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 La nuit, je mens - ft Natalia



Max Stål
The pain doesn't go away

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Ancien métier : Sniper dans l'armée de terre Canadienne
Occupation : Responsable de l'armurerie - Participe aussi à la sécurité
Statut civil : Entretient une relation passionnelle mais secrète avec Natalia Erikson
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22.09.19 5:09
- La nuit, je mens -

   Tia et Max

   


Doucement, avec des gestes lents, mesurés, précis, Max remontait le magasin tubulaire du fusil à pompe qu'elle tenait devant elle. Une lampe de bureau braquée sur son ouvrage, la jeune femme procédait avec une minutie chirurgicale, installée sur un établi qui se trouvait dans la première salle de l'armurerie. Le support du bureau était propre et dégagé, chaque pièce détaché avaient été placé dans des petites boites ou des récipients, classant les vis par taille, par provenance. Il y avait bien sur un petit quelque chose de très maniaque dans cette façon de faire, mais c'était bien là quelque chose dont l'ancienne sniper se foutait royalement. Que le reste du groupe se moque de ses petites manies n'avait pour elle pas la moindre importance, et puis de toute façon, personne n'osait vraiment le faire. Chacun ici était tributaire de ce travail qu'elle opérait avec soin et on se gardait bien de faire le moindre commentaire sur sa façon de procéder.
C'était que bien que pointilleuse à l’extrême, les talents de Max dans l'entretient des armes était quelque chose de reconnu et d'apprécié. La petite brune travaillait déjà à l'armurerie du temps d'avant la propagation du virus lorsqu'elle n'était pas envoyée en détachement, et cette activité relevait davantage chez elle de la passion que d'un simple hobby.
C'est que la jeune femme adorait les armes. Depuis toute petite, alors qu'elle grandissait entourée par ses incroyables outils, elle avait développé une fascination proche de la dévotion. Son père, le seul véritable homme de sa vie, lui avait très tôt mis une arme dans les mains, et lui avait surtout très tôt appris à s'en servir et surtout à l'entretenir. Il lui avait appris qu'une arme non nettoyée était un instrument de mort pour son propriétaire et qu'il fallait les respecter comme des êtres vivants. Il fallait les choyer, les bichonner, les aimer pour qu'elles ne se retournent jamais contre vous. Après tout, c'étaient des instruments de mort, et il ne fallait jamais prendre ça à la légère. La jeune femme avait toujours pris très à cœur de suivre les recommandations paternelles et elle les appliquaient encore aujourd'hui alors qu'elle œuvrait pour sa nouvelle famille du Coliseum.
Et en vérité, quel travail ! Non seulement il y avait l'entretient des armes de chacun des membres du groupe, mais en plus il y avait tous les stocks de l'armurerie à inventorier et à décrasser. En effet, lorsque les morts avaient fondu sur eux, quelques mois plus tôt, ils étaient tous partis avec ce qu'ils avaient sur eux, incapable d'embarquer dans la débandade de leur fuite les réserves gargantuesques de l'ancienne base militaire. Occupée par les virulents pendant leurs longs mois d'absence, personne n'était entré ici, et les armes tout comme les munitions étaient restés gentillement là à prendre la poussière. Il fallait donc remettre de l'ordre dans tout ça.


Dans un dernier « clic » métallique, Max termina de remonter le fusil. Quelques instants, la jeune femme fixa l'objet entre ses mains, le faisant tourner pour s'assurer que tout était bien en place. Puis elle le plaça à son épaule et ferma un œil comme pour viser afin de vérifier l'alignement. La sniper n'aimait pas les fusils à pompe. Ils étaient grossiers et imprécis à moyenne et longue distance, sans parler du bruit de tous les diables qu'ils propageaient dans l'air, mais il fallait leur reconnaître qu'au contact ils avaient leur efficacité, et qu'ils explosaient de la tête des macabés comme aucune autre arme de ce genre.
Satisfaite de son travail, la petite brune tira vers elle un cahier dont les pages étaient noircies d'une écriture mal habile et hésitante et ajouta le dit fusil aux réserves utilisables. Puis quittant l'établi et le faisceau de lumière de la lampe, elle emporta l'arme vers les rayonnages qui s'étendaient dans le reste de l'armurerie. Il n'y avait presque pas de lumière ici, rien de de grandes ombres qui s'étiraient, mais il n'en fallait pas plus à Max pour se retrouver tant elle connaissait les lieux par cœur. La pièce n'était pas très haute de plafond, mais tout en longueur, ce qui lui donnait des airs de tunnel. On aurait pu se sentir oppressé dans cet endroit, entouré par tous ces outils de mort qui n'attendaient que de servir, mais c'était pourtant l'endroit favori de la jeune femme dans la base militaire qu'ils avaient choisi pour demeure.
Après avoir rangé le fusil à pompe à côté de ses petits camarades, l'ancien soldat retourna vers l'entrée de la longue pièce. D'un rapide coup d'oeil, elle avisa la seule fenêtre des lieux, qui, bardées de barreaux, offrait une vue sur le ciel noir. Il faisait déjà nuit depuis pas mal de temps, et si Max ne portait pas de montre qui aurait pu lui indiquer l'heure, il était clair que la plupart des autres de ses comparses devaient déjà dormir à point fermé.
C'était le moment.

Éteignant la lumière de l'établi, elle récupéra ses affaires et non sans un dernier regard plein de tendresse pour les armes qu'elle quittait pour quelques heures, la petite brune ferma la porte de l'armurerie d'un tour de clef qu'elle portait à son cou, attaché à une chaîne. Peu de personne avait cette clef, et elle portait la sienne comme le plus inestimable des trésors. Tournant les talons et traversant les couloirs d'un pas rapide et décidé, la sniper ne croisa personne d'autre que son ombre. Ici aussi, la lumière manquait souvent, mais depuis les années qu'elle parcourait les lieux, il n'y avait pas besoin de plus qu'un clair de lune pour la guider dans les corridors de la base militaire.


Il avait fallu beaucoup de travail pour remettre en état tout le complexe après leurs longs mois d'absence. La présence des morts couplée avec le manque d'entretien des infrastructures avaient laissé les bâtiments dans un triste état et tout le monde avait relevé ses manches. Ici, chacun avait sa tâche, son rôle au sein du groupe. Il n'y avait pas de personne oisive au Coliseum, mais pendant le temps qu'il leur avait fallu pour rendre l'endroit moins insalubre, tout le monde avait aidé. C'était comme ça ici, on se serrait les coudes, on œuvrait pour le bien collectif, pour la survie de chacun. Chaque tâche avait son importance et était assignée en fonction des compétences de chacun des membres. Il n'y avait pas de discrimination sur ce plan là. La seule forme de hiérarchie passait par l'arène, et l'arène était au centre de tout leur quotidien. C'était devenu avec le temps une sorte de lieu presque sacré, où les vainqueurs gagnaient le respect de tout le reste du groupe. Ca faisait longtemps que Max n'avait pas perdu dans l'arène. Si sa petite taille et son allure frêle jouait en sa défaveur au premier regard, elle avait depuis longtemps prouvé sa valeur en se battant souvent mieux qu'un homme. Il n'y avait pas que derrière la lunette de son McMillan que la sniper était redoutable et redouté. Cette réussite, elle la devait à une discipline de fer qu'elle s'imposait chaque jour. Ce n'était pas en restant les bras croisé qu'on pouvait s'en sortir dans ce quotidien morbide, et ça elle n'avait bien compris.
Et c'était d'ailleurs dans cet idée que la jeune femme se rendait d'un pas assuré à la salle d'entraînement, dont elle ouvrit la porte d'un geste brusque une fois arrivée sur place. Les lieux étaient déserts, et c'était le but recherché. La petite brune aimait être seule, et elle profitait de ses insomnies chroniques pour venir ici sans jamais avoir à entamer la moindre conversation.
La pièce, assez grande et haute de plafond, offrait tout l'équipement qu'on pouvait s'attendre à y trouver. Bancs de musculations, altères, tatamis et autres machines de tortures pour qui n'était pas connaisseurs formaient l'essentiel du mobilier. Allumant une lampe qui se trouvait au centre de la pièce et qui projeta immédiatement de grandes ombres fuyantes, l'ancien soldat se dirigea vers les sacs de frappe qui étaient alignés dans le fond de la pièce et après avoir bandé ses mains, commença à frapper. Encore. Frapper. Ne ménageant ni sa peine ni ses muscles, de la sueur perla vite de son front, mais sans jamais lui faire perdre le rythme. Poings. Jambes. Poings. Frappe. Cogne. Frappe.
Perdant toute notion du temps, Max ne s'arrêta que lorsqu'elle sentit l'ensemble de son corps crier au secours. Haletante, elle enlaça le sac de ses bras, collant son visage transpirant sur la surface lisse du revêtement. Respirant lentement par la bouche, puis par le nez, elle resta ainsi une bonne minute, écoutant les yeux fermés les battements sourds de son cœur dans ses oreilles. Voila qui devrait la fatiguer assez pour lui permettre de fermer les yeux. C'était sans doute ce qu'il y avait de plus efficace, avec le sexe bien sur.


Reniflant sans grande distinction, la jeune femme se dirigea vers le sac qu'elle avait ramené de l'armurerie et en sorti une gourde et une serviette étonnamment propre. Ce ne fut qu'alors qu'elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Ce qu'elle avait pris pour une ombre était en réalité une femme, blonde et sublime, qui l'observait depuis l'entrée de la pièce, lui bloquant la sortie par la même occasion. Immédiatement, Max sentit une foule de sentiment divers l’oppresser et lui serrer la poitrine, sans qu'elle fut capable de savoir quel ordre d'importance leur donner. Acculée comme un lapin dans son terrier, Max n'eut d'autre choix que de parler, non sans avoir d'abord but de longues gorgées d'eau, les yeux fuyants ceux de Natalia.


« ça fait longtemps que t'es là ? »
   
   
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Natalia F. Eriksson
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30.09.19 4:36
La nuit est belle, la nuit est silencieuse. Et au milieu de la base militaire, cette femme déambule dans la nuit, slalomant les bâtiments. Séduire est trop facile, désormais. Cela l'a toujours été. Les dieux l'ont doté d'une beauté irradiante, enivrante. Elle séduit et sème les passions, ça l'amuse. Dangereuse, cette rose injecte son venin et empoisonne. Je suis la rose. Je suis la veuve noire, qui se glisse, rampe, survit. Et séduit. Entre dans les âmes. Peu m'importe, seul le jeu compte et le trophée final qui me revient de droit. Vipère, je prend ce qui m'appartient sans donner en retour, car ces hommes ne sont rien. Ces hommes fades n'ont aucun goût. Ils ne sont qu'un moyen, pour mon ambition. Et pour obtenir ce que je recherche, ce que je mérite. La faiblesse se lit dans leur regard, je ne suis pas comme eux. Le sang brûle dans mes veines, je suis une guerrière, une reine. Et je mérite plus qu'ils ne me donnent. J'obtiendrai mon dû.
Entre deux bâtiments, je relève le menton, me stoppe quelques instants face à ce ciel étonnement clair. Je ne parviens pas à me souvenir, du dernier jour passé où la voute brillait si fort. Nos lumières barbares ont tari les leurs. Aujourd'hui, elles reprennent leur droit et illuminent le ciel sans la moindre menace humaine. Les étoiles dominent la nuit, à nouveau. Je souris, plongeant mon regard sur les courbes séduisantes de leur reine. Pleine, sa puissante lumière laisse retomber un léger voile sur la base. J'inspire profondément, reprend ma route. Je retrouverai ma place, bientôt. Tout comme elle.

L'heure tardive devrait me donner l'envie de rentrer, de dormir. Pourtant, l'adrénaline irradie mon corps, j'ai besoin de me retrouver, de me défouler. Besoin d'oublier qu'il me faut, pour un temps, me laisser courtiser par Vince. Le laisser m'approcher, me caresser. Et lui montrer une affection. Cet homme me dégoute. Tous les hommes me dégoutent. Insipides, ni dignes d'intérêt. Que de simples pions. Et ces dernières heures, nous les avons passées ensemble. Ses regards me répugnent, mon sabre me démange à la seule entente de sa voix. Pourtant, il me faut le supporter. Il m'est utile, ce nouveau jouet. Depuis la mort du Roi, je dois me contenter des valets. Ce soir, je ne rentrerai pas encore. Sans le moindre détour, je prend la route et cesse ma déambulation nocturne. Personne dans les rues, tous dorment. Et les minutes s'égrènent alors que j'atteins le bâtiment recherché. J'entre, les couloirs sont plongés dans la pénombre. Un interrupteur, j'allume les néons du couloir et j'avance d'un pas assuré. La salle d'entrainement se profile au loin, je perçois des coups. Je ne suis pas seule. Doucement, je me glisse dans l'embrasure de la porte et découvre une silhouette. Pas le moindre mot, pas le moindre mouvement. Je m'appuie contre le mur, sur le seuil de la salle. Bras croisés, j'observe son dos. Que je reconnais aisément. Je la détaille, je l'observe. Des pieds à la tête. Max. Elle ne semble pas m'avoir entendue ni même vue. Elle frappe ce sac de sable, encore et encore. Sa force dirigée entièrement envers cet ennemi inanimé.

Je ne me rappelle plus la dernière fois que nous nous sommes retrouvées seules dans la même pièce, toutes les deux. Bien trop longtemps... Depuis notre fuite de la base ? A notre retour ici, rien ne parvenait à nous réunir. Peut-être me fuyait-elle... Je n'ai pas cherché à la retrouver. Je n'ai pas cherché à la forcer. Montrer de l'intérêt pour quelqu'un me rend faible, leur avoue qu'ils possède un certain pouvoir sur moi. Il est hors de question que cela arrive... Mais Max... Max n'est pas un pion. Max est un mystère pour mon coeur de cendre, Max a creusé sous la surface. Alors que je l'observe, je me souviens l'intérêt qu'elle a suscité en moi. Elle ne possède rien que je veuille. Elle m'est inutile. Et pourtant, elle a été à moi quelques temps. Je me suis donnée à elle. Et je la désire encore. Différente des autres, Max n'a jamais été un moyen. Elle est autre chose... je ne parviens pas à savoir quoi.

Soudain, les coups ne pleuvent plus. Max baisse les bras, haletante. J'entend son souffle, je sent presque les battements de son coeur. Doucement, elle enlace le sac de sable, colle son visage contre le cuir lisse. Je l'observe toujours, savourant chaque seconde de ce silence et de son ignorance de ma présence. Je la dévore du regard, n'en perd pas une miette. Elle reste là, quelques minutes. Je ne bouge pas, fais partie des ombres.
Le temps reprend ses droits, l'ancienne militaire brise la boucle et se retourne. Se dirige vers son sac, l'ombre est toujours silencieuse. Et quelque chose change dans son attitude, quelque chose fait réagir son corps et son esprit. Sur son visage, je peux lire une foule de sentiments. Dans mon coeur, je ressens un étrange picotement lorsque nos regards se croisent enfin. Et, après de longues gorgées d'eau, Max prononce les premiers mots. Et fuit mon regard qu'elle a capté quelques instants. L'ombre d'un sourire s'étire sur mes lèvres, je reste plantée dans l'encadrement de la porte. Elle ne fuira pas, aujourd'hui.

- Assez longtemps.

C'est une étrange impression, comme parler pour la première fois. Sa voix s'était presque oubliée à moi, j'en goûte encore la sonorité presque nouvelle. Et face à elle, je décroise les bras, me redresse et quitte l'appui de la porte. Pourtant, je ne bouge pas. La distance reste entre nous, comme une sécurité.

- Je pensais être seule à venir m'entrainer si tard, c'était une erreur.

Je m'exprime en suédois, Max est l'une des seules ici à le parler. Et j'ai toujours eu en horreur de me forcer à parler anglais. Ma langue natale m'est plus agréable.

- Tu m'évites ?

Je hais tourner autour du pot. Je hais les faux semblants. Nous sommes seules, elle n'a plus de voies de repli. Elle est coincée. La reine mange le cavalier. Echec.

_________________

Always together. Always and forever.

©endlesslove.
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13.10.19 11:01
- La nuit, je mens -
   
Tia et Max

   



Malaise.

Dans son ventre, Max sentait une boule se former avec ses propres boyaux. Le nœud remontait jusqu'à sa gorge, la rendant sèche et pâteuse, comme si elle avait mangé un gâteau trop sec. Son cœur, qui battait encore la chamade après son effort physique, poursuivait sa course inlassablement dans sa cage thoracique, tambourinant d'un rythme fort et régulier jusqu'à ses oreilles. Des tics nerveux tordaient sa bouche et les expressions de son visage encore perlé de sueur. Si ses mains n'avaient pas été bandés, sur qu'elle aurait commencé à se ronger les ongles. Il fallait être aveugle pour ne pas voir que la petite brune aurait aimé être partout ailleurs plutôt que prise au piège tel qu'elle l'était à cet instant précis.
C'était comme d'être poursuivit par une louve avec aucune possibilité de s'échapper. Être scrutée, observée. Max n'aimait pas ça. D'habitude c'était elle le prédateur et non la proie.
Les yeux fuyants, la jeune femme regardait partout autour d'elle, sauf celle qui était à l'origine de cet état. Natalia.

C'était terrible qu'un simple être humain puisse créer ce genre de réaction, ce type d'émotion chez une autre personne. Et si la grande blonde n'avait pas toujours rendue l'ancienne soldat aussi mal à l'aise, il fallait bien avouer qu'elle lui avait toujours fait de l'effet. Rétrospectivement, la tireuse d'élite savait qu'elle avait immédiatement craqué sur la mère de la fratrie Eriksson. Comment faire autrement lorsqu'on rencontrait quelqu'un comme la belle suédoise ? Ce regard impérial, ce port altier, ou encore ce sourire qu'elle ne réservait qu'à de si rares privilégiés. Il y avait de quoi rendre fou. Et plus d'un avait perdu la tête pour elle, à commencer par ses propres enfants avec qui elle entretenait une relation au delà du fusionnel.
Il n'y avait de place pour personne d'autre dans cette famille, alors Max n'avait jamais cherché à en faire partie. Et pourtant, ça n'avait pas empêché les deux femmes de se rapprocher, de tisser des liens qui étaient allés au delà de la simple courtoisie amicale. Elles avaient trouvé dans les bras l'une de l'autre un réconfort qu'aucun autre n'avait pu leur apporter. Il n'y avait aucune attente dans cette relation, juste une façon à elles de se soutenir. Est-ce que Joakim ou Joanna savait ce qu'il s'était passé entre leur mère et elle ? Max pensait que non, sans quoi elle était certaine qu'elle en aurait entendu parler. L'ancien pilote était des plus possessifs avec celle qui lui avait donné la vie, il fallait voir le sort qu'il réservait aux dernières conquêtes de la belle blonde. Non, si Jo avait su, il lui en aurait parlé. Il aurait cherché à y mettre un terme.
Mais aujourd'hui il n'y avait plus rien à terminer puisque ça l'était déjà depuis longtemps. Cette page ci s'était refermée des mois plus tôt, avant même que la communauté ne quitte précipitamment la base où ils vivaient.

Natalia était une femme complexe, c'est ce qui faisait partie de son charme, et bien qu'elle s'abandonnait régulièrement dans les bras de la sniper, elle n'oubliait pas les objectifs qu'elle se fixait. A l'époque, sa cible n'était autre que leur leader, Andersen senior, l'homme qui régnait d'une main d'acier sur tout leur groupe. Que la belle suédoise fricote avec d'autres ne dérangeait pas Max. Après tout, elles n'étaient ni mariées ni même en couple. Elles étaient libres de faire ce que bon leur plaisait. Mais Andersen lui n'avait pas été de cet avis. Violent et possessif, leur dirigeant ne supportait pas que cette femme incroyable puisse donner de l'attention à d'autre que lui. S'il fermait les yeux pour les enfants Eriksson, il ne se privait pas de faire payer à Max ses regards que la belle blonde posait sur elle. Harcèlement morale et physique, pression psychologique, maltraitance, le quotidien de l'ancienne soldat était devenu un enfer, sans jamais qu'elle ose en parler à qui que ce soit. Pourtant, au fond d'elle, la jeune femme était persuadée que les autres savaient, qu'ils avaient connaissance de tout ça, de tout ce que cette pourriture lui faisait vivre. Ils savaient. Natalia savait.
Elle savait... mais elle n'avait rien fait, ni elle ni les autres. Même lorsque la petite brune s'était éloignée, prenant ses distances, se renfermant sur elle même, elle n'avait rien fait. L'esprit fermé sur ses propres certitudes, elle avait rongé sa rancune, seule face à cet abandon qu'elle avait vécu. Penser que personne n'eusse été au courant lui était impensable. C'était presque impossible d'avoir des secrets lorsqu'on vivait ainsi les uns sur les autres. Impossible.


L'attaque de la horde sur la base avait au moins eu l'avantage de la débarrasser d'Andersen, mais les mois qui suivirent ne permirent pas aux deux femmes ni de se retrouver ni même de s'expliquer. Cette histoire tournait souvent dans la tête de Max. Plusieurs fois, elle avait voulu aller trouver Lia pour lui en parler, lui demander des explications, mais par fierté ou par peur, elle n'avait rien fait. C'était plus facile de croire dans les tords de  l'autre plutôt que de véritablement décortiquer le problème.

Mais là, elle s'était fait prendre au piège comme une bleue. Face à cette silhouette qui la dominait de toute sa taille, l'ancien soldat cherchait une porte de sortie, mais la seule de la pièce se trouvait être bloquée. Elle allait devoir faire ce qu'elle détestait, affronter l'obstacle. Et quitte à être là, autant dire la vérité.

« Oui... » répondit-elle également en suédois sur un ton sec.

C'était la vérité. Depuis leur retour à la base, elle avait tout fait pour éviter la mère Eriksson, quitte à ne pas être très discrète. Si elle ne pouvait réprimer les émotions qu'elle ressentait en la voyant, autant ne pas la voir du tout. Et heureusement, il y avait eu assez de choses à faire à la base pour la tenir occupée. «...mais t'avais pas l'air de t'en plaindre jusqu'à maintenant... » ajouta la jeune femme d'une voix venimeuse en haussant les sourcils.


Les dents serrées, elle redressa la tête et plongea son regard gris acier dans le bleu des yeux de Natalia. De la rancœur ou de l'émotion, la petite brune ne savait ce qui faisait battre le plus son cœur. Le pouvoir que la suédoise avait sur elle la laissait démunie et il allait lui falloir toute la force qui lui restait pour ne pas céder. Le silence tomba entre elles, un silence lourd. Qu'est ce qu'elle avait envie d'une cigarette là maintenant. Et Natalia qui la regardait toujours. Ce regard pesait sur elle, plus lourd et plus fort encore qu'une chape de plomb. Il fallait qu'elle s'en dégage, qu'elle s'échappe !


« Moi aussi je pensais être seule à cette heure... Pourquoi t'es pas avec Blue ? A non pardon... C'est Vince en ce moment non ? Désolée, j'ai un peu du mal à suivre... »


Cette petite attaque était basse. Elle n'avait pas pour but de faire mal mais plutôt de la soulager elle. Pourtant, en entendant le son de sa voix, Max regretta tout de suite ses mots qui sonnaient plus comme une petite crise de jalousie que comme les reproches qu'ils étaient vraiment. La vérité était que Max n'était pas jalouse, du tout. Elle était en colère. Elle en voulait à Natalia de l'avoir abandonné, mais elle s'en voulait surtout à elle-même de s'être laissé instrumentaliser par la belle suédoise qui ne séduisait les autres que pour son propre profit. Il n'y avait jamais rien de gratuit avec elle, tout était pensé, réfléchi. L'ancien soldat ignorait ce qu'elle était venu à l'époque chercher dans ses bras, mais ce ne pouvait être autre chose que part intérêt.
   
   
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Natalia F. Eriksson
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16.10.19 16:52
Son regard fuyant m'exaspère. Je veux qu'elle me regarde, qu'elle affronte l'océan de mes yeux. Et surtout, je veux des explications. Elle qui m'attire de son aura, à présent, elle ne ressemble plus qu'à un pathétique animal terrifié. Que lui prend-t-elle... On n'attire pas la lionne pour ensuite la fuir. Où est donc passée cette Max qui m'obsédait ? Celle qui se complaisait au creux de mes bras ? Elle a pris ses distances. Elle s'est éloignée de moi. La jalousie s'est-elle finalement emparée d'elle ? Elle n'a jamais aimé notre leader, peut-être notre liaison la dérangeait-elle. J'ai toujours cru qu'elle se fichait bien de mes nombreuses conquêtes stratégiques, j'ai toujours cru qu'elle savait quels étaient mes objectifs. Que ces hommes médiocres n'ont jamais compté et qu'ils ne compteront jamais. Quelle idée... Moi, m'enticher de pareils êtres ? Ils sont en-dessous de ma stature, ils ne me méritent pas. Je suis tellement plus et eux ne sont rien. Est-ce à cause de cela que tu as pris tes distances, Max ? J'aime à penser que tu es plus intelligente.
Son ton sec me plait. Provoque des frissons dans ma nuque. Elle affronte le fauve, enfin, et ce dernier ne s'avouera pas vaincu, bloquera la sortie le temps qu'il faudra. Mieux vaut l'affronter, crois-moi. Ainsi donc, Max m'évite. Et cela depuis bien des mois. Sa voix explose à nouveau entre les murs, venimeuse. La voilà, ma Max. Elle redresse enfin la tête, plonge son regard dans le mien. Et dans le sien, je peux y lire de la rancoeur, de l'amertume. Beaucoup d'émotions. J'entendrai presque son coeur battre contre sa poitrine, en écho au mien qui s'emballe soudain. Mon poing se resserre. Le silence tombe. Je la fixe, garde la bouche close.
La militaire brise le silence de sa voix menaçante. Son attaque est basse, éveille un étrange sentiment dans ma poitrine. Un mélange de haine et d'excitation. Est-ce là une vilaine crise de jalousie, ou simplement des reproches ? Pour qui se prend-t-elle... Mon regard s'intensifie, je prend une large respiration.

- Eh bien, moi qui pensais te connaître.

Ma main court contre le béton du mur, mon coeur bondit dans mon corps. J'ai envie de savoir, j'ai envie de hurler. Et ses mots commencent à faire monter le feu dans mes veines. J'hésite entre ricaner et crier. Un rire moqueur s'échappe finalement de ma gorge.

- Blue ? Je t'en prie, c'est un gamin. Et il me doit beaucoup pour des raisons plus vieilles que l'apocalypse, je n'ai pas besoin de le séduire pour qu'il me mange dans la main.

La regarder là, me rappelle ces sentiments qui se sont emparés de moi. Me rappelle cette complicité étrange qui s'est infiltrée entre nous, ce quelque chose que nous avions trouvé. Que personne d'autre ne parvenait à nous donner. La regarder se tenir là devant moi, droite, fière, provocante, me rappelle ces sentiments indescriptibles dont je ne parviens toujours pas à deviner l'identité. Mon rire cesse, je fais un pas, mais reste toujours entre elle et la sortie. Je croise les bras, hausse un sourcil. Penche légèrement la tête sur le côté.

- Quand à Vince... Serait-ce de la jalousie ? Ca ne te va pas.

La jalousie. Ce sentiment me paraît si ridicule. Et pourtant, j'en suis la victime constante. Je hais que l'on s'approche de mes enfants, que l'on tente de se les approprier. Je menace ceux qui tentent de se frayer un passage dans leur vie pour me les enlever. Je suis jalouse, atrocement. Pourtant, je trouve ce sentiment tristement ridicule lorsqu'affiché sur le visage des autres.

- Tu sais que je n'ai aucun intérêt pour ce porc hormis son poste. Ton attaque est bien triste, tu peux mieux faire pour t'expliquer.

Elle tourne autour du pot. Je hais ceux qui le font, préférant éclater l'abcès le plus vite possible. Je ne laisse jamais rien trainer, mes enfants le savent et l'ont subi. Je prend tout à bras le corps et je ne laisse rien passer. Face à Max, je me sens cependant différente. Le corps secoué de différentes émotions indescriptibles. Une sorte d'excitation, un semblant de colère inexplicable, une envie de me jeter sur elle. Sans savoir ce que je ferais.

- Pourquoi tu m'évites ? C'est quoi le problème ?

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20.10.19 10:42
- La nuit, je mens -

   Tia et Max

   


Dans sa poitrine sur le point d'exploser, Max sentait son cœur battre à tout rompre. L'organe tapait contre les parois de sa cage thoracique, comme un animal enfermé cherchant à en sortir à tout prix. Le rythme effréné tambourinait, toujours progressif, jusqu'à ses oreilles bourdonnantes. Une sensation étrange d’étouffement lui serrait les poumons, y comprimant l'air, lui donnant le sentiment d'être plongé sous la glace sans pouvoir remonter à la surface. A l'instar des animaux sauvages, ses narines se dilataient, laissant de profondes expirations pleines de ressentiment s'échapper. La colère était en elle, totale, entière, faisant trembler ses mains de tressaillements incontrôlés. Elle aurait pu bondir à tout moment.


Devant elle, grande, forte et froide, Natalia la toisait de toute sa taille, et d'elle semblait s'échapper une aura puissante qui irradiait tout autour, plaquant la petite brune à un mur invisible. Elle avait aimé autrefois se sentir plaquer contre un mur par Natalia, elle avait aimé sentir son corps contre le sien, la douceur de sa langue sur la sienne, leurs gestes précipités dans le noir. Mais il n'était pas question de se laisser attendrir par de vieux souvenirs grisants. Il n'était plus question de fuir ou de plier sous le poids de cette force terrible qui accompagnait la blonde sublime. Max voulait se battre, elle voulait sentir dans ses veines couler le souffle de la rancœur. Elle voulait lui montrer que NON elle ne la connaissait pas, pas comme elle pensait en tout cas. Cela faisait trop longtemps qu'elle se taisait, trop longtemps qu'elle restait planquée dans l'obscurité de ses propres peurs.
Tia était venue pour s’entraîner ? Et bien elle n'allait pas être déçue. Présence contre présence, force mentale contre force mentale, les deux femmes se toisaient, s'affrontant autant par les mots que par les regards qu'elles se lançaient, emprunts de violence et d'agressivité latente.

Tiraillée à l'intérieur de sa propre tête, Max n'arrivait pas à trouver la brèche, la faille dans laquelle plonger pour attaquer. Il y avait devant elle un mur trop haut et trop résistant. Elle voulait faire mal autant qu'elle-même avait souffert, mais il n'y avait pas de moyen de toucher la suédoise dans ce palais mental qui était le sien. Depuis toujours, l'ancien soldat avait été déchirée entre cette attirance irrépressible qu'elle avait sur elle, et un rejet profond de cet ego démesuré qu'était celui de la belle suédoise. Il était difficile de composer avec l'ego de Natalia, très difficile, trop. Il était sa force autant que ce qui la rendait invivable et insupportable. Il lui permettait de survivre tout en écrasant toute autre forme de vie qui essayait de l'approcher. Vivre avec elle, à ses côtés, était une épreuve et un véritable danger. On pouvait profiter de sa lumière, et l'instant d'après être tout simplement détruit.
Max ne supportait plus cela. Elle ne supportait plus cette suffisante qu'on pouvait lire sur ses traits et dans les regards qu'elle lui lançait. Ce mépris dans le son de sa voix à chacune de ses phrases.
Le rire dédaigneux qui sortit d'entre les lèvres de la blonde lui fit l'effet d'une gifle. Elle lui donnait l'impression de n'être rien, rien d'autre qu'une merde idiote, ignorante, puérile et pathétique. L'espace d'un instant, Max eu envie d'aller s'enterrer dans le sol loin, loin de tout ça, écrasé par la force de Natalia, démunie face à cette image ridicule qu'elle lui renvoyait de sa propre personne. Mais elle chassa cette pensée de son esprit, serrant les poings et les mâchoires à s'en faire grincer les dents. Elle s'en voulait d'avoir parlé des conquêtes de la blonde, elle n'aurait pas du. En parler, surtout de cette façon, la faisait passer pour quelque chose qu'elle n'était pas, à savoir quelqu'un de jaloux. La petite brune n'était pas jalouse dans ses relations sentimentales, elle n'était jalouse qu'en amitié. Seulement voilà. C'était précisément ça qu'elle avait un temps pensé que Tia était pour elle. Une amie. Quelqu'un en qui elle pouvait avoir confiance, sur qui elle pouvait compter. Mais elle s'était trompé. Tout  sa soif de pouvoir, elle l'avait abandonné, lui prouvant que ce sentiment ci n'avait jamais été réciproque. Sinon pourquoi laisser Anderson lui faire ce qu'il lui avait fait ? Comme elle avait du rire, la belle et grande Natalia, face à cette petite crotte de Max qui avait cru qu'elle s'abaisserait à être son amie.

Ça faisait trop mal ! Trop mal en dedans, trop mal au cœur et à son ego à elle.
Le sang bouillant, la tireuse d'élite sentait qu'elle était au bord de l'explosion. Mais elle se retenait encore, essayant de ne pas faire quelque chose qu'elle aurait à regretter.
C'est là qu'une dernière question passa les lèvres fines de la blonde. Une question si simple, qu'elle laissa Max totalement interdite. Fronçant ses sourcils déjà froncés, elle cligna des paupières plusieurs fois, comme si elle essayait de comprendre le sens caché derrière cette phrase.

« Pourquoi je t’évites ? » répéta-t-elle au ralenti comme pour vérifier que c'était bien là la question qu'on lui posait. Pourquoi ? Mais... Natalia le savait pourquoi. Elle le savait très bien. Comment est-ce qu'elle ne pouvait pas le savoir ? Dans ce microcosme de ragots et de secret qu'était le Coliseum, où tout se savait, TOUT, se murmurant entre deux couloirs sombres. Elle le SAVAIT !! Elle devait forcément connaître les conséquences que ses coucheries avaient eu sur son ancienne amante. Peut être avait-elle même poussé Anderson à la malmener pour mieux se moquer de cette marionnette devenue inutile ? Oui, oui c'était possible après tout. Puisqu'elle n'était rien pour elle.
Mais alors pourquoi cette question ? Si elle savait, pourquoi chercher à savoir s'il y avait un problème ?
Silencieusement, un doute vint s’immiscer dans les pensées de la jeune femme, chamboulant ce qu'elle avait pris pour acquis pendant des mois. Et du doute vinrent de nouvelles certitudes, plus douloureuses encore et cruelles que les précédentes. Le venin se rependait.
Pendant des mois, Max avait pensé que la belle suédoise s'était joué d'elle, se riant des sévices sadiques qu'elle avait reçu de leur ancien leader, regardant de loin ce pion devenu inutile. Mais la vérité était autre, la vérité était froide. Tia n'avait aucune idée de ce qui l'avait poussé à s'éloigner. Bien que l'ayant constaté, elle ne s'y était même jamais vraiment intéressé.
Qu'elle avait été idiote de penser qu'il avait pu en être autrement. Pour les Eriksson, rien d'autre ne comptait que les Eriksson. Pourquoi croire qu'elle avait pu compter ?
Une profonde envie de vomir serra le ventre de l'ancien soldat, en même temps qu'elle entendait sa voix tremblante de rage prononcer «...le problème... ». Elle n'en pouvait plus !! Trop longtemps à se taire, trop longtemps à souffrir sans raison ! Trop longtemps à se sentir moquée et repoussée !! Écrasée par le poids de sa peine et de sa solitude, elle en avait oublié d'être elle !! Et s'en était trop !! « Tu veux savoir c'est quoi LE PROBLEME ?? » dit-elle en haussant le ton. Elle ne criait pas, pas encore, mais sa voix était forte et cassante, agressive, brûlante. Heureusement, la salle d’entraînement était loin des premières habitations, sans quoi il y aurait eu plus d'un spectateur à cet échange.

D'un geste brusque, la petite brune jeta au sol la bouteille d'eau et la serviette qu'elle tenait jusque là dans les mains. Puis, elle attrapa le bas de son tee-shirt qu'elle retira d'un coup en le passant par dessus sa tête, révélant un torse totalement nu. Son regard froid d'acier était toujours planté dans celui de son interlocutrice sur qui elle lança le vêtement avec force.


« LE PROBLÈME C'EST QUI T'ES TELLEMENT OBNUBILÉE PAR CE QUE TU PEUX OBTENIR DES AUTRES QUE TU TE VOIS MÊME PAS LE MAL QUE TU FAIS A CEUX QUI TIENNENT VRAIMENT A TOI !!! »


Des mèches noires lui tombaient devant les yeux, mais on pouvait y lire une colère sourde et profonde. Les pieds figés dans le sol, elle faisait face à cette femme qui provoquait chez elle tant et tant de sentiments contraires.
Sur son buste à la peau pâle qui se soulevait au rythme de ses inspirations incontrôlées, on pouvait voir des marques étranges, petites, rondes, plus ou moins marquées. Certaines sur son ventre, d'autres sur ses bras, d'autres encore, plus roses, sur ses seins presque inexistants. Des brûlures de cigarette. Et au vue de l'irrégularité de certaines, ce n'était pas elle qui se les avait faites.


« J'en ai rien à branler de ce que tu fais de ton cul !! ça a toujours été clair entre nous !! Mais ça l'était pas pour Anderson... lui... lui il s'en foutait pas !! LUI IL ETAIT JALOUX !! Et comme il pouvait rien faire à tes gosses parce qu'il savait comment tu réagirais, ce porc s'est défoulé sur MOI !! Pendant que TU profitais de tes petits privilèges il m'a fait vivre un enfer pour me faire payer ce lien qu'on avait toutes les deux !! ça c'est qu'un exemple... tout n'a pas laissé de trace visible... » dit-elle en se mordant les lèvres, l'index pointé sur les cicatrices qui ponctuaient sa peau. Anderson avait fait pire, bien pire que marquer le corps de Max de petites brûlures. Mais ça, elle n'arrivait pas encore à le dire, les mots restaient encore coincés dans sa gorge. « Et tu veux savoir le problème... le VRAI problème dans tout ça ??!! C'est que quoi tu puisses en dire...t'en as jamais eu rien à foutre. »


Sans perdre le contact visuel avec la grand blonde, Max fit quelques pas en arrière jusqu'au sac de sport qu'elle avait pris avec elle et en sortit un sweat-shirt qu'elle enfila sans prendre la peine de le fermer. Rabattant la capuche sur sa tête, elle sentait encore son cœur battre à milles à l'heure dans sa poitrine, ses mains trembler contre ses cuisses. Elle avait encore envie de frapper, de cogner, elle voulait faire mal, se sentir vivante et libre. L'abcès était crevé, autant laisser couler le pus.


« Mais t'inquiète pas... j'ai bien appris ma leçon aujourd'hui. Tu prends ce dont t'as besoin et tu jettes après... ça s'comprend, surtout quand on sait la merde dans laquelle on vit. J'regrette juste d'avoir pu penser que c'était différent avec moi... »
   
   
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Natalia F. Eriksson
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22.10.19 4:39
Dans mon poing, je sens mes ongles s'enfoncer dans la paume de ma main. Et mes tempes frappent contre mon crâne un rythme de gigue, alors que l'atmosphère se charge d'une électricité mortelle. Je la regarde, ses yeux doucement se muent, s'imprègnent d'une rage dont j'ignore jusqu'à l'origine. Et Max, elle répète ma question, quelques secondes après l'avoir posée. Sur son visage, je peux y lire une intense réflexion et alors que je m'impatienterai pour n'importe qui d'autre, j'attend. Calme, mais impatiente. Droite, et pourtant tant agitée dans mon corps. Cette femme me fait quelque chose, cette femme est différente. Et elle me glisse entre les doigts. Lorsque les autres me mangent dans la main, elle, elle s'éloigne. Le regard des autres m'importe peu, le sien aussi. Jusqu'à maintenant. La douceur de ses bras, le plaisir sauvage de la prendre au creux des miens. De sentir ses baisers dans ma nuque, mes mains glisser contre sa peau. J'ai envie d'elle. J'ai besoin d'elle. Pas comme un pathétique pion, mais autre chose, quelque chose dont j'ai oublié le goût. Et je ne parviens plus à l'identifier...
La voix tremblotante de Max referme mon poing plus encore, aggravant la morsure de mes ongles sur ma peau. Dis-le. Prononce ces mots, prononce ces sentiments. Dis-moi. Et d'un coup, tout change. L'air explose, les murs tremblent. Et la voix de Max entre en collision contre la pierre. Elle ne crie pas, hausse le ton. Voix forte, cassante, menaçante. Sa haine me frappe de plein fouet, manque un battement de mon coeur. Et instinctivement, je relève le menton, la toise toujours de mon regard froncé de mes sourcils.

La brune jette brusquement sa bouteille d'eau et sa serviette au sol. Je ne bouge pas. Elle s'empare du bas de son t-shirt, le retire d'un coup sec. Je ne bouge pas. Dévoile son torse aux courbes si familières. Je ne bouge pas, ma lèvre tressaute légèrement lorsque mon regard tombe sur les marques de son corps. Des marques qui me sont alors inconnues. Qui lui a fait cela ? Quand ? Où ? De mon estomac nait un étrange sentiment, qui se glisse, doucement, jusqu'à mon coeur, atteint presque mon esprit embrasé d'une colère indescriptible. J'évite ce vêtement lancé dans ma direction, d'une rage bien plus forte que la mienne. Et elle crie, Max. Elle hausse le ton, m'envoie un missile au visage. Parle enfin.
Mes poings se resserrent encore. Je ne bouge pas. Et je prend tout de face, ses mots m'atteignent, éraflent mon âme, se plantent dans mon coeur de cendre. Qui tiennent vraiment à toi... Déstabilisée, je fais un pas en arrière. Me reprend avant qu'elle ne le remarque, je la fixe toujours dans son regard de haine. Et inévitablement, il est attiré par les marques de son corps. De mes yeux froid, je les détaille, ces marques. Petites, rondes. Ces formes caractéristiques, je les connais. Pour en avoir fumé tant, avec lui. Ou seule.

L'ancienne militaire a repris mon procès, ne me quittant pas un instant du regard. Et chacune de ses paroles m'atteignent. Colère m'habite, j'ai en horreur que l'on me pointe du doigt. J'ai en horreur que l'on tente de m'assaillir de reproches lorsque pour une fois, je n'y suis pour rien... Et le nom qu'elle prononce soudain déforme les traits de mon visage. C'est lui. Cet homme, ce Roi parmi les morts qui m'a faite reine l'espace d'un temps, c'est lui. Il lui a fait ça. Et soudain, tout fait sens. Les regards appuyés d'Anderson, imprégnés de cette jalousie constante. Ces mots murmurés en secret lorsque je quittais la pièce pour rejoindre Max. Il savait. Et sa jalousie s'est emparée de son esprit tordu. Cet homme fou s'est laissé avoir par une jalousie idiote, une folie absurde...

- ... t'en as jamais eu rien à foutre.

Je relève un regard emprunt de déception, je le plante dans le sien. Mes dents se serrent, ma mâchoire se fige. Je sens mes narines se dilater, doucement, à mesure que les mots sont prononcés. Et lorsque Max recule, enfile un sweat, je ne bouge pas. Je digère les paroles, je digère ces révélations. Et la colère qui m'envahit. Comment ai-je pu passer à côté de ça... J'aurais pu le voir, j'aurais dû. Et soudain, ce n'est plus contre moi que ma colère se tourne. Non, je pense à ces informateurs qui se plient à mes quatre volontés. Comment ont-ils pu passer à côté de cette information capitale ? Me l'ont-ils caché intentionnellement ? Anderson devait savoir pour eux aussi. Le mur s'effondre, mes certitudes avec. Que savait-il donc ?
Je suis une lionne, une harpie sauvage qui n'hésite pas à écraser ceux qui se mettent sur ma route. Il le savait. Et en ces connaissances, je le sais, il a tout fait pour me dissimuler ses manigances. Ou tout ce qui aurait pu me mettre dans une colère noire. Comme celle qui m'emporte, ici, devant cette femme qui m'observe et prononce quelques derniers mots qui blessent encore. Je le jure, ils vont me le payer. Je le jure, la reine coupera des têtes pour cet affront à son pouvoir.

- Tu crois que c'est comme cela que je fonctionne ?

Ma propre voix me surprend. Je ne bouge toujours pas, je la fixe intensément.

- Tu crois que c'est de ma faute ? Tu crois que je riais de toi ?

Peu m'importe les autres, ces hommes, ces femmes, ces enfants. Peu m'importe leur vie, peu m'importe leur avis. Qu'ils m'aiment ou non ne fait pas une grande différence. S'ils me sont utiles, je prend. Dans le cas contraire, je passe ma route. Et s'ils me gênent, ils en payent le prix. Je fonctionne ainsi et mes enfants, eux, le savent mieux que quiconque. J'ai toujours été ainsi. Depuis Sofia... Depuis les déceptions, les trahisons. Depuis que la vie m'a appris qu'il ne fallait compter que sur moi-même. Pourtant, certains ont des privilèges dans ce monde qui est le miens. Certains ont plus d'intérêt. Mes enfants, parce qu'ils sont de ma chaire, de mon sang. Parce qu'ils sont mes enfants. Et parfois, d'autres. Comme Max.
Je fais un pas dans sa direction.

- Tu veux savoir ce que me font ceux qui tiennent à moi ?

Un second pas.

- Ils me jettent.

Trois.

- Tu veux savoir ce que je pense des gens ?

Quatre.

- Ils ne sont pas dignes de mon intérêt, finissent en simple pion dans mes plans. Tu as raison sur ce point.

Cinq.

- Je prend et je jette, oui, surtout quand on sait dans la merde dans laquelle on m'a jetée.

Six.

- Et tu veux savoir le pire ?

Sept. Je me retrouve face à Max, à un pas. Mon regard n'a pas quitté le sien, pas une seconde. Je reste droite, grande, fière, alors que les mots s'écoulent. Des mots que je n'aurais pas prononcé pour d'autres. Je me serais contentée de rire et de me retourner, parce qu'ils n'ont aucun goût pour moi. Inutiles. Non, devant Max, je me tiens droite et je parle. Pas pour m'expliquer, mais pour lui prouver une bonne fois pour toute que je ne suis pas qui elle pense. Parce que de mes parents, elle ne sait rien. De mon enfance, elle ignore tout. De ma vie de misère, elle n'a pas même idée. Et elle n'en saura jamais rien, car confier mon passé me rend faible à leurs yeux. Car aimer me rend faible. Cruelle je suis, et cruauté me fait survivre.

- C'est que mon coeur écrasé parvient encore à aimer. Breaking news ! Natalia Eriksson ressent encore des choses !

Je tiens à toi. Je le sais, maintenant. Mais ça me rend faible.

- J'ignorais tout des manigances de cet enfoiré d'Anderson. Il m'a faite sienne, ce n'est pas pour autant que son esprit dérangé me confiait tout. Et crois-moi... si par malheur une seule chose m'était parvenue... il l'aurait amèrement regretté...

Les traits de mon visage se déforment sous la colère, les ressentiments, le regret de ne plus pouvoir lui faire payer ses crimes. Je les ferais payer aux autres.

- Tu veux un fautif ? Tu veux te défouler sur quelqu'un ? TU VEUX ME HAÏR ?!

La voix monte, se réverbère contre les murs de pierre. Je bouillonne, mon sang s'embrase. Et je m'approche encore un peu plus, pour me fondre dans son regard qui me prend.

- Haïs-moi si ça peut te faire du bien. Mais ne m'insulte pas. Je vois très bien ce que je fais aux autres, je le sais. Et j'm'en fous. Je m'en fous des autres. Alors haïs-moi. Si ça peut t'aider à surmonter ça.

Mais moi, je n'en ai pas rien à foutre. Ma gorge s'embrase, un rictus de fureur s'étire sur mes lèvres. Je recule d'un pas, ouvre les bras en grand vers le ciel. Et je la regarde toujours, de ce regard embrasé.

- Défoules-toi sur moi, vas-y !!

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28.10.19 8:26
- La nuit, je mens -
   Tia et Max

   


Max tremblait. Elle tremblait de tous ses membres, de tous ses muscles. Elle tremblait comme une feuille morte que le vent essaye d'emporter mais qui continue de s'accrocher désespérément à l'arbre. Elle tremblait comme si elle était nue sur une terre gelée, frappée par des flots de givre. Elle tremblait comme si l'ombre était sur elle, lui frôlant l'épiderme d'une faux rouillée.
Mais ce n'était pas le froid qui faisait trembler Max à cet instant, ce n'était pas la peur non plus. Non, ce qui faisait trembler Max, c'était la colère. La rage soude de l'animal dans son ventre qui rugissait. Elle le sentait l'animal, elle l'entendait s'exprimer par sa bouche. Cette colère était le fauve en elle autant que ce dont la bête se nourrissait. Un carburant explosif et dangereux. C'était un sentiment terrible cette colère, pourtant, la jeune femme s'en délectait comme un nectar. Après tous ces mois à se taire, à courber le dos et à fuir la lumière, après tout se temps passé dans le noir, il lui semblait retrouver un peu de ce qu'elle était, qui elle était.
L'affrontement qu'elle avait tant évité lui apportait en réalité plus de satisfaction qu'elle ne l'aurait cru. Dire enfin ce qu'elle pensait, ce qu'elle avait ressassé dans son esprit solitaire. C'était libérateur ! Ou du moins ça aurait du l'être. Car si la tireuse d'élite se sentait soulagée d'avoir enfin pu lâcher ce qu'elle avait sur le cœur, elle n'en était pas moins au prise avec une intolérable impression de frustration. C'était à ni rien comprendre. Elle aurait du se sentir libéré d'avoir enfin avoué tout ce qu'elle gardait pour elle depuis si longtemps. Cracher la vérité à Natalia, lui mettre le nez dans sa propre merde, lui faire comprendre. Mais c'était peut être là qu'était tout le problème. Malgré tout ce qu'elle venait de dire, la sublime blonde ne semblait toujours pas comprendre. Malgré tout, elle la toisait toujours, plus grande et terrible que jamais, et Max devait puiser dans toute la force qu'elle avait au fond d'elle pour ne pas se laisser écraser par ce pouvoir qui émanait de la suédoise. Pour ne pas laisser la glace éteindre le feu. Des émotions passaient dans les yeux bleus de la femme qui lui faisait face, une foule d'émotions, pourtant son visage lui restait immuable, pareil à une statue de sel, magnifique et grandiose. Constater un pareil détachement, alors même qu'elle pouvait voir ses prunelles azur détailler les marques circulaires sur sa poitrine, était plus douloureux encore que les brûlures qui les avaient causé.

Lorsque la belle suédoise reprit la parole, elle ne pu s'empêcher de tressaillir. Immédiatement, tous les poils de son corps se hérissèrent. Un chat face au danger. Était-ce un reproche qu'elle entendait dans cette voix froide et autoritaire ? D'une façon presque imperceptible, Max haussa les sourcils dans une réaction autant surprise que médusé. Est ce que Tia était vraiment en train de lui en vouloir de l'accuser ainsi ? Ah ça non. NON ! Elle n'allait pas retourner la situation aussi facilement ! Se dédouaner en une simple phrase. Sortir la carte du « oups déso je savais pas » n'était pas envisageable, impossible même. Il était grand temps pour la grande blonde d'assumer ses actes et de le faire entièrement, et si ce n'était pas pour Max au moins pour elle même.

«Que tu aies voulu ou pas me faire du mal ou te jouer de moi, le résultat est le même, ce sont TES choix qui sont à l'origine de ça. » Dit elle en serrant les dents, pointant de son index son torse que l'ombre du sweat-shirt ne cachait pas totalement. « De ça et de bien d'autre chose... Aie au moins la franchise de l'admettre... »

Natalia ne se rendait pas compte. Elle vivait dans son propre monde avec ses propres règles, ignorante des retombées que ses décisions pouvaient avoir sur son entourage. Elle avait construit des barrières, une forteresse imprenable d'ego et de principes, tenant au mieux les badauds à distance, au pire les plongeant dans l'abysse des douves. Max en avait assez de plonger dans cette fosse. Elle en avait assez de se sentir jugée, d'avoir le sentiment de n'être qu'une merde. La jeune femme voulait se sentir vivante à nouveau, attraper les épaules de Natalia et les secouer violemment. Elle savait que pour la blonde rien ne comptait plus que ses enfants, la chair de sa chair, le sang de son sang. Elle savait que face à eux elle n'avait jamais été qu'un second rôle, et ça ne lui avait jamais posé de problème. L'ancien soldat n'avait jamais eu l'intention de briller sur les planches de la vie de la mère Eriksson. Mais pendant un temps, Tia avait été un barrage à la peur latente et omniprésente de la mort et de l'oubli, elle avait été un réconfort et un soutien. Elle lui avait fait confiance.

Avec un port de reine, la grande blonde fit un pas en avant, un pas vers elle. Pourtant, Max ne recula pas. Elle restait immobile, les poings serrés, prête à être submergée par la vague qui grandissait devant elle et qui ne tarderait pas à la recouvrir totalement. Ses pieds étaient visés au sol, chaque muscle de son corps tendu comme la corde d'un arc. Elle écoutait les mots de la belle suédoise, l'accent du nord dans sa bouche, aussi chantant qu'il tranchait l'air. Qu'essayait-elle donc de prouver ? Que si elle considérait toute personne ne portant pas son nom comme des objets c'était parce qu'elle-même n'était vu que comme ça part les autres ? Max ne pu s'empêcher de contracter sur son visage un rictus de mépris. Cette justification, si s'en était une, était bien triste et puérile. Les autres ils sont méchants et bah moi je vais être méchante aussi, NA ! Est-ce que ce n'était que ça ? Le pourquoi de cette attitude égoïste et narcissique qui l'insupportait tant. Un besoin de se protéger de la souffrance causée par les autres ? L'espace d'un instant, alors qu'elle approchait encore et toujours d'elle, réduisant la distance comme la rouille envahit le fer sous la pluie, Max s'étonna à ressentir de peine pour Natalia. Et cette peine, étrangement, eu pour effet de calmer le fauve de colère dans son ventre, le muant en quelque chose de différent que la jeune femme avait bien du mal à analyser et à comprendre.

Le trait d'humour noir, agressif et violent, ne lui arracha pas la moindre réaction, la laissant comme figée face à la puissance de la vague. Mais cette fois Max ne la regardait plus comme un animal effrayé stoppé net devant les phares d'une voiture, elle la regardait comme ce qu'elle avait toujours voulu être, son égal.
Natalia capable d'aimer. Cette déclaration lui semblait ridicule. Bien sur qu'elle était capable d'aimer, il suffisait de voir le dévouement qu'elle avait pour sa famille. Cet amour là était sans faille et sans borne. Mais la belle blonde était-elle capable d'aimer quelqu'un d'autre ? C'était moins sur. Et si elle en était capable, s'en laissait-elle au moins la possibilité ? Aimer c'était faire tomber toutes les barrières, se retrouver nu sur la glace, sans protection, sans manteau ni chaussures. Aimer c'était s'oublier soi-même et s'effacer, accepter de s'offrir à l'autre, d'assumer ses faiblesses et d'en faire cadeau. Aimer s'était affronter la peur.
Tia était-elle capable de l'affronter cette peur là ? Elle en doutait. Plus la conversation avançait, et plus Max commençait à comprendre cette mécanique étrange qui animait la femme qui lui faisait face et chez qui montait une colère en même temps que disparaissait la sienne.
Une chaleur envahissait progressivement sa poitrine à mesure que l'autre parlait. Une chaleur qui se rependait partout en elle. Ce n'était pas du feu, c'était plus fort que ça.

Et elle regardait toujours Natalia, immense et belle, aussi enivrante que terrifiante, si proche qu'elle pouvait presque la toucher. Une envie lui traversa l'échine, celle de détruire cette distance, d'y mettre un terme. Mais ses paroles la confortèrent dans son immobilité.
C'était facile de s'énerver maintenant. Facile de dire qu'elle n'avait rien su. Facile de penser à ce qu'elle aurait fait si elle avait su.
Mais les faits étaient là. Elle ignorait jusqu'à quelques minutes ce qui c'était passé quelques mois plus tôt. L'image de la mère Eriksson riant d'elle en écoutant le récit des sévices faits par Anderson disparu comme un nuage de fumée dans son esprit, rayé de la carte des possibles. Elle n'avait pas su.
Ce constat, loin de soulager l'ancien soldat, creusa dans son torse un trou béant. L'hypothèse que leur ancien leader cache à sa maîtresse ses agissements étaient parmi celles à laquelle elle s'était longtemps raccrochée. Mais aujourd'hui elle lui semblait encore pire. Car si Max avait évité son ancienne amante pendant des mois, cette dernière n'avait pas non plus cherché à se rapprocher d'elle. Elle avait constaté l'éloignement, elle l'avait constaté, mais elle n'avait rien fait. Il était impensable qu'une femme avec autant de pouvoir qu'elle se soit vu cacher ce genre d'information aussi longtemps. Si elle ne savait pas aujourd'hui, si elle lui avait posé toutes ses questions, ça ne pouvait être que pour une seule raison. Elle n'en avait jamais trouvé l'intérêt.
Mais alors, pourquoi être là aujourd'hui ? Pourquoi chercher à comprendre la raison de cet éloignement maintenant, après tout ce temps à se fuir mutuellement ? Qu'est ce qui avait changé ? Une prise de conscience ? Un regret ? Pourquoi les rapports humaines étaient-ils si complexes ?


Doucement, l'ancien soldat vit la femme qui lui faisait face faire un pas en arrière, et plus lentement encore, lever les bras vers le ciel. Interdite par ce geste, interloquée par ce qu'elle lui proposait, Max l'observait toujours, le cœur battant à un rythme effréné. Elle était sérieuse ? Elle voulait vraiment se faire frapper ? Mais pourquoi faire ça ? Est-ce que c'était sa façon à elle, maladroite mais pleine de contrôle, de s'excuser ? De prendre la responsabilité de ce qui s'était passé ? Pensait-elle vraiment que tout s'envolerait ainsi ? Que quelques coups lui feraient tout oublier ? Que cherchait-elle à faire ? Parce que c'était toujours comme ça avec Natalia la Grande, il y avait toujours une raison à tout. En tout cas jusqu'à aujourd'hui.
D'un mouvement d'une incroyable lenteur, comme si ce geste lui coûtait, elle bougea la tête de gauche à droite et de droite à gauche, sans jamais quitter la blonde des yeux.

« T'as toujours rien compris... » murmura-t-elle, autant pour l'autre que pour elle-même.
Puis, sans crier gare, la jeune femme laissa la pulsion qu'elle freinait depuis de longues minutes sortir d'elle comme un diable hors de sa boite. Le temps qui semblait s'écouler au ralenti s'accéléra subitement, et d'un pas rapide, Max détruisit la barrière qui les séparait. Dans son élan, son corps se plaqua contre celui de la blonde, lui coupant la respiration et faisant s’emballer son palpitant. Levant les deux mains, elle les passa derrière sa nuque et avec violence, sans lui laisser ni le temps ni la possibilité de s'en soustraire, l’attira vers elle. Dans une inspiration où elle pu à nouveau sentir et s'enivrer du parfum de la suédoise, de miel et d'épices, elle l'embrassa, collant ses lèvres sur les siennes, savourant le goût de sa bouche qu'elle pensait avoir oublié. Son cœur à la torture battait à en crever, mais elle ne l'écoutait plus. Le baiser, violent comme une gifle, ne s'éternisa pas. Max n'en relâcha pas pour autant la pression de ses mains sur la nuque de Natalia, gardant son corps contre son corps. Leurs visages se touchaient presque. La jeune femme chercha les yeux de l'autre et s'y accrocha. Sa voix sortit à nouveau de se gorge, comme un murmure rauque, articulant chaque mot pour être sure de se faire bien comprendre. Elle tremblait toujours, mais plus de peur, plus de colère. Elle tremblait d'autre chose, sans parvenir à savoir de quoi.

« Ce n'est pas de haine dont j'ai besoin... ni de me défouler, ni de trouver un COUPABLE ! Le coupable ça fait longtemps qu'il a eu ce qu'il méritait et qu'il pourrit dans la terre. Ce dont j'ai besoin... c'est de SAVOIR... Savoir si je n'ai jamais été pour toi qu'un pion comme les autres, juste bonne à te faire jouir et à te réchauffer la nuit... juste bonne à être jeté lorsque tu t'aies lassé de moi... ça oui ça... ça j'en ai besoin... » Max regardait la belle suédoise, cherchant dans son regard une réponse à cette question qui la torturait, mais elle ne savait comment lire ce qu'elle voyait dans ces iris bleus comme le ciel. Cette femme était un mystère, un mystère qui l'obsédait depuis trop longtemps. « Alors réponds-moi... Qu'est ce que je suis pour toi Natalia ? »
   
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Natalia F. Eriksson
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31.12.19 7:18
Le sang dans les veines bouillonne. Ainsi face à elle, des pulsions s'éveillent dans ma poitrine, un état atteint mon coeur dont je ne parviens pas à reconnaître la couleur. Les bras redescendent doucement alors que le silence s'installe entre nous, mes dernières paroles résonnant encore entre les murs de la pièce. J'attend le choc, j'attend les coups. Les cris, aussi. Mais surtout, la douleur. Défoule-toi, petite biche effrayée, défoule-toi sur moi. Et retrouve ta flamme. Redeviens cette femme que j'ai vu en toi, cette lionne féroce. Frappe-moi. Elle n'en fait rien. Max bouge enfin, mais ne s'approche pas, se contente de secouer la tête de gauche à droite dans un mouvement incroyablement lent. Sans même me quitter de son regard de braise. Le feu et la glace s'affrontent, qui remportera la victoire ? Je commence à croire que la glace se fissurera avant que le feu ne s'éteigne... Sa voix d'un murmure brise le silence. Et je me prend une fois de plus ses mots de plein fouet.

- Alors explique-moi.

Ces mots s'extirpent de ma gorge sans que je ne parvienne seulement à les stopper, si vite après les siens. Et tout s'accélère. Son regard, que je n'ai quitté une seule seconde, explose. Elle me voit, me regarde et m'observe, mais en cet instant, quelque chose y est passé, furtif. Et la femme face à moi se laisse emporter, brise la distance qui nous sépare, explose cette barrière érigée entre nous. Se retrouve face à moi, si proche, faisant bondir mon coeur, ratant plusieurs battements. La gorge se noue, j'attend le premier coup. J'attend de sentir la douleur dans mon estomac, l'hématome sur mon visage. J'encaisserai. Comme je l'ai toujours fait. Et cette fois-ci, je ne répondrai pas. Mais rien ne vient. Pas le moindre choc, pas le moindre coup. Son corps se plaque contre le mien, me coupe la respiration. Surprise, je ne bouge pas, incapable du moindre geste. Pourquoi ? Que cherche-t-elle à faire ? Nos coeurs s'emballent d'un même souffle, je redécouvre quelque chose, ne parviens toujours pas à y mettre un mot, une explication. Mes yeux se voilent et seule son odeur me parvient, une odeur qui me rappelle nos nuits, nos douceurs et ses caresses. D'un geste vif, Max relève soudain ses deux mains, les passe derrière ma nuque. Je ne bouge pas. Elle ne m'en laisse pas le temps. M'attirant à elle.
Un baiser. Ses lèvres s'emparent des miennes, voraces. Et je goûte à nouveau à la saveur de sa peau, un frisson parcourt mon échine. Je ne bouge pas. Nos coeurs battant toujours, forts, dans nos poitrines qui se frôlent. Une gifle, ça, j'aurais su le contrôler. Mais ça... d'une nature bien plus violente, son baiser m'a mise à terre... Pourtant, rien ne s'éternise. Ses lèvres s'éloignent des miennes, à regret. Pourtant, elle ne relâche pas sa pression sur ma nuque. Et je ne bouge toujours pas. Surprise de cette réaction imprévisible. Son corps reste collé au mien, nos visages se touchant presque. Et nos regards enfin se croisent, s'accrochent l'un à l'autre. La glace se brise, le gèle fond sous la chaleur ardente du brasier de son regard. Doucement, elle éclate l'instant hors du temps d'un simple murmure. Si proche de moi, je l'entend clairement. Nous n'avons plus besoin de hurler, de gesticuler, les mots seuls suffisent à présent, car toutes ses émotions, elle me les transmet de son seul regard enflammé.

- ... Alors réponds-moi... Qu'est-ce que je suis pour toi Natalia ?

La glace se rompt. Personne. Personne n'a jamais su m'atteindre, personne n'a jamais su briser cette carapace de Reine des glaces que je me suis faite. Personne. Et aujourd'hui, alors que je m'attendais à recevoir des coups, à recevoir de la haine, aujourd'hui alors que je m'attendais à gagner le duel, je me rend compte de mon erreur... Il n'a jamais été question d'un duel. Je l'avais perdu d'avance. Parce qu'elle, Max, elle est différente de mes pions... Parce qu'elle n'en est pas un et ne l'a jamais été. Ses mots pénètrent dans mon âme, atteignent mon coeur de poussière gelée, y allume une flamme. Timide, tremblotante, mais une flamme. Et ses mains dans ma nuque, chaudes, sont les seules ancres à encore me rattacher à la réalité. Tant d'années à mettre une distance face aux autres... Tant d'années à les considérer comme n'étant rien, qu'une façon d'atteindre mes objectifs. Des pertes mineures, nécessaires. Car ils ne sont rien et ne le seront jamais. Des années à éloigner ceux qui pourraient m'être fatal. Et te voilà, toi. Toi en qui je n'ai pas cru, aux premiers jours. Toi en qui je n'ai vu qu'un plaisir... Je t'ai découverte. Jour après jour. Et tu n'étais plus une simple distraction. C'est peut-être cela qui a fait la différence, qui m'a rendue distante. Tu me rends faible. Max me rend faible aux yeux des autres. Aimer est une faiblesse... Aimer n'a jamais rien donné en retour. Mes enfants, c'est autre chose. Parce qu'ils sont mon sang, mes tripes. Ils n'ont d'autre choix que de m'aimer, je leur ai tout donné. A me damner. Mais Max...

- Tu l'as été, un simple pion. Tu as été une distraction. Un amusement pour me réchauffer la nuit.

Dans ma nuque, je sens ses doigts s'éloigner, contre ma poitrine son coeur s'arrêter. Et avant qu'elle ne fuit face à ces mots prononcés, durs, je le sais bien, je l'attrape par la taille et l'enlace. Cruelle, pas idiote. Je me rend compte de mes paroles. Mais je la serre contre moi, gardant cette proximité de nos regards.

- Je n'ai pas fini.

Mes yeux de glace gardent captif les siens, mes bras l'enchainent. Et je comprend qu'elle a besoin de savoir... et que j'ai besoin de l'exprimer.

- Tu as été une distraction. Je t'ai vue ainsi, la première fois...

Je hais les sentiments, je hais les étaler. Sofia m'a écrasée... Sofia m'a faite ainsi que je suis, cruelle, coeur de glace, incapable de la moindre empathie. Mes parents ont commencé à me façonner, Sofia a terminé leur travail déjà si bien commencé... Je hais les sentiments et ce qu'ils font de moi. Ils me rendent fragile. Une proie pour les fauves. Je suis la lionne, je suis la reine de mon domaine. Et j'ignore la faiblesse.

- J'avais tord. Tu as fait quelque chose en moi, Max... Tu n'as plus jamais été un objet... Tu m'as fait quelque chose.

Pourquoi est-ce si dur de parler ? Pourquoi est-ce si difficile de sortir ces sentiments ? Ces mots me font l'effet d'une bile étrange, désagréable. Et pourtant, mon coeur s'emballe, mon dos frissonne. Et je ne la relâche pas. Ni de mes bras, ni de mon regard.

- Max, tu es... putain Max !

Cette impression d'imploser, de montrer au monde l'intérieur de mon âme. Je hais ça.

- Fais chier, Max, j'sais pas c'que tu m'as fait ! Tu es rentrée là où personne n'a pu depuis des décennies, tu t'es infiltrée dans mon âme, j'ignore comment ! Tu m'as attrapée, ligotée !

Ses lèvres, son odeur, sa chaleur. J'ai envie d'elle, j'ai envie d'un baiser, sauvage, passionné, explosif. J'ai besoin d'elle. Et la douleur de comprendre cela humidifie mon regard.

- Qu'est-ce que t'es pour moi, Max ? J'en sais rien, tu m'as retourné l'esprit !

L'assurance, tous savent que je n'hésite jamais. Je sais toujours ce que je désire, je n'ai jamais le moindre doute. Mais face à elle, face à Max, je ne sais plus... Je suis déstabilisée. Perdue.

- Tu es bien plus importante que tous ces abrutis... ne crois pas que tu es un pion, tu te rapproche davantage d'une reine...

La colère a disparue, laissant place à ce sentiment étrange...

_________________

Always together. Always and forever.

©endlesslove.
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19.01.20 15:53
- La nuit, je mens -
   Tia et Max

   


Il y a beaucoup de choses sur terre qui blessent plus qu'un coup de poing. Il y a beaucoup de chose qui font plus mal qu'une gifle, plus mal qu'un poignard dans la chaire, qu'une balle à travers la peau. Le rejet et sa solitude par exemple. La perte, suivie de ce déchirement qui vous éviscère, aussi. Mais sans doute, ce qui fait le plus de mal, ce qui cause les plus grandes souffrances, les plus grands tourments, et qui apporte aussi les plus grands bonheurs, c'est l'amour.

Dire que Max avait aimé Natalia était grand dire. Dire qu'elle l'aimait encore serait peut être mentir. Mais il y avait plusieurs sortes d'amour. Cette créature chimérique avait bien des têtes, toutes plus sublimes et hideuses les unes que les autres. Peut être autant qu'il y a d'êtres et de rencontres. Et bien qu'elle refusait obstinément de le reconnaître elle-même, quelque chose de fort unissait les deux femmes. Quelque chose qu'elle ressentait à nouveau pleinement, là, serré si près de son corps à elle, la souveraine de givre. La petite brune ignorait ce qui la liait à la belle suédoise, et alors qu'elle faisait tout pour ne pas à nouveau y céder, ne pas replonger, elle se noyait dans ses yeux immenses braqués sur les siens, attendant la réponse à sa question, le couteau dans son cœur.

Il tomba ce couteau, elle se planta, cette lame, froide et cruelle, dans la plaie encore ouverte. Voila c'était dit. Elle l'avait dit. Un pion, juste un petit pion ridicule. Le cœur de Max s'ouvrit, vidant ce qu'il restait d'espoir dans le néant de ce courage qu'elle avait cru avoir. Elle n'était rien. Rien. Qu'elle idiote elle avait été de croire, rien qu'un instant, qu'il avait pu en être autrement. Après tout, c'était toujours ainsi, ça l'avait toujours été. Pourquoi s'en étonner encore. Personne ne s'accrochait à sa personne.
L'ancienne tireuse d'élite déglutit difficilement. Un battement des paupières, une fois, deux. Doucement, ses doigts glissèrent de la nuque glacée de la blonde. Elle avait envie de rire de son imbécillité, mais rien ne sortait de sa gorge nouée, ni rire jaune, ni larmes amères. C'était comme si en un instant, en une simple petite série de mots, Natalia avait effacé tous les sentiments, toutes les émotions, ne laissant qu'une curieuse sensation de chute.

Mais soudain, chose que Max n'avait pas prévue, la belle de glace la serra plus fort, rappelant son regard au sien. Pas fini, comment ça pas fini ? Si c'était fini, totalement fini ! Tout était dit et il n'y avait rien à ajouter de plus ! L'impératrice n'avait-elle pas posé sa sentence ? La hache était tombée, tout comme la nuque qui avait perdu sa tête. Un pion. Un tout petit pion de rien du tout. Ne pouvait-elle pas la laisser en paix maintenant ?
Non, pas de paix, encore des mots, des mots épars, des mots perdus.
Alors Max la regarda encore, serrant les poings et les dents, essayant de faire taire le battement de ce cœur qui ne comprenait plus rien.

-J'avais tord-

Les sourcils de la petite brune se froncèrent. Avait-elle bien entendu ? Est-ce que Natalia était véritablement en train d’émettre un regret ? Sonnez les cloches mes amis, sonnez les fort, qu'on les entende de partout dans les campagnes !

Interdite, la sniper regardait son ancienne amante comme si elle découvrait soudain une nouvelle personne. Le masque de porcelaine, fort et beau, se fissurait, doucement. De grandes rainures apparaissaient sur la surface lisse, creusant des sillons profonds, montrant le dessous, montrant la vérité. Il fallut quelques instants à Max pour comprendre ce qui était en train de se passer. Comprendre que pour la première fois Tia s'ouvrait à elle, qu'elle faisait tomber la barrière. Et ce qu'elle trouva derrière lui retourna l'esprit, plus fort qu'une vague qui déferle. La fragilité en même temps que la force, la rose qui sous ses épines révèlent les plus belles des couleurs, le plus délicat des parfums. Cette Natalia, qui lui semblait rencontrer vraiment pour la toute première fois, Max la trouva plus belle et plus forte encore. Cette façon de chercher ses mots, de ne pas parvenir à nommer ce qu'elle ressentait, faisait crépiter son cœur comme un brasier jamais éteint. Une seconde, elle se demanda si ce n'était pas une nouvelle manœuvre, une façon de la piéger à nouveau. Il y avait de quoi craindre, ça n'aurait pas été la première entourloupe de la belle suédoise. Mais quelque chose soufflait à son oreille qu'il n'en était rien. Que pour une fois, c'était vrai. Des vrais mots, des vrais regards, une vraie étreinte.
Alors, la jeune femme pris conscience que pour une fois dans sa vie elle n'était pas insignifiante, elle comptait. Elle comptait vraiment. Si la blonde était venue la trouver ce soir, ce n'était pas pour jouer avec elle, pour se moquer et encore moins pour la faire souffrir. Si elle était venue, c'était parce qu'elle comptait.
Une vague de chaleur envahit le ventre de la petite brune, remontant juste dans sa nuque, faisant trembler ses mains de bien d'autre chose que de froid.
A peine le mot « reine » s'était immiscé des lèvres de Natalia qu'elle les captura à nouveau des siennes, n'en pouvant plus de se retenir ainsi. Leurs bouches se trouvèrent, dans une profonde inspiration. Plusieurs secondes passèrent. Puis se reculant légèrement, elle la regarda, si proche qu'elle pouvait voir chaque détails de ce visage qui la fascinant tant. Un battement puissant faisait vibrer ses oreilles, en rythme avec son souffle de plus en plus court. Il y avait eu assez de mots. Elle voulait à présent s’enivrer, de plaisir et de désir à en oublier le monde.
Glissant ses mains brûlantes dans la courbe du dos de la grande blonde, elle l'embrassa à nouveau, toujours plus passionnément, inspirant son parfum, l'odeur de ce corps qui lui avait tant manqué. Sa langue glissa sur la sienne, éveillant une envie douloureuse et délicieuse dans son bas ventre. Laissant ses pulsions dominer son corps, elle poussa celui de Tia, un pas après l’autre, mi-douceur, mi-violence, jusqu'à la plaquer contre le mur derrière elles. Elle avait gagné, elle la tenait à sa merci, mais dans cette bataille là, elle ne voulait pas être la seule à vaincre. Elle n'était pas ce genre de tyran. Elle partagerait son butin avec son ennemie.
Quittant la bouche de son amante, elle embrassa sa joue, sa nuque, mordant ce lobe d'oreille, cette épaule. Leurs gestes se firent de plus en plus précipités et avides, sa veste chuta au sol, bientôt suivi du haut de la blonde, révélant une poitrine que Max ne se priva pas d'embrasser. Glissant ses doigts le long de la courbe d'un sein, elle continua le long du ventre blanc, puisant pouvoir dans chacun des frissons qu'elle ressentait chez l'autre, resserrant son étreinte, ouvrant ce pantalon, incapable de résister à l'envie de la torturer un peu plus. S'il y avait des hommes pour s'y connaître dans le domaine, il n'y avait vraiment qu'une femme pour satisfaire complètement une autre femme, et en cela Max se savait experte. Elle ne se privait jamais de faire profiter ses talents à ses conquêtes, et cette fois ci ne ferait pas exception. Au contact de ses doigts, le souffle de Tia se coupa, sa bouche s'entrouvrit et ses paupières se fermèrent, éveillant chez la brune un désir plus grand encore à mesure que ses mouvements accéléraient. Chaque inspiration, le nez collé contre cette peau de velours, l'emplissait d'une fièvre communicative, et bientôt, les deux femmes se laissaient glisser au sol, se livrant une bataille qu'elles voulaient toutes les deux gagner. Mais Max ne se laissait pas faire. Maîtresse de la situation, elle se faisait maîtresse de ce corps qu'elle prenait tant de plaisir à redécouvrir, se réjouissant de chaque souffle, de chaque baiser, de chaque cris. En oubliant qu'elles n'étaient pas seules dans le bâtiment, elles se livraient à la nuit, la seule reine réelle de leurs êtres embrasés.
Bouche contre bouche, langue contre sexe, leurs doigts glissaient, l'enlaçant les uns dans les autres entre chaque étreinte. Vibrant de tout son être, la chaire brûlante, Max régnait sur ce monde d'extase, se laissant transporter par le moment, ne vivant que pour voir Tia se cambrer un peu plus sous ses caresses, jusqu'à l'épuisement et l'achèvement. Pour quelques instants elles étaient seules, toutes à leurs désirs et à leurs plaisirs, avec la lune pour unique spectatrice de leur jouissance commune.


Un peu plus tard, à peine rhabillée, Max était toujours allongée sur le sol de la pièce sombre, sentant la présence de la belle suédoise toute proche d'elle. L'air était encore chaud de leurs ébats, et son cœur ne semblait pas vouloir reprendre un rythme normal. Pourtant, un intime sentiment de contentement lui picotait le bout des membres. Entre ses doigts, fumait une cigarette qu'elle porta à ses lèvres. L'ancien soldat remplit ses poumons de fumée, retenant son souffle, puis recracha un épais nuage qui s'envola dans l'air. D'une main distraite, elle frôlait le bras nu de Tia, incapable de briser le contact si vite.


« ça pour de l’entraînement... » s'entendit-elle dire dans un murmure rauque. A côté d'elle, elle sentit un visage se tourner. Elle-même avait peur de la regarder, cette reine qui s'était déchut pour elle. Elle avait peur de briser l'instant, peur aussi que tout ça ne fut qu'un songe éveillé. Mais malgré la peur, elle se sentait grande d'une force nouvelle, et un mince sourire illumina son visage à moitié caché pas l'obscurité pendant quelques secondes avant d'à nouveau disparaître. « Merci pour ce que tu as dit tout à l'heure... je sais ce que ça t'a coûté de le dire, mais... j'avais besoin de l'entendre. » Vidant ses poumons dans un souffle, la jeune femme se retourna, s'allongeant sur le ventre et prenant appui sur ses coudes, elle se redressa légèrement, tournant son regard encore brûlant vers celui de Natalia. Un silence lourd tomba, pendant lequel la sniper réfléchissait à ses paroles. "Ecoute... je sais que ça n'a pas été évident dernièrement... et je suis en partie responsable de ça. Mais... qu'est ce que tu dirais d'arrêter de nous battre l'une contre l'autre ? On a plus à gagner à se battre ensemble contre le reste du monde... tu ne crois pas ?"

   
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13.06.20 5:35
Pris d'une course folle, mon coeur renait et explose. La cendre gelée s'embrase et j'étouffe dans mon corps. Je la tiens contre moi, mes mains s'agrippant à elle, dans le bas de son dos. Et mon regard, lui, égal à des chaines d'acier, ne quitte pas le sien. Mes mots s'évaporent dans les airs et je me trouve soudainement idiote. Tu fuis les sentiments, tu éloignes ces gens sans valeur et te voilà qui découvre un goût étrange dans ta bouche. Le goût des sentiments... Et tu les livre, ici, sans compromis. Tu ne demandes rien en retour, pour la première fois depuis si longtemps... Et tu sais pourquoi soudain tu te comporte ainsi, comme une gamine qui n'a rien appris du monde cruel dans lequel elle a été laissée, comme cette fillette enceinte que tu étais, abandonnée par ton monde, aussi cruel soit-il... Tu ne veux pas la blesser... Tu es idiote, Tia. Faible.

- ... tu te rapproche davantage d'une reine...

Cette voix qui est mienne s'éteint alors que son regard à elle s'illumine d'une passion nouvelle, de celles que je n'avais jamais discerné dans son regard sombre. Instantanément, ses lèvres glissent sur les miennes, me capturent plus sûrement encore qu'elles ne l'avaient jamais fait. Et cette fois, ce baiser, je le lui rend. Sauvagement. Je retiens mon souffle, les secondes s'écoulent, presque éternelles. Puis, l'instant se brise et Max recule légèrement. Elle me regarde. De ce regard étrange qui d'un seul coup est différent, changé. De ce regard qui s'illumine d'une toute autre étincelle...



Le temps s'est écoulé. Maintenant allongées sur le sol de la salle d'entrainement, regard braqué au plafond, ma respiration se fait lente, soulevant ma poitrine d'un mouvement régulier. Nous nous sommes rhabillées. Je sens la main de Max frôler mon bras alors qu'elle brise le silence de l'instant de sa voix qui me fait frissonner. Et je souris, tournant mon visage vers le sien, toujours aussi proche de moi. Et je l'observe. Chacune des courbes de son visage, ces traits marqués par les épreuves et la vie, ce visage encore si parfait alors que le sien commence à ressentir le poids des années. De la douleur. Dans l'obscurité, je devine son fin sourire sur ses lèvres. Mais moi, ce qui m'intrigue, c'est son regard. Brille-t-il toujours autant pour moi ? Sa voix m'atteint de plein fouet avant qu'elle ne crache sa fumée et ne se retourne vers moi, s'allongeant sur le ventre. Elle se redresse et tourne enfin son regard dans le mien. Il brûle encore. Un sourire félin se dessine sur mon visage et d'une main douce, je m'empare de sa cigarette, l'apporte à mes lèvres, tire doucement dessus. Le silence prend quelques secondes, je finis par souffler la fumée, la laissant s'échapper dans les airs. Et je braque mon regard sur elle.

- Je n'ai jamais voulu me battre contre toi.

Je tire à nouveau sur la cigarette avant de la reposer entre les doigts de celle qui me fait à nouveau goûter aux sentiments. La fumée s'échappe encore.

- Et tu le sais, je remporte toujours mes guerres. Seulement, cette fois-ci...

Toujours allongée sur le dos, ma main glisse sur la joue de la brune, frôle son oreille. Caressant distraitement la peau douce de son visage, mon pouce glisse sur ses lèvres qu'il entrouvre légèrement. Quelques secondes, j'ai envie de l'embrasser à nouveau. Je ne le fais pas. Ma main s'échappe de son visage, se dépose à côté de mon visage, sur le sol, frôlant la sienne. Tendre, je m'empare de ses doigts et les enlace entre les miens.

- Cette fois-ci je te veux à mes côtés. Pas comme un pion, ni un cavalier. Mais comme une reine.

J'ignore encore qui tu es, pour moi. Mais je le sens, dans ma poitrine. Tu m'as jeté un sort, sorcière.

- En revanche... restons cachées encore un peu. Pour mes enfants. Ils n'ont jamais vu d'un bon oeil mes relations, bien qu'ils sachent n'avoir rien à dire à leur mère. Mais je veux éviter un bain de sang... J'espère que tu me comprends ?

Je veux connaître la nature de ce feu que tu provoques en moi, avant toute chose.

_________________

Always together. Always and forever.

©endlesslove.
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Max Stål
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19.06.20 6:01
- La nuit, je mens -
   Tia et Max

   


Allongée sur le sol froid de la salle d’entraînement, Max ne bougeait pas. Elle était immobile, comme figée dans l'instant, comme si la moindre respiration avait le pouvoir de griser le moment, la bulle dans laquelle elles étaient toutes deux suspendues. Pendant plusieurs secondes, la petite brune s'était questionnée sur la réalité de ce qu'elle venait de vivre tant les scènes qui défilaient désormais dans sa mémoire lui semblaient irréalistes. Il y avait quelque chose d'improbable, de fou même dans tout ça. Après ces mois d'errance, ces mois de questionnement et de doute, ces mois de solitude, est ce que c'était vraiment possible ? Est ce que ce n'était pas plutôt son cerveau d'abandonnée qui lui offrait pour seul lot de consolation cette image, cet instant fugace ? Serait-il vicieux à ce point ce cerveau ? Serait-il aussi désespéré pour inventer tout ça ? Peut être, après tout solitude et abandon étaient sans nul doute les meilleurs ingrédients à la folie.
Et pourtant, Max allait devoir s'en convaincre : c'était vrai. Pourtant, elle était là, allongée à côté d'elle. Natalia. Cette femme qu'elle regardait à présent comme un être étrange, surnaturel presque, était bien là. Et si prêt en vérité qu'elle pouvait sentir dans son nez son parfum captivant et suave, ou bien était-ce parce que la sublime blonde avait laissé son odeur sur sa propre peau comme pour marquer son territoire ?

Ce n'était pas la première fois que les deux femmes couchaient ensembles, et malgré cela, il semblait que quelque chose avait changé cette fois, mais alors quoi ? On pouvait mettre ça sur le couvert des retrouvailles de leurs corps qui avaient manqué l'un de l'autre sans qu'elles ne s'en rendent compte. Il y avait de ça, certainement. Mais l'ancien soldat sentait qu'il y avait quelque chose d'autre, quelque chose qui différait d'avant, alors qu'elle contemplait le profil altier de la déesse qui s'était offerte à elle en baissant pour une fois ses barrières d'ordinaire infranchissables. Avec les yeux d'aigles que la nature et le hasard lui avait donné, Max détaillait chaque trait de son visage d'exception, en passant du front au nez, de ces lèvres au goût de péché où brûlait sa cigarette jusqu'à ce menton et sa gorge. D'oreille à épaule, de mains à pupille, elle voulait tout voir, chaque grain de peau, toutes les parties de la perfection de son être. Max la voulait tout entière, elle, cette femme. L'unique.
Et pour la première fois, elle savait qu'elle l'avait, qu'elle était toute à elle, cette beauté glaciale, comme un matin d'hiver éclatant qui se refuse au printemps morne. A elle, presque toute entièrement à elle, comme Max appartenait désormais à Natalia. Quelque chose, comme un pacte secret, c'était scellé cette nuit là entre les deux femmes sans qu'aucune des deux ne puissent rien y faire. Peut être y avait-il derrière tout ça des génies malins et sournois, ou bien au contraire des êtres bons dotés de pitié pour leur offrir ainsi cette deuxième chance. Il n'était pas possible de savoir comment cet relation évoluerait ni si elle les guiderait vers quelque chose de bon ou de mauvais. Après tout, il y a autant d'humains qui deviennent misérables ou héros dès l'instant qu'ils sont touchés par la lame acérée de l'affection (et ne parlons même pas de l'amour cruel !).
Mais au fond d'elle, car elle sentait pour la première fois depuis des mois une vie nouvelle battre dans ses veines, la jeune femme savait qu'ensembles elles ne seraient que Force. Qu'ensembles, rien, pas même le monde et les morts, ne pourraient les arrêter.

Doucement, leurs mains se trouvèrent et les doigts s'enlacèrent, comme si leurs corps leur murmuraient qu'ils n'avaient pas eu assez d’éteintes pour compenser le temps perdu à se fuir. La belle suédoise glissa à nouveau la cigarette entre ses lèvres, attardant quelques secondes le bout de son index sur le charnu de sa bouche. Leurs yeux se trouvèrent, et Max pu voir dans la glace de son amante le feu qui la consumait elle. Elles étaient si différentes, si opposées, et pourtant opérait entre elles une fusion qu'aucune des deux ne pouvait s'expliquer. Que leur restait-il alors comme choix que d'y céder. Entièrement.

« Alors je serai ta reine... »

Un fin et mince sourire s'étira sur le côté des lèvres de Max. Un sourire qu'elle n'offrait à personne d'autre que Tia, un sourire d'une étrange douceur, d'un calme qu'on ne connaissait pas à la tireuse. Elle souriait parce que c'était dit, c'était fait. Le pacte était scellé et il n'y aurait plus de chemin en arrière. Elles seraient ensembles ou elles ne seraient pas, et qu'importe ceux qui aurait quelque chose à y redire. Qu'importe les autres, car tous ils brûleront.

Tous, presque, car il y avait dans la balance des exceptions qu'il ne fallait pas omettre. La sublime blonde les lui rappela d'ailleurs, faisant disparaître le sourire de ces lèvres déjà en manque de celles de son amante. La petite brune ne fut pas surprise d'entendre la demande de Tia de garder leur relation secrète, du moins jusqu'au bon moment, afin de les préserver de la jalousie de ses enfants. Elle n'était pas surprise, et d'ailleurs pas déçue non plus, parce qu'elle partageait cette conviction. La fratrie Eriksson était pleine de fortes têtes, et les louveteaux protégeaient leur mère aussi bien que mère louve défendait ses petits. Max savait qu'il ne serait pas bon de forcer les choses, ni de les précipiter. Elles ignoraient les réactions qu'auraient les louveteaux, et la jeune femme refusait de voir compromettre sa relation avec Tia, autant qu'elle refusait de perdre l'amitié et la confiance de ses enfants. Chacun d'eux, à sa façon, était devenu un membre de sa famille recomposée, et elle les aimait comme des frères et sœurs d'arme et de cœur. Il y avait des choses plus importantes à préserver pour le moment que le fait de s'afficher au grand jour devant les autres membres de la communauté.

« Je comprends... »

Après avoir arraché à la cigarette une dernière bouffée de fumée âcre, elle tendit le bras loin devant elle, et écrasa le mégot sur le sol en béton sur lequel elles reposaient. Il y avait sans doute plus confortable comme couche, mais l'ancien militaire savait qu'elles n'en feraient pas une habitude. Il y avait bien d'autres endroits dans le Coliseum où se retrouver à la faveur de l'obscurité. Tournant le visage vers la belle suédoise, Max avança les bras et glissa ses mains contre ses hanches jusqu'à les poser dans le creux ses reins. Puis elle vint se coller contre ce corps dont elle savait ne jamais pouvoir se repaître. Si souvent la petit brune se sentait minuscule dans ce monde, faible et fragile. Ce n'était pas le cas ici, et ça ne le serait jamais plus. Parce qu'à présent, lorsqu'elle regardait Tia, elle se voyait dans ses yeux comme son égale. Et ce sentiment lui donnait l'impression de pouvoir renverser des montagnes. Approchant son visage, elle déposa ses lèvres sur les siennes, capturant son visage de reine et s’enivrant de son odeur, avant de s'en défaire et de reculer le visage de quelques centimètres, juste assez pour plonger encore dans son regard de glace.

« Restons cachées le temps qu'il faudra. Après tout, la nuit est notre royaume... »

Et bientôt même le jour nous appartiendra pensa-t-elle alors qu'elle l'embrassait à nouveau, bien décidé à sentir à nouveau son corps vibrer sous ses doigts.

   
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