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 Nous ne semons pas -Ft Joakim



Max Stål
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Ancien métier : Sniper dans l'armée de terre Canadienne
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18.09.19 6:40
Nous ne semons pas

   Jojo et Max

   



La trappe s'ouvrit dans un bruit métallique de tôle qui claque. L'espace de quelques secondes, il n'y eu aucun autre bruit ni aucun mouvement, puis deux mains s'agrippèrent aux bord de l'ouverture qui était apparue dans le sol.
Les doigts de ces deux mains se crispèrent et bientôt une tête émergea de l'obscurité, puis des épaules, et enfin un corps entier.

Rapidement, Max gravit les dernières marches de l'échelle qui menait à la vigie, puis une fois arrivée, elle referma la trappe derrière elle. Après avoir jeté un coup d’œil sur les lieux déserts, la jeune femme se redressa et dégagea son McMillan qui était jusque là retenu à son épaule par une sangle. L'endroit dans lequel elle se trouvait se situait en haut d'un des miradors de la base militaire qui était à nouveau le refuge du Coliseum depuis quelques semaines. La tour offrait pour qui s'y trouvait une vue imprenable sur tous les alentours, ce qui en faisait un endroit stratégique dans la sécurité des lieux. Les fenêtres autrefois en verre étaient à présent couverts de panneaux de bois amovibles qu'on pouvait déplacer et ouvrir, permettant ainsi autant de se cacher que de tirer sur de potentiels assaillants. A cause de ces ouvertures qui si elles retenaient la neige et la pluie, laissaient tout de même passer le vent, l'endroit était bien plus frais que l'intérieur de la base, dont certaines pièces étaient parfois mal ventilées. Et s'il pouvait parfois être oppressant de vivre enfermé derrière des murs et des barrières pour se protéger de la menace des morts, il y avait comme un goût de liberté qu'on ressentait dès lors qu'on se trouve dans la vigie.
Max avait toujours aimé cet endroit. Après l'armurerie où elle passait le plus clair de son temps, c'était sans doute le lieux où elle se sentait le mieux, le moins oppressée. Ici, elle pouvait passer des heures sans voir personne ni se forcer à discuter avec les autres. C'était plutôt reposant quand on devait en permanence vivre les uns sur les autres. Elle comprenait pourquoi certaines personnes aimaient partir constamment en expédition, ou bien faisait des pieds et des mains pour en être. Pour elle qui n'aimait plus sortir après les derniers mois dans la galère, il y avait cette vigie, comme une parenthèse. Une respiration.

Prenant ses aises dans ce qu'on appelait désormais « le nid », Max installa son fusil sur la seule table de la petite pièce balayée par la brise. Ouvrant certains volets de bois, elle s'installa debout devant la fenêtre, et sortit une barre de céréale d'une des poches de son gilet tactique. La jeune femme déchira l'emballage et mordit une petite bouchée de cet aggloméra de céréales. Ce n'était pas particulièrement bon ni satisfaisant, mais au moins ça remplissait le ventre et c'était tout ce qu'elle attendait de la nourriture désormais. Mâchant longuement et d'une façon pas très gracieuse, elle laissa son regard se balader sur la vue que lui offrait la hauteur à laquelle elle se trouvait. La base militaire de Kelowna n'était pas particulièrement étendue, si bien qu'elle en avait d'ici une vision assez globale. Des petits immeubles d'habitations hauts de quelques étages à peine jouxtaient des bâtiments plus vastes qui concentraient des salles d’entraînements et de stockage de matériel militaire ainsi que d'anciens bureaux et espaces de réunion, le tout dans une architecture de béton très 70's. Ce n'était pas particulièrement joli, même pas du tout en réalité, mais ici plus qu'ailleurs Max se sentait chez elle. Parvenir à débarrasser les lieux de la présence des morts qui l'avaient annexé et retrouver leurs marques était vu par beaucoup du groupe comme un nouveau départ salvateur. Ils étaient à nouveau à la maison.


Le regard de la petite brune glissa un peu plus loin. Un peu après un grand hangar qui servait à présent de lieu de rassemblement se trouvait un ancien parking sur lequel il ne restait que quelques véhicules entretenus pour les besoins de la communauté. Mais ce qui avait attiré le regard du soldat se trouvait plutôt être l'arène, autrement dit le cœur du Coliseum. Ce lieu, actuellement vide, avait pris pour chacun d'eux une place étrange dans leur vie. Leur quotidien tournait autour de ce qui se passait sur sa terre battue et sur le sang qui y était versé. C'était autant une distraction qu'un moyen d’interaction sociale. On y résolvait les conflits, on y prenait des décisions. On y mourrait aussi, mais pas si souvent que ça en fin de compte. Bien entendu, l'arène avait ses favoris, ses champions, mais même les moins brillants y étaient passés. Personne ne résistait très longtemps à l'appel et beaucoup tentaient leur chance avec plus ou moins de réussite.


Max avala la dernière bouchée de sa barre de céréale et fourra l'emballage dans la poche arrière de son pantalon, les yeux toujours tournés vers l'extérieur. Cette fois, la jeune femme regardait plus loin, par delà les hauts murs d'enceinte qui encerclaient le Coliseum et le protégeait. Lentement, avec minutie, elle détailla le paysage, allant aussi loin que son excellente vue lui permettait. Proche des berges du lac, la base se trouvait sur la rive ouest et profitait d'un environnement plus que privilégié, à condition d'aimer le grand air. Les collines de ce coin ci de la Colombie Britannique descendaient en pente douce vers les eaux de la retenue, offrant des espaces dégagés que quelques arbres venaient ponctuer. Depuis le début de l'infection, la nature avait commencé à reprendre ses droits, cachant de plus en plus les traces de ce qui avait été leur civilisation. Les bâtiments qui n'étaient pas entretenus tombaient rapidement en décrépitude et les maisons individuelles, quasiment toutes abandonnées aujourd'hui, étaient chaque jour plus recouverte par la végétation. Les immeubles du centre ville de Kelowna dont elle apercevait les silhouette de l'autre côté du lac finiraient bien un jour par s'effondrer, et les quelques personnes qui y survivaient misérablement sombreraient avec eux. Il suffisait d'être patient.


Alors qu'elle était tout à ses pensées, quelque chose bougea dans le champs de vision de l'ancien soldat. Fronçant les sourcils, la jeune femme s'approcha de l'ouverture, plissant les yeux pour mieux voir. Il y avait bien une forme qui avançait vers eux, et cette forme avait celle d'un homme. Empoignant son fusil, Max le cala contre son épaule et pointa le canon vers cette forme qui avançait toujours. Un œil fermé, elle plaça l'autre devant la lunette qui lui permettrait de confirmer ses soupçons. Elle vit immédiatement qu'elle avait raison. Un mort. Sans baisser son arme, elle se saisit du talkie-walkie qui était posé sur la table et régla le bouton sur la bonne fréquence en le serrant entre ses dents. Puis positionnant le micro à côté de sa bouche, elle parla, sans pour autant quitter sa cible mouvante des yeux.


« Allo ici Max depuis le nid... est ce que quelqu'un me reçoit ? Over. » Elle relâcha le bouton, attendant une réponse, mais seul un bruit de neige sortait du haut-parleur. Au bout de quelques secondes qui ressembleraient vite à une minute, elle relança l'appel « Ici Max... est ce qu'il y a quelqu'un qui me reçoit en bas ? Over » A nouveau rien. Mais alors qu'elle était sur le point de reposer le talkie et de prendre une décision seule, une voix se fit entendre.

-Oui Soleil-Noir je te reçois 5/5... qu'est ce qu'il y a ? Over. Répondit la voix dans un grésillement continu. Immédiatement, Max la reconnue. Bien que plusieurs nouveaux reprenaient cette habitude depuis peu, il n'y avait que les anciens soldats, ses camarades de bataillon, ceux qu'elle avait connu avant, pour l'appeler ainsi. C'était un surnom dont peu comprenait le sens qu'on lui avait attribué pendant le détachement de son régiment en Libye en 2011. Après tout, c'était une pratique courante chez les snipers d'avoir des noms de code plus ou moins informel. Alors celui là ou un autre.
-Je suis dans le nid...j'ai un rôdeur en visuel à environs 57 mètres de la poterne est... est ce que je le shoote ou vous en avez besoin ? Over.
-Nan vas-y c'est bon, on a fait le stock hier. Fais toi plais'. Over
-Ok bien reçu... fin de la communication. »


L’œil toujours dans le viseur de sa lunette, Max reposa le talkie sur la table juste à côté d'elle.
Pour les besoins des combats qui s'organisaient dans l'arène, il arrivait au Coliseum d'aller capturer quelques virulents qui s'approchaient un peu trop près de leurs murs. Cette pratique, bien que comportant des risques dont ils avaient tous conscience, avait été réinstaurée dès leur retour. Mais aujourd'hui, il semblerait que les services de ces messieurs les mordeurs n'étaient pas demandés.
Opérant par des gestes lents et précis, la petite brune posa le trépieds de son fusil sur le rebord de l'ouverture, pointant toujours le canon dans la direction voulue. Tirer à distance demandait de la concentration et de la réflexion, tout ça dans un temps souvent assez court.
Alors qu'elle réalisait ses derniers réglages, Max entendit le bruit de la trappe s'ouvrir derrière elle. Ne prêtant aucune attention au nouvel arrivant, concentrée sur sa cible mouvante et sur d'elle, la jeune femme bloqua sa respiration et pressa détente. La balle quitta le canon du McMillan, mais il n'y eu pas de détonation, ou du moins fort peu. L'arme était équipée d'un silencieux, bien pratique lorsqu'il était question de ne pas attirer l'attention. L'espace d'un instant, l’ancien soldat resta parfaitement immobile, attendant de voir si elle avait fait mouche. Un sourire se dessina discrètement sur ses lèvres. La tête du cadavre venait d'éclater et son corps de tomber au sol. Reniflant d'une façon pas très élégante, la jeune femme rouvrit les deux yeux et redressa la tête.

« Salut » dit-elle enfin à la personne qui l'avait rejoint, sans même prendre la peine de se retourner pour voir de qui il s'agissait.

   
   
   
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Joakim Eriksson
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07.10.19 12:23
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  Max & Joakim

 



Il fait froid aujourd'hui. un printemps qui a du mal à se faire entendre. Je resserre ma veste contre moi alors que nous faisons notre tour de garde à l'extérieur de l'enceinte du Coliseum. Un rituel quotidien qui me fait un bien fou. De quoi me dégourdir les jambes, être au courant de ce qu'il se passe hors des murs et sortir de ce brouhaha incessant qui règne dans la communauté. J'apprécie ce groupe, me sens enfin à ma place quelque part depuis l'apocalypse mais parfois, le bruit incessant des discussions des autres me rend mal à l'aise. Une impression de déjà vu avec l'armée, une petite douleur face au constat d'un passé qu'on ne retrouvera certainement pas.

Je soupire, bruyamment, attirant le regard de mon coéquipier du jour. Un gamin d'à peine la vingtaine. Tous me connaissent ici. Tous connaissent ma mère et tous savent que j'ai malheureusement hérité d'une partie de son tempérament de feu. Alors il ne me questionne pas, se contente de détourner le regard et de se concentrer sur notre mission du moment. Tout est calme, pas un bruit suspect aux alentours, rien. Juste le froid poignant d'un monde qui veut nous faire regretter toutes ces années de maltraitance.

Au loin, j'aperçois une brèche dans la clôture qui encercle la base. Je la pointe du doigt pour mon coéquipier. « Faut qu'on aille voir ça. » Il hoche la tête et on se met en route, sur nos gardes. On ne sait jamais. Un invité surprise peut vite surgir de nulle part. Mais une fois devant la petite ouverture, rien ne semble menacer, du moins, pas dans l'immédiat. Je m'agenouille face au trou et tâte la clôture pour constater ce qui aurait pu la casser. « Mets au courant ceux de l'intérieur, qu'ils restent sur leurs gardes au cas où quelque chose ou quelqu'un s'est introduit dans la base. » Il hoche une nouvelle fois la tête et parle dans son talkie-walkie alors que j'inspecte encore la barrière. Elle n'a pas été coupée de la main de l'homme d'après moi, ce qui est déjà un bon début. Peut-être un animal. « Ils vont faire attention et nous redire s'ils voient quelque chose. » C'est à mon tour d'hocher la tête alors que je me relève. « En rentrant on demandera à une équipe de venir inspecter ça et le réparer. J'ai pas de quoi le faire maintenant. T'as quelque chose toi ? » Il secoue la tête de gauche à droite. « Bon. Finissons déjà notre tour. Tu pourras aller te mettre au chaud après. » J'imagine que même après tout ce que nous avons vécu, à son âge, il doit apprécier de rester confortablement à l'intérieur. Chose que je ne compte en aucun cas faire. Il faut m'occuper, toujours.

Nous finissons notre tour de garde sans embûches et comme promis, nous retournons à l'intérieur. Je le libère et il me quitte avec un grand sourire. Je le regarde s'éloigner, pensif, repensant au temps où je possédais moi aussi cette innocence de l'âge. On me l'a refilé pour la semaine, qu'il voit ce qu'il devra faire plus tard, quand il aura pris de l'expérience. C'est un chouette gamin, arrivé il y a peu mais encore bien trop faible pour pouvoir se démerder seul. Je ne sais d'ailleurs pas comment il a pu s'en sortir dans l'arène, malgré son potentiel. Il me fait un peu penser à mon petit frère, sans la fougue des Eriksson. Je souris quelque peu à cette pensée puis me mets en marche. Je dois trouver l'équipe responsable des infrastructures. On m'indique une direction que je suis et tombe finalement face au responsable du petit groupe. Je lui explique la situation, il me pose quelques questions et on se quitte sur la promesse d'une inspection de leur part le plus rapidement possible.

Satisfait, je les quitte pour reprendre le cours de ma journée. Après le tour de garde, je suis normalement de surveillance, dans la vigie. C'est donc naturellement que je m'y dirige. On l'appelle le nid à présent et j'ai toujours trouvé que ce nom lui correspondait parfaitement. En arrivant proche de l'entrée, j'entends la voix familière de Max, parlant dans son talkie-walkie, puis plus rien. J'ouvre prudemment la trappe, cherchant à ne pas effrayer Max et je me faufile lentement à l'intérieur du nid. Elle est concentrée, ne s'est même pas retournée. Mais je comprends pourquoi, l'ai fait plus d'une fois. Une pratique courante à l'armée lorsque la concentration est de mise. Combien de fois m'avait-on parlé en pleine mission alors que je visais quelque chose, que je n'avais pas répondu, bien trop plongé dans ma tâche. Alors je m'installe tranquillement, attendant qu'elle finisse ce qu'elle fait. J'admire même son tir, souris en voyant la tête du décharné exploser. Et enfin, elle me salue, sans pour autant se retourner. Alors je lui réponds, dans notre langue. Elle est la seule à par les Eriksson à la parler et j'en profite donc chaque fois que nous nous croisons. Un genre de retour aux sources, un baume au coeur. « Salut Max. » Je sors de mon sac mon arme, mes jumelles et m'installe de l'autre côté du nid pour surveiller un horizon différent de la femme. « Bien visé. » Je ne la regarde pas, moi non plus, me contente de m'installer dans mon coin, de prendre place. Les banalités ne font pas vraiment partie de nos habitudes. Mais une fois mes jumelles en main, je me permets de reprendre la parole. « T'as vu quelque chose de spécial à part le rôdeur ? » Il est tout de même important de savoir ce qu'il s'est passé depuis son début de vigie. La sécurité du groupe est en jeu.

Lentement, je m'accoude au rebord du nid et inspecte les alentours. Rien. Mis à part le bourdonnement du vent au sein de la tour de garde, il n'y a rien. Je détourne un instant le regard de l'horizon pour fouiller dans mon sac et ressortir deux bouteilles d'eau. J'en tends une à Max. « Je t'ai pris de l'eau, au cas où. »




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Max Stål
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12.10.19 8:18
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   Jojo et Max

   


Silencieuse et immobile, Max regardait toujours le paysage immense qui s'étendait à leurs pieds. La jeune femme n'avait plus besoin de se retourner pour savoir qui l'avait rejoint dans la vigie, un simple « salut » avait suffit.
Il n'y avait pas beaucoup de personne dans l'ancienne base militaire qui parlaient comme elle le suédois. Une seule famille en réalité : les Eriksson, et depuis le temps qu'elle les côtoyait, la tireuse d'élite savait les reconnaître à la voix. Si elle avait fait connaissance de leur mère au moment où cette dernière les avait rejoint, Max côtoyait plusieurs membres de la fratrie d'avant l'apocalypse. Avec le temps et les épreuves, elle avait appris à les connaître encore mieux, et elle savait aujourd'hui qu'elle pouvait placer toute sa confiance en eux. Peu de personne au sein du Coliseum pouvait s'en vanter. Natalia et ses enfants étaient devenus sa famille, en même temps qu'ils affrontaient ensemble l'expérience du froid, de la faim et de la mort. Une famille avec qui elle partageait une langue à défaut d'un sang. Une langue qui était comme une musique à ses oreilles, lui rappelant une enfance désormais lointaine. La jeune femme l'avait toujours entendue à la maison. C'étaient ses parents, suédois émigrés, qui lui en avaient appris les subtilités. Elle n'avait jamais totalement réussi à se défaire d'un certain accent, mais elle le parlait encore maintenant avec une grande fluidité, n'en déplaise aux autres membres de la communauté qui s'exaspéraient souvent de les entendre converser ainsi.
Mais ici, dans le nid, il n'y avait personne à exaspérer, alors autant parler comme bon leur semblait.


Les yeux fixés sur l'horizon, balayant dans une mécanique routinière le paysage du regard, Max tendait l'oreille, percevant les mouvements de Joakim derrière elle. Le jeune homme s'installait à son poste, dos à elle, afin de couvrir la plus grande zone de surveillance. D'ordinaire, la sniper préférait être seule quant elle était de vigie. Elle n'aimait pas ces bruits parasites que faisaient les autres. Elle était mal à l'aise de leur présence. Cet état était sans doute encore plus prononcé lorsqu'on lui collait dans les pieds un nouvel arrivant, fraîchement sorti de l'arène. Mais aujourd'hui c'était différent. La présence de Joakim était des rares qui ne la gênait pas. Au contraire. C'était une des seules personnes avec qui elle aimait travailler. Le côté militaire sans doute, ou ce petit quelque chose qui lui rappelait Natalia.
D'un geste rapide, elle attrapa entre ses doigts la cigarette qu'elle avait calé derrière son oreille un peu plus tôt et la plaça entre ses lèvres, ne répondant au compliment de son camarade que par un haussement d'épaule. Ses tirs étaient sa seule source de fierté, mais elle ne s'en vantait pour autant jamais. La jeune femme connaissait ses dons, mais jamais elle n'aurait pensé à en tirer profit, se contentant de les mettre au service des autres. Un beau tir valait bien n'importe quelle autre action, du moment que le résultat était le même : protéger le Coliseum.

Sortant un briquet d'une des poches de son gilet tactique, Max tourna son corps pour se cacher du vent qui soufflait fort sur les hauteurs de la base et alluma sa clope. Tirant une profonde bouffée, elle rangea le briquet et reprit méticuleusement son inspection visuelle, sans prendre la peine de retirer la cigarette d'entre ses lèvres. Des petits nuages de fumée s'en échappaient régulièrement, voletant et de dispersant presque immédiatement dans le vent. D'autres nuages, bien plus haut dans le ciel, s'amoncelaient de plus en plus, gris et menaçant. Peut être que la pluie tomberait avant la fin de la journée. L'été n'était pas encore arrivé, mais au vue du froid et du vent, c'était comme s'il était déjà derrière eux. Un temps de merde.


« Nan rien... » Finit-elle par dire en répondant en suédois à son interlocuteur, sans pour autant tourner le visage vers lui. « Tout est plutôt calme depuis quelques jours... en tout cas de ce côté-ci du lac... »


Il fallait bien le reconnaître, il ne s'était pas passé grand chose de marquant depuis que le Coliseum était rentré au bercail. Si la zone était alors quelque peu occupée par les morts marchants, ils n'avaient pas eu à subir de nouvelles hordes depuis qu'ils avaient nettoyer les lieux. Cette accalmie était salutaire, elle leur permettait de renforcer leur position, de consolider leur enceinte, de devenir chaque jour plus fort et mieux préparé. Mais si la plus grande menace pour eux restait la possibilité d'une nouvelle vague massive de virulent, Max savait que leurs dirigeants n'oubliaient jamais qu'il leur faudrait peut être un jour se défendre contre d'autres communautés. Après tout, ils ne pouvaient pas être les seuls. Les quelques rares vivants qu'ils ramassaient leur parlaient souvent d'autres groupes, de taille et d'importance variées, qui gravitaient dans la région. Jusque là, la base militaire restait totalement indépendante, mais la jeune femme savait que cette situation ne durerait pas éternellement.
Un jour, la confrontation viendrait.



Détournant pour la seconde fois le regard du paysage depuis son arrivée, Max posa les yeux sur Joakim, ou plus exactement sur la bouteille d'eau qu'il lui tendait. Murmurant un « Merci » à peine audible, la jeune femme se saisit de l'objet et après l'avoir ouvert, elle en but une gorgée. Avec tous ces corps infectés et pourris qui grouillaient autour d'eux et contaminaient tout, l'ordre de priorité des richesses avaient quelque peu changé. L'eau et la nourriture valaient aujourd'hui plus que l'or. Une sacrée ironie quand on savait l'importance que l'argent pouvait avoir, avant. Après avoir rebouché la bouteille avec soin, elle la posa sur la table sur laquelle se trouvait son fusil, toujours tourné vers des cibles potentielles.
Un silence venteux retomba entre eux, s'étirant comme de la guimauve. Hormis les feuilles dans les branches et des corbeaux dans le ciel, rien ne bougeait. Max aurait pu rester ainsi des heures durant, sans un mot dit, immobile comme une statue dans son nid. Pourtant, elle finit par briser le silence et par prendre la parole.


« Tu étais d'inspection avec le nouveau tout à l'heure... » Une affirmation plus qu'une question. Max était carrée et maniaque, elle connaissait tous les plannings des équipes par cœur. « ça c'est passé comment ?" une vraie question "Tu en penses quoi ? Il a l'air un peu... faiblard. J'aurai pas cru qu'il survirait à l'arène... »


Mieux sans doute encore que les autres, la jeune femme savait qu'il ne fallait pas se fier au gabarit pour savoir ce qu'on valait dans l'arène. Elle en était la preuve. Mais dans le cas de leur nouvelle recrue, ce n'était pas une question de gabarit mais de mentalité et de volonté. Il allait devoir s'endurcir s'il voulait rester avec eux.
   
   
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Joakim Eriksson
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30.10.19 5:56
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 Max & Joakim

 


Mon regard parcourait l’horizon, scrutant ses moindres détails, prêt à réagir s’il le fallait. Le doigt sur la détente, il ne suffisait que d’une fraction de seconde pour réagir. Mais il n’y avait rien à part ce vent glacial qui faisait danser les arbres. Parfois une branche m’attirait l’œil, parfois un oiseau, mais tout restait calme. Max semblait avoir éliminé l’unique menace de la journée. Elle me le confirma d’ailleurs, dans notre langue, de son accent bien à elle, après s’être allumé une cigarette. Les autres s’exaspéraient à nous entendre parler suédois, mais ce n’était pas moi qui allais faire un effort. Le parler était plus facile pour ma famille et pour Max certainement aussi. Même si l’anglais n’avait plus aucun secret pour nous, le suédois était notre source. J’avais grandi avec, il représentait une époque de ma vie qui, même si parfois je préférais l’oublier, avait eu ses moments de bonheur. La Suède était notre racine et jamais je ne lui tournerais le dos.

Je soupirai au constat de Max. Une semaine tranquille d’après ses dires. Depuis notre retour à la base, il était vrai qu’il ne s’était pas passé grand-chose là-dehors. Je n’allais pas m’en plaindre. La rencontre avec d’autres survivants étaient toujours délicates, donc je préférais que la situation reste ainsi. Mais il fallait bien le dire, nous nous ennuyions parfois à mourir. Les combats dans l’arène ponctuaient notre quotidien, y donnaient un petit plus palpitant. D’autres groupes trouveraient certainement cette pratique barbare. Des survivants, vainqueurs de cette nouvelle vie, se battant pour ne pas la perdre. Un peu stupide à y regarder de plus près. Autant profiter de cette seconde chance pour ne pas mourir bêtement. Mais ces combats nous permettaient de nous démarquer, de montrer notre puissance, de laisser le destin décider du sort des plus faibles. Cette nouvelle vie venait avec un prix et il fallait la mériter, en être digne. « Autant en profiter, même si un peu d’action ne nous ferait pas de mal. » Certains du groupe commençaient à se reposer sur leurs lauriers et là était tout le piège. Dès le moment où notre garde se baissaient, les ennuis commençaient. Nous n’avions pas le droit à l’erreur, plus dans ce monde.

Je soupirai alors que je continuais de guetter l’horizon. Toujours rien. J’étais un homme d’actions, de sensations. Toute ma vie n’avait été que remous. Le calme m’ennuyait. L’une des raisons principales de ma présence régulière au sein de l’arène.

Le silence s’installa à nouveau entre nous, sans me déranger. Max faisait partie de ceux en qui j’avais une confiance aveugle. Et peu pouvaient se vanter d’en dire autant. La confiance des Eriksson se méritait et Max nous l’avait prouvé plus d’une fois. C’est pourquoi les paroles n’étaient pas nécessaires. Nous savions que même si nous n’avions rien à dire, ça ne voulait pas dire que nous étions gênés.

Pourtant, Max brisa le silence et m’interrogea sur le nouveau, m’arrachant un petit sourire. Max avait cette particularité d’avoir l’œil partout. Rien ne lui échappait. Je ne répondis pas de suite, réfléchissant quelques secondes à ma vision du garçon. « Il a pas mal de qualités, même s’il est effectivement un peu faiblard comme tu dis. Mais il est volontaire, il a de bonnes réactions, il suit bien les ordres. » Il promettait de belles choses avec le temps. « Je doutais aussi de lui dans l’arène. Franchement, il m’a épaté. » Surtout qu’à son arrivée, il se trouvait dans un bien moins bon état qu’aujourd’hui. « Une fois qu’il aura fait ses expériences et qu’il aura peut-être un peu plus de responsabilités, je pense qu’il pourra devenir un bon élément. » Mon regard suivit un corbeau au loin. « On a simplement fait notre tour de garde. On a d’ailleurs repéré un trou dans la clôture, côté nord. Ça ne me paraissait pas fait par l’homme, mais reste sur tes gardes. » Max était aux premières loges, qui de mieux qu’elle pour repérer le coupable. « Il va finir chez toi aussi le gamin, non ? » Contrairement à elle, je ne connaissais pas les planning par cœur. Mais il me semblait que le jeune passerait chez les personnes indispensables de la base. Et Max en faisait largement partie.

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Max Stål
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18.12.19 4:43
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   Jojo et Max

   


Autour d'eux, tout était calme, plat et morne. Comme si le monde avait soudain été placé entre parenthèses, comme s'il était dans un boule fermée hermétiquement, pareil à ses bibelots kitsch qu'on trouvait à Noël ou dans les boutiques à touristes autrefois. Pourtant, étrangement, de par cet état de stase dans lequel le paysage se trouvait, chaque bruit et chaque mouvement semblait amplifié, se répercutant en écho contre les collines vertes qui encadraient le lac. Deux oiseaux s'envolant des branches les plus hautes d'un sapin, le papier de la cigarette se consumant lentement. La brume humide montant au loin.
Soudain, un fort coup de vent balaya le haut de la vigie, faisant danser les mèches rebelles sur la tête de Max. Immobile et imperturbable, la jeune femme ne frissonna même pas. Comme celui qui lui tenait compagnie, elle était d'ici, elle était du nord. Le froid était sa maison, son élément. Il l'enveloppait avec tendresse et la rassurait, à l'inverse de la chaleur qui la faisait suffoquer. Parmi ses pires souvenirs d'avant, il y avait au sommet ce détachement au proche orient. Ou comment nommer l'enfer.
Aujourd'hui, avec un certain soulagement, la tireuse savait qu'elle n'aurait plus jamais à subir ce genre de température. Plus rien ne la forcerait jamais plus à repartir dans ces pays de déraison qui vous font cuir sur place. Non, Max était chez elle ici. Totalement chez elle. Kelowna était sa ville, la base sa maison, le Coliseum sa famille. Rien d'autre que la mort ne pourrait la forcer à quitter tout ça.
Bien que fort peu démonstrative, affichant la plupart du temps une gueule de 36 pieds de long, la petite brune aimait beaucoup vivre ici, et elle aimait aussi beaucoup ceux qui résidaient à la base avec elle. Si peu d'entre eux pouvaient se targuer d'avoir obtenu sa confiance, comme ce bon Joachim ici présent, nombreux avaient son respect, ne serait-ce parce qu'ils avaient combattu avec brio dans l'arène. Comme beaucoup de ceux qui avaient du mal à gérer leurs relations sociales et à composer avec la complexité de leur psyché, la sniper était aussi très attachée aux règles qui régissaient les lieux et toute leur petite communauté, et elle n'hésitait pas à cracher son mépris à ceux qui ne les respectaient pas ou pire, qui ne se montraient pas digne du Coliseum.

Entendant son compagnon parler d'un trou dans la clôture Nord, l'ancien militaire fronça les sourcils. L'épais grillage qui entourait toute la base était constamment surveillé et entretenu avec beaucoup de soin. Il était leur filet de sécurité, leur première protection contre les marcheurs, un trou dans son enveloppe de métal était donc un danger de premier ordre pour la communauté toute entière. Une expression préoccupée sur le visage, la jeune femme fit deux pas pour s'orienter vers le Nord et relevant son McMilan, elle le pointa vers l'endroit que son camarade lui indiquait. Plaçant son œil dans le viseur, elle repéra rapidement la brèche en question. Ce n'était pas énorme, mais une personne assez fluette aurait pu s'y faufiler. Contrairement à ce que Joachim suggérait, Max n'écartait pas la possibilité qu'un homme soit à l'origine de cette faille dans leurs défenses. Il allait falloir être vigilent, et surtout faire un rapide comptage de leurs effectifs. Quelqu'un manquerait peut être.
Il arrivait parfois que des membres du groupe décident de le quitter. Cela se passait toujours plus ou moins bien, mais dans l'ensemble, s'était plutôt mal perçu. Le Coliseum était une famille, on ne quittait pas sa famille. C'était du moins la vision de Max, et la jeune femme méprisait comme aucun autres ceux qui avaient la lâcheté de les abandonner après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble.
La possibilité que quelqu'un d'un autre groupe se soit introduit dans le domaine n'était aussi pas à exclure. Jusqu'à présent, ils n'avaient eu aucun contact avec d'autres communautés, mais ils savaient, de part les mouvements qu'ils observaient parfois de l'autre côté du lac, qu'ils n'étaient pas seuls à vivre dans les alentours de l'ancienne ville de Kelowna. Amis ou ennemis, peu importait. Il allait falloir rester sur ses gardes, comme le jeune Eriksson le suggérait.


« Il faudrait faire tourner une patrouille... voir si quelque chose ou quelqu'un n'est pas en train de se balader à l'intérieur... et peut être un comptage ce soir... s'assurer que personne ne manque à l'appel... »
ajouta la brunette en baissant son arme mais sans quitter la zone nord du regard. Concentrée sur son observation, Max eu un léger temps de réaction avant de comprendre la question qui le posait son compagnon de surveillance. Est ce que le petit nouveau allait passer chez elle ? Immobile, le regard fixé sur les collines, mais se mordant l'intérieur de la joue dans une contorsion de bouche qui lui était familière, l'ancienne militaire fit défiler dans son esprit les souvenirs des tableaux de tâches qu'elle mémorisait à chaque fois. Si les mots qui y étaient notés lui donnaient toujours du mal, de part sa dyslexie, elle avait finit par apprendre à les reconnaître, et surtout à faire le liens avec les couleurs qui étaient assignées à chaque affectation. Une brillante idée de ceux qui se chargeaient de l'organisation des équipes.

« Oui » finit-elle par répondre « Il est avec moi à l'armurerie demain. » L'armurerie, son royaume, était un passage obligé pour tous. Si utiliser une arme était aujourd'hui devenu une chance de survie, il était aussi primordial de savoir les entretenir correctement. Max comptait bien commencer par là la formation du petit nouveau, qui allait également devoir apprendre les délicats rouages de l'organisation des stocks et du rangement. La jeune femme était connue pour son côté maniaque, surtout lorsqu'il s'agissait des armes à feu. Il avait beau s'en être sorti dans l'arène, il prendrait cher s'il avait le malheur de faire une boulette pendant qu'il suivait son enseignement. La sniper était loin d'avoir la patience de Joachim en matière de pédagogie.

Un nouveau silence s'installa dans ce qui était pour Max une discussion animée. Attentive au moindre mouvement, elle remarqua une équipe qui avançait vers la fameuse clôture, avec sans doute pour objectif de la réparer. Tout en observant la scène avec attention, la jeune femme se repassait en arrière plan le dernier combat qui avait eu lieu dans l'arène. Très occupée entre son travail à l'armurerie et la surveillance, elle se rendit compte que ça faisait un certain temps qu'elle n'avait pas pris elle-même place au centre de la piste, qu'elle n'avait pas cogné, qu'elle n'avait pas été grisée par les encouragements et les cris des spectateurs déchaînés.


« Tu sais qui seront les prochains dans l'arène ? »

   
   
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Joakim Eriksson
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16.04.20 5:46
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 Max & Joakim

 


Le silence régnait et je profitais de ces instants de répit. Ce n'était pas que je n'aimais pas parler, bien au contraire. Je pouvais largement apprécier une conversation intéressante, pour autant qu'elle le soit. Ce que je détestais, c'était ces conversations de bienseillance, le "small talk" comme on dit. Un banal sujet abordé pour éviter de se retrouver avec des blancs. Tout ce que je détestais. Le silence faisait partie de la vie, il fallait apprendre à l'apprécier. Et quoi de mieux qu'un peu de temps avec soi-même pour réfléchir, se ressourcer, penser à d'autres choses. Tant que les problèmes personnels ne prenaient pas toute la place, c'était ce qu'il y avait de mieux. Pouvoir d’ailleurs arriver à un niveau de confiance assez élevé pour ne pas se sentir obligé de combler les blancs, c’était mon but ultime dans chacune de mes relations.

Max se tourna rapidement en direction du trou indiqué lorsque je lui en parlai. Elle avait cette rapidité d’action qui m’impressionnait toujours. On en avait l’habitude à l’armée mais depuis notre arrivée à la base et la venue de survivants externes aux troupes militaires, j’avais dû me faire à l’idée que tous n’auraient plus cette aisance d’exécution. C’est pourquoi être en binôme avec Max restait toujours l’un de mes plus grands plaisirs.

Elle évoqua un déserteur et je soupirai bruyamment. Il n’était pas rare qu’on se fasse fausser compagnie de la sorte et ce genre de comportements avaient le don de m’agacer. Même si nos pratiques étaient parfois déroutantes ou un peu plus violentes que dans d’autres probables communautés, nous n’étions pas des monstres et prenions le temps de former les nouvelles recrues comme le petit nouveau avec moi ce matin. La lâcheté des déserteurs m’horripilait. Il n’était pas rare de les voir d’ailleurs revenir avec un groupe en expédition, en tant que prisonnier. On ne lâchait pas le Coliseum de la sorte, au risque de le regretter. Si le trou dans la barrière venait bel et bien d’un déserteur, je me ferais un plaisir d’aller le rechercher par la peau des fesses. « J’ai prévenu une équipe. Ils m’ont dit qu’ils feraient le nécessaire au plus vite. » Une nouvelle bourrasque balaya le nid. « J’me chargerai avec plaisir de ramener ce lâche, si c’est effectivement ça. »

Le sujet bifurqua sur le nouveau et son emploi du temps et Max me confirma sa venue à l’armurerie. Ce pauvre garçon devra faire preuve de patience avec la suédoise s’il ne veut pas réveiller le monstre en elle. Tous ici connaissent Max et sa minutie avec les armes. Il allait l’apprendre à la dure s’il ne le savait pas. Mon regard fut attiré sur le côté par un groupe en mouvement et je me tournerai plus franchement pour les voir de manière adéquate. Je reconnaissais les types de tout à l’heure. Et perdu dans ma contemplation, c’est Max qui m’en sortit en me demandant qui étaient les prochains combattants de l’arène. Un fin sourire carnassier s’installa sur mon visage alors que je réalisais qu’il n’y en avait simplement pas avant quelques temps. « Toi et moi ? » Je guettai du coin de l’œil sa réaction. « Il me semble pas avoir reçu d’ordre de surveillance de l’arène pour les prochains jours. Donc s’tu veux, on peut aller animer un peu cette base. » Les combats contre Max faisaient largement partie de mes favoris, avec ceux contre ma famille et le cadet de nos dirigeants. Tous avaient cette faculté de me demander de me surpasser. Car mes victoires dans l’arène ne se comptaient aujourd’hui plus. Mes exploits étaient bien connus et de nombreux survivants de la base me demandaient de les combattre, comme défi. Chose qui me faisait fréquemment vibrer. Le sable de l’arène était mon sol favori et entendre les spectateurs hurler autour de nous me faisait jubiler. « Sauf si t’as peur que j’te foute encore une raclée. » Taquiner l’adversaire pour le pousser à accepter le challenge, titiller le point sensible de la suédoise pour la faire réagir. Un sourire joueur au coin des lèvres, je me retournai vers ma partie d’observation. « On l’a tous dit ici. On s’ennuie à mourir. » Quoi de mieux qu’un combat pour réanimer a flamme du Coliseum. « Dès que notre tour de garde est passé, j’te lamine dans l’arène. » Nouveau sourire carnassier.

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23.04.20 8:32
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   Jojo et Max

   


Max lança un regard en coin à Joakim qui se tenait tout proche. A l'évocation du lâche qui avait potentiellement fuit la base, elle avait entendu quelque chose se durcir dans le son de la voix du jeune homme, et l'ombre qui passait sur son visage lui confirmait à quel point ce dernier était sérieux. On ne rigolait pas avec les déserteurs au Coliseum. Bien sur il y avait des personnalités très différentes, des gens avec lesquels on était plus ou moins proche, mais qu'importe les affinités et les inimitiés, on ne quittait pas la communauté. Chaque membre était un pilier qui permettait de tenir en équilibre leur chance de survie à tous. Si un seul montrait des signes de faiblesse, c'était tout le groupe qui pouvait soudain être mis en danger. Et ce trou dans le grillage en était la preuve. Que ce soit pour entrer ou pour sortir, la personne qui avait fait ça n'avait pas tenu compte des risques que pouvaient représenter une ouverture dans leurs défenses, ce qui voulait dire qu'il se souciait davantage de ses petites fesses que de la vie des autres survivants. Pour Max, et pour la justice de la fratrie Anderson qui était leurs têtes dirigeantes, c'était un crime terrible. Pas sur même qu'on laisserait au coupable la chance de prouver sa valeur dans l'arène. Dommage. Un petit combat n'était jamais un spectacle inutile. Que ce soit dans les gradins ou sur le sable du terrain, y participer de prêt ou de loin était quelque chose de premier ordre pour eux tous. C'était le ciment qui soudait leur hiérarchie, mais c'était aussi un bon moyen de se tenir en alerte, de ne pas s’empatter. Il n'y avait rien de pire que de se croire à l’abri derrière ses barricades et de tomber dans l'oisiveté. C'était ce qui s'était passé la première fois. Sur de leurs défenses, ils avaient baissé leur garde, et cette mégarde avait coûté la vie de beaucoup des leurs. Ils avaient même failli tous y passer, à errer sans but dans la nature pendant des mois. Mais heureusement, grâce à leurs leaders, ils s'en étaient sortis, et ils étaient revenus, plus fort et plus alerte que jamais.

Mais au delà de l'aspect social et sportif des combats, l'arène était aussi et surtout un spectacle vivant qui était devenu leur passe temps favori, sinon le seul. Chaque affrontement donnait lieu à un grand rassemblement où chacun y allait de ses encouragements. Les règles étaient simples et strictes, et gare à celui ou celle qui ne les respectait pas, mais pour le reste, c'était du show. Plusieurs membres de la communauté étaient même affectés à l'organisation de ces rencontres incluant parfois des virulents, imaginant constamment des nouvelles mises en scène ayant pour seul but de tester leurs limites à chacun. C'était souvent grandiose, et nombreux étaient ceux qui voulaient se mesurer au danger pour prouver qu'il en avait dans le pantalon, mais dans le fond, ce que Max préférait, c'était encore un combat traditionnel, une personne contre une autre, poings contre poings.
A y penser, elle sentait déjà ses doigts la picoter d'envie. Et heureusement pour elle Joakim mordit à l’hameçon qu'elle lui avait lancé sans grande subtilité.
Dès lors, tout en restant parfaitement immobile et le regard braqué sur les abords de la forêt, un mince sourire naquit sur les lèvres de l'ancien soldat. Le fils Eriksson ne pouvait pas le savoir, mais le cœur de la petite brune c'était soudain mis à battre plus fort d'excitation et d'impatience. Malgré cet état, elle gardait un air distant, comme s'ils parlaient d'aller se faire une petite partie de belote avant l'apéro.

« C'est vrai que c'est calme ces derniers temps... » murmura-t-elle sans bouger d'un cil. Entre l'armurerie et son travail de surveillance, Max avait peu le temps de se consacrer au combat, mais elle n'en était pas moins un adversaire redoutable et redouté, et ça Joakim le savait. C'était sans doute pour cette raison qu'il lui proposait de se battre. Et sur au moins qu'avec lui l'affrontement ne manquerait pas de piquant. Le jeune homme s'était fait un nom dans le sable de l'arène, et le respect que la petite brune en éprouvait ne lui donnait que plus envie de lui faire mordre la poussière. Sortant son paquet de cigarettes de sa poche, la tireuse d'élite en glissa une nouvelle entre ses lèvres avant de l'allumer. Un grand nuage de fumée sortit vite de son nez, en même temps qu'un petit rictus amusé tirait sa bouche à la remarque du jeune homme. Il la cherchait et elle le savait. Dans le fond, il savait qu'il n'avait pas besoin de la convaincre, et que ça ne servait à rien de la titiller, mais ça faisait aussi partie du jeu. Aspirant une profonde bouffée, elle souffla la fumée par le nez et sourit avec une expression joueuse qu'on lui connaissait peu.

« Mouai... la dernière fois c'est pas toi qui a fini à l'infirmerie avec une épaule déboîtée ? » dit-elle dans un souffle avec une pointe d'ironie dans la voix. « Si c'est encore pour me faire pourrir par ta mère à chaque fois que jte remet à ta place... » Tournant la tête vers l'autre, ils échangèrent un regard, se comprenant mutuellement. C'était entendu, à la fin de leurs tâches respectives de la journée, ils s'affronteraient. Un mouvement attira alors le regard de la jeune femme. A peu de distance de là où elle avait abattu un rôdeur un peu plus tôt, un second, plus décomposé encore que le premier, avançait. Calant sa cigarette entre ses dents, Max installa son fusil sur son bipied et plaçant son œil dans la lunette de visée. Elle tira au moment où Joakim lui promettait une bonne raclée. Malgré la déconcentration, la balle atteignit sa cible qui s’effondra pitoyablement sur le sol.
« Disons plutôt que tu vas essayer... »

***

D'un geste expert, Max attacha la bande autour de son poignet. Pianotant des doigts dans le vide, elle fit quelques mouvements afin de voir si les protections tenaient bien. L'arène était un sport, le leur, mais s'il leur arrivait d'aventure d'en sortir avec de belles contusions, il n'était pas question de se rendre totalement inapte au travail. Blessés ou pas, Joakim et elle devraient retourner à leurs occupations dès le lendemain. Pas de repos même pour les braves. La jeune femme savait que ce n'était pas pour autant que son adversaire la ménagerait, et la petite brune savait que lui-même attendait la même chose d'elle.
Le duel surprise des deux combattants expérimentés, tout deux haut placé dans la hiérarchie de la communauté, avait attiré beaucoup de monde. C'était un affrontement amical, mais tout le monde était sur que le spectacle n'en serait pas moins intéressant. Levant les yeux vers les gradins qui encerclaient l'arène, l'ancien soldat observa les visages connus se chuchoter à l'oreille, pariant très certainement sur qui des deux l'emporteraient. Son regard croisa celui d'une blonde magnifique qui lui lançait un regard noir. De toute évidence, Natalia n'approuvait pas cet échange de coups amicaux entre son fils et son amante. Esquissant un très léger sourire, la petite brune reporta son attention sur le fils Erikson qui se trouvait face à elle. Pour l'occasion, elle avait quitté son gilet tactique et son t-shirt et ne portait plus que son pantalon et une brassière qui lui comprimait la poitrine.

Se mettant enfin en position face au jeune homme, elle leva la main et fit un geste pour lui intimer d'approcher... s'il osait.


   
   
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