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 The body needs its rest



Théophile Foster
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Ancien métier : Ébéniste. Nul ne saurait autant admirer sa concentration et son application que lorsqu’il manipule, taille, sculpte, coupe et assemble le bois. Une matière à la fois naturelle et variée. Construire, réparer, restaurer. Il possède une dextérité manuelle qui pourrait attiser la jalousie de certains.
Occupation : Là où il se trouve, il sait se montrer utile, que ce soit en construisant, en chassant, en tuant, il essaie d'être autonome et prêt à se salir les mains pour la bonne cause : sa cause à lui. Mais principalement, il survie.
Statut civil : Théophile connaît le sentiment d'aimer, d'aimer ses sœurs plus que tout au monde, d'aimer les amis qu'il s'est fait lors de ses nombreuses escapades. Malgré une réclusion de plusieurs années au Temple, il est parvenu à tisser des liens de prime abord lointains, notamment avec Noah. Malgré son étonnante facilité à approcher autrui, à faire preuve d'autodérision et à foncer vers les nouvelles expériences, jamais il ne s’est autorisé à vivre une quelconque liaison romantique. Ce n’est pas faute de vouloir s’amuser et toucher. Deux femmes l’ont marqué pourtant : Harriet par sa frappante personnalité et Teresa par un baiser dérobé.
Lieu de naissance : Né à Jérusalem, à la volonté de ses parents, élevé au Temple d'Ezekiel à Kelowna.

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31.08.19 9:54
Tout s'enchaîne à une vitesse folle. Et la folie mène souvent les survivants sur des chemins abrupts. Des chemins empruntés à la hâte. Les virulents sont trop nombreux pour qu'ils puissent combattre et sauver cet homme. Un abri s'impose, surtout par cette météo précaire. Un regard vers le ciel : Théophile sait que cette pluie déjà présente sera bientôt accompagnée par un orage endiablé. C'est souvent en cette période de l'année que la température augmente, transporte avec elle des nuages lourds de colère. S'ils n'avaient pas un homme à sauver, Théo profiterait de cet instant en jouant du poignet pour faire le ménage, laissant à la pluie le loisir de nettoyer son corps du sang au fur et à mesure qu'il débarrasse ce monde du fléau. Pas le temps de jouer.

Un bref retour rapide en arrière : cette femme, émergée du néant, semblait vouloir sauver un homme blessé par arme blanche. L'entaille était visible à son flanc. Une blessure qu'un médecin aurait pu soigner en moins d'une heure, à une autre époque, à un autre endroit. Théo, il s'est porté volontaire pour donner un coup de main à cette femme sans même chercher à connaître son nom, sans même chercher à savoir comment c'était arrivé. Une fois qu'on lui a donné des instructions, il s'est donné à 100 %. Parmi les virulents qui empêchaient qu'on puisse déplacer l'homme, quatre sont tombés de sa main, le crâne défoncé de son poignard dentelé.

Mais ils sont trop nombreux, attirés par cette pluie peu abondante, mais solide, qui tombe sur les matières creuses autour d'eux. Les voitures abandonnées, par exemple, dont l'écho est bien trop bruyant pour être ignoré.

Pas le choix. Ils doivent bouger. Trouver un abri. Maintenant.

Parfois, les chemins praticables ne sont pas ceux qu'on voudrait emprunter, mais sont les seuls disponibles. Des détritus dans les rues qui obligent à bifurquer, un arbre tombé qui bloque un passage, des virulents qui dévient une marche rapide, des rues défoncées qui empêchent une fuite. C'est donc par obligation qu'ils convergent vers ce quartier résidentiel. Des maisons cordées, parfois jumelées. La pluie est froide, bon sang que ça fait du bien!

Ce garage devrait leur donner un instant de répit. L'homme laisse le blessé aux bons soins de la femme pour se diriger vers cette énorme porte. Les grognements approchent de manière perceptible. Ils ont une marche de manœuvre flexible - à leur avantage - si tout se déroule sans anicroche. Le jeune Foster s'accroupit, agrippe cette porte en faufilant ses doigts en-dessous. Merde, elle n'est plus sur ses rails. Ils ne pourront pas trouver un autre abri. Théo redouble d'ardeur, use de la force de ses avant-bras pour la soulever, use du maintien de ses cuisses pour se redresser. Ses biceps entrent dans la partie à mesure qu'il parvient à créer une ouverture.

Il se glisse à demi dans l'ouverture, utilise son dos comme d'une poutre pour leur permettre de se faufiler à l'intérieur. La lourdeur de la porte l'empêche de bouger. Ses muscles sont tendus. Théo, il grogne sourdement, comme si ça pouvait l'aider à absorber de nouvelles forces. Il n'a pas le choix de maintenir cette position pour que les deux individus qui l'accompagnent soient en mesure de se réfugier. Du coin de l'œil : des jambes qui trainent sur le bitume, des bras qui balancent, des mâchoires qui machouillent l'air. Ils arrivent, les virulents. Cette fois, Théo doit se dégager de là, mais l'espace est restreint, la porte l'écrase. Allez, encore un peu d'énergie! La pression compresse son dos qui écrase sa poitrine qui écrase ses poumons ; il en perd le souffle.

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Thalya Torres
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15.09.19 14:43
The body needs its rest

   Theo et Thalya

   



   Un simple regard en arrière, malgré la pluie qui lui martelait le visage, lui fit comprendre que s'ils désiraient s'en sortir, s'ils voulaient survivre, ils allaient devoir accélérer le pas et trouver rapidement un abri. Mais cette pluie diluvienne qui ne cessait de tomber ne leur facilitait pas la tâche, les cheveux trempés, les vêtements lourds lui collant à la peau et la boue dans laquelle ils s'enlisaient étaient autant de facteurs qui ralentissait leur progression. Comme si les éléments ne jouaient suffisamment pas contre eux, autre chose les ralentissait ou plus exactement quelqu'un. Un homme qui avait été blessé à l'arme blanche sur le flanc et que Thalya avait trouvé sur son chemin. L'homme se trainait comme il pouvait, essayant de fuir la présence de ces virulents qui le pourchassaient inlassablement. Qui était-il ? Elle l'ignorait mais cela n'avait que peu d'importance, sans son aide il mourrait, comme elle, elle serait probablement morte si quelqu'un ne l'avait pas aidé il y a quelques mois de ça...
Dans son malheur ou plus tôt dans cette quête désespérée, elle n'était heureusement pas toute seule. Un homme, qu'elle ne connaissait pas quelques minutes plus tôt, lui avait spontanément apporté son aide. Thalya en avait immédiatement déduit qu'il était avec cet homme et que leur campement avait été décimé par des pilleurs. Les gens changent mais les histoires étaient souvent les mêmes hélas. Qui qu'il fut, l'homme était débrouillard, et à ce qu'elle pu voir, soit un peu tête brulé soit très téméraire mais au moins elle ne pouvait nier qu'il était efficace

Le rideau de pluie qui s'abattait ne leur permettait plus que de deviner la présence de ces silhouettes menaçantes qui s'agitaient dans leur direction, au loin. Sans perdre un instant et d'un simple regard entendu, ils se dirigèrent vers un garage pendant que ces grognements gutturaux qui résonnaient derrière elle, qui paraissaient se rapprocher de manière implacable, lui filèrent la chair de poule. Durant un court instant, alors qu'elle observait cette fichue porte leur résister, Thalya se demanda si elle risquerait sa vie pour cet inconnu qu'elle avait tenté de sauver. Peut-être qu'en l'abandonnant à leur merci, ils auraient une chance de s'enfuir et de survivre,... peut-être oui, mais pourrait-elle à nouveau se regarder en face ? Mais devait-elle pour autant se sacrifier ? Un rapide coup d'oeil inquiet en arrière lui fit réaliser que si son compagnon d'infortune ne parvenait pas à forcer cette putain de porte dans les cinq minutes, elle allait devoir faire un choix

- Allez vite,
marmonna-t-elle à son adresser comme une supplique

Alors qu'elle s'apprêtait à lâcher l'homme pour aider le second à forcer cette saloperie de porte récalcitrante, le grincement si caractéristique de la porte qui fini par céder et se soulever de quelques centimètre, finit par retentir. Jamais elle n'avait autant aimé entendre ce son désagréable et strident qu'en cet instant. Faisant preuve d'une force qu'elle n'aurait pas soupçonné, l'homme parvint au prix d'un terrible effort à soulever davantage encore la porte afin de leur permettre un passage. Sans perdre un instant, Thalya s'engouffra dans le garage avec le blessé, puis sans faire preuve de délicatesse, qu'elle n'avait de toute manière jamais possédé, elle le lâcha pour le laisser prendre appui contre un mur et balaya la pièce du regard à la recherche de quelque chose qui lui permettrait de servir de levier afin de permettre à son partenaire de se dégager de là. Son regard s'arrêta sur un pied-de-biche qu'elle empoigna sans perdre un instant.

- Vas-y, dégage de là, je la tiens !
Lui hurla-t-elle tout en calant la barre entre la porte, le raille et le mur.

Serrant les dents, et redoublant de force, elle tint bon suffisamment longtemps pour permettre à son compagnon de ne plus avoir à user de son corps comme d'un pilier humain et de pouvoir ainsi se dégager de cette position dangereuse dans laquelle il s'était placé. A peine s'était-il retrouvé allongé sur le sol du garage que Thalya lâcha sa prise, laissant la lourde porte métallique s'abattre tel un couperet tranchant sur le sol

- Como esta ?
S'enquit-elle en s'accroupissant à sa hauteur. Merci, lui dit-elle sincèrement reconnaissante, consciente que sans son intervention, ils ne seraient probablement plus de ce monde. Tu crois qu'elle va tenir ? Lui demanda-t-elle en jetant un regard inquiet en direction de l'entrée alors que de l'autre côté l'écho des mains et des corps battant cette dernière résonnait sans interruption derrière eux.

Ils l'avaient échappé belle. Thalya ne pouvait s'empêcher de penser avec effroi à ce qu'elle avait songé faire si la porte ne s'était pas ouverte. Faisait-elle donc elle aussi partie de ces survivants prêt à tout pour survivre ? Thalya était comme tout le monde, elle aimait se croire héroïque et sans reproche, si on lui avait demandé quel choix elle aurait fait dans cette situation, elle aurait répondu sans hésitation qu'elle ne l'aurait jamais abandonné, et pourtant, en situation réelle, cette idée lui avait traversé l'esprit... Chassant ces obscurs pensées, elle se redressa pour rejoindre le blessé auprès duquel elle avait abandonné son sac. Fouillant à l'intérieur de ce qui contenait désormais ses seuls possessions, Thalya en retira sa couverture et sa trousse de secours. Retirant un bandage elle l'appliqua contre la blessure et jeta un oeil sur le visage de cet homme qu'elle avait songé à sacrifier. Il était pâle qui plus est, il portait des vêtements trempés, si sa température corporelle baissait, combiné avec son hémorragie, il n'y survivrait pas

- Il faudrait l'installer sur ces cartons là-bas,
désigna-t-elle d'un mouvement de tête, afin qu'il ne reste pas en contact avec la froideur du sol et du mur

Aidé par son mystérieux compagnon, ils transportèrent le blessé sur les caisses en carton sur lesquelles il s'allongea pendant que Thalya le recouvrait avec sa couverture. L'homme était à bout et plus inquiétant encore, il commençait à devenir fiévreux. Murmurant quelques paroles réconfortantes, elle le laissa se reposer pour rejoindre celui qu'elle pensait être l'ami de l'autre homme

- Merci pour ton aide, heureusement que tu étais là. Il faudrait le changer, ton ami ne peux pas rester avec ces habits trempés, il faut qu'il se réchauffe... qu'est-ce que... qu'est-ce qui vous est arrivé ? Qui vous a fait ça ? L'interrogea-t-elle curieuse de comprendre ce qui leur était arrivé



   
   
   
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18.09.19 11:22
Malgré une volonté d’acier, le jeune Foster ne parvient plus à soutenir la porte du garage de son dos écrasé. L’aide de la fille est la bienvenue lorsqu’elle positionne le pied-de-biche pour servir de levier. Il n’a pas le choix de se laisser glisser au sol pour s’extraire de cette douloureuse position, car c’est impossible de se redresser. Tu crois qu'elle va tenir? On ne peut jamais vraiment le savoir avant qu’il ne soit trop tard. Théophile prend le temps de s’étirer pour soulager son dos. Il prendra le temps de vérifier cette porte une fois l’homme correctement disposé, là, sur ces boîtes légèrement ramollies depuis le temps et à cause de l’humidité infiltrée dans cette pièce. Il ne bronche pas aux demandes de la fille, tout simplement parce qu’il est d’accord avec son raisonnement. Aussi bien s’entraider le temps que ça dure. Une fois qu’ils se sont éloignés, à nouveau elle s’adresse à lui. Il faudrait le changer, ton ami ne peux pas rester avec ces habits trempés, il faut qu'il se réchauffe. Théo tend un regard en direction de l’homme qui tremblote dans sa couverture, à la fois glacé mais en sueur.

- Je ne connais pas cet homme. J’ai simplement croisé votre route. Qui qu’il soit, il ne s’est pas blessé à l'abdomen seul. Restons vigilants si nous ne voulons pas de mauvaises surprises. Si la personne qui a voulu le tuer est encore en vie, elle risque de vouloir terminer le travail.

Et s'il n'avait pas eu l'idée folle des les aider en les croisant, il aurait eu le temps d'attraper son sac avec tous ses effets. Il devra retourner à son campement de fortune pour récupérer ses choses plus tard. Heureusement, sur lui, il a quelques objets, assez pour se débrouiller. Mais Théo ne sait pas ce qui est arrivé à l'homme. Il émet des hypothèses sans envisager le pire immédiatement. Autant profiter de cet abri le temps de l’averse, le temps que les virulents poursuivent leur route. Mais déjà, l’attention de Théo est portée sur la porte. Va-t-elle tenir le coup? De ses jointures, il cogne sur la surface pour en vérifier la rigidité. De l’autre côté, des morts tapent et grognent, réactifs au son produit par Théo. Ils sont entourés, donc aussi bien restés prudents. Théo aime les défis, mais il sait se montrer résolu lorsque la menace aveugle le prive de tous ses moyens. Il y a beaucoup à faire à l’intérieur pour quelques heures, assurément. S’il prend en considération la lourdeur de cette porte, il faudrait une énorme pression pour la faire céder. Plusieurs virulents motivés pourraient facilement les atteindre : aucun doute là-dessus.

La fille a donné une mission à Théo en laissant sous-entendre que le blessé avait des besoins, alors il commencera par cette tâche avant d'examiner en profondeur l'endroit dans l'optique de trouver des choses intéressantes à faire. En toute logique, le garage est rattachée à une demeure. Il doit forcément y avoir une entrée quelque part. Ses yeux lorgnent donc sur les murs.

- Pour des vêtements secs, essayons de voir si on peut atteindre l'intérieur.

Derrière une étagère en biais, il découvre la présence d'une porte. Mais la position du meuble laisse présager bien pire situation. Pourquoi condamner cette entrée de ce côté-ci de la pièce? Une menace se trouve-t-elle dans la maison? Voilà quelque chose qui semble soudainement le stimuler lorsqu'il s'approche de l'étagère pour la remettre à sa place initiale. Ses bras seront vraiment rancuniers ce soir ; il ne cesse de solliciter leur aide. Théo cogne contre la porte, puis y colle son oreille pour entendre à l'intérieur de la maison. Il est attentif au moindre bruit qui pourrait résonner, à la moindre présence qui pourrait se manifester. Après une bonne minute, toujours rien. Sans hésitation, il teste la poignée, mais cette dernière est verrouillée. Super. Ils vont aussi devoir trouver quelque chose pour la briser.

- Advienne que pourra, souffle Théo en attrapant le premier objet lourd qui s'offre à sa main.

En deux coups précis, il parvient à faire sauter la poignée. La porte s'entrouvre dans un grincement sinistre. Il pousse ladite porte de son bras, passe la moitié de son corps pour regarder l'intérieur de la maison. Il peut nettement sentir l'odeur de la poussière empreint de poil d'animaux jamais nettoyés. L'intérieur est sombre, complètement plongé dans le noir. Il semblerait que chaque rideau a été tiré dans l'espoir de camoufler cet endroit des regards indiscrets. Qu'on-t-il à perdre à examiner?

- Qui s'y colle?

La fille a également son mot à dire dans cette histoire. Théo n'est pas seul actuellement. C'est du travail d'équipe.

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Thalya Torres
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04.11.19 13:31
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Theo et Thalya




Thalya leva un regard méfiant sur l'homme qui venait de lui apporter son aide. Il avait été très rapide à prendre conscience que la blessure de cet homme, qui était donc un parfait étranger pour lui, n'était pas naturel. Et savoir son agresseur dehors n'était pas réellement des plus rassurants. Dans un de ces films d'horreur dont elle était tant friande lorsque sa vie n'était pas aussi compliquée, le beau brun qui venait de leur sauver la mise et qui leur offrait une aide inespéré serait à coup sur le psychopathe qui finirait par révéler son véritable visage dans un huis clos des plus sanglants. Fermant les yeux deux secondes tout en secouant la tête le temps de chasser ce scénario digne d'un film d'horreur de série B, Thalya respira profondément pour balayer ces idées noirs... qui n'étaient peut-être pas aussi ridicule que ça en avait l'air. S'il n'était pas question de se laisser polluer l'esprit par son imagination fertile, elle n'allait pas pour autant lui accorder aveuglément toute sa confiance, après tout, aucun d'entre eux ne se connaissaient il y a quelques minutes encore.
De l'autre côté de cette porte en fer qui les protégeait de cette petite horde, Thalya pouvait entendre leurs mains tambouriner inlassablement tandis que leurs râles résonnaient dans le froid petit garage où ils avaient trouvé refuge. Glacée, Thalya croisa les bras sur sa poitrine et fixa cette porte comme si ça pouvait l'empêcher de céder... si elle frissonnait en cet instant ce n'était pas uniquement la faute au froid ou à ses vêtements trempés qui formaient une flaque sur le sol autour d'elle.

La voix de son compagnon d'infortune la tira de ses pensées et la fit réagir. Il avait raison, s'ils voulaient trouver de quoi changer cet homme cela ne risquait pas d'apparaitre ici comme par miracle. Peut-être y trouveraient-ils des choses intéressantes dans cette petite maison. De quoi bien manger, prendre un bon bain chaud, et se reposer un peu... sans parler de leur blessé qui serait bien mieux installé dans un lit qu'allongé sur ces boites de cartons. Approuvant d'un signe de tête, Thalya chercha du regard la porte qui menait du garage vers l'intérieur de la maison, une porte qui aurait du être facilement visible et qui pourtant ne semblait pas exister... S'approchant un peu plus du mur qui lui faisait face elle sortie son briquet pour le scruter lorsqu'elle entendit son compagnon bouger une étagère qui obstruait la porte. C'était pour ça qu'ils avaient eut du mal à la trouver, parce qu'elle avait été dissimulé ! Etrangement, ce simple constat ne la rassurait pas du tout. Pourquoi avait-on obstrué cette porte si ce n'était pour se protéger de ce qui se trouvait à l'intérieur ? Si son regard glissa en direction de la porte du garage qui donnait sur l'extérieur, derrière laquelle résonnait d'horrible râle, elle se sentait de moins en moins rassurée à l'idée d'ouvrir cette fichue porte des enfers.

- T'entends quelque chose ?
Demanda-t-elle finalement en se rapprochant de lui alors que son oreille était collé à cette fichue porte depuis, ce qui paraissait à l'impatiente qu'elle était, une éternité

De toute évidence tout paraissait très calme à l'intérieur, aucun bruit suspect ne paraissait troubler la quiétude des lieux, pourtant son instinct lui hurlait de laisser cette fichue porte fermée et lorsqu'elle réalisa que la serrure avait été verrouillé, cela sonna en elle comme une sonnette d'alarme. Entre choisir de laisser cette foutue porte fermée et ignorer ce qui s'y trouvait derrière ou l'ouvrir et le regretter ou non, Thalya n'était plus très sur de son choix. Le temps de son hésitation fut suffisant pour que son compagnon fasse sauter ce fichu verrou. Les mains refermées sur la cross de son revolver, Thalya s'approcha derrière l'inconnu et tenta de voir ce qui se trouvait derrière de l'autre côté. Tout paraissait étrangement calme et désert mais est-ce que ça l'était réellement ?

- Moi de toute évidence,
répondit-elle en se tournant dans sa direction, sans quoi, il n'aura pas posé la question. Au fait, moi c'est Thalya

A présent que la boite de Pandore était ouverte, il était trop tard pour reculer et rester à attendre ici, bien sagement n'était pas réellement dans sa nature. Thalya s'engagea la première dans le petit couloir qui donnait sur la cuisine et la salle à manger. De l'autre côté du vestibule, se trouvait l'escalier qui menait à l'étage. Avec prudence, le coeur battant, elle avança parmi les détritus qui jonchaient le sol. De toute évidence quelqu'un avait vécu ici, c'est en tout cas l'impression que ça donnait. Une odeur poisseuse de pourriture et de renfermé avait envahi la maison, et dès qu'elle en prit conscience, son alarme intérieur se déclencha. Bien qu'ils étaient en pleine journée, les gros nuages noirs chargés de pluie plongeaient la demeure dans une semi-obscurité, donnant aux ombres des allures sournoises et inquiétantes. A l'extérieur, une pluie diluvienne tombait sans interruption empêchant toute visibilité à moins de 2 mètres, ses vêtements trempés lui collaient désagréablement comme une seconde peau, et de ses longues mèches plaqués contre son visage l'eau de pluie s'écoulait dans un insupportable goutte à goutte. Pourtant, si elle frissonnait en cet instant, ce n'était pas uniquement de froid. Un éclair déchira alors le ciel et la fit sursauter, au même instant, la silhouette repoussante d'un virulent surgit devant elle, la faisant crier autant de peur que de surprise. Instinctivement, elle leva son arme sur la funeste créature et tira, sans rater sa cible tout en se reculant jusqu'à heurter le corps de Theo qui se trouvait derrière elle. Attirés par la détonation de son coup de feu, par le bruit qu'ils avaient fait et probablement par leur odeur ou tout simplement leur présence, trois autres silhouettes se détachèrent de l'obscurité prenant soudainement vie. Ils arrivèrent sur eux en clopinant tout en faisant claquer leurs mâchoires tels des piranhas frétillant de bonheur devant le festin qui les attendait. Si Thalya se sentait confiante à l'idée d'affronter ces trois monstres, son visage se décomposa en réalisant qu'un flot de mort-vivants provenant de chacune des pièces qui les entouraient étaient entrain de les encercler.

- Mierda !!!
Cracha-t-elle tout en regardant autour d'elle avec frénésie dans l'espoir de trouver quelque chose qui pourrait lui servirait d'arme. J'aurais pas assez de balle !

Thalya tira un second coup de feu en direction de cette femme au visage desséché dont le bras momifié avait tenté de se refermer sur elle dans une étreinte mortelle. En quelque secondes, ils furent trop nombreux pour que Thalya puisse les détailler, l'odeur était si suffocante que la brune se sentit au bord de la nausée. Consciente que si elle veut rester en vie, elle et son compagnon, Thalya ne se laissa pas aller et se reprit presque immédiatement

- J'en compte 9, non 8 !


Les monstres étaient aux coudes à coudes, à peu de chose prêt la brune avait l'impression de se trouver dans le métro à l'heure de pointe.

- Putain réfléchis Thalya, Réfléchis au lieu de penser à des conneries !!
S'engueula-t-elle tout en repoussant avec son pied, une virulente à laquelle il manquait un bras et qui, en perdant l'équilibre entraina dans sa chute deux autres bouffeurs. Par là !! Hurla-t-elle en s'emparant de la main de Theo pour l'entrainer avec elle dans le passage qui venait de s'ouvrir devant eux



PS : 10 virulents (merci les dès XD)



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11.11.19 14:38
La jeune femme est la première à s'engouffrer dans la sombre demeure. Théophile est satisfait de son choix, car il aime collaborer avec ses pairs. Évidemment, il lui emboîte le pas, dépourvu de toutes hésitations ; le cœur excité. L'inconnu est exaltant. Ce n'est qu'une demeure abandonnée, mais elle peut receler de nombreuses trouvailles. Dans le pire des cas, ce seront des morts qu'ils trouveront au détour de quelques couloirs. De manière effective, c'est exactement ce qui se produit. La fille sursaute, percute son torse. Facilement, il l'empêche de tomber en la réceptionnant, fermant ses mains sur ses biceps. Un premier coup de feu résonne. Un premier mort tombe. Un excellent réflexe! « Je n'aurai pas assez de balles », mentionne-t-elle. Les balles ne sont pas leur unique point faible. Théo sert la mâchoire. « Les gaspilles pas alors. » Il s'écarte d'elle aussitôt afin d'avoir davantage d'espace pour bouger. Elle en compte huit? À son tour, il essaie de les comptabiliser mentalement.

La fille essaie de l'entraîner : « Par là », hurle-t-elle. Leurs mains se joignent, mais Théo émet une pression dessus à l'aide ses doigts pour la retarder, soufflant un simple : « Merde. » L'un des virulents a glissé dans l'ouverture de la porte menant au garage. « Je m'en occupe. » Théo relâche la main de la fille. Il écoute son instinct et se jette sur le monstre avant qu'il n'aille plus loin. Le blessé ne pourra jamais se défendre compte tenu de son état. Sans arme, Théo doit user de sa force primitive. Il roule avec le monstre jusqu'à se retrouver assis à califourchon sur ce-dernier. Il agrippe le crâne à deux mains et l'écrase lourdement sur le bitume du garage. Un coup, deux coups, trois coups. Le crâne éclate sous l'assaut, régurgitant son jus de cervelle moisi sur les doigts du jeune Foster. Un de plus neutralisé. Il essuie machinalement ses mains sur son chandail.

Ils fuyaient une menace extérieure. Mais la menace intérieure peut s'avérer d'autant plus mortelle s'ils ne parviennent pas à la maîtriser. Théo revient sur ses pas. Dangereux, mais vrai : la fille sert désormais d’appât étant donné que tous les virulents tentent d'en faire leur festin. En marchant près d'une fenêtre, Théo arrache les rideaux pour laisser entrer davantage de luminosité. Le temps grisâtre est un désavantage, mais au moins ça permet une once de clarté supplémentaire. Théo, c'est le genre de mec qui donne l'impression de foncer tête baissée, mais il possède un esprit plus analytique qu'il n'y paraît. Profitant de la distraction de la fille, il enjambe un canapé d'un geste rapide pour atteindre la salle à manger. À l'aide d'un coup de pied soigneusement placé, il brise la patte de la table. Le contenu de celle-ci, un vase et quelques babioles, se déverse dans un fracas. Il s'empare du bout de bois pour s'en faire une arme. C'est mieux que rien. Avec ça, il pourra en tuer quelques uns.

Il pince les lèvres, siffle très fort pour attirer leur attention afin que la fille puisse bénéficier d'un sursis. « Combien en comptes-tu de ton côté? » Ils bougent trop. Et sans doute en a-t-elle tué pendant qu'il avait le dos tourné. L'un d'eux s'approche, grognant, chancelant, vers Théo. La main solidement fermée sur l'arme improvisée, il frappe avec autant de solidité la tête du virulent. La résistance du macchabée lui occasionne soudainement un élancement dans l'épaule - sans doute les séquelles du poids de la porte encore présentes dans son dos - mais il l'ignore pour le moment. Il lui semble même voir l'oeil du mort exploser sous le coup. Profitant du fait qu'il soit désorienté, Théo enfonce l’extrémité du bois à l'intérieur de son crâne.

Un nouvel éclair, un coup de tonnerre. La vibration se répercute dans la structure de la maison. Les coups de feu ont attiré les virulents qui rôdaient autour de la maison, car plusieurs se sont attroupés aux fenêtres, tapant dans ces dernières. Théo observe ce spectacle, les tympans assourdis par les battements effrénés de son coeur. Le sentiment qui l’abrite n'est pas comparable à la peur, c'est autre chose. Ses yeux passent d'une fenêtre à une autre, stupéfaits. De ce qu'il constate, les fenêtres tiendront le coup. L'important, c'est de tuer les monstres ici présents, puis de cesser tout ce boucan. Auquel cas, ils seront en très mauvaise posture. Il n'a rien contre une partie de Baseball avec la tête de ses ordures, mais son corps aussi a des limites. Il ne fait plus vraiment la différence entre la pluie et la sueur qui imbibent ses vêtements.

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Thalya Torres
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30.12.19 14:56
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Theo et Thalya




Cela faisait plus d'un an, peut-être deux, que les morts avaient envahit leur quotidien pour mieux le détruire, et pourtant la jeune femme avait l'impression que cette autre vie qu'avait été la sienne, il y a peu encore, n'avait été qu'un songe. Survivre, se cacher, trouver à manger, se battre, fuir, dormir d'un oeil la peur au ventre, être tiraillée par la faim et le froid... c'était devenu son quotidien, leur quotidien à tous. Mais aussi impensable que cela puisse paraître, elle était toujours là, elle ignorait comment elle avait fait pour survivre aussi longtemps mais elle y était parvenue, chaque jour de passé était une bataille de gagnée. Quel sens avait cette nouvelle vie ? Thalya se posait souvent la question sans en trouver le moindre semblant de réponse. Elle avait vu, de ses propres yeux, une mère de famille se livrer volontairement aux virulents quelques mois seulement après la propagation de ce fichu virus parce qu'elle n'en pouvait plus de vivre de la sorte, parce qu'elle ne voyait aucune raison valable de continuer ainsi. Pour qu'elle raison se battaient-ils ? Quel sens avait donc leur vie désormais ? Thalya n'en n'avait pas la moindre idée non plus. L'espoir d'un retour à la normal avait disparu depuis bien longtemps, elle ne se faisait plus vraiment d'illusion à ce sujet. Pourtant, et bien que vivre comme ils le faisaient sans être capable de se projeter dans un avenir, n'avaient strictement aucun sens, elle ne se voyait pas renoncer. Baisser les armes et accueillir la mort à bras ouvert, très peu pour elle, alors chaque matin elle se levait et recommençait, avançant au fils de ses rencontres et du hasard sans véritables autre but que celui de survivre, et chaque soir, était une victoire de gagnée. Son arme avait été sa plus fidèle alliée, elle l'avait sur elle depuis le début, c'était celle de son père. Il lui avait apprit à tiré avec à 12 ans, un exercice dans lequel elle avait toujours su se débrouiller et qui, aujourd'hui, lui avait sauvé la mise à plus d'une reprise. Malheureusement les balles étaient devenues une denrée rares. Lorsque ces choses commencèrent à envahir tout le territoire la première chose que les gens essayaient de piller avant de s'enfuir, c'était les armureries et les supermarchés. A bord de son bus Greyhound qui lui avait fait quitter sa chère Californie, elle avait pu voir à travers les vitres, des civils se battre jusqu'à la mort, pour des choses qui dans le fond, loin de les sauver, n'avait fait que précipiter leurs pertes.

Au début, Thalya qui avait emportée avec elle pas mal de munitions, tirait à tout va, mais elle s'était bien vite rendu compte que si les morts proliféraient à vitesse grand V, ses munitions, elles, diminuaient drastiquement. Alors elle avait tenté d'économiser ses balles, ce qui, lorsqu'il s'agissait de la seule arme que vous possédez pour vous défendre, n'était pas une mince affaire. Parfois, il pouvait s'écouler des jours voir des semaines sans qu'elle n'ai besoin de tirer une seule balle et d'autres, comme en ce moment, où son chargeur se vidait en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Si elle était toujours parvenue à trouver des munitions au fil de ses pérégrination en pillant des maisons, des boutiques ou encore des cadavres, cela faisait des semaines qu'elle n'avait plus rien trouvé. Comme un fait exprès, voici qu'ils se retrouvaient piégé dans une maison infesté de virulents alors que dehors ces mêmes créatures les attendaient, s'agitant avec excitation, près à les accueillir à bras ouvert. Alors elle avait fait ce qu'elle avait toujours fait en pareille situation, elle avait tiré dans le tas, mais contrairement à ses balles, le nombre de monstres, lui, refusait de diminuer. Sentant la panique l'étreindre la voix rassurante de son compagnon lui conseilla d'économiser ses balles. Un conseil avisé qu'en d'autres circonstances, elle aurait probablement acquiescé mais pas en cet instant. Thalya avait beau essayer de garder son self-control, elle avait la désagréable sensation de voir la situation lui échapper totalement, ce qui pouvait la rendre un tantinet irritable

- A quoi elles me serviront si on se fait mordre !
Répliqua-t-elle en tirant sur l'un des monstres qui fut autre fois humain et qui s'écroula dans une flaque de sang saupoudrée de cervelle.

C'était quasiment instinctif, quand on lui disait de ne pas faire quelque chose, elle s'empressait de le faire, l'esprit de contradiction aurait dit son père. Alors qu'elle tentait d'entrainer son compagnon à sa suite, l'homme la retint, la poussant à se tourner dans sa direction, les yeux ampli d'incompréhension et d'interrogation. Quoi ? Il n'allait quand même pas lui faire la morale ? Mais cela n'avait rien à voir avec elle ou ce qu'elle venait de faire, mais plutôt avec lui car ce dernier avait fait preuve d'imprudence en ne refermant pas la porte derrière lui, laissant leur blessé à la merci de ces monstres. Un coup d'oeil en direction de la porte qui était restée entrouverte lui indiqua que le malheureux allait vite servir de festin. Elle n'eut pas le temps de lui adresser le plus petit regard de reproche que le jeune homme fonça dans la direction pour tenter de réparer sa bourde

- Quoi ?!!
S'exclama-t-elle

Se précipiter par là, n'était que pure folie, il allait y rester lui aussi !! Pourtant avec adresse l'homme parvint à neutraliser la menace et à l'éliminer avec sa seule force brute. C'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un s'attaquer à un virulent de cette manière, mais la présence de la menace, lui rappela qu'elle n'était pas hors de danger et que si elle n'y prenait pas garde, si elle continuait à le regarder faire plutôt qu'à faire attention à ce qui se passait autour d'elle, sa journée s'arrêterait ici. Tirant une nouvelle balle sur un macchabée qui s'était dangereusement rapproché d'elle, Thalya réalisa que le coup de feu détourna l'intention sur elle, faisant rebrousser chemin à ceux qui se dirigeait vers son compagnon. Les attirer lui offrirait davantage de temps. Aussitôt Thalya se mit à crier pour attirer l'attention des virulents renversant volontairement un vase qui se brisa sur le sol, attirant par là-même d'autres monstres à sa suite. Pénétrant dans une pièce qui n'était autre que la cuisine, Thalya se jeta littéralement sur les couteaux qui étaient soigneusement rangés sur leur présentoir en bois, et eut juste le temps de se retourner pour enfoncer la lame de son arme entre les yeux du purulent au moment même ou un fatras de tous les diables de vaisselles brisés se mit à résonner dans une autre pièce. Thalya n'eut pas le temps de s'interroger sur ce qui se passait là-bas, ni même de récupérer son arme toujours planté dans la tête du monstre qu'elle esquiva de justesse un autre cadavre qui avait tenté de l'attraper par le bras pour croquer sa peau dorée. Se protégeant en faisant le tour de la table de cuisine qui lui permettait de maintenir une certaine distance de sécurité d'avec le monstre, son attention fut momentanément distraite par la voix de son compagnon dont elle ignorait toujours le prénom, mais qui à son grand soulagement, était toujours vivant

- Un ! Il m'en reste un !


Est-ce à dire pour autant qu'il n'y en aurait pas d'autre ? C'était une possibilité car avec le boucan qu'ils faisaient l'un et l'autre, il y avait de quoi ameuter tous les virulents du quartier. Toutefois, elle préféra ne pas s'avancer, c'était ce genre d'erreur qui pouvait s'avérer fatale. Cherchant quelque chose qui pourrait lui être utile, sa main se referma sur le rouleau à pâtisserie qui trainait encore sur la table de travail, et dont elle se servit comme d'une matraque pour frapper de toutes ses forces le monstre qui en avait après sa vie. Lâchant le rouleau à pâtisserie désormais teinté de sang noirâtre, la jeune femme se précipita vers la pièce d'où provenait les bruits de lutte. Sur le pas de la porte, Thalya s'arrêta et assista à la mise à mort du dernier monstre alors qu'un éclair se mit à zébrer le ciel éclairant durant un bref instant les nombreuses silhouettes décharnées, collées contre la fenêtre dans l'espoir de passer au travers.

- Tu n'as rien ?
Lui demanda-t-elle, tout en s'avançant, alors que l'homme haletait. Je crois qu'il n'en reste plus mais on devrait faire un tour dans toutes les pièces pour s'éviter de mauvaises surprises cette nuit.

Car Thalya comptait bien passer la nuit ici, et si possible dans un lit chaud pour changer. Avec un peu de chance, elle pourrait peut-être même prendre une douche...

- Comment il va ? Il n'a pas été... je veux dire, ils ne l'ont pas eut ?


Elle ne connaissait pas ce type mais ils s'étaient battus pour le garder en vie et ça lui aurait fait mal de le voir mourir de cette manière. Heureusement le séduisant brun, la rassura à ce sujet et après un rapide état des lieux ils purent affirmer qu'ils avaient tout nettoyé. Après être parti recherché cet inconnu dont ils avaient sauvé la vie et qu'ils avaient laissé dans le garage en pensant qu'il serait à l'abri, ils l'aidèrent à monter jusqu'à l'étage. L'homme les avait remercié pour leur aide et s'était présenté à eux sous le nom de Gus, les incitant à faire de même et à se présenter à leur tour, ce que ne tarda pas à faire Thalya. Malgré la fébrilité de son état, Gus leur avait assuré qu'il se sentait parfaitement capable de s'essuyer et de se changer lui-même sans aide extérieur. Une nouvelle que Thalya accueilli avec plaisir à l'idée de pouvoir en faire de même. Lorsque tous trois furent enfin sec et changé, ils se retrouvèrent dans la cuisine savourant chacun une des nombreuses boites de pâté qu'ils avaient trouvé dans les placards, à la lueur d'une bougie. Thalya avait retrouvé le sourire et mangeait lentement afin de savourer ce repas qu'elle n'espérait plus

- Des vêtements, de la nourriture,... on est plutôt bien tombé finalement. Et on dirait même que les virulents se sont calmés dehors


A moins que ce ne fut la tempête et l'orage qui couvraient leurs râles assourdissant... aucun d'entre eux ne s'était aventuré dans le salon de peur d'attiser à nouveau la fureur sur ces êtres autrefois humains.

- Qu'est-ce qui vous est arrivé Gus ?


Le visage de l'homme se ferma durant un instant au cour duquel le temps paru suspendu, contemplant sa boite de pâté qu'il n'avait presque pas touché avant de relever son regard sur Thalya

- Ma voiture est tombée en rade sur la route, c'était ma maison vous savez. J'espérais trouver de l'essence quelque part mais je suis tombée sur un groupe de virulent, quand j'ai voulu rebrousser chemin un autre venait dans le sens inverse, alors j'ai commencé à courir,.. à courir,... mais eux, ils s'épuisent jamais... jamais. Ce monde est foutu... les bouffeurs ont gagné n'est-ce pas.... ?

- Bien sur que non, on est toujours là après tout, ils n'ont pas encore gagné. Comment vous vous sentez ?

- Oh.. sourit Gus tristement, fatigué... je crois que cette fichu grippe va avoir raison de moi ce soir. Je vais me coucher, merci encore pour votre aide, à demain

- A demain,
répondit-elle tout en enfonçant sa fourchette dans son morceau de viande

Restés seuls, Thalya continua de manger en silence tout en observant à la dérobée Théophile. Les traits de son visage étaient jeunes mais ils dégageaient beaucoup d'assurance et... de gentillesse

- Merci,
finit-elle par dire, pour ton aide. Rien ne t'obligeait à nous aider et pourtant tu l'as fait... enfin même si ta maladresse à bien faillit lui couter la vie, lui rappela-t-elle plus sur un ton moqueur qu'en véritable reproche. Je n'ai jamais vu quelqu'un tuer comme tu le fais... à main nue...

Il y avait d'abord eut ce moment où il avait empêché in-extremis ce virulent de s'attaquer à Gus et bien qu'impressionnée, Thalya avait d'abord cru que Théophile avait réagit sur le coup du moment avec les seuls armes qu'il possédait, ses mains. Et puis il y avait eut cette scène dans la salle à manger et là, la brune avait comprit que ce n'était pas un simple concours de circonstance, Theophile avait l'habitude de tuer de cette manière. Elle aurait pu se sentir menacée ou en danger mais rien chez lui ne lui donnait cette sensation, c'était même plutôt l'inverse

- D'où est-ce que tu viens ? Tu es du coin ?
Voulut-elle savoir. Tu es seul ou est-ce que des amis à toi t'attendent quelque part ?

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Théophile Foster
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Ancien métier : Ébéniste. Nul ne saurait autant admirer sa concentration et son application que lorsqu’il manipule, taille, sculpte, coupe et assemble le bois. Une matière à la fois naturelle et variée. Construire, réparer, restaurer. Il possède une dextérité manuelle qui pourrait attiser la jalousie de certains.
Occupation : Là où il se trouve, il sait se montrer utile, que ce soit en construisant, en chassant, en tuant, il essaie d'être autonome et prêt à se salir les mains pour la bonne cause : sa cause à lui. Mais principalement, il survie.
Statut civil : Théophile connaît le sentiment d'aimer, d'aimer ses sœurs plus que tout au monde, d'aimer les amis qu'il s'est fait lors de ses nombreuses escapades. Malgré une réclusion de plusieurs années au Temple, il est parvenu à tisser des liens de prime abord lointains, notamment avec Noah. Malgré son étonnante facilité à approcher autrui, à faire preuve d'autodérision et à foncer vers les nouvelles expériences, jamais il ne s’est autorisé à vivre une quelconque liaison romantique. Ce n’est pas faute de vouloir s’amuser et toucher. Deux femmes l’ont marqué pourtant : Harriet par sa frappante personnalité et Teresa par un baiser dérobé.
Lieu de naissance : Né à Jérusalem, à la volonté de ses parents, élevé au Temple d'Ezekiel à Kelowna.

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19.01.20 10:58
« Tu n’as rien? » s'informe la fille une fois dans la même pièce que lui. Théophile secoue la tête, son arme improvisée durement emprisonnée entre ses doigts. La question est trop vague pour qu’il soit complètement honnête. Pour lui : « tu n’as rien » représente le fait de ne pas avoir été mordu. En revanche, son corps l’irradie entièrement ; il peut sentir les pulsations de son coeur se déplacer dans ses nerfs à la manière d’un étau, tandis que circule à l’intérieur de ses veines de la lave en fusion. Ces sensations ne l’empêchent aucunement de sourire à pleine dents comme s’il venait de participer à l’activité la plus stimulante au monde. Ne jamais oublier que la menace est constante. C’est ce que Théo apprécie des imprévus. Jamais il ne se serait laissé mordre par crainte de ne jamais revoir sa sœur Madeline. « On devrait faire un tour dans toutes les pièces... » La fille mentionne son plan ; Théo opine du chef.

Elle semble soucieuse, mais ose tout de même poser la question qui la démange depuis que Théophile s’est attaqué au monstre du garage : « Ils ne l’ont pas eu? » Théo secoue la tête sérieusement pour lui faire savoir que tout va bien. Son mutisme et ses affirmations silencieuses prouvent seulement qu’il essaie encore de reprendre son souffle. Mais en général, il récupère rapidement. Pour cette raison, il ne voit pas l’intérêt de s’arrêter. Il suit les instructions de sa compagne lorsqu’ils vont chercher la victime au garage. Théo a toujours eu un tempérament serviable. Ça lui semble logique d’aider cet homme à s’installer à l’étage, alors d’aucune façon il ne proteste, se contentant de terminer ce qu’il a commencé en leur portant main forte. Gus assure qu’il peut prendre le relais, alors Théo n’insiste pas davantage. Mais il met quelques secondes à sortir de la pièce, car ses yeux s’attardent longuement sur la peau moite de Gus, sur les cernes profondément creusés sous son regard abattu. Et Théo, malgré lui, il a une impression de déjà-vu. Cet homme n’est pas seulement sale, pas seulement épuisé, pas seulement blessé.

- Allez, fais-toi beau mec, que tu sois un peu présentable.

Il plaisante, met de côté cette impression désagréable qui le tenaille. Théo regarde ensuite la fille.

- Tu gardes un œil sur lui pendant que je nettoie le carnage?

Une simple phrase qui prouve, de un, que Théo a des doutes sur l’homme, de deux, qu’il ne peut pas rester immobile trop longtemps.

Il s’attaque à la tâche, les laissant à l’étage pour se nettoyer. Le jeune Foster s’occupe surtout des corps en décomposition éparpillés dans la pièce afin que leur présence ne devienne pas insupportable. Il se déplace sous les yeux attentifs des autres virulents aux fenêtres, gardant néanmoins du recul par rapport à eux. Mais ils finissent par se désintéressés de ses mouvements répétitifs, surtout attirés par les bruits de l'orage qui se mouve dans le ciel. Théo entasse les macchabées au garage, mais il ne prend pas le temps de nettoyer le sol du sang et des bouts de chair.

Il monte à l'étage pour se changer et se nettoyer après les deux autres. Les nombreux hématomes et les courbatures l'obligent à enfiler doucement les nouveaux vêtements. Quand l'adrénaline tombe, son corps n'a aucune pitié pour lui, frustré que Théo soit si impulsif.

« Des vêtements, de la nourriture. On est plutôt bien tombés finalement. Et on dirait même que les virulents se sont calmés dehors. » Théo revient auprès d’eux à l’instant où la fille s’enthousiasme, essuyant furtivement ses mèches dorées d’une serviette à main. L’attitude de la fille est ce qui le fait grandement sourire à cet instant : il aime les gens positifs et ouverts.

- Régale-toi, ajoute-t-il en l’incitant à profiter de ses trouvailles ; elle le mérite amplement.

On lui tend une boîte de pâté qu’il refuse poliment d’un signe de la main.  Et bien qu’il pourrait s’asseoir à la table avec eux, il préfère s’adosser au mur pour avoir une vue d’ensemble sur les pièces. Théophile est un homme certes joueur, il ne prendra pas le risque de mourir, pris au piège dans cette maison si l’une des fenêtres décidait de céder sous le poids des corps agités. Comme ce lavage qu’il s’est octroyé après tout le monde, il mangera après que les autres se soient rassasiés, quitte à manquer de nourriture une fois son tour arrivé. Le temps s’est pourtant calmé. À mesure que les bruits se sont estompés, la maison est devenue moins à risque. Théo se contente d’écouter le récit de ce Gus, ce même Gus qu’il détaille, un brin nostalgique. La fille l’écoute attentivement, posée et compréhensive. Théo avait compris qu’elle avait le cœur sur la main, mais il ne l’avait pas imaginée si douce à voir la manière dont elle se défendait. Mais il aime ce qu’il voit. Puis, lorsque Gus se sent trop épuisé, il choisit de partir. Théo se contente d’un hochement de tête à son intention.

« Merci. » La fille s’adresse à lui, il semble surpris, se demande pourquoi elle le remercie. À la mention de sa propre maladresse, il affiche un sourire coupable, mais désolé, quittant l’emplacement de son mur pour s’approcher, comme aimanté par cette conversation. « Je n’ai jamais vu tuer comme tu le fais... » Il n’avait pas le choix de tuer ce monstre de cette manière. Sans arme, il devait réagir rapidement. Mais il est vrai qu’il frappe fort histoire de ne pas louper son coup. Théo tire sur le dossier d’une chaise pour la sortir de sous la table. Il vient s’y installer de travers, simplement pour être assis à sa hauteur. Est-il si primitif que ça? A-t-il déjà effrayé sa sœur par ses gestes irréfléchis, mais essentiels?

- J’étais dans la construction, répond-il simplement, sans la moindre fierté, sans le moindre regret, simplement avec humilité ; c’était son travail et il le faisait bien, ça explique en grande partie pourquoi ses bras lui sont si efficaces lorsqu’il se défend, une force longuement acquise.

Et sans répondre aux questions qui le concernent, il s’assure que l’homme soit définitivement hors de son champ de vision avant de s’adresser à la fille à son sujet. Sa main est à plat sur la table ; sur ses jointures, on peut y remarquer de nombreuses cicatrices, dont plusieurs ne sont là que depuis quelques semaines. La pulpe de ses doigts cherche simplement le contact du bois, une matière qui le réconforte.

- Je peux être honnête avec toi? demande-t-il.

Qu’il puisse avoir raison ou qu’il puisse avoir tort, il pose tout de même la question à la fille :

- Crois-tu qu’il soit infecté? Une blessure, ça s’infecte. Et ce type n’a pas l’air en grande forme. J’ai déjà vu des malades beaucoup plus robustes que ça. Ça pourrait expliquer pourquoi personne n’a jugé nécessaire de l’achever?

Au Temple, les soins étaient parfois « médiévaux », si on veut. Les gens se soignaient par la force de leur mental, libérant les mauvaises toxines à la sueur de leur front. Et quand il regarde cet homme, Théo n’y voit que la maladie de sa petite Angéline, le pire sentiment au monde, l’un des seuls qui puissent à ce point mettre tous ses sens en alerte au point où il revienne sur Terre, réellement concerné. C’est un type libre Théo, le genre qui trace sa route pour profiter des gros plaisirs de la vie, mais il n’a jamais été sans cœur, toujours très réceptif à son intuition. Et s’il devait avoir raison... Il préfère le dire, même si ça le déchire de l’intérieur... S’il est infecté, il n’attendra pas qu’il agonise, il l’achèvera. Il ne fera pas la même erreur qu’avec Angeline, n’attendra pas que le mort revienne parmi les vivants. Qu'importe qu'ils ont sauvé cet homme, qu'importe qu'ils se soient battus pour lui. S'il est condamné, c'est le mieux qu'il puisse faire pour lui. Mais Théo a toujours eu ce besoin d’avoir l’aval des autres pour connaître leurs opinions. L’homme pourra au moins se reposer cette nuit. Si c’est seulement la fatigue, Théo n’aura pas à lui planter un couteau dans le crâne.

- Si t’as besoin de dormir, vas-y, je vais monter la garde.

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Theo et Thalya




L'espace d'un instant, Thalya a la douce impression que tout va bien se passer, que pour une fois depuis longtemps, la chance tournait enfin en sa faveur. Un peu plus tôt elle se débattait dans la boue, sous la pluie au milieu des virulents, pensant même qu'elle allait y rester alors que cette fichue porte de garage restait obstinément clause malgré les assauts répété de Theo. A présent, ils étaient là, tous les trois, bel et bien vivants. Ils avaient pris des douches, trouvé de nouveaux vêtements secs et propres et apprenaient à faire connaissance attablés autour de boites de conserves qui les avaient si généreusement attendu. Il y avait franchement de quoi se réjouir, ne manquait plus qu'un peu d'alcool pour fêter ça et pourtant, ses compagnons n'étaient pas réellement à la fête. Gus, qui avait frôlé la mort de prêt, prononçaient des paroles pessimistes au possible quand à Théo, toujours sur le qui-vive, il se tenait là, en retrait, adossé contre un mur à les regarder manger sans se joindre à eux. Il était tendu comme s'il redoutait une nouvelle catastrophe. Elle ignorait comment il faisait pour résister aussi bien à l'appel de la nourriture alors qu'eux, mangeaient devant lui sans retenu, enfin surtout elle vu l'appétit d'oiseau de Gus. A quoi bon se priver de la sorte alors qu'ils avaient trouvé largement de quoi se nourrir tous les trois pour au moins une semaine en faisant bien attention ? Manger était devenu un luxe et il fallait en profiter dès que l'occasion se présentait à vous car on ne savait jamais quand cela se reproduirait. Se priver comme il le faisait ne servirait qu'à l'affaiblir. Thalya comptait le lui faire remarquer mais Gus avait commencé à parler de lui, de sa vision du monde, de ses inquiétudes. Des inquiétudes qu'elle pouvait comprendre voir même partager pour certaines mais à quoi bon le lui dire ? Il n'avait pas besoin d'entendre ça, et puis ils étaient vivants, ils avaient survécu, tous les trois ! Il y avait de quoi se réjouir, se laisser abattre ne leur apporterait rien. Avec une vision comme celle de Gus autant en finir de suite. Les occasions de se réjouir étaient devenus bien trop rare pour ne pas les savourer pleinement, il fallait savoir profiter de l'instant présent, surtout lorsqu'il s'agissait de moments paisibles comme celui-ci car elle avait bien conscience qu'il serait déjà suffisamment tôt le moment où toute cette plénitude prendrait fin. Las, Gus fut le premier à s'éclipser, Thalya espérait franchement qu'une bonne nuit de sommeil l'aiderait à se remettre et qu'il aurait meilleur mine demain. Restée seule en compagnie de Théophile, la jeune femme le remercia, consciente que sans son aide, sans son intervention, ils y seraient probablement tous restés, ou du moins, ils ne s'en seraient pas sortis aussi bien. La réaction de Théophile face à son remerciement la fit sourire, il paraissait surprit qu'on puisse le remercier pour ce qui lui paraissait normal, voir peut-être même peu de chose. Il dégageait une certaine humilité naturelle qui n'était absolument pas forcé

- Toute à l'heure... quand tu n'arrivais pas à ouvrir la porte et que les morts se rapprochaient... j'ai hésité à l'abandonner là. C'est horrible mais j'y ai vraiment songé et je crois... je crois que j'aurais fini par le faire si tu n'étais pas parvenu à ouvrir cette fichu porte. J'aurais sauvé ma peau au détriment de la sienne alors va pas t'imaginer que ce que tu as fait c'est rien parce que c'est pas le cas.

Elle ne s'en vantait pas, une part d'elle avait même honte de sa propre lâcheté, malgré tout, et aussi paradoxale que cela puisse être, elle assumait pleinement ses actes et ses choix. Elle était prête à venir en aide à quelqu'un dans le besoin mais pas au détriment de sa vie. Elle n'avait rien d'une héroïne sans peur et sans reproche. Et Theo alors ? De ce qu'elle avait pu en voir, Théo était différent. Il agissait d'abord et ensuite seulement il réfléchissait. C'est avec un plaisir non feint, qu'elle le vit la rejoindre et prendre place autour de la table malgré son aveu qui aurait pu en rendre méfiant plus d'un, et à juste titre.
Découvrir qu'il avait travaillé dans la construction par le passé, lui paru comme une évidence en l'apprenant. Elle n'aurait su l'expliquer avec exactitude mais elle trouvait que ce métier lui correspondait plutôt bien. Elle ne le connaissait pas encore mais elle l'imaginait parfaitement à exercer un travail d'ordre manuel. Peut-être était-ce dû ses mains viriles et habiles ou à sa carrure. Nul doute qu'en été, en plein cagnard, le beau blond devait tomber la chemise et faire tourner de nombreuses têtes. Bien décidée à en apprendre plus sur son nouveau compagnon, elle lui posa des questions de bases, des questions que n'importe qui aurait posé en pareille circonstance et qui lui auraient permis de faire plus ample connaissance. Malheureusement, pour sa plus grande déconvenue, Theo, qui ne paraissait pas très enclin à parler de lui, en avait décidé autrement et préféra changer totalement de sujet pour aborder quelque chose qui lui tenait visiblement à coeur

- Bien sur,
lui répondit-elle intriguée en l'entendant la questionner sur la franchise dont il pouvait faire preuve avec elle

Thalya fut interpellé par le comportement inhabituel de Theo qui, jetant un regard méfiant par-dessus de son épaule pour s'assurer de ne pas être entendu de Gus, repris la parole en baissant légèrement d'un ton. Tels deux conspirationnistes, Thalysa se rapprocha à son tour de lui, glissant son coude sur la table. Les sourcils froncés trahissait la concentration et le sérieux dont la jeune femme faisait preuve en cet instant, alors qu'elle l'écoutait lui faire part de ses inquiétudes concernant leur troisième compagnon. Se redressant légèrement sur sa chaise, Thalya observa son acolyte pendant un long moment avant de daigner enfin prendre la parole à son tour.

- Tu insinues qu'il pourrait être infecté ? C'est ce que tu es entrain de me dire ?
Répéta-t-elle encore sous le choc de cette révélation. Il est souffrant Theo. Ce n'est pas parce qu'une personne n'a pas bonne mine qu'il est forcément infecté

Ces accusations étaient très graves... Non, elle se trompait. Théo ne portait aucune accusation, il s'interrogeait mais en faisant cela, il fallait bien avouer qu'il commençait à semer le doute dans son esprit. Theo faisait erreur, Gus allait très bien. Il n'était pas au mieux de sa forme mais il n'était pas pour autant infecté. Et pourtant... et si Théo avait raison ? Non, elle ne pouvait pas le concevoir. Elle comprenait pourquoi il s'inquiétait, de ce qu'elle avait pu en voir, Theophile était le genre d'homme soucieux d'aider son prochain et l'état de santé de Gus était relativement préoccupant. Theophile avait juste besoin d'être rassuré

- Je ne crois pas non... s'il avait été infecté, il nous l'aurait forcément dit


L'aurait-elle dit, elle, dans sa situation ? En toute franchise... peut-être pas, de crainte qu'on ne l'abandonne à son sort mais... jamais elle n'aurait mis la vie d'autrui en danger en sachant la sienne condamnée. Ils s'étaient battus pour lui, pour qu'il survive et échappe aux virulents. Il l'avait vu, il était là.. devant cette maison aux portes clauses. Si vraiment il était condamné, il leur aurait dit de fuir pour ne pas les entrainer avec lui... Elle ne pouvait concevoir que l'on puisse agir autrement en pareil situation. Non décidément elle refusait d'imaginer qu'il puisse être infecté surtout sachant le danger qu'il pourrait représenter pour eux... sauf que voilà à présent, le doute commençait à s'immiscer subtilement en elle et elle ne parvenait plus à s'ôter cette idée de la tête...

- De toute manière on peut pas vérifier. Tu te vois toi lui demander de se déshabiller juste pour qu'on vérifie ? Et il est hors de question de tuer quelqu'un juste parce qu'on a des doutes... Je crois qu'on est juste tous épuisé, la nuit est tombée on a forcément des idées plus sombres, ça ira mieux demain.

Demain, ils riraient tous ensemble de leur idée saugrenue, c'était évident ! Demain était un autre jour. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors que Theo se méprenait sur ses paroles quand elle affirmait qu'ils étaient tous fatigués

- Non, je ne suis pas fatiguée merci de t'en inquiéter. Tu es toujours aussi prévenant ? A te soucier des autres avant de penser a toi ? Ou c'est juste avec moi ? Allez mange,
fit-elle en faisant glisser sa part à laquelle il n'avait pas encore touché, vers lui. J'insiste. Toi aussi tu dois reprendre des forces et c'est moi qui prendrais le premier tour de garde. La douche m'a réveillé, je ne suis pas fatiguée, toi par contre, on dirait que si tu t'autorises à te relâcher un peu tu vas t'effondrer. De toute manière, je ne sais pas pour toi, mais en ce qui me concerne je n'ai pas dormi une nuit complète depuis le début de la peste et avec ce que tu viens de me dire, je crois que je ne vais pas avoir l'esprit tranquille avant le levé du soleil... enfin s'il daigne se montrer ! Tu penses qu'on est en sécurité ?

La seule fois où elle s'était sentie en sécurité, s'était dans ses bras mais même là, son sommeil avait été entrecoupé à plusieurs reprises. Préférant garder ce souvenir pour plus tard, quand elle serait seule, elle replongea son regard dans celui de Theo. Son regard inspirait la confiance, de la force mais également beaucoup de gentillesse.

- ça fait longtemps que tu es seul ? D'ou tu viens ? Qui es-tu Theophile ?




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Théophile Foster
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Ancien métier : Ébéniste. Nul ne saurait autant admirer sa concentration et son application que lorsqu’il manipule, taille, sculpte, coupe et assemble le bois. Une matière à la fois naturelle et variée. Construire, réparer, restaurer. Il possède une dextérité manuelle qui pourrait attiser la jalousie de certains.
Occupation : Là où il se trouve, il sait se montrer utile, que ce soit en construisant, en chassant, en tuant, il essaie d'être autonome et prêt à se salir les mains pour la bonne cause : sa cause à lui. Mais principalement, il survie.
Statut civil : Théophile connaît le sentiment d'aimer, d'aimer ses sœurs plus que tout au monde, d'aimer les amis qu'il s'est fait lors de ses nombreuses escapades. Malgré une réclusion de plusieurs années au Temple, il est parvenu à tisser des liens de prime abord lointains, notamment avec Noah. Malgré son étonnante facilité à approcher autrui, à faire preuve d'autodérision et à foncer vers les nouvelles expériences, jamais il ne s’est autorisé à vivre une quelconque liaison romantique. Ce n’est pas faute de vouloir s’amuser et toucher. Deux femmes l’ont marqué pourtant : Harriet par sa frappante personnalité et Teresa par un baiser dérobé.
Lieu de naissance : Né à Jérusalem, à la volonté de ses parents, élevé au Temple d'Ezekiel à Kelowna.

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11.02.20 21:04
Thalya avoue, non sans une pointe de culpabilité, qu’elle était à quelques secondes près d’abandonner la victime pour sauver son cul. Il secoue imperceptiblement la tête, de manière subtile comme s'il lui pardonnait cet égarement ; un acte humain. Non pas de la lâcheté. Il s'autorise même à l'observer du coin de l'oeil pour montrer qu'il écoute ses inquiétudes avec beaucoup de respect. Ce n’est clairement pas Théo qui va soulever une règle pour l’abattre sur ses doigts et la punir. Lui, il a bien fui les siens pour son propre plaisir personnel. Il a tué des gens, même si c'était souvent pour se défendre. Le meurtre le place, de toute manière, dans la catégorie des méchants. Ce n’est pas la même chose, certes, mais chacun a ses raisons lorsqu’il prend une décision. Et tandis qu’elle parle, ses yeux finissent par observer les noeuds dans le bois de la table, comme si eux aussi avaient une histoire palpitante à raconter ; ça, c’est la fatigue qui commence à lui monter au cerveau.

La fille réfute immédiatement ses suspicions, sourde à l’idée que cet homme puisse être irrécupérable. Qu’elle le veuille ou non, c’est une possibilité à ne pas exclure. Théo n’a pas bougé d’un centimètre lorsqu’elle se tend imperceptiblement sur sa propre chaise. Réfléchissant, il hausse les sourcils, passant ses doigts sur sa barbe propre et légèrement piquante au toucher.

Non, j’pense pas qu’il l’aurait dit s’il avait été mordu, qu’il répond simplement.
De toute manière on peut pas vérifier. Tu te vois toi lui demander de se déshabiller juste pour qu'on vérifie ? [...]
Je me gênerais… qu’il marmonne pour lui-même, effectivement décidé à demander à ce type de se mettre à poil si c’est nécessaire.

Il aimerait croire qu’elle a raison, que cet homme n’est pas infecté, que tout se passe dans sa tête. Il hausse les épaules, secoue même la tête en cherchant des arguments valables, mais il ne trouve rien à redire à ce propos. Pour expliquer son raisonnement, il doit parler de Angéline, de ses doutes par rapport à un événement passé qui l’a considérablement marqué. Or, il ne souhaite pas mentionner sa petite soeur à une inconnue. Non pas qu’il veuille lui cacher quoique ce soit, mais il ne juge pas cela pertinent. Coudes sur la table, il passe ses paumes sur son visage pour tenter d’éclaircir ses esprits.

Moi, prévenant? s’étonne-t-il, souriant malgré tout. Non, pas vraiment. J’suis juste parfois sympa quand j’suis de bonne humeur, ment-il. Oui chef, ajoute-t-il lorsqu’elle tend la portion de nourriture qui lui est destinée.

Il est vrai qu’il s’est longtemps soucier des autres au détriment de sa personne, mais il n’a plus l’impression d’être ce Théo. À son départ du Temple, il a cru perdre la confiance de ses proches, comme s’il devenait soudainement un être égoïste. Aurait-il, lui aussi, abandonné cette victime pour sauver sa peau afin d’avoir la chance de revoir Line, de revoir Noah, de revoir Teresa? Il croit être mauvais, mais malgré tout, il continue d’être là pour ses proches, puisqu’il aime ça. Il aime Line. Il aime Noah. Pour eux, c’est une évidence qu’il ferait n’importe quoi. Un éclair d’amusement traverse pourtant ses traits lorsqu’elle dit qu’il pourrait s’effondrer s’il relâchait la pression. Elle n’a pas tort, il pourrait s’effondrer comme une masse s’il devait s’allonger, raison pour laquelle il ne le fait pas, mais ce n’est ni parce qu’il est stressé ni parce qu’il est crispé ; il n’est généralement pas du genre à se prendre la tête, mais il est du genre à pousser ses limites aux extrêmes.

Cette fois, il s’écrase confortablement sur sa chaise, prenant relativement de la place avec ses jambes. Théo est un homme assez grand, forcément il doit trouver une position qui lui convienne. Il s’empare d’un ustensil et prend de grosses bouchées sans vraiment rationner. Depuis qu’il a fait part de ses doutes, il semble nettement moins crispé.

Personne n’est en sécurité nulle part, mais j’crois pas qu’on risque grand-chose à l’intérieur. Trop de distractions dehors ce soir.

Cette fois, il n’a aucune porte de sortie pour fuir ses questions, n’a aucun autre sujet à mettre sur le tapis pour la lancer sur un autre débat. Il termine donc la canne, jusqu’à gratter le fond dans un léger bruit métallique. Il s’étire vaguement pour se mettre à son aise, puis laisse paresseusement tomber son bras sur la table.

J’suis pas vraiment seul, mais j’aime bien bouger, trop bouger. Et j’ai pas envie d’imposer ces déplacements à qui que ce soit, c’est pas pour tout le monde. Et disons que je viens de la région.

Sans trop la connaître non plus, cette région dans laquelle il dit avoir grandi, mais qu’il n’a pourtant jamais visitée. Théo n’est pas le genre de mec à se vanter d'avoir vécu au Temple. Ce souvenir reste constamment coincé à l’intérieur de sa gorge, telle une toux irritante. Mais il a toujours su rester charmant, n’exprimant ni peine ni regret à vivre parmi eux. Les habitants l’adoraient, surtout lorsqu’il passait des heures à travailler pour eux. Mais il y avait comme un faux parfum dans l’air, une hostilité voilée mettant à l’écart ceux qui ne rentraient pas dans le moule. Il se sentait étouffé. Et même s’il garde pour lui cette information, qu’il ravale difficilement le mot “ Temple “, ses jointures se recroquevillent, signe d’un inconfort. On a beau faire semblant, certains signes sont traîtres. Comme il a fini par flancher et fuir de lui-même l’endroit qui était son foyer.

Et ton histoire, elle ressemble à quoi? qu’il demande avec nettement plus d’intérêt.

Il profite pourtant de ce moment pour se lever et quitter sa chaise. Penser au Temple vient de lui retourner l'estomac. Il ne s’est pas privé pour lui tapoter légèrement le bras du revers de ses doigts afin de l’inciter à bouger aussi, de sorte qu’ils puissent poursuivre cette conversation dans une autre pièce. Un contact qui, il l'espère, lui fera comprendre qu'il ne porte aucun jugement sur ses aveux mentionnés plus tôt, sur le fait qu'elle aurait abandonné cet homme si la porte du garage n'avait jamais été ouverte.

Et j’espère qu’elle sera longue et ennuyante si tu souhaites que je ferme un jour les yeux.

Comme s’il était dans sa propre maison, Théo se laisse choir sur le canapé pour s’y affaler de tout son long, un bras sous sa tête, un pied touchant le sol. Il a choisi le plus gros, celui qui semblait le plus confortable pour recevoir son gros cul effronté. Mais bon sang qu’il est bien, le dos enfin sur une surface réconfortante. Fuck, elle a peut-être raison finalement, il pourrait grave s’endormir là tant le truc commence à l’avaler. Mais il est bien trop content d’avoir de la compagnie pour dormir avec autant d’empressement. Il tourne donc son visage dans sa direction.

Vas-y, parle-moi un peu de toi. Tu faisais quoi avant? Peut-être que je serai généreux et répondrai à une autre question, s’amuse-t-il à défier. Comme ni l'un ni l'autre ne veut dormir, on va devoir occuper la nuit jusqu'au matin.

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Thalya Torres
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28.02.20 2:44
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Theo et Thalya




Thalya ne tenait pas particulièrement à Gus, à ses yeux, il n'était qu'un illustre inconnu dont elle avait croisé la route alors qu'il était en difficulté. Cela ne faisait que quelques heures à peine que les circonstances les avaient réunis tous les trois, et aussi surprenante que puisse être cette rencontre, Thalya s'estimait chanceuse. Elle ne doutait pas une seule seconde qu'il y ait des gens biens, depuis le début de cette aventure elle en avait rencontré beaucoup, mais elle savait aussi qu'il existait également de plus en plus de râclures et que certaines rencontre pouvaient s'avérer terriblement dangereuse, mais ce n'était ni le cas de Gus ni celui de Theo. Elle apprécia d'ailleurs que le jeune homme ne la juge pas devant son aveu. Elle n'était pas très fière d'elle mais elle savait que cela ne se jouait qu'à quelques secondes avant qu'elle ne détale en abandonnant Gus à son triste sort, et pour cause, elle n'était pas une héroïne, en réalité si sa route n'avait pas croisé toutes ces personnes merveilleuses qui l'avaient aidé à survivre, elle serait morte depuis longtemps. C'est pour ça qu'elle n'arrivait pas à concevoir que Gus puisse être contaminé. Il n'aurait quand même pas risqué leur vie tout en se sachant condamné ?! Mais contrairement à elle, Théo paraissait persuadé qu'il aurait très bien pu garder le silence s'il avait été mordu, ce qui la contraria passablement de ne pas le voir aller dans son sens. Une contrariété qui s'envola aussitôt que Theo lui confirma en maugréant qu'il se gênerait pas pour le déshabiller s'il le fallait. C'était une remarque tellement spontanée et drôle que ça la fit littéralement pouffer de rire.

- J'aimerai bien voir ça, se moqua-t-elle tout en ne pouvant s'empêcher de visualiser la scène. Mais preuve est que tu n'y crois pas trop non plus dans ce cas, sinon tu serais déjà là-haut avec lui

Elle savait qu'elle avait raison, elle ne pouvait pas imaginer une seule seconde que Gus ait pu risquer leurs vies à tous les deux en se sachant condamné, mais elle appréciait la franchise de Theo, cela montrait qu'il se souciait d'eux et de leur survie. Une moue amusée se peignit sur son visage alors que le jeune homme se défendait d'être prévenant, elle n'en croyait rien et s'il pensait être convainquant il faisait erreur, mais son sourire s'élargit lorsqu'il la surnomma « Chef » tout en prenant sa part de nourriture. En voilà un qui avait tout compris, songea-t-elle amusée.

Alors qu'il terminait de se restaurer, Theo accepta de répondre à ses questions. Ils n'avaient pas grand-chose d'autres à faire de toute manière alors pourquoi ne pas apprendre à se connaître un peu plus ? Bien que parler d'elle ne la dérangeait pas réellement ce qui lui plaisait vraiment s'était d'apprendre à connaître les personnes qui entraient dans sa vie. On ne pouvait décemment pas survivre ensemble sans apprendre à connaître l'autre ne serait-ce qu'un minimum. De toute manière, cette nouvelle vie ne les mettait clairement pas à leur avantage et leur faisait découvrir les pires facettes d'eux-mêmes tant au niveau comportemental qu'hygiénique. Les petits secrets honteux d'alors paraissaient bien dérisoires aujourd'hui. Les réponses de Theo étaient très expéditives, dans le sens où, il ne s'étalait jamais. Certaines personnes quand on leur donnait l'occasion de parler ne s'arrêtaient jamais, parfois même certains en profitaient pour s'inventer des vies qui n'étaient pas la leurs... qui iraient vérifier après tout ? D'autres, comme Theo, détestaient ce genre d'exercice et en révélaient le moins possible. Peut-être par pudeur, par timidité, parce qu'ils étaient des gens discrets ou... parce qu'ils avaient des choses à cacher
Si elle l'en croyait, Theo ne vivait pas réellement seul, il avait des amis, mais où étaient-ils ? Pourquoi n'était-il pas avec eux ? Comment s'étaient-ils connus ? Combien étaient-ils ? Thalya devina que si elle ne lui posait pas franchement les questions ce n'était pas lui qui le ferait. S'apprêtant à ouvrir la bouche, elle fut devancée par son compagnon qui était visiblement plus intéressé par son histoire à elle que de raconter la sienne, un constat qui l'amusa. Elle aussi aurait préféré en apprendre plus sur lui que de lui parler d'elle. Mais si elle voulait le voir se dévoiler il allait falloir qu'elle se prête de bonne grâce au jeu elle aussi. Intriguée elle le vit se lever, prête à lui demander si ça l'intéressait vraiment mais son geste lui fit comprendre qu'il voulait bouger. Quittant la cuisine pour le confort du salon, Theo se laissa tomber sur le canapé de tout son long

- J'ai l'air d'être une fille ennuyante ? Lui répondit-elle avec amusement tout en prenant place sur l'un des fauteuils. Mon histoire va être palpitante et interminable, plaisanta-t-elle. La question est plutôt de savoir combien de temps tu tiendras avant que tu ne ronfles comme un gros bébé

Ramenant ses jambes sous ses fesses, laissa sa tête reposer dans sa main droite tout en observant cet homme au côté duquel elle s'était battue. Il avait l'air littéralement épuisé comme si le fait de pouvoir se détendre un peu lui faisait relâcher toute sa tension. Il ne mettrait pas longtemps avant de s'endormir, sauf si son obstination était plus forte que sa fatigue

- Tu as toujours été comme ça ? Ne peut-elle s'empêcher de relever un brin amusé. Contredire les autres et n'en faire qu'à te tête parce que tu l'as décidé ainsi ? Ou est-ce parce que tu ne me fais pas encore confiance ? Tu l'as dit toi-même on ne risque pas grand-chose ici, alors de quoi as-tu peur si tu fermes les yeux ?

Etait-il hanté par des cauchemars ? Des choses difficiles qu'il avait vécu ? Craignait-il qu'elle le détrousse ? Pouvait-elle le lui reprocher ? Dormir c'était devenir vulnérable, se retrouver à la merci d'inconnus qu'il venait de rencontrer. C'était mettre sa vie entre les mains d'une personne qu'il ne connaissait pas suffisamment durant quelques heures, mais dormir était nécessaire à leur survit et Theophile semblait en avoir particulièrement besoin. Depuis combien de temps n'avait-il pas dormi ?

- On ne sait jamais quand on pourra se reposer tranquillement, tu devrais en profiter, je veillerais sur ton sommeil. Quoi ?! Tu veux vraiment qu'on parle ? Lui demanda-t-elle en croisant son regard. T'es un vrai mulet, tu le sais ça ? Et puis franchement, tu es bien le premier qui me propose de s'occuper en discutant, le taquina-t-elle avant de se perdre dans les limbes de ses souvenirs...

D'ordinaire les hommes avaient d'autres idées en têtes lorsqu'ils se retrouvaient seuls avec elle, à l'exception de "lui"...

- Si je suis venue jusqu'ici, c'est pour essayer de retrouver quelqu'un. Il m'a dit qu'il se rendait à Kelowna, j'ai un peu galéré à trouver mais il me semble que je suis dans la bonne direction non, toi qui est du coin tu peux me confirmer ? Par contre épargne-moi les sermons, je sais déjà que mes chances de le retrouver son quasi nulle mais si je n'essaie pas, je me poserais sans cesse la question... et je ne veux pas vivre avec des regrets, j'en ai déjà suffisamment

Lorsqu'elle leur chemin se sépara et qu'elle était revenue dans cette maison qu'elle occupait avec ceux qu'elle avait considéré comme une famille, elle avait retrouvé la maison totalement désertée. Elle les avait attendu pendant des jours guettant leur retour,... en vain. Aucun de ses amis n’était réapparu dans cette maison qu'ils avaient occupée pendant un temps. Elle ignorait ce qu'ils étaient devenus, ou encore, où ils pouvaient se trouver mais quand elle en eut assez d'attendre, quand elle comprit qu'ils ne reviendraient pas, elle avait choisi de reprendre la route, d'essayer de le rattraper. Elle avait un début de piste, et ce début de piste c'était la ville de Kelowna

- Je suis californienne, brésilienne du coté de mon père. C'est lui qui m'a élevé et grâce à qui la mécanique n'a aucun secret pour moi, fit-elle dans un clin d'oeil, il m'a aussi appris à tirer... J'habitais à Santa Monica, et vrai dire je me suis retrouvée au Canada un peu par accident.... Les virulents avaient envahi tout le territoire, certaines personnes essayaient de fuir en voiture provoquant des bouchons monstrueux et des accidents à n'en plus finir, d'autres tentaient leur chance en bateaux, quant aux restes, ils se calfeutraient chez eux ou pillaient ce qu'il y avait encore à piller. Les soldats étaient présent en ville pour nous protéger et établir des périmètres de sécurités mais tu penses bien, ils se sont vite retrouver dépasser, comme chez vous j'imagine. Je fréquentais un militaire depuis peu, il m'aimait bien, c'est lui qui m'a prévenu, qui m'a dit de fuir parce que toute la côte Est allait être bombardé... C'était leur ultime recours face à la menace des virulents, et tant pis pour les vivants qui se trouvaient encore dans la zone qu'ils comptaient bombarder. Avec mon père, on a pris le strict minimum et on a rejoint les bus Greyhound. Mon père m'a poussé dans le premier bus qui s'apprêtait à partir... mais lui n'a pas eu cette chance....

Thalya s'interrompit un instant tout en essuyant une larme indisciplinée qui s'apprêtait à tomber. Respirant profondément, elle repris son récit la gorge toujours nouée par l'émotion.

- Des virulents avaient envahi le parking et commençaient à bloquer la sortie des bus... l'un d'eux à attraper mon père. Le chauffeur à fermer les portes et a démarré... sans lui laisser la moindre chance de s'en sortir. J'ai voyagé avec le sang de mon père sur ces fichus portes... Et je suis arrivée ici, fit-elle dans un sourire qui se voulait convainquant et dans un brin d'humour pour fuir les larmes qui menaçaient dangereusement de couler. Si c'est pas les virulents qui m'auront ce sera ce putain de froid... je survis pas en-dessous de 16°, je déteste ce pays, je sais pas comment vous faites. A ton tour, raconte-moi ton histoire. Où sont tes amis ? Pourquoi tu n'es pas avec eux en ce moment ?


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Théophile Foster
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29.02.20 20:51
Tu as toujours été comme ça?

Il tourne un visage perplexe dans sa direction, surpris par la question, comme si elle savait que, depuis plusieurs années, il refoulait ses plus profondes motivations.

― [...] n'en faire qu'à ta tête.

Bien au contraire, ce jeune homme se barricadait derrière les énormes planches de bois qu'il disposait de part et d'autre de son esprit, de sorte qu'il ne puisse lui-même en sortir pour s'exprimer ou pour faire quelque chose qu'il regretterait immanquablement. Son propre père refusait de voir que son fils ne se plaisait pas dans leurs traditions. À chaque année, les discussions étaient plus brusques, plus autoritaires, même si elles survenaient de moins en moins. Théo, il se détachait de ses proches pour se découvrir, pour trouver son étincelle à lui.

― [...] alors de quoi as-tu peur?

En réalité, la question est plus complexe que « si tu fermes les yeux? » Il paraît simple, aux premiers abords, à se soucier de peu de choses, à s'amuser, à errer dans les rues tel un rongeur en quête d'un butin quelconque avant de passer au suivant, mais le problème, il est derrière, ne cesse de le pourchasser, rendant les événements d'aujourd'hui nettement plus compliqués. Alors, c'est quoi son problème? Qu'est-ce qui se cache réellement derrière son sourire? Quelles sont ses vraies peurs, lui qui s'amuse comme un fou?

Elle commence enfin à raconter son histoire, ce qui permet à Théo de lâcher prise sur ses propres pensées. La fille, elle est affreusement curieuse. En général, il n'a pas honte de répondre lorsqu'on lui pose des questions, mais elle semble tellement précise dans ses questionnements qu'elle le prend littéralement au dépourvu. Il préfère donc se concentrer à ce récit qu'elle raconte, lâchant parfois un commentaire ou deux à ses minimes interrogations ou lorsqu'elle inspire et offre une ouverture à Théo pour intervenir.

Je connais le coin surtout depuis le départ de la civilisation. [...] J'ai pas l'intention de t'enlever tes espoirs. Si tu penses avoir une chance de trouver ces personnes, continue de chercher. Qu'est-ce que ta à perdre de toute façon?

Qu'elle fasse ce qu'elle souhaite pour son propre bien personnel, voilà ce qu'il pense. Trop de gens briment les espoirs des autres, trop de gens jugent sans savoir, trop de gens tentent de contrôler autrui comme s'ils n'avaient aucun libre arbitre. Et voilà qu'il revient à des pensées qui concernent le Temple et leurs idéologies douteuses. Penser à là-bas, ça ne lui fait pas du bien. La seule chose de bien au Temple, c'est Line, voire sa mère. Même pour son père, il ressent encore de l'affection malgré tout. Elle n'a pas tort, Thalya. Il est mieux de vivre avec des erreurs qu'avec des regrets.

Je suis navré pour tes pertes... Mais parce qu'il aime détendre l'atmosphère sans rester sur une mauvaise note, il ajoute : Mais ça explique pourquoi t'es si bonne tireuse. Je n'aimerais pas me retrouver dans ta mire.

Se sont les larmes dans les yeux de la fille qui le poussent à prendre la parole, comme si une part de lui voulait éviter qu'elle ressasse les derniers moments les plus difficiles dans sa vie. Tout comme il aimait redonner le sourire à ses soeurs. Son coeur est plus grand qu'il ne le pense, même s'il s'attarde longuement aux plaisirs qu'offre la vie. Or, les responsabilités, elles s'accrochent plus qu'on ne le souhaite. Il n'a pas su rester allongé, malheureusement, interpellé par la courte détresse qu'il pouvait apercevoir sur son visage. Il masse rapidement l'arrête de son nez et ses yeux pour chasser le semblant de fatigue qui s'installait réellement. Il s'est redressé pour caler son dos au dossier, retirant machinalement ses chaussures avec l'aide de ses orteils. Un signe qu'il sait être décontracté, car il devra les enfiler au moindre pépin. Il pose un pied sur le canapé, relevant un genou pour y déposer un avant-bras.

J'ai eu le sentiment d'être un prisonnier toute ma vie, incapable de savoir si c'était normal ou si c'était imposé.

Il ne met jamais de mots sur ce qu'il ressentait à cette époque, mais la fille s'est ouverte à lui sans même le connaître. Il se dit que ce n'est sûrement pas si difficile que ça, finalement. Pourtant, ça l'est. Il relève un regard vers elle de manière à savoir si elle peut comprendre quoique ce soit à ses propos évasifs. Parce que techniquement, il n'était pas un prisonnier, n'était condamné pour aucun crime. Le seul crime pour lequel on l'a haï...

Ma soeur est tombée malade. J'saurais pas te dire si c'était à cause de ce virus. Et... Comme le plupart de ceux qui tombent malades et qui n'ont pas les soins, elle est morte. (Fichu Temple et le peu de ressources aussi...) Et c'est là que j'ai vu que les morts, ils restent pas morts. Elle est morte deux fois, et l'une de ces fois, c'était à cause de moi.

« À cause » ou grâce. Pour lui, c'était une libération. Pour les autres, c'était un crime qu'une personne ait pu l'achever. La plupart n'ont pas su qui l'avait fait, mais Théo a tout de même senti qu'on ne pouvait lui pardonner ce crime. Il évite de parler de Ange depuis tout à l'heure pour éviter de détailler ses soupçons, mais voilà qui est fait. Il cherche à dévier la discussion de sa soeur.

C'est pour ça que j'me questionne sur ce type. Il a pas juste l'air blessé, il a l'air dans l'pâté. Il reprend aussitôt : J'préfère être dehors, parce que j'ai pas envie de me sentir coincé. Il sourit en la désignant vaguement de la main : Mais ça me permet de croiser des gens cools. Malheureusement, j'ai pas l'pouvoir de régler le climat pour t'aider, mais c'aurait été ma priorité.

Il lui offre un bref clin d'oeil pour lui assurer que, de son récit, il retient davantage que les tragédies mentionnées. Assurément, on a tous une zone noire, en nous, qui nous gruge, mais Théo, il essaie plus que tout d'éviter les siennes, au sens propre du terme. Il fuit ses souvenirs comme la peste. Sans parler davantage de ses proches, de sa soeur ou de ses amis, il l'encourage dans ses choix, parce qu'il se dit qu'elle se portera mieux en laissant libre court à ses pulsions :

Tu devrais continuer de chercher. Et qui sait, tu trouveras peut-être plus que ce que tu cherches.

Il entend tousser à l'étage. Un simple raclement de gorge qui s'estompe aussitôt. Théo, il n'aurait pas voulu entendre une toux. Un simple raclement de gorge, et pourtant, le bruit a capté toute son attention durant la fraction de seconde où il a duré. Il soupire, se disant qu'elle a sûrement raison, qu'il n'est pas forcément « malade » de ce virus.

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Thalya Torres
The pain doesn't go away

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24.03.20 15:57
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Theo et Thalya




Theo dégageait quelque chose de rassurant qui la mettait en confiance. Elle n'était pas de nature sauvage et se jugeait d'ordre générale assez ouverte, même si les circonstances aujourd'hui l'avait rendu bien plus méfiante à l'égard de ses comparses qu'elle ne l'était auparavant. Mais avec Theophile s'était différent, elle s'était sentie rapidement à l'aise avec lui, et pas une seule fois, ne s'était sentie menacé. Plus elle passait du temps avec lui et plus elle l'appréciait au point qu'elle avait fini par lui révéler bien plus de choses qu'elle n'en n'avait l'habitude. Jamais encore elle n'avait parlé de la mort de son père à quiconque, non seulement parce que c'était encore bien douloureux, mais aussi parce que tout le monde avait perdu un être cher depuis la propagation de ce foutu virus et qu'elle n'était pas la seule à pleurer une personne morte dans d'horribles circonstances. Alors elle avait fait le choix d'éviter de s'apitoyer sur son sort, sans pour autant cesser de penser à ceux qui les avait déjà quitté beaucoup trop tôt. Et puis, il y avait une troisième raison qui en-dehors de la pudeur expliquait pour quoi elle n'en parlait jamais, c'est parce qu'aussi égoïste que cela puisse paraître, évoquer les morts, les pertes de chacun lui rappelait que s'ils étaient toujours vivants aujourd'hui, demain, cela pourrait être leur tour. Un peu comme ces pilotes de courses qui évitaient de rendre visite à un ami hospitalisé suite à un accident, car ce dernier leur renvoyait immanquablement l'image de ce qu'il pourrait leur arriver à force de jouer avec le feu. S'ils avaient consciences des risques qu'ils encouraient, se retrouver face à leur propre peur était différent. Thalya se sentait un peu pareil, si elle n'oubliait pas ses morts, elle les évoquait très rarement comme si parler d'eux pouvait lui porter la puisse. Pourtant aujourd'hui c'était différent, allez savoir pourquoi... Theo y était pour beaucoup, il était gentil, compatissant et ne la jugeait pas. Non seulement il ne se moqua pas d'elle en découvrant qu'elle avait décidé de retrouver quelqu'un bien au contraire, il l'encouragea même à retrouver celui qu'elle recherchait mais en plus, il parvint à la faire sourire en évoquant ses talents de tireuse. C'est vrai après tout, il avait raison... Qu'avait-elle à perdre ? Rien justement et tout à gagner.

Changeant de position, Theophile retira ses chaussures et s'adossa contre le dossier du canapé, visiblement déterminé à ne pas dormir et si son attitude prêtait à sourire, ce qu'il lui révéla à son tour eut tôt fait d'effacer son sourire de son visage. Ses paroles l'intriguèrent quand il lui confia qu'il avait eu la sensation d'avoir été prisonnier toute sa vie. Si elle avait d'abord pu penser qu'il parlait de cette sensation d'étouffement qu'éprouvait certaines personnes face à la routine de leur vie, elle réalisa bien vite, au son de sa voix, qu'il s'agissait de quelque chose de complétement différent. A quoi faisait-il réellement référence ? Aurait-elle dû poser la question ? Elle hésitait à vrai dire... son père lui reprochait souvent de prendre trop facilement la parole, de ne pas laisser les autres parler. Les brusquer, les interrompre, pouvaient dans certains cas les bloquer totalement, leur donner la sensation de ne pas être écouté, leur donner l'occasion de se dérober aussi, et si son père avait raison sur ce point, Thalya savait aussi que parfois, certaines personnes avaient besoin d'être encouragé pour réussir à aller au bout de leur ressenti. Lorsque Thalya commençait à réfléchir sur ce qu'il était préférable de faire ou non, elle prenait généralement la mauvaise décision. Trop réfléchir sur la meilleure manière à adopter, ne lui réussissait jamais et en cet instant elle en avait eut encore la preuve. Que désirait Théophile ? Qu'elle lui tende la main pour aller au bout de ses pensées ou au contraire qu'elle le laisser parler sans intervenir ? Son instinct lui soufflait de lui demander pourquoi il disait ça, mais à force de trop analyser la situation, elle réalisa qu'elle avait un peu trop tardé à réagir sur cette affirmation car Theophile enchaina sur un drame personnel, la perte de sa soeur. Cette sensation d'avoir été prisonnier toute sa vie et le décès de sa soeur étaient-ils lié d'une manière qui lui échappait totalement pour l'heure ou était-ce une manière de se dérober à ce premier aveu pour enchainer sur autre chose en se confiant sur une expérience similaire à la sienne ? A choisir, Thalya parierait plutôt pour la seconde option.

Si Thalya avait été marqué par la mort horrible de son père, dont les derniers instants hanteraient sa mémoire jusqu'à la fin de ses jours, elle réalisait face au discours que lui tenait Theophile, qu'elle n'était pas la seule à avoir été marqué par la perte d'un être cher. Thalya n'avait pas découvert que les morts revenaient à la vie après en avoir fait la douloureuse expérience, c'était quelque chose qu'elle avait apprit en regardant les informations. Elle ne pourrait jamais oublier ces policiers qui avaient été filmé entrain d'ouvrir le feu sur ces personnes qui paraissaient avoir été touché par la rage. Elle ne pourrait jamais non plus oublier ces flics se faire caillasser par les personnes présentent parce qu'ils avaient ouvert le feu sur ces individus souffrant d'un mal étrange, qui avaient refusé d'obtempérer malgré leurs multiples sommations. Une population qui était rapidement resté pantoise en réalisant que ces victimes étaient capables de se relever même après avoir reçu une balle en plein coeur. Qui pouvait réaliser un tel prodige en dehors des super héros qui pourtant n'existaient pas ? Comme la plupart des gens à cette époque, Thalya n'arrivait pas à comprendre ce qu'elle voyait, elle avait beau essayer de rationaliser ce qui se passait, sa logique se heurtait irrémédiablement à un mur... jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de place pour la logique et qu'elle devait reconnaître une fois pour toute, que même si ça la dépassait, qu'elle avait la sensation de vivre dans un cauchemar dont elle ne parvenait pas à se réveiller, les virulents étaient des morts qui revenaient à la vie à la manière de ces bons vieux films de séries B sur les zombies. Pour Théo, l'expérience avait été plus cruelle car il l'avait vécu avec un être proche qui devait faire parti des toutes premières victimes, et ce bien avant que le mal ne se généralise partout. Une personne de sa famille à laquelle il était attaché, qui aurait pu le mordre et lui transmettre ce virus.... heureusement, il n'en n'avait rien été, il avait même eut la réaction qu'il fallait en la tuant une seconde fois... un geste qu'il ne semblait pourtant pas s'être pardonné aujourd'hui encore.

- Je suis désolée pour ta soeur,
lui murmura-t-elle le visage grave tout en se penchant vers lui pour qu'il ne rompt pas le contact visuel avec elle, par contre ne dis pas qu'elle morte une seconde fois à cause de toi, mais grâce à toi. Je ne la connaissais pas, mais moi à sa place, je ne voudrais pas revenir. Je ne voudrais pas devenir l'une de ces choses, je préférais que l'on m'aide à mourir plutôt que de revenir et faire du mal aux gens que j'aime ou à des personnes que je ne connaissais pas mais qui ont elle aussi des personnes qui les aiment. Alors n'utilise plus le terme « à cause de » et remplace-le par « grâce à »... parce que n'en doute pas, tu l'as délivré. Il en faut du courage pour mettre un terme aux souffrances d'une personne que l'on aime. Et c'est pour ça que je ne peux pas croire que Gus nous ai menti... on a risqué nos vies pour lui, il le sait très bien, il l'a vu,... S'il savait sa fin inéluctable... S'il se savait condamné, pourquoi se taire au risque de nous faire du mal ?

Thalya refusait d'envisager cette option et pourtant plus Theophile l'obligeait à y penser et plus elle réalisait qu'il pourrait y avoir un tas de raisons qui pourrait le pousser à se taire et à garder le silence quand à son état. D'abord il y avait l'instinct de survit, on a beau dire, on ne sait jamais comment on réagirait face à l'inéluctable. On aime se croire beaux et courageux mais en réalité le serions-nous vraiment ? Serions-nous prêt à nous sacrifier ou réagirions-nous comme des lâches ? Et puis, tout comme eux à son égard, Gus ne les connaissait pas, peut-être craignait-il d'être lâchement assassiné par eux, ou pire encore, d'être livré vivant aux rôdeurs ? D'ailleurs que ferait-elle si elle venait à découvrir qu'il avait été mordu ? Elle n'en n'avait pas la moindre idée en toute franchise, la seule certitude qu'elle avait par contre, c'est qu'elle le regarderait différemment. Peut-être que s'il ne disait rien c'était pour échapper à ce genre de regard justement. Afin de profiter d'un dernier repas, d'un dernier contact humain... sans avoir l'impression d'être un pestiféré... Et ensuite ? Attendrait-il la fin bien sagement confiné dans sa chambre ou... se suiciderait-il ? Non décidément, plus elle y réfléchissait et plus elle sentait son estomac se retourner. Comme s'il avait pu deviner son déchirement intérieur, Theophile changea de sujet, lui expliquant pourquoi il préférait être dehors plutôt qu'enfermé quelque part. Il était vrai que Theophile n'était pas le genre de personne que l'on pouvait enfermer, il était ce genre d'individu qui avait besoin de respirer, d'être libre, sans attache, mais pouvait-on encore vivre ainsi de nos jours ? Son sourire revint totalement lorsqu'il la désigna comme étant l'une de ces agréables rencontre que ce genre de vie lui donnait l'occasion de faire et plus encore, il parvint à la faire rire en lui promettant que s'il le pouvait il n'aurait pas hésité à changer la barre des températures rien que pour elle.

- N'est-ce pas ? Profites-en parce que des filles comme moi ça ne court pas les rues, se vanta-t-elle en plaisantant. En tout cas pour la météo c'est l'une des choses les plus mignonnes qu'on m'ait dites, merci

Si Theophile parvenait à la faire rire, il savait aussi comment la toucher car l'encourager à ne surtout pas renoncer à retrouver celui pour qui elle avait fait tous ces kilomètres ne la laissait pas de marbre. C'était un pari complétement fou, elle ne le retrouverait peut-être jamais, une part d'elle le savait, et même si elle y parvenait, nul ne disait qu'il serait ravie de la revoir, mais toutes ces questions n'étaient pas bonnes conseillères, elles ne servaient qu'à la faire douter. Or, elle ne serait jamais fixé tant qu'elle n'aurait pas essayé, d'ailleurs les encouragements de Théo ne la laissèrent pas insensible et elle senti ses joues prendre feu alors qu'il lui disait qu'elle trouverait peut-être bien plus que ce qu'elle cherchait... peut-être oui... et bien que cette idée n'était pas pour lui déplaire, elle ne voulait pas se bercer d'illusions. Peut-être s'était-elle fait des films et qu'elle était la seule à avoir ressenti ce lien spécial qui les unissait elle et Khaaleb... Ou peut-être que ce lien n'existait qu'à cause de la situation particulière dans laquelle ils s'étaient retrouvés et qu'il n'existerait plus quand ils se reverraient, si cela devait arriver un jour...
Alors qu'elle s'apprêtait à acquiescer et à lui confirmer qu'elle suivrait son conseil, elle en fut empêché par une quinte de toux qui provint de l'étage. Une échange de regard suffit pour comprendre à quoi Theo pensait et le comble dans tout ça, c'est qu'il était parvenu à lui transmettre ses appréhensions

- Tu devrais te reposer, je vais monter la garde en premier lieu, ensuite je te réveillerais pour que tu en fasses autant... et demain ce sera un nouveau jour, qui aura emporté avec la nuit toutes nos angoisses et inquiétudes, tu verras... de toute manière il ne pourra pas sortir de sa chambre s'il venait à... tu sais...
s'était difficile à imaginer et bien plus encore à formuler, mais Thalya était bien décidée à passer outres ses appréhensions et à ne pas leur donner de l'importance de crainte qu'ils se justifient finalement... se transformer

La nuit fut longue, elle ne parvint pas à savoir si Theophile avait finalement pu dormir un peu ou s'il s'était contenté de se reposer. Pour sa part, Thalya était restée debout devant l'immense fenêtre du salon à observer les ombres inquiétantes qui bougeaient à l'extérieur. Le temps était long, alors pour s'occuper elle s'était repassée quelques chanson de Johnny Cash, puis de Led Zeppelin, et lorsque les paroles commencèrent à lui faire défaut, elle se mit à réfléchir à la manière dont se aurait pu se terminer sa série fétiche dont elle ne connaitrait plus jamais la fin... Puis quand vint l'heure, elle s'en retourna vers le canapé pour réveiller Theophile et prendre sa place. Tout comme lui, elle n'avait aucune envie de prendre l'une de ces chambres, elle savait que seule dans l'un de ces grands lits qui lui avait pourtant fait envie à son arrivée, elle ne parviendrait pas à trouver le sommeil. Elle se sentait plus en confiance, ici dans ce salon, en sachant Theophile à quelques pas d'elle. S'installant à son tour dans le canapé, elle s'enroula dans la couverture lorsque la porte de la chambre qu'occupait Gus s'ouvrit. Sursautant, elle se tourna en direction de Theo qui s'était instinctivement approché.

- Ouch !
S'exclama la voix de Gus qui dans le noir, venait de heurter un meuble.

Une réaction qui la fit sourire de soulagement. Un virulent ne jurait pas comme lui tout en bougonnant qu'il recherchait les toilettes. Elle avait raison finalement, il allait bien, et ce fut sur cette certitude que Thalya s'endormie le sourire aux lèvres.

_____


Ce fut la lumière du soleil qui la réveilla, s'étirant paresseusement elle ouvrit doucement les paupières fixant ce salon qui, aux premières lueurs du jours offrait un environnement des plus chaleureux. Repoussant sa couverture, elle se leva mollement tout en se grattant l'arrière de la tête avant de bailler et de sortir en direction des toilettes. Tournant la poignée de la porte, elle entendit du mouvement à l'intérieur et se ravisa rapidement comprenant que c'était déjà occupé. Thalya lâcha aussitôt la poignée comme si elle était en feu.

- Désolée, je ne savais pas que s'était occupé mais j'espère que tu n'en n'as pas pour deux heures hein, moi aussi j'ai besoin d'y aller, fit-elle en faisant demi-tour sans réaliser qu'elle n'avait pas refermé la porte et qu'elle l'avait laissé entre-ouverte.

C'est en entendant des râles inquiétant derrière elle, que Thalya se retourna pour se retrouver face à un Gus... transformé. Il avait les yeux laiteux, faisant claquer ses mâchoires d'où s'échappait une bile noirâtre tout en agitant ses bras devant lui. D'abord interdite devant ce spectacle auquel elle s'était refusée de croire jusqu'au bout, Thalya fixa la créature avant de lâcher un « merde ». Tâtonnant sa ceinture, elle réalisa avec horreur et un peu tardivement qu'elle n'avait plus d'armes sur elle. Avant de se coucher, elle avait déposé son colt et son poignard sur la table basse histoire de ne pas les avoir sur elle en dormant mais au moins a porté de main si nécessaire. Malheureusement, elle n'avait pas pensé à les prendre avec elle en se levant ce matin. Voilà ce qui arrivait lorsque l'on se sentait trop en sécurité

- Merde merde merde !!!!
S'exclama-t-elle tout en reculant. Dégage espèce de saloperie, Dégage !!

Alors qu'elle cherchait à le repousser, la créature lui empoigna le bras tel un étau dont il était impossible de se défaire. Paniquée, son rythme cardiaque s'accéléra, se concentrant à la fois sur ces dents qui claquaient dangereusement à proximité de son bras, tout en essayant de se débarrasser de la prise de cette créature avant qu'elle ne la morde. Bon sang Theo ou était Théo ? Et si... et si cette créature l'avait... Elle ne pouvait pas y croire, et si elle refusait d'appeler à l'aide, elle avait besoin de s'assurer qu'il allait bien, qu'il était quelque part dans cette foutu baraque

- THEO !!!! Hurla-t-elle tout en essayant de repousser une énième fois la créature, qui, quelques heures plus tôt encore, avait partagé un repas avec eux



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Théophile Foster
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Ancien métier : Ébéniste. Nul ne saurait autant admirer sa concentration et son application que lorsqu’il manipule, taille, sculpte, coupe et assemble le bois. Une matière à la fois naturelle et variée. Construire, réparer, restaurer. Il possède une dextérité manuelle qui pourrait attiser la jalousie de certains.
Occupation : Là où il se trouve, il sait se montrer utile, que ce soit en construisant, en chassant, en tuant, il essaie d'être autonome et prêt à se salir les mains pour la bonne cause : sa cause à lui. Mais principalement, il survie.
Statut civil : Théophile connaît le sentiment d'aimer, d'aimer ses sœurs plus que tout au monde, d'aimer les amis qu'il s'est fait lors de ses nombreuses escapades. Malgré une réclusion de plusieurs années au Temple, il est parvenu à tisser des liens de prime abord lointains, notamment avec Noah. Malgré son étonnante facilité à approcher autrui, à faire preuve d'autodérision et à foncer vers les nouvelles expériences, jamais il ne s’est autorisé à vivre une quelconque liaison romantique. Ce n’est pas faute de vouloir s’amuser et toucher. Deux femmes l’ont marqué pourtant : Harriet par sa frappante personnalité et Teresa par un baiser dérobé.
Lieu de naissance : Né à Jérusalem, à la volonté de ses parents, élevé au Temple d'Ezekiel à Kelowna.

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30.03.20 21:40
La jeune femme clôture la conversation en décidant que c’est le moment de se reposer. Il essaiera de trouver le sommeil, Théo, si ça peut lui faire plaisir. Elle suggère ; il pourrait refuser, mais n’en voit pas l’intérêt. Il n’est pas chiant quand il sait que c’est essentiel. Il n’est pas buté au point de refuser de dormir dans un moment aussi calme que celui-ci.  Il voudrait certes monter la garde parce qu’il se juge apte à le faire, mais si elle dit pouvoir gérer, il préfère obtempérer et s’allonger à nouveau sur ce canapé, bras replié devant son visage pour s’obliger à garder les paupières closes. Jusqu’à présent, elle n’a pas montré qu’elle pouvait être une menace. Et puis, il s’est déjà retrouvé en bien pires situations. Il pourra forcément dormir assez longtemps pour être reposé. La maison a été nettoyée, il n’y a donc aucune raison de craindre l’apparition de nouveaux virulents.

Or, le cerveau des hommes est doué pour pour tourmenter leurs hôtes lorsqu’ils rejoignent le monde des rêves. Il réinvente la journée écoulée à sa façon, lui attribuant des perceptions truquées. Un mélange d’aspirations, d’échecs et de leçons, un mélange de ravissement, de chagrin et d’animosité. Le cerveau, il fait tout un tas de connexions pour permettre à son hôte de faire le tri dans ses pensées troubles et désorganisées afin que la nouvelle journée soit de nouveau synchronisée. Au moment où ses muscles lâchent, le plongeant dans ce canapé poussiéreux, son cerveau lui montre ce qui aurait pu arriver différemment, aujourd’hui. Son cerveau le pousse également à réfléchir à des choses qui ne l’ont pas effleuré dans l’agitation. Il se dit que lui-même aurait pu être mordu avant que la porte du garage ne s’ouvre. Il se demande comment les personnes infectées à l’intérieur de la maison sont décédées. Pourquoi étaient-elles coincées là? Ont-elles souffert avant de se transformer? Il est humain, Théo, et dormir après une séance de nettoyage n’est pas toujours sain. Ses songes sont tourmentés. Les mâchoires qui claquent résonnent à ses oreilles à répétition, jusqu’à ce qu’il sursaute lorsque la fille le réveille. Il en est presque soulagé. Hors de question qu'il dorme plus longtemps. Il s'assoit d'abord, puis enfile ses souliers. Si ce n'était de cette fille, Théo partirait illico. Mais il restera pour lui permettre de se reposer comme elle vient de le faire. Il est assez rare de pouvoir croiser des gens qui permettent une telle pause.

Théo!!!

Il entend sourdement son prénom, un peu à la manière d'un battement d'aile. Il doit se concentrer pour l'entendre. Le temps d'une fraction de seconde, il pense imaginer ce hurlement, sauf qu'on l'appel bel et bien. Il est dehors et les sons à l'intérieur de la maison sont brouillés. Il inspectait les lieux, s'assurant que la voie était libre. Dès les premiers rayons de soleil, il s'est éclipsé à l'air libre, comme si c'était vital. La brume matinale due à la pluie de la veille, à sa fraîcheur et à la beauté du nouveau jour ensoleillé, commence tout juste à s'éclipser. Une bruine qui s'accroche au duvet de sa peau dévoilée. Qu'une jeune femme hurle dans une demeure comme celle-ci le renvoie mentalement à plusieurs semaines de là, lorsqu'il a sauvé Teresa de cette façon, à croire qu'il est né pour accourir vers les jeunes femmes en détresse. Le calme s'était installé dehors, alors il n'imaginait pas que le mal s'installerait réellement à l'intérieur.

À mesure qu'il grimpe vivement l'escalier menant à l'entrée, il comprend qu'il avait raison. Les grognements dont il se rapproche : ils viennent assurément de Gus. Il s'est transformé. Il aurait dû suivre son instinct et l'abattre dès les premiers signes, ceux d'un douloureux souvenir. Il a immédiatement vu qu'il était malade, mais il s'est bercé d'illusions, presque convaincu que la fille avait raison. Il passait par la cuisine. Machinalement, il attrape le premier objet lourd à sa portée : c'est-à-dire la carafe d'une cafetière. Théo, il ne tarde pas à agripper le collet de Gus pour l'empêcher de s'approcher davantage de sa proie. Il tire de toutes ses forces pour l'envoyer valser au sol. Le monstre articulé glisse, mécontent, dépourvu de toute lucidité et de coordination. Il ne cherche pas à savoir si Gus a besoin d'aide, si Thalya est en accord avec ses choix. Cette fois, ça ne concerne ni son sommeil ni une canne à manger. Théo l'intrépide s'assoit sur ce corps mouvant. Il abat la carafe sur le visage à plusieurs reprises, ne voulant qu'une chose, le faire taire. Il frappe, entend le verre se briser, jusqu'à ce qu'un morceau se loge finalement à l'intérieur du crâne, plus robuste dû à la récente transformation.

À bout de souffle, Théo tente de retrouver une respiration normale, toujours à califourchon sur le corps. Un râle est coincé au fond de sa gorge : un râle qu'il ne parvient pas à expirer. Il s'est acharné, littéralement. Ça le surprend lui-même, à ce point. De sa main valide, il soulève les vêtements de l'homme à la recherche d'une morsure, bien trop remonté pour ne pas vérifier. Impossible que ce type soit mort pendant la nuit juste en allant pisser. La blessure ne l'aurait pas achevé de cette façon. Il aurait eu assez d'énergie pour se lever ce matin, quoiqu'il aurait été considérablement blême et grognon. Hormis la blessure d'hier, il trouve finalement ce qu'il cherchait.

Fais chier... Une morsure.

Le jeune Foster lève un regard exaspéré vers la fille. Ce regard, il ne la vise pas elle. Il concerne plutôt la situation. Voilà ce qui arrive quand un type veut survivre : il se laisse aider par les premiers venus et préfère mentir sur sa réelle condition. Pensait-il réellement guérir de cette foutu morsure?

Et après, on dit que les femmes ont toujours raison, mon cul oui., dit-il pour plaisanter, sauf que Théo n'a absolument pas envie de rire.

Ses épaules s’affaissent, le tissu du vêtement glisse de ses doigts. Ils ont dormi sous le toit d'un homme infecté. Et s'ils avaient été mordus? Il est choqué, Théo, évidemment, parce qu'il ne voudrait pas infliger sa mort à sa soeur. Lui qui a refusé de rester à ses côtés, qu'est-ce qu'elle imaginerait? Elle se sentirait plus trahie que jamais. Choqué, oui, mais cela ne devrait pas l'empêcher de tourner la page et de vivre sa vie. Ce type, il ne le connaissait pas, et tant mieux. Il lui semble que la pression retombe enfin, sauf que son corps ne se détend pas aussi facilement que sa tête. Ses doigts sont encore crispés autour du manche de la carafe complètement démolie, encore décorée de lambeaux de peau, de morceaux de cervelle et de cheveux. Il est solide, Théo, mais cette vue lui retourne l'estomac. C'est toujours moins pire avec les corps depuis longtemps en décomposition. Quand ils sont frais, c'est quasi insensé, même s'il agit par instinct. Il préfère les écraser en voiture, ces monstres, et en rire avec Noah.

T'as pas été mordue? qu'il demande sans lui-même penser à bouger de là. Parce que si c'est l'cas... et que tu préfères juste en finir, juste, dis-le...  

C'est ce qu'elle a dit, hier. Mais clairement, il n'aurait pas envie de lui faire ça, elle est sympa. Il doit se lever, mais son cerveau n'arrive toujours pas à le dire à ses muscles. Lui, il n'a pas dormi du restant de la nuit, et pour le peu récupéré...

On devrait juste brûler cette maison et foutre le camp.

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Thalya Torres
The pain doesn't go away

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13.04.20 13:35
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  Theo et Thalya

 



  Thalya avait conscience qu'il y avait, dans sa manière d'aborder l'apocalypse, un avant et un après Khaaleb. Avant, lorsqu'elle était avec toutes ces personnes que composait leur groupe hétéroclite de survit qui s'était constitué au fil du temps et des voyages, elle avait eut tendance à beaucoup se reposer sur les autres, mais à présent qu'elle était seule, elle avait dû apprendre à se débrouiller par la force des choses. Et si parfois le facteur chance intervenait de manière salutaire, elle avait apprit qu'elle ne devait compter avant toute chose, que sur elle-même si elle voulait s'en sortir. Pourtant, malgré tout, certains travers avaient la vie dur et en cet instant, probablement parce qu'elle savait qu'elle n'était pas seule, elle n'avait pu s'empêcher d'appeler Theophile à son secours. Theophile qui malgré ses appels ne venait pas... était-il mort lui aussi ? Gus l'avait-il attaqué pendant qu'elle dormait ? Peut-être aurait-elle du paniquer mais pour l'heure, et bien que son coeur battait à 100 à l'heure, elle devait se concentrer, elle ne pouvait pas se permettre de quitter le virulent du regard. Elle ne devait surtout pas lui offrir la moindre opportunité d'enfoncer ses ongles griffus ou ces dents noircit dans sa chair. Elle devait au contraire se libérer de son emprise, mais comment faire lorsque vos mains étaient déjà occupées à repousser l'immonde créature et que cette dernière emprisonnait votre bras dans sa main, tel un étau dont il était impossible de se libérer. C'est alors qu'avec un soulagement indescriptibles, elle reconnu le pas de course d'un homme qui dévalait les escaliers le plus rapidement possible ! Théo !! C'était Théo ! Il était toujours vivant

La suite se passa très rapidement, mais Thalya apprécia le répit que son intervention lui offrait enfin. Alors que Theo s'était emparé de la créature en le saisissant par le col pour le tirer en arrière le virulent fini par lâcher sa prise avant de valser sur le sol de manière totalement ridicule. Thalya fixa alors ce monstre grotesque allongé sur le tapis qui de ses yeux blanc laiteux, regardait dans leur direction avec envie tout en fermant et ouvrant mécaniquement la bouche et en tendant le bras. Les sourcils froncés, elle fixa cette chose qu'elle avait aidé au péril de sa vie, avec qui elle avait partagé un repas, et plutôt que d'éprouver de la tristesse, chagrin ou de la peine, c'était de la colère qu'elle ressentait. Elle était furieuse envers cet homme pour lequel elle avait risqué jusqu'à sa vie... pour rien ! Théo avait eut raison, depuis le départ, il avait deviné, mais elle n'avait rien voulu entendre, elle refusait de croire que quelqu'un serait assez lâche pour rester en vie au mépris de la leur. Assis à califourchon sur son dos, Theo fracassa la théière qui s'encastra dans le crâne de la créature fraichement transformé en un craquement. Du liquide rougeâtre se mit à gicler, arrosant copieusement le survivant qui ne s'arrêta pas là, et recommença à plusieurs reprise jusqu'à ce qu'il ne reste plus sur le planché qu'un amas de chair, de sang et de cervelle, éclaté sur le plancher. Si Theo n'en n'avait pas fait de la chair à pâté, nul doute qu'elle n'aurait pas hésité ni même éprouvé le moindre remords à finir cette enflure, mais son sauveur la priva de se plaisir.
Une fois qu'il eut terminé son acharnement, Theo entrepris tripoter sa victime à la recherche d'une éventuelle morsure, qu'il fini par trouver ! Il avait raison, mais ça ils le savait déjà tous les deux malheureusement, sans cela, Gus ne se serait jamais transformé. Sa petite boutade sur les femmes fit cependant rapidement monter la moutarde au nez de Thalya, qui en d'autres temps, était une féministe accomplie. Ok elle avait eut tort, mais c'était peut-être pas la peine d'en rajouter !

- C'est quoi cette remarque machiste ? Ça t'amuse ? Je me débrouillais très bien sans toi !
S'exclama-t-elle furieuse et de mauvaise foi. Si je t'ai appelé c'est parce que je pensais qu'il t'avais bouffé par pour que tu m'aides, je maitrisais très bien la situation !

Et d'un pas rageur, elle s'en retourna vers le salon pour y récupérer son colt et son couteau en silex que lui avait confectionné Khaaleb et qu'elle comptait bien cette fois ne plus quitter. L'ours en bois qu'il lui avait sculpté trônait sur la table et le faire glisser entre ses doigts pour l'admirer lui fit presque aussitôt oublier toute sa contrariété. Sa contrariété envers Theo et cette remarque déplacé, mais aussi et surtout envers elle-même qui s'était montré si stupidement naïve. Il ne se passait pas un jour, depuis qu'elle avait reçu ce cadeau, sans qu'elle ne s'accorde du temps pour l'admirer. Lorsqu'elle le contemplait, elle retrouvait le courage qui pouvait lui faire défaut, c'était peut-être à ce jour, le bien le plus précieux qu'elle possédait. Entendant les pas résonner derrière elle, elle engouffra sa figurine dans la poche de son pantalon et se tourna en direction de l'homme qui, malgré ses dires, lui avait sauvé la vie, le regard dur et le visage fermé, prête à ruer à nouveau dans les brancards s'il la cherchait à nouveau. Elle qui se tenait sur la défensive, se radoucit et se détendit en entendant Theo s'inquiéter pour elle

- Non, je n'ai rien,
lui confirma-t-elle... Et tu devras me croire sur parole, tenta-t-elle de plaisanter en faisant référence à ce qu'il avait dit plutôt la veille au soir dans la cuisine lorsqu'il se disait prêt à déshabiller lui même Gus pour vérifier s'il ne dissimulait pas une morsure. Elle aurait peut-être du le laisser faire en fin de compte. Tu l'aurais fais ? Je veux dire, si j'avais été mordu, et que je te le demande, tu l'aurais fait ?

Oui, elle était sur qu'il l'aurait fait... non pas parce qu'elle allait devenir dangereuse et se retourner contre lui comme Gus venait de le faire, non pas parce qu'elle allait devenir un poids encombrant pour lui dont il devait se débarrasser, mais parce que c'était sa volonté, c'était ce qu'elle voulait et qu'il l'aurait respecter. C'était la première fois qu'elle réalisait ce que sa volonté impliquait réellement pour les autres. A aucun moment, avant aujourd'hui, elle n'y avait pensé jusqu'à ce qu'elle croise le regard de Theo. Un regard qui lui fit comprendre que ce ne serait pas facile pour lui, mais qu'il le ferait pour elle. Et elle, aurait-elle eut le même courage ? C'était plus facile de tuer un virulent, mais un être humain ? Pire une personne qu'elle avait connu et apprécié ? Si Théo s'était retrouvé dans cette situation aurait-elle eut le courage de mettre fin à ses jours ? Elle n'en savait rien. Elle aimait se croire plus forte et courageuse qu'elle ne l'était en réalité, mais dans le fond, nul ne savait réellement comment il réagirait en pareil situation tant qu'il n'y était pas confronté.

- Et toi tu n'as rien ?
S'enquit-elle finalement

Non il n'avait rien, et elle n'en cacha pas son soulagement de l'apprendre, il parvint même à la faire sourire lorsqu'il lui suggéra de brûler définitivement cette bâtisse. C'était idiot, c'était fou, mais ce serait tellement libérateur ! Cette maison c'était leur maison de l'horreur, leur Amytiville à eux. Autant en finir une fois pour toute et en faire un flamboyant feu de joie. Qui plus est, le feu attirerait tous les rôdeurs qui se trouvaient aux alentours, ça leur permettrait de continuer leur chemin librement pendant un temps. Récupérant toutes ses affaires qu'elle entassa à l'entrée, aidé de Théo, elle couru chercher toutes les bouteilles d'alcool et autres produits inflammables qui trouvèrent pour en asperger joyeusement toute la maison. Murs, plafonds, sols,... Histoire de préparer leur "Burning man" à eux, cette grande rencontre artistique dont elle raffolait et qui se tenait chaque année au dans le désert du Neveda
Une fois dehors, Thalya briqua une allumette et mis le feu au tissu qui dépassait de la seule bouteille d'alcool qu'ils avaient conservé et qui avait échappé au massacre... pour quelques secondes encore. D'un mouvement souple et avec une précision à faire pâlir d'envie n'importe quel joueur de Base-ball, Theo brisa la bouteille contre la porte d'entrée en bois. Aussitôt, le feu se mit à prendre et à dévorer cette demeure qui les avait accueillit pour le meilleur et pour le pire.
Son sac balancé sur son épaule, Thalya se tourna en direction de Theo

- Les virulents ne vont plus tarder... c'est l'heure je crois... Je sais pas ce que tu comptes faire mais... pour ma part je n'ai pas changé de destination, je vais à Kelowna, tu sais où me trouver si jamais,
lui sourit-elle. Je n'abandonne pas, je sais qu'il est vivant, je vais le retrouver. S'il y a bien quelqu'un capable de survivre à tout ça, c'est bien l'homme que je recherche. Et... je voulais te dire... merci pour.. pour toute à l'heure... sans toi... je sais pas comment j'aurais fais pour m'en sortir... tu avais raison... tu avais compris qu'il avait été mordu, et moi, moi je portais des oeillères et ça à bien faillit nous couter la vie.... je suis désolée.

S'excuser et admettre ses torts n'étaient pas précisément l'une de ses qualités première mais cette fois, si elle voulait être parfaitement honnête, elles étaient nécessaires. C'était la colère qui l'avait fait parler, sans l'intervention de Theo elle ne sait pas comment elle aurait fait pour vaincre Gus le virulent. En parlant d'eux, ils n'allaient plus tarder... S'ils voulaient éviter de tomber dans la cohorte des morts vivants que le feu n'allait pas manquer d'attiser, ils allaient de voir y aller

- C'était sympa. Fais attention à toi tu veux, et qui sait, peut-être a bientôt, lui sourit-elle


 
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