme si elle fixait quelqu'un qui n'est pas là. Une autre que Dixie aurait eu peur, mais Dixie aimerait énormément démanteler ce petit cerveau pour comprendre ce qui s'y cache.

La jeune Després insiste pour que ce soit maintenant le tour de Dixie d’effectuer sa descente. La gamine ne recule pas et grimpe sur la surface de métal ; sans la moindre hésitation, elle se donne un puissant élan pour filer à vive allure dans le gouffre à air ouvert. Elle rejoint le bas plus rapidement que son amie précédemment. Dixie, elle a toujours aimé prendre les devants et « exagérer » les situations pour les rendre plus mémorables. Depuis toujours, elle est très loin de la normalité qu’elle pense posséder ; le confort de son foyer n’existe plus. Curieusement, c’est ce détail qui lui donne le sentiment d’être plus proche d’Autumn qu’auparavant. Avoir une amie pour partager les secrets, avoir une amie pour avouer le pire sans être regardée de travers, avoir une amie qui nous accepte sans nous changer, ça ne fait jamais de mal. Les parents ont une approche souvent trop protectrice envers leurs enfants. Et les adultes, ils ont oublié les nombreux tourments qui fermentent dans la tête des plus jeunes, s’accroissant, déformés par les événements et une imagination débordante.

- Tu crois qu’ils remarqueraient ton absence, si tu ne retournais pas au Temple? demande la plus jeune, un fin sourire moqueur accroché aux lèvres.

Dixie ne reste pas en bas ; elle choisit de revenir en hauteur pour être aux côtés d’Autumn. Cette fois, elle vient simplement s’asseoir sur le petit pallier de l’ascenseur, l’endroit exact avant la grande descente, un moment dans l’espace-temps se situant entre avant et après. Ses jambes épousent la forme de la glissade tandis qu’elle observe l’énorme endroit, autrefois peuplé de vivants, ensuite peuplé de morts, puis aujourd’hui simplement un nid à poussière. C’est pourtant si grand, si illuminé. Sans la saleté accrochée aux fenêtres, elles pourraient certainement mieux voir l’horizon, mais la majorité de la clarté vient du plafond.

- Qu’est-ce qui t’a fait tenir, tout ce temps?

C'est ce qu'elle se demande souvent, en ce moment, quand son propre père s'absente. Comment va-t-elle se débrouiller sans lui, par quoi va-t-elle commencé, est-ce que les autres se jetteront sur elle tels des charognards? Dixie, elle se dit qu'elle peut tout gérer seule, qu'elle n'a pas besoin d'un adulte pour la seconder, mais elle est accrochée à sa famille désespérément, qu'elle le veuille ou non. Elle se bat pour eux, comme si c'était la seule cause viable en ce monde.

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Autumn J. Després
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27.03.20 8:25
Je me lance à la suite du lièvre, remonte à mon tour l'escalier pour me retrouver à côté de Dixie. Nous échangeons un regard et un sourire complice avant qu'elle ne glisse à son tour, bien plus vite que moi à l'aide d'un élan que jamais je n'aurais osé prendre. Elle a toujours été la plus casse-cou de notre duo, moi la plus insouciante. Presque naïve, je m'en rend compte à présent. Et lorsque je la vois glisser si vite jusqu'en bas, je me souviens de nous deux, des regards qu'elle me jetait, de la joie que j'avais à l'observer faire ce que je n'osais faire moi-même. Dixie a toujours été mon ouverture sur le danger, sur les interdits, sur ce monde un peu moins parfait que celui dans lequel m'ont enfermé mes parents. Ce monde de blanc et de pureté parfaite. Un monde idiot. Là, en haut de cet escalier, à observer ce visage du passé, je retrouve une amie. Cette amie fidèle qui a toujours été là, pour garder nos secrets, pour partager le pire sans être jugé. Je lui ai ouvert mon coeur, sans la moindre hésitation, parce que je sais qui elle est pour moi. Et que je sais qu'elle en a conscience elle aussi. Aujourd'hui, l'ami fidèle se fait rare. Et cette fille-là, ce sosie de moi-même, est cette amie-là. Mon amie.
Je souris, amusée de cette nouvelle question. Est-ce que mes parents remarqueraient mon absence si je ne retournais pas au Temple ?

- Ils en feraient une crise cardiaque ! Ils me surveillent jour et nuit depuis qu'ils m'ont retrouvé, je te jure. Ils seraient capables de retourner tout Kelowna pour me retrouver à nouveau, de défoncer tous les zombies et le portail de l'aéroport rien que pour me retrouver. Surtout maman...

Maman a changé, elle n'est plus la même que dans mes souvenirs. Elle est plus dure, plus exigeante, moins capable de confiance. Alors qu'auparavant elle n'inspirait que la douceur et la bienveillance, aujourd'hui, elle est beaucoup plus forte. Moins naïve. Et surtout, maman est devenue une lionne féroce prête à sortir les griffes si l'on s'approche de trop près de sa fille. Certains au Temple l'ont bien vite compris, surtout les premiers jours alors que je restais muette. Je ne pouvais pas faire un pas sans qu'elle soit là, accrochée à moi. Comme si elle avait plus besoin de moi que l'inverse... Maman n'est plus la même. Et moi je n'arrive plus à la comprendre comme je n'arrive pas à lui pardonner. Et pourtant, je l'aime. Et je sais qu'elle m'aime. Si je ne rentrais pas, elle s'armerait jusqu'aux dents pour retourner le pays et me retrouver.

Lorsque Dixie saute à mes côtés, elle me sort instantanément de mes pensées et alors, je lui souris. Jamais mes lèvres n'ont souris autant depuis des mois. Des années ? J'en ai presque mal aux joues, à force, mais je n'y peux rien, ma joie est naturelle et je ne parviens pas à la stopper. Dixie s'assied sur le petit pallier de l'ascenseur, moi je reste debout à côté d'elle, bras ballants contre mes hanches, le regard perdu en bas de cet escalier silencieux. Dixie brise le silence, me surprenant une fois de plus. Elle me pose une nouvelle question sur mon passé, sur la maison rouge, sur mon emprisonnement. Ma main droite vient instinctivement gratter mon avant-bras gauche, distraitement. Qu'est-ce qui m'a fait tenir tout ce temps... Quelque chose empêche mes lèvres de s'ouvrir, ma langue de se délier, quelque chose en moi refuse de parler de ces années de douleur constante, je n'ai pas envie d'y repenser. Parce qu'à chaque fois, c'est comme si l'on me renvoyait là-bas, avec Elle. Avec eux... Mais à Dixie, je peux tout lui dire ? On s'est promis de ne jamais se juger, de toujours être là pour l'autre. Et aujourd'hui, j'ai cette impression que rien n'a changé entre nous. Que nos corps seuls ont changés, nos âmes aussi, mais pas ce lien solide qui nous uni. Je lui fais confiance.

- J'sais pas. Sincèrement, je n'sais pas ce qui m'a fait tenir.

Je regarde au loin, parce qu'incapable de plonger mon regard dans le sien. Et même si elle parfois me jette un coup d'oeil, je ne le lui rend pas. Je suis comme dans une transe me menant dans cette caverne aux souvenirs oubliés.

- Je me souviens, je pensais à maman, à papa, à toi. J'essayais de vous imaginer, de nous imaginer dans ma maison. A un repas de famille. J'essayais d'entendre vos rires... vos voix. Je me raccrochais à la certitude que vous me cherchiez, à la joie que je ressentirai quand je verrais papa ouvrir cette porte derrière laquelle elle me mettait, maman me tendre les bras, toi qui te jetterais sur moi. Mais ça... c'était au début.

Les premiers temps, ceux où j'espérais encore que quelqu'un allait venir me sauver, que le lendemain, tout serait fini. Que ce n'était qu'un cauchemar qui ne durerait pas, parce que c'était impossible que cela m'arrive. Ce genre de scénario ce n'était bon que pour les vieux films nuls de papa.

- Après j'ai compris que l'espoir c'était à chier. Après j'ai ressenti qu'un grand vide, qu'une douleur constante dans ma poitrine. J'ai baissé les bras...

Et c'est là qu'il est apparu, mon compagnon du mal. Le lièvre de mars, ce fou tout droit sorti de ce livre que me lisait maman quand j'étais qu'une toute petite fille. Il s'est glissé derrière mon oreille, a prononcé quelques mots d'abord. Et puis j'ai cru voir ses oreilles derrière un meuble, puis ces yeux jaunes malades qui m'observaient dans la nuit. Et un jour, il s'est mis à rire, à danser. Est sorti de l'ombre. Et j'ai compris que je ne m'en sortirais jamais... Mais tout ça, je ne peux pas le lui dire, parce que je sais que c'est dans ma tête. Et qu'elle me prendrait pour une folle.

- Tu sais, je n'ai pas été forte. J'me suis faite à mon sort... en vérité, j'ai perdu espoir après plusieurs mois. Je...

Regard fuyant, perdu dans les structures métalliques de l'aéroport, je referme mon poing, à en faire blanchir mes phalanges.

- J'sais pas ce qui m'a fait tenir le coup, parce que j'avais abandonné. Je priais juste pour que tout ça se termine, d'une manière ou d'une autre.

Je voulais mourir.

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Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
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30.03.20 22:36
Vraiment, tu pensais à moi? répète la jeune Dixie, plutôt surprise ; il est rare qu’elle soit réellement surprise - ou touchée - par quelque chose.

Même le plus petit des détails peut soulever des montagnes.

Autumn, elle raconte tristement ses vains espoirs de revenir à la maison pour savourer des moments de qualité avec ses proches. Dixie, elle ne sait pas si elle aurait eu les mêmes espoirs, dans un tel contexte. Se bercerait-elle d’illusions également ou tenterait-elle de tourner la page? Serait-elle idiote au point de croire que sa vie pourrait revenir à la normale? Elle se pose la question, car pas une fois quitter sa maison n’a été un regret. Elle ne souhaiterait pas y retourner non plus. Un passé révolu, se dit-elle. Sa famille est ici, désormais. Sauf que Autumn et Dixie ne partagent pas les mêmes pensées, même si elles se disent des secrets tantôt horribles tantôt personnels. Elles n’ont pas la même vision du monde.

Après, j’ai compris que l’espoir c’était à chier.
J’te l'fais pas dire, qu’elle surenchérit au travers de son discours, comme si elle était une adulte qui avait tant vécu.

L’espoir ne ressemble pas forcément à la détermination. Mais est-ce que Dixie aurait baissé les bras? Elle n’a pas vécu le tourment de son amie, n’a pas vécu la douleur des nombreux hématomes. Comment se projeter dans une réalité alternative sans les réelles sensations qui l’accompagnent? Les petits yeux de Dixie vagabondent sur sa Autumn, cherchent des réponses qui s’évaporent au fur et à mesure qu’elle raconte son cauchemar. Elle ne s’en lassera jamais, Dixie. Elle s’abreuvait de ce flot de paroles dans leur cachette et le fera des centaines de fois s’il le fallait.

Tu sais, je ne mentais pas en disant que tous ces gens qui t'ont faite souffrir allaient le regretter. Tu pourras compter sur moi.

Les promesses de Dixie, elles sont féroces, engagées. La blonde, elle tend le bras. Cette fois, ce n'est pas pour toucher délicatement la peau blessée de son amie. Elle vient surtout attraper son poignet pour l'attirer à elle, sans même chercher à détendre ses petits poings blanchis par la force de sa colère. Une colère enfouie qui se déchaînera. Dixie, elle veut voir cette tempête, veut même l'alimenter s'il le faut. C'est terriblement malsain, mais Autumn, elle a dit que ça lui avait fait du bien, de se venger. Si c'est ce qui compte pour son amie, sa compte pour elle également.

C'est une question de temps avant que nous nous retrouvions, d'accord? Nous trouverons un moyen de communiquer. Et s'il le faut, je viendrai te voir. Tu me crois, pas vrai?

Dixie, elle ne laissera pas Autumn s'échapper cette fois. Elles ont grandi, depuis la dernière fois. Cette fois, elles peuvent se protéger mutuellement, peuvent empêcher qu'un nouveau drame ne survienne. Sa main est toujours accrochée à son poignet. La jeune Whitemort, elle se lève pour quitter la plateforme et se retrouver à sa hauteur. Elle regarde son amie droit dans les yeux, presque pour sonder son âme, pour entrer dans les tréfonds de sa conscience pour s'y implanter solidement et à jamais. Dixie aime être sa protectrice, aime la contrôler sans pour autant la piétiner. Elle veut seulement la rende forte, veut seulement avoir un mélange de l'ancienne Autumn et de la nouvelle. Elle veut l'innocence d'autrefois, celle à qui elle pouvait tout demander et elle veut la nouvelle Autumn, celle qui est féroce et bizarre. Dixie, elle est incapable de ne pas insérer ses griffes acérées dans les gens, même si ce n'est pas au sens propre du terme. Elle veut être là.

Nous nous sommes faites des promesses que nous ne devons pas briser, lui chuchote-t-elle. Nous allons te protéger, affirme solennellement la gamine, parlant de Autumn et d'elle-même, fortes, sans réellement prendre en considération les imprévus de ce monde face à cette promesse.

Autumn, elle repartira au Temple pour rejoindre sa famille, mais maintenant que Dixie sait qu'elle est toujours en vie, elle ne la laissera pas lui glisser entre les doigts. Elle voudra chaque détail de chaque semaine où elles ne se sont pas vues. Elle voudra comprendre la terreur ressentie, elle voudra connaître ses pensées les plus sombres lorsqu'elle se pensait seule. Dixie, elle sait que les détails fournis aujourd'hui n'était qu'un avant-goût de la surface. Elle dépose ses mains frêles et délicates sur les joues de son amie, non sans emprisonner quelques mèches blondes au passage.

Tu sais, j'ai changé, moi aussi. Mais c'est pas grave. Tu connais quelqu'un qui pourrait m'aider à garder contact avec toi? J'aimerais le savoir avant que tu partes.

Parce que cette fois, c'est une question de secondes avant que Autumn ne retourne au Temple, auprès de sa famille.

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Autumn J. Després
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01.05.20 15:10
Une profonde inspiration, mon esprit quitte ces souvenirs qui me paralysent. Mes poings se détendent, ma main glisse le long de mon avant-bras et je respire à nouveau normalement lorsque la voix de ma Dixie me rappelle sur la terre. Je tourne mon visage, la regarde et lui souris. Elle est jolie, Dixie, ses cheveux ont toujours été si beau. Et sa voix, étonnement, m'apaise. Alors je l'écoute, elle et elle seule, oubliant la rumeur de toutes ces voix lointaines résonnant dans l'aéroport. Il n'y a que nous, maintenant. Devant cet escalator qui jamais plus ne fonctionnera, qui jamais plus ne transportera de voyageurs stressés. Tu pourras compter sur moi. Lorsque je plonge dans son regard, je sais que c'est vrai. Certains me mentent, lorsqu'ils affirment qui seront là pour moi, je le vois, j'ai appris à décoder ça. Comme quand la morue me disait que personne ne viendrait ce soir... Non, Dixie, elle ne ment pas et je vois sa sincérité dans son si joli regard.

- Moi aussi, je serais toujours là pour toi. Tu pourras compter sur moi.

Une nouvelle promesse, un nouveau pacte, mais cette fois bien plus fort que tous les autres. Un pacte qui ne saura être brisé, jamais. Une promesse qui me fait du bien à ce coeur meurtri qui bat toujours dans ma poitrine, malgré ce qu'on a pu lui faire subir. Dixie tiendra sa promesse, c'est une promesse. Et je tiendrais la mienne.
Et soudain, ma précieuse amie tend son bras, je ne recule pas, je me surprend à ne pas ressentir le besoin de fuir. Elle s'empare de mon poignet, m'attire jusqu'à elle et je me laisse faire. Cette fois-ci, je ne me sens pas poupée de chiffon, non, je me sens protégée. Et précieuse. Alors je me laisse faire bien que mes poings se soient à nouveau serrés, sans même que je ne m'en rende compte. Je suis toujours en colère... Elle me regarde dans les yeux et moi, je tiens le sien, alors qu'elle recommence à parler. Bien sûr que je te crois, ma Dixie...

- Oui. Maintenant j'te lâche plus, même si je dois rentrer quand même...

Entre ses mots, je glisse les miens, d'une voix bien moins forte que la sienne. Sa main est toujours accrochée à mon poignet et cette fois je le sens, elle ne me laissera pas m'enfuir. On ne se quittera plus et le simple fait de le savoir me procure un sentiment bien différent que celui que j'ai ressenti dans la cour, là en bas. Là-bas, je ressentais une satisfaction morbide, ça venait de mes tripes, mon sang bouillonnait et mes tempes martelaient fort. Non, là, c'est différent et pourtant tout aussi puissant. Un sentiment... Qu'est-ce que c'est, déjà, le bonheur ? Peut-être que c'est ça. Peut-être que le bonheur, c'est ce qui se passe là, entre Dixie et moi. Ou alors est-ce autre chose ? Je n'arrive plus à définir mes sensations, tout est beaucoup trop flou depuis trop longtemps. Mais en me tenant ainsi le poignet, elle me garde dans la réalité et je le sais. Elle, elle ne me laissera jamais tomber. Ma Dixie est là pour moi. Et moi, mille fois pour elle, parce qu'elle est elle. Et que j'ai confiance.
Dixie, elle se lève soudain pour quitter la plateforme sur laquelle elle était toujours assise et se retrouve à ma hauteur, je peux bien mieux encore me plonger dans son regard qui m'hypnotise. On se regarde comme ça un petit moment, ma poitrine se soulève régulièrement sous ma respiration et moi, j'essaye de lire dans ses yeux. J'suis pas encore assez forte pour ça... Et Dixie, elle brise le silence une nouvelle fois et on revient dans le vrai monde, le temps tourne à nouveau. Et je souris.

- Nous allons nous protéger.

Dans un murmure, je lui répond et je nous sens tellement fortes, puissantes. Je nous sens invincibles. Et même si je m'en vais, je sais que rien ni personne ne pourra nous faire du mal. On va se défendre... On va survivre, toutes les deux. Et tout doucement, Dixie elle vient déposer ses mains froides sur mes joues, emprisonnant quelques unes de mes mèches, l'une d'entre elles se prend dans mes cils. Je la regarde, je ne peux pas faire autrement.

- Je sais qu't'as changée, je le vois au fond de tes yeux. Toutes les deux... on est différentes. Mais non, c'est pas grave... vu qu'on s'est retrouvées. C'est pas grave, parce que maintenant on sait où est l'autre.

Je prend le temps de la regarder plus encore dans ses grands yeux, bras ballants contre mon corps, poings enfin desserrés.

- Winter, tu peux demander à Winter. Il vient des fois au Temple me voir. Y a que lui à qui j'fais confiance d'autre que toi.

Et d'un coup, je me rend compte du temps qui défile. Depuis combien d'heures suis-je ici ? Je regarde dehors par ces grandes vitres et me rend compte que le soleil décline lentement. D'abord le diable s'est emparé de moi, m'a tendu ma vengeance. Et après, il m'a prise dans sa voiture pour me parler un moment... Ensuite, je me suis réfugiée dans le monde de Winter, pour pleurer et oublier cet acte morbide, pour observer ces mains meurtrières. Et après, j'ai vu la silhouette de Dixie, je lui ai couru après... et je l'ai retrouvée. Et nous avons discuté, longtemps. Combien d'heures ? Je suis arrivée ici, il n'était pas même midi. Je crois... Lançant un regard à ma Dixie, triste, je dépose mes mains sur ses joues à elle lorsque les siennes tiennent toujours les miennes.

- Moi aussi je veux pouvoir garder contact avec toi. Je veux pas te perdre à nouveau... mais je dois y aller, j'suis restée trop longtemps. Maman et papa vont s'inquiéter... et je dois m'occuper de ma tache, le révérend a besoin de moi.

Mes sourcils se froncent, nous restons ainsi quelques instants avant que je ne retire doucement mes mains et que je m'éloigne de son emprise à regret. J'hésite un instant... et me jette à son coup pour l'enlacer. Et dans un murmure mêlé de quelques larmes, je lui donne ces mots qu'à elle.

- J'suis heureuse.

Je m'arrache à regret de son cou, laissant cette étreinte de quelques secondes s'envoler. Et sur mon visage, je sens cet air triste qui s'y peint, que je tente en vain d'effacer.

- J'veux pas, mais... j'dois y aller...

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Dixie Whitemort
The pain doesn't go away

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Ancien métier : Simple écolière dont les préoccupations n'étaient guère celles d'aujourd'hui.
Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
Lieu de naissance : Elle est née aux alentours de Montréal et vivait dans une maison éloignée de cette grande ville de quelques heures.

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04.05.20 10:17
La jeune Whitemort grimace bien malgré elle lorsqu’elle entend le prénom du désigné Winter. Intérieurement, elle se dit : « c’est une blague? » Dixie ose croire que son amie à la personnalité brute ne lui mentirait pas à ce sujet. Si elle dit connaître Winter, c’est qu’elle connait Winter : le garçon antipathique qu’elle n’arrive elle-même pas à encadrer à l’aéroport. Pour sa Autumn, elle fera néanmoins l’effort de lui adresser la parole. Cependant, Dixie ne promet pas d’être sympathique avec ce garçon. Seul le devoir la guidera sur cette voie.

Ne t’en fais pas, je sais qui s’est, assure-t-elle.

Bien sûr qu’elle le connait ; quasi tout le monde le connaît. C’est le petit chien du chef, un vrai lèche-botte. Ah... Autumn! Pourquoi n’as-tu pas choisi un autre garçon à apprécier dans tout cet aéroport? questionne silencieusement Dixie. Désormais, elle ressent Winter comme un fardeau sur ses épaules. Dans un soupir las, mais presque subtil, elle roule des épaules.

Après tout ce que Dixie a entendu concernant sa Autumn et ses blessures, elle est surprise de son initiative de poser ses délicates mains contre ses joues. Dixie a un léger mouvement de recul, à la manière d’une décharge électrique. Un léger sursaut à peine perceptible. Elle s’était surtout habituée à toucher son amie, non l’inverse.

Le révérend a besoin de moi. La phrase de son amie trottine de manière hasardeuse dans son esprit perplexe. Pourquoi ce révérend aurait-il besoin d’elle personnellement? N’est-ce pas là uniquement un argument pour la voir revenir? S’il te plaît, Autumn, ne te laisse pas manipuler à nouveau, marmonne intérieurement la jeune Whitemort. Elle aimerait poser davantage de questions, mais les secondes qui volent en poussière autour de leurs silhouettes deviennent bruyantes et alarmantes : Autumn doit s’en retourner au Temple d’Ezekiel. Ce mot n’a rien d’agréable dans l’esprit de Dixie. Elle a l’impression d’avoir de l’herbe sur la langue, désireuse de la recracher prestement. Elle hausse néanmoins les épaules, peu concernée par le quotidien de cet endroit. Le jour où ça la concernera, peut-être posera-t-elle un tas de questions.

L’étreinte qui suit surprend d’autant plus la jeune Whitemort, qui peine à savoir comment réagir.

Je suis heureuse.

Ce sont les mots prononcés par son amie. Dixie, elle se savait forte, pourtant sa gorge se noue. Elle jouait la tête forte, mais son cœur se sert. Je suis heureuse. Est-ce parce qu’elles se sont retrouvées? Est-ce parce qu’elle a proposé son aide pour la venger? Est-ce parce qu’elle n’a pas jugé ses blessures? Les questions tourbillonnent à la manière des feuilles qui sont transportées par le vent à l’automne. C’est coloré, bruyant et magnifique. Dixie répond volontiers à cette accolade. Quel moment! Elle n’imaginait pas revoir une amie de l’autre monde, ici, à l’aéroport. Et c’est la première fois qu’on lui dit ces mots : « je suis heureuse. » Dixie a-t-elle réellement le pouvoir de rendre les gens heureux? Pourquoi est-ce que son père ne voit-il point cela, lui qui est toujours introuvable? Enfin, Dixie se sent utile à une cause. Elle se sent soudainement en confiance, Dixie, le sourire aux lèvres, caché contre les l'épaule de son amie. Elle ne voudrait pas que cette dernière puisse lire le bonheur d’une telle révélation alors qu’elles se quittent tristement.

Elles se détachent. Dixie baisse la tête, le temps de retrouver un faciès plus adéquat à la situation. Elle doit même se racler la gorge pour être en mesure de ne pas perdre définitivement la voix.

Ne disparaît pas encore des années, menace cette fois Dixie, ne supportant pas l’idée que cette conversation soit la dernière, ne se privant pas de menacer même si Autumn a été torturée pendant ces années.

Elle était douce, depuis le début, mais cette phrase est sans équivoque autoritaire. Dixie espère avoir été assez clair. Maintenant, sa Autumn doit s’en aller. Voilà trop longtemps qu’elle est ici.

Dixie ne veut manquer le départ de son amie pour rien au monde. Elle ressent le besoin d’être là et de voir, à la manière d’un garde qui escorte sa protégée. Dixie est capable de la laisser s’en aller parce que leurs liens ne sont pas encore revenus à la normale. Il faudra un temps d’adaptation pour qu’elle en arrive au stade de n’avoir d’yeux que pour Autmun, car pour le moment, ce n’est pas entièrement le cas. Dixie, elle fonctionne ainsi. Mais vue la manière dont elle offre un traitement de faveur à Autumn de par son attitude, cette relation est sur la bonne voie. Une excellente voie. Dixie, elle escorte son amie jusqu’au point de départ, là où elle la laissera s’envoler.

N’oublie jamais que je suis fière de toi. Mais fais gaffe à pas te faire manipuler. Garde les yeux ouverts avec ces gens. Les gens d’ici.

Dixie sait que Winter prône la vie de l’aéroport, mais Dixie est toujours mitigée quant à sa dévotion. Et considérant la rage aperçue dans les yeux de Autumn au moment de punir son bourreau, il est  clair que l’influence de Seth est un abyme. Venge-toi si c'est nécessaire, mais ne frappe pas pour le plaisir de frapper. Et voilà qui prend fin aux retrouvailles de longue date.


FIN

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Whitemort family ☽Anyone can be a father, but it takes someone special to be a dad, and that's why I call you dad, because you are so special to me. You taught me the game and you taught me how to play it right.
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