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 a break from hell | Khaaleb



Nancy Acaster
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Ancien métier : enseignante-chercheuse au Royaume-Uni
Occupation : expédition
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04.09.19 13:55

a break from hell
Nancy & Khaaleb


De sa manche, elle essuya une nouvelle fois le verre de sa boussole. Elle mit sa main en coupe pour empêcher la pluie de tomber d'avantage dessus. Les yeux plissés, Nancy observait les alentours en se fiant à la flèche du petit objet. Quand elle sut enfin quelle direction prendre, elle reprit sa marche, frissonnante.

La tempête l'avait surprise. Avant, elle se fiait toujours à une application météo sur son portable. Désormais, les chaînes météos n'existaient même plus. Avant chaque expédition, la Lyssa ne pouvait qu'observer le ciel. S'ensuivait alors un jeu de devinette : rentreraient-ils trempés ou non? Au milieu de leur sortie, bien à l'écart de l'hôpital, le ciel s'était progressivement assombri. Pensant naïvement qu'une simple pluie s’abattrait sur la ville, Nancy avait décidé de continuer seule quand ses compagnons avaient pris le chemin du retour. Une des résidentes de l'hôpital lui avait confié un problème personnel qui nécessitait certaines choses à l'extérieur. La professeure ne voulait pas rentrer les mains vides et la décevoir. Maintenant qu'elle se retrouvait sous une pluie torrentielle, elle commençait à regretter.

Néanmoins, Nancy avait une destination. Elle n'allait pas s’abriter dans le premier bâtiment venu et attendre la fin de la tempête, non. Il y avait un autre endroit, qui lui était encore inconnu, dans lequel elle pourrait trouver refuge. Enfin, si elle parvenait à le trouver. Il était difficile de trouver un chalet en bordure de Kelowna quand on avait une vague indication, une carte, une boussole et aucun gps. Au bout d'un certain temps, elle commença à perdre patience. Trempée jusqu'aux os et glacée par le froid, Nancy était en train de se demander s'il ne valait pas mieux se réfugier dans le premier abris tout compte fait. Elle allait abandonner quand, enfin, elle comprit qu'elle était sur la bonne voie. En effet, quelques minutes plus tard, le chalet de Khaaleb, le beau-frère de Terry, apparut dans son champ de vision.

Nancy n'avait pas beaucoup discuté avec Khaaleb qu'elle avait rencontré cette fameuse nuit où elle s'était prise une balle dans l'épaule. Néanmoins, du peu qu'ils avaient discuté, il lui paraissait comme un homme bon. Terrence avait une confiance aveugle en cet homme alors c'était suffisant pour l'Anglaise. Si elle avait connaissance de ce chalet c'était justement parce que l'homme l'avait proposé à l'hôpital en cas de problème. Ce jour était arrivé plus vite que prévu pour Nancy.

Alors qu'elle s'approchait, elle découvrit tous les pièges à rôdeurs que Khaaleb avait installés. C'était impressionnant. Efficace même puisque beaucoup s'étaient fait avoir, ne réussissant pas à atteindre le chalet. Elle évita soigneusement les pièges et les cadavres ambulants, rejoignant petit à petit la porte d'entrée. Elle eut une hésitation avant de frapper, n'ayant plus fait ce geste depuis des lustres. Quand la porte s'ouvrit, un sourire s'installa sur ses lèvres et, avec espièglerie, elle lança à l'attention du garde forestier :

- Hey, le géant. Regarde en bas.

Son sourire s'agrandit.

- La tempête m'a surprise. expliqua-t-elle avant d'imaginer l'image qu'elle devait renvoyer. Je dois être misérable à voir.

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10.09.19 12:01
A break from Hell

    Nancy et Khaaleb

    


Khaaleb avait senti la pluie bien avant qu'elle ne commence à tomber. Il l'avait senti dès son réveil en regardant le ciel depuis la fenêtre de sa chambre. Tout était alors d'azur liquide, mais il ne fallait pas s'y tromper, la pluie était là, cachée quelque part à attendre. Déjà des hirondelles, bien matinales, battaient bas l'air et dansaient dans le jeunes bourrasques annonciatrices de ce qui ne manquerait pas d'arriver. La pluie.
L'amérindien avait passé quelques minutes à observer cette pluie absente dans cet azur immense, immobile, allongé de tout son long les bras en croix sur le grand lit de sa chambre. Il avait fermé les yeux, perdu dans ses pensées et dans le silence contemplatif des premières heures du jour. Il avait froid. Il faisait toujours froid le matin dans cette chambre. Il faisait toujours froid le matin dans la forêt.
Quelques jours plus tôt il serait certainement parti chasser, profitant de l'aube pour surprendre les animaux dans leur quotidien avant le retour à la tanière. Le trappeur devait bien reconnaître que ces quelques heures passées dans les bois, avec le chant des oiseaux, le soleil entre les feuilles, et le repas de la journée à bout de flèche, étaient devenues ses moments préférés. Il y ressentait une forme de liberté, de lâcher prise, comme si pendant quelques instants il n'était plus confiné entre les quatre murs de son chalet où il restait la plupart du temps. Comme si l'espace de quelques minutes, il n'y avait plus la fin du monde comme unique nouvelle aux infos fantômes. Mais aujourd'hui, blessé à l'épaule depuis sa récente confrontation avec des voisins peu scrupuleux, il lui était presque impossible de tendre la corde de son arc et donc impossible de chasser. Chaque essai se soldait par un échec, la douleur étant plus forte que la faim. Cette position avait le chic pour rendre le grand brun particulièrement irritable et grognon, et il restait à ruminer des journées entières, se contentant d'autres tâches que sa blessure et son bras en écharpe permettaient. Bien sur, elles ne manquaient pas ses tâches. Il avait toujours ses pointes de flèches à tailler, le jardin et le potager à entretenir, cette grande peau d'élan à tanner, le dôme du Inipi à terminer. Il y avait aussi ce nouveau tatouage qu'il avait commencé sur son bras inutile, aiguille et encre, old school. Mais toutes ses occupations, bien que nécessaires ou divertissantes, l'obligeaient à rester dans les alentours immédiat du chalet, donnant à l'ancien garde forestier la désagréable impression d'être prisonnier de sa propre maison. Tel un animal en cage, Khaaleb tournait en rond, s'occupant l'esprit autant que les mains afin d'oublier qu'il ne pouvait rien faire d'autre. La vérité était aussi que le pauvre garçon ne s'était jamais senti aussi démuni face au danger permanent du dehors. Depuis qu'il avait reçu cette maudite balle, il n'était allé qu'une seule fois à l'hôpital voir ses amis de la Lyssa pour recevoir les soins de leur médecin et cette excursion lui avait suffit. Il y avait trop de risques dans les rues de Kelowna pour un homme incapable de se défendre correctement. Le gamin-médecin lui avait conseillé de rester chez lui, d'attendre d'aller mieux et de ne rien faire de stupide, recommandation qu'il essayait tant bien que mal d'appliquer. Terry lui rendait parfois visite, mais la présence régulière de son vieux frère ne faisait qu’apaiser temporairement son ennui légitime. La chasse manquait à Khaaleb, le monde extérieur aussi.

Le trappeur n'était pas non plus en difficulté pour trouver de la nourriture. Il y avait toujours ses pièges qu'il allait relever quotidiennement, mais c'était bien différent que de traquer une proie. Ramasser plutôt que se battre, moins noble. Plus lâche.


Et puis il y avait la pluie.
Plus tard, ne tenant plus en place, le grand brun était parti dans les bois relever ses collets et il ne lui avait fallut qu'un regard pour voir qu'il ne s'était pas trompé. Le ciel, bleu et immense quelques heures plus tôt, était maintenant recouvert d'épais nuages gris. La lumière avait baissé, comme si on avait mis un couvercle sur la casserole du monde. L'air était plus lourd, collant. Ça n'allait pas tarder.

L'amérindien était rentré au moment où les premières gouttes commençaient à tomber, fraîches et piquantes, sur les feuilles de la forêt. Il avait posé le lièvre tout juste mort sur le plan de travail de la cuisine et avait regardé par la fenêtre le temps changer, un rideau de pluie toujours plus dru tombant sur le paysage. Le vent faisait danser la cime des arbres et les feuilles mortes. Était-ce le tonnerre qu'il entendait au loin ? La pluie redoubla d'intensité, encore et encore, comme si elle ne connaissait pas de limite, comme si les vannes s'ouvraient sans jamais s'arrêter. De grandes flaques se formèrent rapidement sur la terre meuble du jardin, remplissant la citerne, coulant en petits ruisseaux improvisés.
Encore une journée à rester enfermé ici.

Poussant un soupir, Khaaleb se tourna vers le reste de la pièce principale sur laquelle donnait la cuisine ouverte. Lissant sa barbe de la main droite, il regarda l'espace, comme pour décider de ce qu'il allait bien pouvoir faire des prochaines heures à venir. Il y avait bien sur le lièvre à préparer, mais il pouvait encore attendre un peu avant de l'écorcher. Mieux valait commencer par une bonne flambée histoire de se réchauffer en même temps que l'air ambiant. Traversant la pièce d'un pas décidé, le trappeur s'accroupit devant le foyer où restaient encore des braises froides du feu de la veille. Nettoyant l'âtre, il tendit le bras vers l'important tas de bois qui se trouvait juste à côté. Terry lui avait rentré un maximum de bûches pour qu'il n'ait pas à sortir en chercher et à les porter avec ce maudit bras inutile. Brave homme. Il lui avait même laissé un briquet pour que le blessé n'ait pas à battre le sien, plus archaïque.
Assez rapidement donc, mais pas sans quelques grimaces que des mouvements trop brusques arrachaient parfois au visage renfrogné de l'amérindien, un feu naquit dans la cheminée. Sa chaleur, d'abord douce et faible, grandit rapidement, rependant une odeur entêtante dans la maison.
Après s'être assuré que le foyer était bel et bien parti, le grand brun se redressa et balaya la pièce des yeux. L'endroit avait changé depuis qu'il y était revenu, mais il y régnait malgré tout un quelque chose de chaleureux et de réconfortant. Du sol au plafond, tout était en bois. Les meubles, de bois eux aussi, semblaient taillés à la main plutôt que par des machines industrielles. Peut être les avait-il fabriquées lui-même. Si beaucoup des ustensiles avaient été pillés pendant sa trop longue absence, personne n'avait pensé à toucher à la décoration, elle restait donc identique à celle qui avait habillé les murs dans le temps d'avant l'apocalypse. Dans ce monde où tout était désormais tourné autour du pratique et du sécuritaire, il y avait là une sorte de faille dans l'espace temps, comme si malgré des pièges et les barricades, on avait voulu préserver quelque chose. De grandes affiches de vieux festivals de musiques, des photographies de personnes souriantes et joyeuses, des plaids de laine tissé et de peaux peintes de motifs géométriques posés sur de vieux canapé et fauteuils en tissu. Il y avait aussi des étagères remplis de livres, de cd et de vinyles qu'on ne pourrait sans doute plus jamais écouter. Seuls témoins des derniers changements, sur la table basse dans un joyeux bordel, des produits de soins, coton, désinfectant, bandages se disputaient la place avec une bouteille d'encre noire comme la nuit, et un livre retourné où l'on pouvait lire « Sur la route, Jack Kerouac ». Une paire de lunettes était posée dessus. Et sur la hotte de la cheminée, un drapeau immense des six nations iroquoises observait la scène de toute son histoire.


Habitué à ce décor, le regard de Khaaleb tomba sur un tas de tiges de rhubarbe qu'il avait cueillit la veille. Peut être qu'une petite compote lui ferait supporter cette journée maussade ? Oui, une petite compote cuite sur le feu, et un ragoût aussi, bien chaud. Il lui restait encore des carottes et des navets. Il soupira. A quoi donc était-il réduit pour occuper ses journées moroses ?
Il ne fallait pas s'y méprendre. L'ancien garde forestier adorait cuisiner. Même avant la fin du monde, la cuisine avait toujours été une de ses passions et il y avait toujours consacré beaucoup de temps et d'énergie. Mais là ça relevait un peu du ridicule.
Enfin, puisqu'il n'avait pas beaucoup mieux à faire, le grand brun s'installa à la grande table en bois qui séparait l'espace cuisine du reste du salon et entrepris d'éplucher ses fichues tiges de rhubarbe. La tâche était bien plus dure qu'il pouvait paraître avec son bras gauche immobilisé, mais ce n'était pas comme s'il était pressé. Il avait des heures devant lui, des heures de rien et de solitude.


C'est alors qu'un bruit étrange se fit entendre à la porte du chalet. C'était un bruit franc, trois coups contre le bois. Les sourcils froncés, l'air autant inquiet que surpris, Khaaleb leva son nez de son ouvrage et regarda la dite-porte avec interrogation. Est-ce qu'il avait bien entendu ce qu'il avait cru entendre ? Est ce qu'on avait bien toqué ? Et si on avait bien toqué...qui donc avait pu faire ça ? Impossible que ce fut Terry. Son frère avait sa manière à lui de s'annoncer et il entrait toujours immédiatement. Mais alors qui ? Emrick peut être, accompagné de Scar. Ou bien Ben qui venait prendre de ses nouvelles ? Trop intrigué, le chasseur quitta sa chaise et se rapprocha de l'entrée de la maison, sans pour autant lâché ni son couteau en silex, ni sa tige de rhubarbe.
Tournant lentement la poignée, il tira le battant vers lui, et jeta un regard stupéfait sur l'extérieur. Il n'y avait personne, du moins personne dans son champs de vision. Rien d'autre que la pluie qui tombait, encore et toujours, inlassablement, grondant dans le paysage ravagé comme un roulement de tambour.
C'est alors qu'une petite voix lui parvint aux oreilles. Intrigué, le fameux géant baissa les yeux et se rendit compte de qui était là. « Nancy ? » La jeune femme faisait peine à voir. Mouillée de la tête aux pieds, recroquevillée sur elle-même, elle semblait transit de froid. De là à dire qu'elle était misérable, il n'y avait qu'un pas. « Qu'est ce que tu fous là ? » s'entendit-il demander, ne pouvant totalement cacher une pointe d'inquiétude dans le son de sa voix grave. Il avait depuis longtemps laissé entendre à certains de la Lyssa qu'ils pourraient toujours venir en cas de besoin de réfugier chez lui, il ne pouvait donc s'empêcher de se demander ce qui avait bien pu arriver à la petite hobbit pour qu'elle trouve le chemin de son chalet. Mais à part la pluie, rien de semblait lui être tomber dessus.

Se rendant soudain compte qu'elle avait sûrement besoin de se mettre à l'abri, et surtout au chaud, l'amérindien se décala pour la laisser passer « oh pardon...tu veux rentrer le temps que ça passe ? » demanda-t-il un peu maladroitement. La laissant sur le pas de la porte, le grand brun se dirigea vers l'intérieur de la pièce où le feu rependait désormais une douce chaleur bienfaitrice et s'arrêtant devant un placard, il en ouvrit les portes. A l'intérieur se trouvaient des étagères remplies de diverses choses, dont des serviettes qu'il essaya d'attraper. Bien sur, elles étaient sur la toute dernière planche, et Khaaleb, aussi grand qu'il était, dû lever les deux mains pour attraper ce qu'il était venu chercher. Le mouvement, trop brusque, lui arracha un juron et une grimace. Une douleur cuisante venait de vibrer dans toute son épaule gauche, se rependant comme une décharge électrique dans le reste de son bras et de son torse. Bien que bien soigné par le jeune James, la plaie et les dommages causés par la balle de ces foutus Protecteurs étaient encore bien présents et se rappelaient souvent à lui. Déjà, il sentait le pansement scotché à l'arrière de son omoplate -là où la balle était ressortie- devenir plus humide. La loose. Nouveau soupir.


Revenant vers Nancy, il essaya de faire comme si de rien n'était, lui tendant la serviette de son bras valide. C'était un grand drap éponge aux couleurs un peu délavée présentant un personnage d'un film Disney dont il avait oublié le nom. C'était un peu ridicule, et il était assez évident qu'elle ne lui appartenait pas, mais au moins ça avait l'avantage d'être propre.


« Alors... qu'est ce qui t'es arrivé ? »



    
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12.10.19 11:20

a break from hell
Nancy & Khaaleb


Khaaleb était surpris, il n'y avait aucun doute là dessus. Nancy pouvait le lire sur son visage sans difficulté, ce qui lui donna même envie de rire mais elle se retint, ne souhaitant pas vexer le géant. Lorsqu'il leur avait proposé le chalet en cas d'imprévu, il n'avait certainement pas penser à ce type d'urgence et, l'espace de quelques secondes, l'Anglaise se demanda si elle avait bien fait de venir ici. Cependant, le son que produisait la pluie dans son dos écarta vite cette pensée de son esprit. La dernière chose qu'elle souhaitait c'était de retourner dans cette tempête en compagnie des morts. Au diable ce qu'il pouvait penser d'elle à cet instant.

- Ce serait gentil, oui. J'aurais bien aimé te dire que je viendrais te rendre visite une autre fois si je dérange mais le temps ne me donne pas trop envie de retourner sur mes pas. Et je t'avoue que la compagnie des virulents ne m'a jamais été agréable. répondit-elle à sa question, un sourire amusé sur le visage, en espérant que son humour l'excuserait.

Heureusement, Khaaleb la laissa entrer et Nancy quitta enfin l'humidité de l'extérieur pour être accueillie par la chaleur du feu de cheminée. Restant néanmoins sur le seuil de la porte, pour ne pas tremper quoi que ce soit, l'Anglaise découvrit enfin le chalet dont elle avait entendu parler un bon nombre de fois. Avec un sourire ébahi sur le visage, elle parcourut du regard la pièce qui s'imposait à elle: le mobilier en bois, les affiches de festivals collés aux murs, le canapé recouvert de coussins et tant d'autres choses qui semblaient ne pas avoir été atteints par l'apocalypse. Un décors si différent de ceux qu'elle avait pour habitude de croiser désormais. Et lorsque ses yeux se posèrent sur l'étagère remplie de livres, Nancy dût se retenir d'y aller, ayant toujours été une grande lectrice.

- Cet endroit est incroyable, dit-elle, l'admiration se ressentant dans sa voix. Je suis jalouse.

Elle aurait bien échangé sa petite chambre d'hôpital pour cet incroyable chalet. Il était beaucoup plus accueillant et agréable que les murs blancs qu'elle voyait tous les jours.

Son regard se reposa sur Khaaleb lorsque celui-ci jura subitement avec une grimace sur le visage. Aussitôt, elle en comprit la cause et, comme si son propre corps réagissait, elle sentit la cicatrice qu'elle avait à son épaule brûler un peu plus. Sa blessure était toujours douloureuse mais plusieurs semaines étaient passés, lui permettant de reprendre ses activités, et elle avait fini par s'habituer. Malheureusement, elle n'avait pas été la seule à connaître ce sort puisqu'elle avait appris récemment que Khaaleb s'était lui aussi pris une balle dans l'épaule. Alors, quand le garde forestier la rejoignit et lui tendit une serviette Disney, pour laquelle elle le remercia avant de la passer autour de son corps, Nancy en profita pour s'enquérir de son état.

- James m'a expliqué pour ta blessure. La douleur s'est un peu atténuée? demanda-t-elle avant de continuer : Quand est-ce que t'as changé ton pansement pour la dernière fois?

Pour avoir subi le même traitement, Nancy savait désormais ce qu'il fallait faire en cas de blessure par balle à l'épaule. Elle avait bien observé James, elle savait donc quel produit il fallait utiliser pour nettoyer la/les plaie(s) et comment appliquer les pansements de façon à ce qu'ils la/les protègent.

La blessure de Khaaleb n'empêcha pas ce dernier de lui demander ce qui lui était arrivé pour se retrouver sous la pluie.

- J'étais en expédition avec d'autres membres de la Lyssa mais je les ai laissé partir avant moi. Une fille de l'hôpital compte sur moi pour lui ramener quelque chose de personnel et je ne voulais pas rentrer sans. Même James qui est pourtant le docteur n'est pas au courant de son problème.

Elle ouvrit son sac à dos qu'elle avait posé à ses pieds et en sortit une boîte qui affichait un test de grossesse.

- Garde ça pour toi, d'accord?


Ce pouvait être une fausse alerte, et Nancy l'espérait. S'il s'avérait que cette fille était enceinte, cela risquerait d'être un nouveau problème.

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16.10.19 6:43
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    Nancy et Khaaleb

    


Emballée dans cette grande serviette Disney aux couleurs délavées, avec sa petite taille et ce visage rond, Nancy lui faisait penser à une enfant. Plus exactement, à la jeune fille à qui avait appartenu l'essuie. Leslie.
L'espace d'un instant, l'ancien garde forestier revit sa nièce se tenir là, devant lui dans le salon de cette maison dans laquelle elle avait un temps vécu. Il la revoyait courir sous la pluie dans les feuilles mortes, se sécher au coin du feu, ses cheveux bruns ébouriffés, attendant que les marrons cuisent sur la grille.
Khaaleb sentait encore l'odeur lointaine du chocolat chaud et des marshmallows grillés. Une brève seconde de nostalgie volée.

Fronçant les sourcils, il se détourna. Il n'y avait rien de bon à ressasser le passé. Rien de bon à laisser les fantômes s'introduire librement dans le présent. Le grand brun chérissait ces souvenirs, mais il essayait de les maintenir dans une partie de sa mémoire, n'allant y piocher que lorsqu'il en avait envie, sans se laisser submerger par eux.
S'installant sur la chaise qu'il avait quitté pour ouvrir à la jeune femme, il reprit en main le couteau et les tiges de rhubarbe qu'il recommença à éplucher et à couper. Cette activité était loin d'être facile au vu de son état, mais il faisait tout pour donner le change et paraître détendu, ce qui n'était pas le cas.
Lorsque son invité surprise complimenta sa maison, il ne fit pas de commentaire, n'ayant pas grand chose à ajouter. Il fallait reconnaître que les lieux, contrairement à beaucoup d'endroits dans lesquels les Hommes avaient trouvé refuge, avaient un petit quelque chose de cosy et de confortable. Une sorte de havre de paix qui avait su être préservé. Rien n'avait changé ou presque, du moins pouvait-on le supposer. Ainsi, pour Nancy qui découvrait l'endroit pour la première fois, le chalet devait avoir quelque chose d'idyllique, mais pour Khaaleb qui y vivait depuis longtemps, il y avait bel et bien eu un avant et un après. Ça tenait à des détails, mais rien que les nombreux pièges qui encerclaient la propriété étaient des signes que les choses avaient changées, définitivement.
Ce qui avait changé également c'était la façon dont le trappeur voyait désormais cette maison. D'un simple endroit où dormir entre deux missions dans la réserve c'était devenu un foyer avec l'arrivée de Terry et Leslie. De foyer elle était devenu abri avec l'apocalypse, une cachette, une tanière. Et de tanière elle était aujourd'hui prison.
Comme le lui rappelait à l'instant la jeune femme, il était blessé. Et cette blessure l'obligeait à rester cloîtré entre les murs de bois de l'habitation pour plus de sûreté. Et comme il détestait ça ! Tournant en rond, ruminant cette perte de liberté, devenant chaque jour plus grognon et irritable. Un fauve en cage.

Mais la question de Nancy eut au moins l'effet de lui faire lever le nez de sa rhubarbe. Une seconde, il la regarda, les sourcils froncés. Avec tout ce qui s'était passé depuis, cet événement lui semblait s'être passé des années plus tôt, alors que quelques mois à peine s'étaient écoulés, mais très vite, le souvenir de cette nuit lui revint. L'obscurité dans les couloirs, des cris et des aboiements, le coup de feu en écho contre les murs lisses, la neige au dehors. Elle aussi avait été blessée cette  nuit là, lorsqu'il était venu à l'hôpital pour la première fois. Tout deux portaient les mêmes marques.
S'inquiétait-elle vraiment ? Son regard compatissant le toucha, en même temps qu'il le mettait mal à l'aise. Après tout, l'amérindien restait un homme, il n'aimait pas avouer ses faiblesses.


L'air détaché, le grand brun haussa les épaules d'un geste trop brusque, oubliant un instant ce qui lui en coûterait. Immédiatement, une douleur vibrante lui arracha une grimace qu'il me pu retenir.

« Ouai... ça va un peu mieux... » mentit-il sans grande conviction. Bien entendu, l'ancien garde forestier minimisait. Il avait trop tardé à aller se faire convenablement soigner et il en payait aujourd'hui les conséquences. De plus, il ne faisait pas beaucoup d'efforts, refusant de s'avouer à lui-même qu'il avait véritablement besoin de repos et de prendre soin de lui. La plaie par balle qui lui avait traversé l'épaule gauche avait du mal à se refermer et il en allait de même pour le reste de son corps qui avait été bien malmené lors de son altercation avec les Protecteurs dans les bois. Des hématomes et des contusions lézardaient son corps, couvrant sa peau de plaques de camaïeu allant du bleu au violet, sans parler de ses côtes qui le faisaient souffrir le martyr. Et ce n'était pas que physiquement que le grand brun avait prit cher, mais aussi dans son ego, ce qui allait sans doute prendre encore plus de temps à se soigner. « J'l'ai changé ce matin pour l'avant... mais j'arrive pas à faire l'arrière tout seul... » avoua-t-il en continuant à faire ce qu'il était en train de faire, comme s'ils étaient simplement en train de parler de quelque chose de normal et léger. A cause des chocs qu'il avait reçu, il lui était impossible de se contorsionner pour changer convenablement le pansement qui lui recouvrait l’omoplate. En général, c'était Terry qui s'en chargeait lorsqu'il venait, mais cela faisait bien deux jours que Khaaleb n'avait pas reçu la visite de son frère.

Attrapant une petite casserole qui se trouvait proche de lui sur le table, l'amérindien y versa les petits cubes de rhubarbe qu'il avait taillé avec soin et application et se levant, il alla poser tout ça sur un support en métal qui se trouvait au dessus des braises dans la cheminée. S'il y avait bien quelque chose que le grand brun appréciait depuis qu'il n'avait plus de gaz ou d'électricité, c'était de pouvoir faire la cuisine au feu de bois, ce qu'il avait toujours grandement préféré. Après avoir touillé dans sa future compote avec une spatule en bois, il se redressa, au moment où Nancy sortait un test de grossesse de son sac. Il fallut bien deux secondes au géant pour comprendre ce que la jeune femme était en train de dire, et de percuter que l'objet ne lui était pas destiné à elle. L'espace d'un instant, le grand brun imagina la galère que cela devait être pour une femme de se retrouver enceinte dans la merde quotidienne qui était leur vie, mais il fallait accepter le fait que c'était après tout quelque chose qui pouvait arriver. Avec la chute de la civilisation, ils avaient perdu beaucoup de leur confort moderne et notamment la plupart des moyens de contraception. Et si on pouvait se passer de beaucoup de chose pour survivre, il était évident que l'être humain n'arriverait jamais à s'empêcher de baiser. Il n'y avait plus aujourd'hui que les préservatifs pour éviter de se retrouver avec des marmots sur les bras, et ce n'était pas forcément ce qu'il y avait de plus facile à se procurer.
Heureusement pour cette jeune femme de la Lyssa, elle avait sous la main un médecin compétent bien qu'un peu jeunot, un matériel médical adapté et surtout des amis dévoués prêt à mettre leur propre vie en péril pour trouver quelque chose d'aussi banal et dérisoire qu'un test de grossesse.


Haussant à nouveau les épaules par mégarde, ce qui fut suivi immanquablement d'une grimace et d'un juron murmuré dans sa barbe, Khaaleb retourna vers la cuisine ouverte pour récupérer le lièvre et les légumes desquels il comptait faire le repas du jour. « A qui j'irai raconter ça de toute façon ? » ajouta-t-il en posant tout sur la grande table en bois devant laquelle il s'installa à nouveau. Sa voix avec quelque chose de brusque et de grognon, ce dont il se rendit compte et il s'en voulu de réagir comme ça face à la jeune femme qui ne lui avait rien fait. Nancy était venue trouver refuge chez lui, et il ne lui offrait pas vraiment un très bon accueil. Il soupira. Où était passé l'hôte chaleureux qu'il avait été autrefois ?
"De qui s'agit-il?"

D'un geste expert, il entailla la peau du lièvre au niveau des pattes. Puis, après avoir reposé son couteau, il entrepris de la lui retirer comme on épluche un fruit. Ce n'était certainement pas très ragoutant, mais c'était comme ça qu'on faisait.

« Tu as faim ? » S'entendit-il dire alors qu'il continuait d'écorcher la pauvre bête avec concentration « j'vais préparer un truc... il y en aura assez pour deux. » Les mains rouges de sang, il détacha totalement la peau du reste de corps, peau qu'il jeta sur le plan de travail derrière lui avant d'ouvrir le ventre de la créature pour en sortir les viscères qu'il plaça dans un plat en terre cuite qui lui servait de poubelle de table. Dégageant une mèche de cheveux qui lui tombait devant les yeux d'un revers de la main, il pointa une grande passoire dans laquelle se trouvaient des carottes et des navets, ainsi qu'un couteau en lame de silex qu'il avait lui-même taillé. «...mais va falloir donner un coup de main d'abord... »



    
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24.11.19 9:15

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Nancy & Khaaleb


Khaaleb était un piètre menteur. Alors même qu'une grimace avait suivi un mouvement de son épaule, laissant comprendre à Nancy qu'il avait toujours mal, il avait prétendu aller mieux. L'Anglaise avait arqué un sourcil, n'y croyant pas une seule seconde. Elle avait connu la même chose, il n'aurait pas su la duper même s'il l'avait voulu. Et même si les vêtements que l'Amérindien portait cachaient le reste de son corps, on lui avait parlé des bleus qui le recouvraient, signe qu'il s'était pris une bien bonne raclée et qu'il souffrait physiquement. Souffrance qui n'était pas aidée du fait qu'il ne parvenait pas à changer son pansement à l'arrière de son épaule. Avec les muscles qu'il avait, Nancy ne s'en étonnait pas. Les hommes comme lui et Logan ne pouvaient pas joindre leurs mains dans leur dos malgré tous les entraînements possibles.

- Je peux te le changer si tu veux. Je suis devenu une experte en changement de pansements.

Après un temps, elle avait fini par prendre le relais, ne voulant pas embêter James avec sa blessure alors même que c'était son job. Pas seulement parce que ça commençait à lui porter sur le moral de devoir être surveillée et qu'on ait à prendre soin d'elle, mais aussi pour apprendre. Elle n'était pas à l'abris d'avoir une nouvelle blessure un jour aussi grave ou même qu'une connaissance ne subisse le même sort. Elle voulait être prête pour le jour où James ne serait pas dans le coin.

Mais avant qu'ils ne se mettent d'accord pour qu'elle joue à l'infirmière, Khaaleb continua à cuisiner comme si de rien n'était alors que Nancy lui expliquait la raison pour laquelle elle avait demandé aux autres de rentrer avant elle. Elle appréhenda un peu la réaction du géant. Elle savait combien les grossesses pouvait être un sujet de discussion sensible qui poussait certaines personnes au jugement. Un jugement qui n'était jamais nécessaire. Il y avait d'autant plus de risques qu'ils se trouvaient en pleine apocalypse, dans un monde qui n'était pas fait pour les enfants ou même la vie de famille. Non seulement les enfants risquaient de souffrir de traumatismes importants mais ils risquaient aussi des morts atroces, qu'elles soient dues à une morsure ou bien de la faim. L'un comme l'autre, c'était un vrai cauchemar dont on ne pouvait se réveiller et dont il fallait protéger les plus jeunes. Ainsi, il aurait été facile de s'énerver contre ce couple qui avait engagé une relation sexuelle sans la moindre protection en sachant pertinemment les risques qu'ils encourraient. Nancy elle-même avait ressenti une forte contrariété quand elle avait appris la nouvelle avant qu'elle ne lise toute la détresse sur le visage de la pauvre fille. Qui était-elle pour la juger? Tous vivaient dans une peur constante où le moindre confort et la moindre sentiment de joie nous rendait facilement euphorique et inconscient. Nancy elle-même avait, à de nombreuses reprises, dû combattre un sentiment de désir intense lorsqu'elle se trouvait en présence d'un autre géant. Si elle avait cédé, comment pouvait-elle être sûre que l’enivrement de la situation lui aurait permis de réfléchir à une quelconque protection?

Elle décida tout de même de présenter la situation à Khaaleb qui, à son soulagement, ne jugea en aucun cas la jeune femme dont il ignorait l'identité. Elle ne fit pas attention au ton brusque qu'il avait employé, se doutant que ce ne devait pas être à son encontre, et répondit à sa question, mal à l'aise et même attristée en voyant le lièvre mort à qui il enlevait la peau tranquillement. La végétarienne qu'elle avait été ne s'était toujours pas habituée à cette vision.

- Une ancienne élève de l'université, dans le début de sa vingtaine. Elle sait qu'elle n'est pas prête à devenir mère et elle ne veut pas amener un enfant dans ce monde. Je la comprends.

Nancy avait fait une croix sur ses désirs de maternité dés qu'elle avait compris que le monde civilisé avait disparu pour toujours. Dans une autre vie, elle aurait pu connaître les joies de fonder une famille. Une vie inaccessible et bien loin de la réalité.

- Je t'aurais dit oui il y a cinq minutes mais la vue de ce lièvre ne m'est pas très agréable je t'avoue, répondit-elle à sa question en essayant de regarder tout plutôt que le cadavre de l'animal qui lui déchirait le cœur. Je vais t'aider mais avant que ton sang ne se mélange à celui du pauvre animal, laisse moi m'occuper de ton pansement.


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26.12.19 8:09
A break from Hell
    Nancy et Khaaleb

    



La voix de la jeune femme résonna dans la pièce. Un air perplexe au visage, l'amérindien releva la tête pour mieux la voir détourner le regard devant le spectacle qu'ils offraient lui et la bête écorchée sur la table. Son malaise, même si elle cherchait à le cacher, était facile à percevoir. Il se demanda, l'espace d'une seconde, si c'était l'animal aux yeux vides qui la gênait, ou lui-même.
Les mâchoires crispées, Khaaleb baissa la nuque comme quelqu'un prit en faute et regarda le lièvre, ainsi que le rouge intense du sang sur ses mains. Le liquide, encore chaud et poisseux, tintait sa peau d'une couleur morbide. Pour lui, ce spectacle n'avait rien d'étrange ou d'inhabituel. C'étaient des gestes simples et maintes fois répétés, mais il se rendit soudain compte qu'ils ne l'étaient pas pour tout le monde. Qu'ils pouvaient être choquant, brutaux.
Silencieux, pareil à une grosse montagne muette, il détaillait chaque jointure, chaque centimètre de ses grandes mains assassines. Sous le sang de la bête, il voyait nettement des croûtes et des tâches bleues-violettes, traces des coups qu'il avait donné, malmenant ses articulations en même temps qu'il avait malmené celles de ceux qui l'avait attaqué. Il serra le poing contre le manche de son couteau en silex.
Bien qu'il le faisait depuis sa plus tendre enfance, il n'avait jamais pris plaisir à tuer un animal. La satisfaction qu'il éprouvait dans la pratique de la chasse ne résidait pas dans l'aboutissement final et dans la mise à mort. Mais on lui avait appris à le faire, et même à le faire bien. Si dans ses jeunes années, achever une proie lui demandait beaucoup d'efforts, aujourd'hui c'était aussi simple qu'un clignement de paupières. Il s'était endurcie avec le temps.
Mais depuis quelques jours, depuis cet affrontement dans les bois, une question tournait en boucle dans sa tête. Est ce qu'un jour il en serait de même pour les hommes ? Est-ce qu'un jour il tuerait un de ses semblables sans éprouver le moindre remord ?
Bien qu'ils aient tous essayé de le tuer d'abord, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver du regret dans ses actes meurtriers qui l'avaient poussé à tuer ces gens dans la forêt. Pas tant parce qu'il avait débarrassé la Terre de personnes mauvaises que parce qu'il savait que ce n'était pas à lui de le faire. Rien ne justifiait qu'un homme en tue un autre, à moins peut être en cas d'extrême nécessité pour se défendre. Et il s'était défendu non ? Oui. C'était de la défense. Rien que ça. Rien que ça.
Mais le géant avait beau essayer de se rassurer ainsi, il n'en avait pas moins conscience que chaque fois qu'il prenait une vie, c'était un peu de son humanité à lui qui disparaissait dans les bois.

Une étrange inquiétude lui serra l'abdomen, un sentiment vicieux qu'il identifia comme de la peur. Peur de ce qu'il était en train de devenir, peur de ses actes, de cette agressivité qui le prenait parfois comme une bête sauvage. Peur.
Est-ce que la jeune femme à ses côtés sentait cette peur ? Le trappeur n'aurait su le dire, en tout cas Nancy n'en laissa rien paraître et parvint à détourner son attention de ses préoccupations intérieures pour se recentrer sur l'extérieur de son enveloppe corporelle. Têtue, elle tenait à jouer les infirmières et à lui changer son pansement, ce que le grand brun accueillit par un grognement. Il n'avait pas très envie de laisser une fille qu'il connaissait à peine jouer à l'apprentie médecin sur ce qui était vraiment une sale blessure. Mais se rappelant qu'elle avait elle-même souffert du même mal, il posa son couteau avant de se saisir un torchon avec lequel il s'essuya les mains. Après tout, si ça lui faisait plaisir.

« Comme tu veux... » marmonna-t-il avec une apparente mauvaise humeur qui était en réalité l'expression d'un véritable malaise. Si Khaaleb n'avait jamais été quelqu'un de pudique, il ressentait une certaine vulnérabilité à dévoiler les marques de sa dernière mésaventure à la jeune femme. Comme tous les hommes, il n'aimait pas être titillé sur son ego, et laisser apparaître les preuve de ses faiblesses.
Jetant le torchon désormais tâché de sang frais sur le plan de travail, il recula légèrement la chaise pendant que son invité allait chercher de quoi le soigner sur la table basse du salon. S'armant de courage, l'amérindien attrapa les bords de son T-shirts et les remonta doucement, serrant les dents. Ce geste, beaucoup plus compliqué qu'à l'ordinaire, lui arrachait des piques de douleur dans tout le torse et le faisait grogner et transpirer. Le problème majeur étant bien sur de bouger son épaule, il pris deux secondes pour respirer avant de finalement, dans un mouvement un peu trop vif qui lui arracha un juron, réussir à retirer son vêtement. Cette simple action l'avait laissé suffoqué et pantelant. De son bras valide, il reposa son haut sur la table à côté de lui, fuyant le regard de la jeune femme qu'il savait posé sur lui. Il fallait avouer que si on faisait abstraction de sa plastique de dieu grec, ce n'était pas particulièrement beau à voir. Car si le coquard de son œil gauche était déjà en train de se résorber, ce n'était pas encore le cas des contusions qui marbraient son torse. Des hématomes, dévoilant des couleurs des plus fantaisistes, semblaient couvrir chaque centimètre de peau. Ses côtes paraissaient avoir été particulièrement prises pour cibles et son dos n'était pas en reste, car il portait les marques des coups de barre de fer que ce psychopathe de Protector lui avait asséné sans relâche. Le pire étant peut être les deux pansements, l'un du matin mais déjà tâché de sang, et l'autre pitoyable lui pendait à moitié sur l’omoplate. Plus que jamais, Khaaleb avait l'impression d'être une bête abandonné dans la nature qu'on aurait apporté à un refuge. Mal à l'aise, il laissa son infirmière improvisée le soigner alors qu'il regardait droit devant lui.


Les paroles de Nancy sur cette jeune étudiante enceinte lui revinrent à l'esprit. On sentait que la situation préoccupait son invité, et pour cause ! Vivre une grossesse dans un monde tel que celui ci était un risque énorme, trop grand même. Il n'y avait plus aujourd'hui d'hôpital véritablement équipé ni de spécialistes, seulement quelques médecins qui faisaient tout ce qu'ils pouvaient. Pendant quelques instants, beaucoup de scénarios, tous plus catastrophes les uns que les autres, défilèrent dans l'esprit du grand brun. Le pire de tous, digne d'un film d'horreur, était celui d'une mort intra-utérine de l'enfant, qui transformé commencerait à dévorer sa mère de l'intérieur.
Il ferma les yeux.
Trop de folie.
Il comprenait la pauvre de vouloir mettre un terme à cette grossesse involontaire.


« La jeune fille de la Lyssa... fais moi penser à te donner quelque chose pour elle... »dit-il presque dans un murmure. « Il y a des plantes dans la forêt... ça ne sera pas aussi efficace que ce que James lui fera, mais ça pourra l'aider... »


C'était sa grand-mère qui lui avait appris le savoir ancestral de ce qui pousse dans la forêt. Elle lui avait appris à trouver ses plantes médicinales, à les reconnaître, elle lui avait enseigné leur utilisation, leurs vertus. Un savoir que contrairement à bon nombre de ses autres connaissances il gardait jalousement, pour le moment en tout cas. Et puis à quoi bon, il était le seul à vivre dans les bois. « la soulager un peu... ». Ce qui soulagerait sûrement la jeune file serait de ne pas mourir. Mais au delà de ça, le géant comprenait aussi ce désir de ne pas vouloir amener d'enfant dans ce monde là. Quel triste avenir pour eux. Pas d'avenir du tout en réalité.
Expulser l'embryon serait sans doute difficile émotionnellement, et pas sans risque, mais moins que de savoir qu'elle condamnait son enfant à cette existence misérable. Une voix moralisatrice en lui se dit même que ça servirait peut être de leçon au couple, qu'ils feraient plus attention la prochaine fois. Une autre voix en lui, plus coupable et lointaine, lui rappela que lui-même n'avait pas fait grand cas de protection lorsqu'il avait partagé ses plusieurs jours avec cette femme, coincés dans cette cabane pendant la dernière tempête de neige de l'hiver.


Une douleur aiguë l'arracha à ses souvenirs à la fois doux et amers. Il grogna mais serra les dents, tapant du plat de la main sur la table en attendant que ça passe un peu. Puis, rouvrant les yeux, il tourna la tête le plus loin qu'il en était capable afin de voir la silhouette de Nancy dans son dos.


« Alors... ça ressemble à quoi ? » demanda-t-il en parlant de sa blessure.


    
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27.12.19 4:52

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Nancy & Khaaleb


Elle dut regarder ailleurs pour se changer l'esprit, la vue de ce pauvre lièvre mort lui serrant le cœur. Mais ce ne fut pas la seule chose qui eut cet effet la sur elle. En effet, quand enfin elle reposa son regard sur Khaaleb, elle découvrit qu'il avait la tête baissé et qu'il regardait ses mains pleines de sang. Cette vue aurait pu être anodine mais il y avait quelque chose de triste dans cette scène, comme si dans ce géant, un être plus fragile regrettait ce qu'il avait fait pour survivre. Pourquoi un changement de comportement si soudain? Pensait-il qu'elle le jugeait ou qu'elle avait peur de lui? Elle ne se doutait pas qu'elle était si près de la vérité. Un sentiment de culpabilité l'atteignit mais elle ne dit rien car elle n'était pas sûre que des mots puissent changer la situation. Peut-être cela ne ferait-il qu'empirer l'humeur de l'homme ou bien il rirait d'elle car elle s'était imaginé des choses. Oui, peut-être essayait-elle trop d'interpréter le comportement des autres. Cependant, elle n'arrivait pas à s'en empêcher. Observer les autres était devenu primordiale depuis le début de la fin. Observer l'avait aidé à de nombreuses reprises et surtout pour déceler qui était de confiance ou non. Ainsi, elle avait appris à lire le regret sur le visage des autres, un sentiment qu'elle voyait bien trop souvent et qu'elle même connaissait bien. Le regret d'avoir pris une mauvaise décision comme celle qui l'avait conduit en Amérique du Nord, le regret de ne pas avoir fait ses adieux quand il en était encore le temps, le regret de tuer... Ce dernier était particulier. Parfois, elle ne regrettait pas. C'était même parfois effrayant la facilité avec laquelle on pouvait tuer en cas de danger. Tirer, ne pas réfléchir, et continuer parce qu'il le faut pour survivre. On regrette après. On pense à cette personne à qui on a ôté la vie et on se demande qui elle avait été avant l'apocalypse. Cette personne avait-elle de la famille? Des enfants, peut-être? Parfois, on arrivait à se convaincre qu'il ne fallait pas regretter. Que c'était de la légitime défense. D'autres jours, on n'en dormait pas et on avait peur de la personne qu'on devenait avec le temps. Jamais Nancy n'aurait pensé tuer quelqu'un un jour. Désormais, c'était arrivé plus d'une fois et elle était persuadée que ça arriverait encore dans le futur. Elle craignait ce jour.

En attendant, elle garda le silence, ne voulant pas s’immiscer dans les pensées de Khaaleb même si elle aurait aimé lui apporter de l'aide. Du réconfort peut-être. Mais tout ce qu'elle pouvait faire, c'était soigner sa méchante blessure. Il accepta et sans attendre Nancy alla chercher le nécessaire sur la table basse du salon, sachant déjà ce qu'elle devait faire comme le lui avait appris James. Lorsqu'elle revint auprès du géant, celui-ci enlevait son t-shirt du mieux qu'il le pouvait, grognant de douleur. Elle aurait bien voulu l'aider mais elle se doutait que ça ne serait pas très agréable à l'homme de passer pour un enfant qui avait besoin d'aide pour ses vêtements. Alors, elle attendit patiemment et eut un air surpris en découvrant le torse nu du géant.

Elle s'attendait bien à ce que l'homme soit taillé comme un dieu mais le voir de ses propres yeux était autre chose que l'imagination. On n'en trouvait pas partout des hommes comme lui dans la nature. Alors, un peu gênée de le découvrir ainsi, elle détourna le visage pour attendre qu'il soit prêt, se demandant sans le vouloir si Logan était aussi musclé que lui. Elle se maudit intérieurement de se poser cette question car ça n'aidait en rien avec la relation qu'elle avait avec le professeur. Ce n'est pas comme ça qu'elle parviendrait à l'oublier une fois qu'elle partirait de Kelowna. Il valait mieux pour elle concentrer ses pensées sur la situation présente et sur Khaaleb, peu importe si ses abdos étaient distrayants ou non. Elle reposa enfin son regard sur lui et fit une petite grimace en découvrant tous les bleus qui couvraient son corps ainsi que le pansement qui ne demandait qu'à être remplacé par un autre.

- Ils t'ont pas raté... commenta-t-elle en commençant à prendre le nécessaire.

Alors qu'elle s'occupait du matériel, Khaaleb lui reparla de la jeune fille de la Lyssa, lui apprenant qu'il avait des plantes qui peut-être pourrait aider en cas de grossesse. Un sourire naquit sur les lèvres de Nancy. D'autres auraient pu ne pas vouloir aider, trouvant la possible mère irresponsable. C'était réconfortant de savoir qu'on lui montrait de la compassion.

- Merci pour elle.

"Ce que James lui fera", cette phrase raisonnait dans l'esprit de Nancy. Est-ce que James ferait quelque chose? Savait-il comment faire? Accepterait-il seulement de pratiquer un avortement? Elle l'ignorait, elle n'avait jamais osé lui demander même si la question s'était présenté plusieurs fois à son esprit. En effet, elle s'était toujours demandé ce qu'elle ferait en cas de grossesse imprévue. Y mettre un terme semblait la douloureuse issue.

- Merde, je suis désolée. dit-elle quand elle enleva le pansement de Khaaleb avec une douceur qui déclencha malgré tout des grognements et le coup d'une main contre la table. C'est pas jolie à voir. Heureusement que je suis là pour la nettoyer. Je vais essayer d'être douce, dis moi si je te fais mal.

Concentrée sur sa tâche et ne voulant pas lui faire de mal, Nancy oublia tout ce qui aurait pu la distraire. La tempête. La jeune fille de la Lyssa. Logan. Et le corps de dieu de Khaaleb.


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30.12.19 16:54
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Nancy et Khaaleb

    



Khaaleb serrait les dents, les yeux posés sur les flammes qui crépitaient doucement dans la cheminée, de l'autre côté de la grande table en bois. Il faisait bon dans le chalet, malgré les températures extérieures qui commençaient à baisser avec l'arrivée du soir qui tombait. De toute façon, avec ou sans T-shirt, il en fallait beaucoup au grand brun pour souffrir du froid. Khaaleb était un homme du grand nord qui avait passé la moitié de sa vie dehors, il en fallait bien plus pour le faire frissonner. Pourtant, un tressaillement lui parcouru l'échine lorsque la jeune femme toucha son dos, enlevant le pansement pathétique qui cachait la plaie qui s'y trouvait. Comme la réaction naturelle d'un animal qu'on aurait trop battu et qui sursauterait au moindre contact. C'était de l'auto-défense, une mise en garde de son épiderme. Mais contrairement aux Protectors qui étaient à l'origine des marques sur son abdomen, Nancy n'était là que pour l'aider. Se faisant violence contre lui-même, le trappeur essaya de se détendre un peu afin de la laisser lui prodiguer des soins.
Et il fallait le dire, même s'il essayait de se convaincre du contraire, il en avait besoin. Si son invité surprise n'avait pas été là pour l'aider, tout portait à croire qu'une infection se serait développée là où lui-même ne pouvait se soigner. Il aurait été con, après avoir frôlé de si prêt la mort dans cet affrontement qui avait mal tourné, de crever à cause d'une septicémie. Heureusement pour lui Super-Nancy avait toqué à sa porte au bon moment, et ses mains expertes étaient à présent occupées sur cette blessure qui lui laisserait à coup sur une bien vilaine cicatrice.
Mais si la jeune femme lui en avait donné l'autorisation, l'ancien garde forestier se gardait bien de laisser paraître ses douleurs. Malgré son état déplorable, il conservait une fierté qu'il ne voulait pas entacher plus que cela. La vision de ses hématomes était une preuve assez accablante pour lui de sa propre faiblesse, et il n'aimait pas ça. La réalité se chargea bien vite de faire taire cette démonstration d'ego. Le contact de ses chaires à vif avec le désinfectant lui envoya une nouvelle décharge électrique qui se propagea dans tout le haut de son corps. Il serra les dents, retenant à grand peine un cri qui n'aurait rien eu de viril. C'était raté pour cacher sa douleur.
Doucement les picotements se dissipèrent et ses muscles de son dos se décontractèrent un peu. Poussant un soupir, Khaaleb s'adossa à nouveau au dossier de la chaise qui, trop petit comparé à sa masse, ne lui arrivait qu'en dessous des omoplates. Rouvrant les paupières qu'il avait fermé, il baissa les yeux sur sa main, posée à plat sur la table. Comme partout sur le reste de son corps, ces marques et contusions nouvelles laisseraient des traces, elles se mêleraient aux autres marques, tracées à l'encre sous sa peau. Des tatouages. L'amérindien en était recouvert. Chacun avait une histoire, une signification, une place dans sa mémoire. Il en était fier, mais les montrer ainsi lui donnait une étrange sensation de gène. C'était étonnant de se découvrir pudique alors qu'il n'avait jamais eu l'impression de l'être avant. Peut être parce qu'aujourd'hui c'était plus difficile de s'ouvrir aux autres.

Un silence s'installa entre eux, silence que ne perturbait que le son des craquements des braises et du bruit de la pluie au dehors qui ne faiblissait pas. Toujours concentré sur sa contemplation des nervures du bois sous ses doigts, le grand brun pouvait sentir les doigts de la jeune femme poser délicatement un nouveau pansement sur sa peau. Une des lattes du parquet craqua alors qu'elle le contournait, visiblement motivée pour s'occuper de la partie face de la blessure. Se raclant la gorge, Khaaleb changea légèrement de position, se tournant vers elle pour lui faciliter la tâche, mais détourna le regard afin de ne pas croiser le sien. Ils étaient de toute évidence mal à l'aise l'un comme l'autre, et ce face à face contraint n'aidait pas les choses. Il était plus facile de fuir la conversation lorsqu'elle se trouvait dans son dos. Dans cette disposition, l'amérindien se sentait particulièrement con de ne trouver que dire. Alors qu'elle retirait le pansement côté recto, il chercha un sujet de conversation, n'en trouvant qu'un seul à lancer.


« Et sinon... comment ça se passe à la Lyssa ? Tout le monde va bien ? » Dit-il d'une voix qui se voulait être celle d'une discussion parfaitement normale et légère. A cause de ses blessures, il ne pouvait se rendre dans le centre ville de Kelowna pour rendre visite à ses amis. Cet éloignement lui pesait, même si revenir à l'hôpital était à chaque fois une épreuve. Il n'y avait pas un couloir du bâtiment où il n'entrapercevait pas le fantôme souriant de Leslie, ce trou horrible au milieu du front. Les lieux étaient devenus hantés par ses souvenirs, et où qu'il y fut, il pouvait encore sentir la présence de sa nièce défunte. Un vide se fit sentir là où battait son cœur, un nœud lui serra le ventre, comme à chaque fois qu'il repensait à ses êtres aimés qu'il avait perdu. Et il en avait tellement perdu. « Et le grand roux... Logan c'est ça ? Il ne s'est toujours pas réveillé ? » Se hasarda-t-il à demander, reportant son attention sur son infirmière improvisée. Il regretta immédiatement d'avoir abordé le sujet au voile brumeux qui passa devant le regard de la jeune femme qui suspendit son geste l'espace d'une seconde. Il s'en voulu. Du peu qu'il avait pu en voir lors de ses passages à l'hôpital, Nancy et le grand gaillard, un des seuls hommes que Khaaleb connaissait qui le dépassa en taille, étaient proche, mais lui-même ignorait à quel point. Il ne fallait pas être sorcier pour comprendre que l'état de cet homme la préoccupait grandement, et qu'il était loin d'être sorti d'affaire. Attaqué par un groupe selon Terry qui l'avait sauvé et ramené à la Lyssa dans un état pitoyable. Le pauvre bougre divaguait depuis lors, dans un état comateux, sous l'attention permanente des membres de la communauté. C'était juste avait la mort de Leslie.

« Je... je suis désolé... je n'aurai pas du en parler... » ajouta le grand brun précipitamment, alors que la jeune femme terminait de poser le deuxième pansement. Posant un regard sur le bandage blanc immaculé, il dû reconnaître qu'elle avait fait du bon travail. « Merci. » articula-t-il en tournant le regard vers elle. « Il faudrait que tu donnes des cours à Terry... tu es bien plus douée que lui... » Afin de lui montrer qu'il s'agissait bien là d'un compliment, le géant essaya de sourire, mais ce qui étira ses lèvres tenait davantage du rictus. Poussant un soupir devant cette tentative pitoyable d'être jovial, Khaaleb décida de se remettre en mouvement. Tapant les paumes de ses mains sur ses cuisses, il se remit debout. « Bon... on s'y remet ? Si on continu comme ça on n'aura toujours rien mangé demain. » Dit-il en pointant à la jeune femme xes légumes qui attendaient toujours d'être découpés. Avant de se remettre lui même à la préparation de la viande, il alla ouvrir un placard de la cuisine dont il sorti deux verres grands comme des mugs et une bouteille sans étiquette remplie d'un liquide ambré. Il s'agissait d'une liqueur qu'il faisait lui-même. L'odeur était la même que celle du désinfectant utilisé quelques instants plutôt par Nancy, mais le goût était fruité et sucré. Il en remplit les deux verres et en fit glisser un vers la jeune femme avant de boire une grande rasade dans le sien. Le breuvage glissa dans sa gorge, brûlant, lui faisant un peu oublier la douleur dans chacun de ses muscles. Reposant le verre, il se saisit à nouveau de son couteau et commença à couper des morceaux du lièvre, tout en ayant bien pris soin de placer une grande casserole en métal entre la bête et le regard de son invité afin de ne pas l'indisposer davantage.


« Qu'est ce qu't'en pense ? » demanda-t-il en pointant la bouteille du menton. «J'expérimente encore, la recette est pas encore totalement au point...celle ci c'est sans doute la moins pire... paraît que les anglais sont bons en lever de coude... il me faut un avis d'expert. » Est ce qu'il venait de la traiter d’alcoolique notoire et congénitale ? Peut être. Mais c'était aussi sa façon à lui d'essayer de détendre un peu l'atmosphère qu'il avait lui-même contribué à plomber.


    
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