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 L'homme sans talent



Logan Dwyerd
The pain doesn't go away

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Ancien métier : Professeur d'histoire de l'art et d'arts visuels à l'université de Kelowna
Occupation : Bricolage, maintenance et parfois expédition
Statut civil : Anciennement marié, surement veuf aujourd'hui
Lieu de naissance : Dans le trou du cul du Québec

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Crédits : PresleyCash
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29.09.19 4:26


Logan S. Dwyerd
Ft Pablo Schreiber



Lyssa Squad  


Prénom & nom: Logan Seamus Dwyerd Date de naissance & âge: 20 juillet 1976 (41 ans)
Lieu de naissance: Un petit patelin paumé dans le trou du cul du Québec, mais il a fait ses études et a travaillé à Montréal
Statut civil: Autrefois marié, il n’a cependant aucun souvenir de celle qui fut sa femme. Sûrement veuf maintenant.  
Métier: Professeur d’Histoire de l’art et d’Arts visuels à l’université de Kelowna
Occupation: Bricolage et manutention des bâtiments. Occasionnellement expédition.  

Particularités: Enfant, Logan était plutôt petit et chétif, le genre binoclard avec appareil dentaire qui passait des heures à lire des romans de fantasy et des comics, ou à faire du jeu de rôle dans la cave de ses parents. Mais depuis Logan a bien changé. Ses presque deux mètres pour plus de cent kilos de muscles ont de quoi refroidir ceux qui le traitaient d'intello à l'école. Et ils auraient raison de ne pas s'y frotter, car Logan a toujours été un grand fan de boxe anglaise. Boxeur lui-même depuis l'adolescence, il doit à la pratique de ce sport un nez plusieurs fois cassé et un crochet droit redoutable. Élevé au Québec dans une famille anglophone, il maîtrise anglais comme français et se débrouille aussi en italien. Doué de ses mains, particulièrement pour le dessin, il n'hésite pas à remonter ses manches pour bricoler et améliorer la vie quotidienne à l'hôpital. Plusieurs cicatrices peuvent se compter sur son corps. La plus récente se trouve sur sa tempe gauche et fut causée par un choc violent qui occasionna un important traumatisme crânien, sans doute à l'origine des pertes de mémoire dont l'ancien professeur souffre désormais. Depuis cet accident dont il ne se souvient pas, la mémoire de Logan est un gruyère où il manque des cases. S'il se souvient presque entièrement de son enfance, de ses études ou de la plupart des éléments de sa vie antérieurs à l'infection, il n'y a plus aucune trace dans son esprit des deux dernières années, ni aucun souvenir de sa femme et de son fils. Gros fumeur, il a eu également un penchant pour l'alcoolisme assez prononcé, surtout lorsque son mariage a commencé à capoter. Il a l'habitude de jurer, de préférence en français.  

Forces: Sa mémoire. En dehors des éléments effacés par le traumatisme récent, Logan a une excellente mémoire visuelle, ce qui l'a toujours beaucoup aidé dans ses études et dans son travail d'enseignant chercheur en histoire de l'art. Il lui suffit souvent de lire un texte ou une date pour les retenir et il peut également redessiner de tête un espace, une personne, un plan ou un objet qu'il n'a pas vu depuis des années. Sa force. Logan n'est pas un combattant. Il n'a appris à se servir d'armes à feu que très récemment et préfère encore ses poings ou sa masse trouvée sur un chantier à l'abandon que d'avoir recours à un pistolet. Le roux n'en est pas moins une force de la nature, et ses mains brisent des os aussi facilement qu'il ouvre des pots de confiture. Son éloquence. Si Logan n'est pas un leader né, c'est toutefois un vrai passionné. Lancez-le sur le sujet de votre choix, et il pourra vous parler des heures durant avec toujours la même étincelle dans les yeux. Cet enthousiasme à transmettre est encore plus vrai quand il parle d'art.  

Faiblesses: Sa mémoire. A cause d'un choc violent à la tête, sans doute accompagné d'un important  traumatisme émotionnel, la mémoire de Logan lui fait défaut. Les deux dernières années de sa vie, ainsi que des éléments importants de son passé ont été comme supprimé du disque dur. Il va devoir réapprendre à apprivoiser cet environnement hostile dans lequel vivent désormais les Hommes. Heureusement pour lui, certains réflexes acquis ces derniers mois subsistent, sans pour autant qu'il en comprenne l'origine. La survie en terrain découvert. Dès le début de l'infection, Logan a rejoint le groupe de la Lyssa, à l'université puis à l'hôpital, il a donc peu fréquenté le monde extérieur. S'il lui arrive de participer à des expéditions, il reste un piètre chasseur et n'est pas très à l'aise en pleine nature. Ses allergies. Si les allergies au pollen se sont calmées depuis l'enfance grâce à un traitement choc, il reste très sensible au contact des animaux (type chiens et chats) qu'il évite donc la plupart du temps.

Traits de caractère:  Logan n'aime pas l'homme qu'il est devenu dans ce nouveau monde. Lui qui était droit et intègre se découvre parfois courageux, parfois lâche, ambivalent comme l'est sa mémoire. Il peut enchaîner des phases de calme avec des instants d'une violence rare qu'il regrettera ensuite. Se montrer blagueur et rieur, puis silencieux et renfermé. Passer des heures à construire quelque chose pour la communauté et tout détruire lorsqu'il voit que ça ne fonctionne pas. Malgré ses phases explosives, il reste un homme passionné et passionnant, capable de se plonger des jours durant dans des lectures et des recherches pour un peu que le sujet l'intéresse. S'il peut parfois sembler individualiste, c'est surtout qu'il a du mal à exprimer ce qu'il ressent, tant tout est  confus dans sa tête. La réalité est qu'il a souffert plus qu'il ne s'en souvient, et que chacun de ses souvenirs fantômes l'accablent sans qu'il puisse les en empêcher.  Son amour pour son ancien travail et son charisme naturel en faisait un professeur admiré et respecté par ses élèves, et il repense souvent avec nostalgie à cette époque qu'il ne se souvient pas avoir quitté. Il n'y avait que face à une classe que l'ancien enseignant se sentait parfaitement heureux et complet, l'absence de cet exercice est un manque qu'il a du mal à combler désormais.  
Compétences

Vous référez à cette annexe
éloquence :  8/10
artisanat :  7/10
trappeur :  2/10
survie :  3/10
adresse :  5/10
endurance :  6/10
analyse :  8/10
rapidité :  6/10
concentration :  4/10
combattant :  7/10
force :  8/10
archer : 1/10
tireur :  3/10
assaut :  4/10
> Logan grandit à la campagne près d'un petit village perdu dans le Québec rural. Ses parents tiennent une exploitation agricole assez diversifiée et les cinq enfants Dwyerd, dont il est le petit dernier, donnent souvent un coup de main à la ferme. Contrairement à ses frères et sœurs aînés, Logan ne prend aucun plaisir dans la réalisation de ses corvées. Alors petit, chétif et souffrant de forte allergies au pollen et aux poils d'animaux, il préfère passer des heures à lire, enfermé dans sa chambre ou à la petite bibliothèque du village voisin dont il connaît vite tous les ouvrages. Ses préférés sont les romans de fantasy, d'aventure et de science fiction qui le sortent de ce quotidien qui l'ennui.

> Assez tôt, Logan se passionne pour les comics et les bandes dessinées européennes que lui fournit un oncle bienveillant. Encore enfant, il commencera lui-même à dessiner, d'abord reproduisant ses héros préférés puis imaginant les siens. Très vite, il ne se sépare plus de son carnet à dessin dont il noircie les pages de mondes imaginaires et de personnages fantastiques, mais aussi de portraits de sa famille et de ses quelques amis, ainsi que de vues de la ferme familiale.

> Le début de l'adolescence est une période difficile pour lui et il doit subir comme beaucoup de jeunes les remarques désobligeantes sur son physique. Remarques qui cesseront lorsqu'il prendra plus de trente centimètres en un été. La boxe, qu'il a commencé au collège puis en extrascolaire, prend une place importante dans sa vie, mais pas autant que le dessin et le jeu de rôle qu'il fait avec ses quelques amis.

> Au lycée avec sa classe, Logan se rend en voyage scolaire à New York. La ville, son architecture et surtout ses musées seront une révélation et il décidera de consacrer toute sa vie à l'art. Déjà obsédé par le dessin, il dévore tous les livres qu'il trouve sur des artistes dans la petite bibliothèque de son village et s'essaye à la sculpture, à la peinture, à l'installation.

> A force de travail et de persévérance, il intègre l'école des Beaux Arts de Montréal, bien décidé à devenir rapidement un artiste reconnu. Mais si quitter sa campagne est une libération, la formation qu'il reçoit le déçoit, tout comme l'expérience qu'il fait de ce monde de l'art dans lequel il ne se reconnaît pas. Les seuls cours qui le passionnent sont ceux d'une prof qui leur enseigne l'histoire de l'art. Sous les conseils de cette enseignante, et avec son diplôme des Beaux Arts en poche, Logan rejoindra un cursus Histoire de l'Art à l'université de Montréal et s'y épanouira enfin. Brillant, il y excelle et comprend que sa place est plutôt du côté du théorique et de la recherche que de la pratique.

> Dans le cadre de la thèse qu'il prépare, Logan part pour plusieurs mois en Europe suivre des cours à Paris, Bruxelles, et Rome. Ce voyage, qu'il a rêvé toute sa vie, l'exalte et l'émerveille, surtout l'Italie. Il tombe amoureux du pays en même temps qu'il rencontre Donatella. Elle est doctorante en histoire de l'art comme lui. Belle, pétillante, forte, brillante et napolitaine, elle partage ses valeurs et sa vision de l'art. Bref il en est fou.

> Lorsque Logan rentre au Canada pour soutenir sa thèse, Dona vient avec lui et les deux jeunes gens s'installent dans un studio minable où ils sont un temps très heureux. Sans un sous en poche, ils montent le projet un peu fou d'ouvrir une galerie d'art dans Montréal. Une galerie qui serait à leur image et qui proposerait un art loin de celui mis en avant par la critique. Mais pour un tel projet, il faut de l'argent, et les deux amoureux, qui se marient dans la foulée, n'ont pas le moindre sous vaillant. Par l'appui d'anciens professeurs, et grâce à sa thèse qui parvient à faire publier, Logan commence à donner des cours à l'université et même aux Beaux Arts. Et là, surprise, il réalise qu'il adore enseigner. Plus encore, il est fait pour ça. Alors qu'il enchaîne les conférences et les colloques, la galerie ouvre enfin ses portes.

> Plusieurs années plus tard, Logan se voit proposer la gestion du cursus histoire de l'art et du pôle arts visuels de l'université de Kelowna, ce qu'il accepte. La nouvelle n'enchante pas sa femme, dont il s'est progressivement éloigné. Dona refuse de fermer la galerie et de quitter Montréal. Leur couple bat de l'aile. Le professeur, bien que toujours très amoureux de la belle italienne, part malgré tout pour la côte ouest, ce que la jeune femme lui fera payer en le trompant sans vergogne pendant ses longues absences. Logan encaisse, conscient que tous les tords ne sont pas que pour elle. Les allers et retours entre son nouveau travail et Montréal l'épuisent, et après une longue discussion, il parvient à convaincre sa femme de venir le rejoindre et de donner une nouvelle chance à leur couple. La première année se passe étonnamment bien, et on aurait pu croire qu'ils avaient réussi à passer le cap. C'est durant cette période aussi que Dona tombe enceinte d'Owen, leur fils. Mais les reproches reviennent en même temps que l'arrivée prématuré du bébé que Dona affirme ne pas avoir voulu. Petit et malingre comme l'était son père au même âge, le nouveau né demande des soins et une attention constante. Sa mère le délaisse, et les engueulades quotidiennes deviennent de plus en plus violentes et difficiles à supporter.

> Dès le début de l'infection, Logan et son fils trouvent refuge au sein de l'université auprès des étudiants, et les suivront à l'hôpital par la suite. Actif dans la vie de la communauté, le père s'investit autant qu'il peut dans la survie de groupe, mais reste très occupé par son fils, encore trop petit pour se débrouiller seul. Ce dernier, qui a toujours eu une santé fragile depuis sa naissance, tombe malade au début du mois d'avril 2019. Le médecin de la Lyssa y ayant épuisé sa science, et malgré les stocks importants de médicaments dont ils disposent, Logan décide de partir pour Hightgates contre l'avis général pour y demander de l'aide. A son départ, il est accompagné d'un homme et d'une femme.

> Trois jours après son départ, Logan reviendra seul. Gravement blessé à la tête, divaguant, il plongera dans plusieurs jours de délires et de fièvres. A son réveil, il doit se rendre à l'évidence. Sa mémoire, qui pourtant a toujours été excellente, le trahit pour la première fois de sa vie. Il n'a plus aucun souvenir des deux dernières années, ni de celle qui fut sa femme et de l'enfant qu'elle lui donna.



Prénom/Pseudo : Khaalou ♥ Âge : Bientôt 28 ans... mais pas trop bientôt quand même  Pays : France Commentaires/suggestions :  :shake:  Comment avez vous connu le forum :  :hihi:  Crédits : moi et tumblr Autre chose à nous dire : Ceux qui me connaissent d'autres forums savent que normalement j'attends au moins 6 mois entre chaque création de personnage... eum... raté !!


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Logan Dwyerd
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Not Tomorrow Yet
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Logan aspira longuement sur la cigarette qu'il tenait entre ses lèvres et dont le bout se consuma de presque un centimètre, relâchant dans l'air un nuage légèrement bleuâtre. Gardant la fumée dans ses poumons, savourant la brûlure dans sa gorge, l'homme la recracha lentement, la laissant sortir en volutes anarchiques par sa bouche entrouverte.
Un spasme parcouru tout son corps, le faisant frissonner des pieds à la tête. Il toussa, se racla la gorge, et cracha au sol. Il faisait trop froid pour continuer à jouer avec la fumée. Sa main libre calée sous son aisselle pour la maintenir au chaud, la tête rentrée dans ses épaules massives, il faisait peine à voir, le buste à moitié sorti par la fenêtre ouverte. Il était peut être temps d'arrêter de fumer. Cette pensée lui traversa la tête comme à chaque fois qu'il fumait, mais il n'avait toujours pas arrêté. A quoi bon de toute façon arrêter aujourd'hui ?
Grelottant dans sa simple chemise pas du tout adaptée aux températures de saison, Logan laissa son regard se porter sur le paysage qui s'étendait en face de lui.  Le campus de l'université de Kelowna, bien que plus accueillant sous le soleil d'été, offrait une vision qui valait le détour à ne pas en douter. Nichées au cœur des collines verdoyantes de la région, à quelque distance du centre ville et dominant le lac, les différents bâtiments donnaient l'impression d'une ville dans une ville avec ses rues, ses allées, ses parcs et ses terrains de foot. Les étudiants allaient et venaient, certains à vélo, la plupart à pieds, inconscient d'être les acteurs d'un spectacle muet dont il était le seul spectateur. Levant les yeux, Logan jeta un œil noir au ciel qui ne l'était pas moins. Déjà qu'ils devaient composer avec le froid, fallait-il donc qu'ils aient aussi à supporter la pluie et ses nuages ? Ses derniers occupaient toute la partie supérieure du tableau qui s'étendait à perte de vue tel des gros moutons grisâtres et obèses. Il n'allait pas tarder à pleuvoir. Déjà de grandes bourrasques de vent faisait vibrer la surface lisse du lac en contrebas, retournant les parapluies des moins courageux qui les avaient déjà brandit bien haut dans l'air glacé.
Logan poussa un soupir. Il allait falloir s'y remettre s'il ne voulait pas avoir à rentrer sous des trompes d'eau. Tirant encore comme un condamné sur sa cigarette, jusqu'à ce que la braise réchauffe le bout de son index et de son majeur, il écrasa ce qui restait du mégot dans le pot de fleur qui servait depuis longtemps de cendrier de fortune et rentra tout entier dans la pièce. Une fois la fenêtre refermée, la chaleur des lieux l'envahit, créant des picotements dans le bout de ses doigts, comme tout plein de petites aiguilles lui passant sous la peau. Frottant ses mains l'une contre l'autre, soufflant dessus, le grand roux jeta un regard pour le siège vide que son collègue avait laissé dans ce bureau qu'ils partageaient maintenant depuis un an. Une semaine déjà qu'il avait déserté, comme beaucoup d'autres. Et comment lui en vouloir ? Nombreux étaient ceux qui voulaient rester avec leur famille maintenant, en attendant d'en savoir plus. Toutes les chaînes de télévision ne parlaient plus que de ça depuis des semaines. La plus grande crise sanitaire de leur temps.
Ici, en Colombie-Britannique, la vie continuait son cours comme si tout était normal, comme si rien ne se passait. Il s'en passait pourtant des choses, depuis cet événement tragique en Turquie. Mais les médias et les gouvernements se voulaient rassurant : La situation était sous contrôle, le problème était endigué, le mal n'atteindrait pas le continent américain, un vaccin est dans les tuyaux, un vaccin a été trouvé... Bien qu'une partie du monde moderne était en train de partir en fumée, on encourageait ceux qui restaient de poursuivre une vie normale, comme si tout pouvait continuer comme ça avait toujours été. C'était sans doute idiot de le croire, mais qu'est ce qu'il leur restait donc que croire, justement.

Tirant la chaise à roulettes de son bureau, Logan s'y installa, essayant de caler comme il pouvait ce corps toujours trop grand pour le mobilier. Ses grandes jambes pliées en deux, le dos voûté, l'enseignant reporta son attention sur l'écran de son ordinateur et relu les dernières lignes qu'il avait écrit avant sa petite pause de nicotine. Arrivant à la fin, il approcha le clavier et y positionna ses doigts qu'il laissa suspendu dans l'air le temps de trouver la phrase d'accroche. Les yeux braqués sur l'écran, il inspira lentement, savourant sans y penser les odeurs de papier, d'encre et de café des lieux.
Clic, clic, clic. D'abord lentement, puis de plus en plus vite, le professeur commença à taper la présentation qu'il ferait à son prochain cours d'art moderne. Puisque tout devait continuer.

« ...penchons nous à présent sur le cas de la Nature morte à la chaise cannée de Pablo Picasso, réalisée en 1912 alors que l'artiste se trouve à Paris. On remarquera dans le partie supérieure de l’œuvre une composition typique du cubisme analytique tel qu'il est développé par Picasso et son comparse Georges Braque durant cette période. Les formes des éléments représentés, qui semblent évoquer le contenu d'une table de bistrot, sont déconstruits, positionnés les uns à côté des autres sans soucis de composition apparent, de façon presque anarchique. Le sens de la perspective est lui aussi malmené, et on notera une quasi transparence des objets qui rendra toute reconstitution d'espace impossible. Il va sans dire qu'ici, comme dans bon nombre des œuvres qu'il peint à cette époque, le but de Picasso est de troubler les sens du spectateur, mais surtout de lui proposer une expérience visuelle en rupture avec tout ce qu'il a connu jusqu'alors. On récupère des thèmes connus et maintes fois travaillés -ici la nature morte- pour les explorer et les exposer d'une autre façon, et en cela on est ici face à un parfait exemple de la pensée cubiste d'avant-garde. Mais s'il n'y avait que ça, cette toile n'aurait rien de plus qu'une autre. C'est en effet moins sur la partie peinture que sur la présence de collage que je voudrais attirer votre attention. Bien sur, utiliser une véritable corde pour servir de cadre à la toile est un exemple parfait pour notre sujet qui est d'aborder l'introduction d'éléments et de matériaux non artistiques dans l'art des avants-gardes, mais ce qui est véritablement remarquable c'est l'autre collage, celui qui à n'en pas douter était pour Picasso la partie principale de son tableau. Vous noterez en effet que la composition de l’œuvre est comme divisée en deux, et que l'artiste a laissé presque toute la partie du bas sans peinture ni intervention de sa main. Ce que l'on peut voir collé ici, ce n'est pas un morceau de chaise cannée comme on aurait pu s'y attendre, il s'agit en réalité d'un morceau de toile cirée imitant le cannage d'une chaise. Je dis imitant, mais je devrais dire copiant le cannage d'une chaise puisqu'il s'agit d'une image photographique imprimée sur une matière plastique. Et c'est ici que toute la révolution se passe, dans la partie inférieure de cette petite œuvre de moins de quarante centimètres de long. Ici, non seulement Picasso utilise un matériau qui jusque là n'a strictement jamais été considéré comme pouvant être amené devenir un matériau d'art, mais en plus, et c'est cela qu'il faut retenir, il utilise une image photographique pour suggérer la présence d'une chose, plutôt que d'avoir recourt à la peinture ou au dessin pour la représenter. Comprenez bien là que l'on est face à quelque chose sans précédent dans l'histoire de l'art. La figure de l'artiste, de l'homme de talent, du maître, est bousculée, remise au placard par un simple morceau de toile cirée qu'on trouve d'ordinaire sur la table chez mamie. Le peintre n'a plus besoin d'être doué, il peut prendre ce qu'il veut, et en faire une œuvre. Tout, à partir de là, peut devenir œuvre et tout un chacun peu devenir artiste, à condition bien entendu d'avoir l'esprit créatif que requiert cette démarche. Est ce que Picasso avait conscience de cela en collant ce morceau d'image dans son tableau ? Il est probable que oui. Au delà des capacités plastiques indéniables dont il a toujours fait preuve dans sa vie, l'artiste était avant tout un intellectuel qui concevait son art avant tout dans sa tête. Mais je ne pense pas qu'on peu affirmer que Picasso aurait imaginé les retombées de son travail dans le reste de l'art, du moins pas à cette époque. Il n'était pas le seul bien entendu à travailler et à initier ses bouleversements, d'autres comme Marcel Duchamp dont nous reparlerons, questionneront ce statut de l'appartenance des objets non artistique au champs de la création et des possibles. Il convient simplement de noter que nous avons eu au début du Xxème siècle ce que Kant appelait dans son Jugement esthétique, le troisième temps  de l'art, l'art des idées, bien qu'il était évident que le philosophe ne faisait pas référence au collage dans son traité sur l'art. Pourtant, la présentation qu'il fait de ce moment concorde parfaitement avec ces débuts de l'art moderne. Ce moment où la forme de l’œuvre, ce que l'on voit de l’œuvre, disparaît au profit de l'idée même de l’œuvre et du concept qui la compose. On pourrait alors avancer... »

Un bruit de sonnerie coupa l'enseignant dans sa lancée. Quittant l'écran des yeux où ses derniers mots étaient comme suspendus, il regarda l'horloge murale qui indiquait six heures de l'après-midi. Soufflant longuement, le grand roux appuya son dos courbé sur le dossier de son fauteuil, essayant d'étirer ses vertèbres douloureuses en tendant les bras. Il était tard et il ferait peut être mieux de rentrer. Il aurait toujours le temps de finir le lendemain avant son cours, et puis on l'attendait chez lui. L'image d'un bébé s'imposa à lui.
Si la pensée qu'il eu pour son fils lui arracha un sourire, ce dernier disparu vite dès qu'il songea à sa femme qu'il retrouverait en même temps. Instinctivement, son regard bleu tomba sur un cadre en bois dans lequel ce trouvait une photo. Une femme, brune, le regard pénétrant et l'allure fière, tenait dans ses bras une sorte de crevette rose à la tignasse déjà rousse. Les vêtements et les draps d'hôpital indiquaient que le cliché avait été pris quelques heures après la naissance du petit. Une des seules fois où elle l'avait tenu contre elle, le regardant déjà d'un air de mépris. Qui avait dit que toutes les femmes avaient un instinct maternel ? Au delà des problèmes qui ébranlaient le monde depuis ces dernières semaines, il y en avait d'autres qui inquiétaient et préoccupaient le jeune père, et à forte raison. Depuis la naissance de leur fils, le couple déjà pas très vaillant qu'ils formaient approchait de plus en plus d'un point de non retour. Le désintérêt flagrant de Donatella pour leur enfant, les engueulades permanentes, de plus en plus violentes, avaient de quoi tenir occupé n'importe quel esprit. Il fallait que ça cesse, il fallait y mettre un terme, mais ça, Logan ne pouvait s'y résoudre. Le combat avait été trop long, trop dur, pour qu'il accepte le fait que son couple avait depuis longtemps passé la date limite. Et avec tout ce qui se passait, ne valait-il mieux pas rester ensemble ? Continuer ?
Enregistrant ce qu'il venait d'écrire, le professeur éteignit son ordinateur et se leva. Après avoir contourné le bureau, il récupéra son manteau aux proportions démesurées qu'il enfila, et passant la sangle de sa sacoche sur son épaule, il quitta les lieux. Le couloir dans lequel il déboucha était plein d'élèves qui quittaient le bâtiment. Ils avançaient dans un sens et dans l'autre, jouant des coudes les bras souvent chargés de livres. Ils étaient pourtant tous les jours moins nombreux. Plus les semaines passaient, plus les sièges des amphithéâtres se vidaient. Bientôt, Logan ferait cours seul. Pourtant, il continuait de venir, de préparer ses cours, de faire ses petites recherches dans un quotidien désormais bien huilé. Après tout, que pouvait-il faire d'autre que de continuer ?
Tournant son corps immense qui dominait tous les autres d'une tête, l'enseignant se dirigea vers la porte de sortie lorsqu'il fut rattrapé par une de ses élèves.
« Professeur Dwyerd !?
-Je vous l'ai déjà dit Carol... le « d » est muet. » répondit-il sans préciser de quel « d » qui s'agissait. C'était une blague idiote qu'il faisait depuis toujours et qui n'avait jamais amusé que lui. Aujourd'hui, bien que lui-même lassé de la sortir, il ne pouvait plus s'en empêcher. Jetant un regard à son élève, il n'en continua pas moins d'avancer, forçant la jeune femme à accélérer le pas pour rester à sa hauteur.
« Pardon professeur... mais vous m'avez mis un C - à mon dernier devoir...
- Par bonté.
- Mais professeur, je ne comprends pas... l'objectif était de faire une dissertation sur Bruegel... c'est ce que j'ai fait !
- Non, ce que vous avez fait c'est recopier Strauss.
- Je me suis référé à un expert...
- Si je voulais son opinion, j'achèterai ses livres ! » Ajouta-t-il de sa voix de stentor qui résonnait dans tout le couloir, faisant tourner vers lui des regards inquiets. Il parlait d'un ton ferme, mais sans méchanceté. « C'était votre analyse qui m'intéressait ici Carol, par celle d'un vieux schnock poussiéreux... » S'arrêtant soudain, il força la jeune femme a faire deux pas en arrière et à lever la tête pour le regarder dans les yeux. « Écoutez... Bruegel était un conteur, cherchez ses contes, décortiquez-les, mettez les en confrontations avec le reste de son œuvre peinte, proposez moi quelque chose d'autre qu'une vision étriquée et passéiste. 
-Vous m'offrez une nouvelle chance ? » questionna l'étudiante avec un soudain sourire.
« Il semblerait... » acquiesça l'enseignant en reprenant son chemin, un léger sourire aux lèvres, laissant là la jeune femme. « Et que je n'ai pas à le regretter !! » Conclu-t-il en poussant à deux mains la porte du bâtiment qui s'ouvrit dans un bruit sinistre.

Le froid lui serra la poitrine comme s'il était soudain pris dans une tenaille géante. Après la chaleur et moiteur des corridors de l'université, l'extérieur révélait un temps morbide et glacial. Au delà de la température, un vent glacé pénétrait sous les manteaux, vous gelant le sang et la couenne, alors qu'une pluie commençait à tomber sur les allées goudronnées du campus. Sortant une cigarette de la poche de son manteau, Logan entrepris de l'allumer, mais la flamme de son briquet s'éteignait continuellement, la brise la soufflant comme une bougie d'anniversaire. Jurant abondamment, il ouvrit grand les yeux de satisfaction lors qu’enfin il trouva l'angle qui lui permettait d'allumer la dite cigarette. Mais à peine se redressait-il, aspirant une profonde bouffée, qu'une goutte d'eau tomba pile sur le bout du tube qui commençait tout juste à se consumer. Jurant à nouveau, le professeur rangea briquet et cigarette mouillée dans la poche de son manteau dont il releva le col et parti à grandes enjambées.
L'enseignant habitait depuis son arrivée à Kelowna dans un appartement de fonction qu'on avait mis à sa disposition juste en bordure de l'université. Sans être en plein centre ville, le quartier bénéficiait de toutes les commodités couplées avec un calme et une nature omniprésente. Un endroit parfait pour élever un enfant, mais qui ne trouvait pas grâce aux yeux de sa femme qui quittait les lieux aussi souvent qu'elle le pouvait.
La pluie tombait de plus en plus, envahissant l'air d'un rideau qui faisait disparaître les formes du paysage. Logan pressa le pas, remontant sa sacoche pour se protéger la tête, mais rien n'y faisait, il finirait trempé. D'ordinaire, l'enseignant venait travailler en vélo, mais il avait trouvé la roue de se dernier crevée au matin, et il n'avait pas eu le temps de la réparer. Enchaînant les jurons de plus en plus fleuris et imagés dans une langue de Molière qu'il récitait avec un accent à couper au couteau, le grand roux arriva enfin devant son immeuble qui le narguait de l'autre côté du trottoir. Avançant d'un pas assuré sur la route, il eut tout juste le temps de voir les phares de la voiture arriver sur lui. Reculant immédiatement et évitant la collision de justesse, il mis le pied dans un nid de poule rempli d'une eau froide qui pénétra instantanément dans sa chaussure. Baissant la sacoche, battant des paupières sous une pluie diluvienne en acceptant sa défaite, Logan traversa la route après cette fois avoir pris le temps de vérifier que personne ne lui fonçait dessus.
Refermant la porte derrière lui, il appuya sur le bouton de la minuterie et regarda  d'un air désolé son manteau goutter misérablement sur le paillasson. Poussant un soupir, il n'eut pourtant pas le temps de dire ouf que déjà la concierge fondait sur lui comme une tempête.
Minuscule comparé au géant qu'il était, ronde comme une balle et bossue comme une madeleine, la petite vieille s'approcha d'un pas assuré et vif surprenant pour son âge, un pékinois pouilleux sous le bras. Immédiatement, l'enseignant éternua. Elle tenait dans sa main livre une pile de lettres qu'elle donna à Logan qui tentait de se moucher en vain avec un vieux kleenex détrempé.
« Ça a recommencé Monsieur Dwyerd... » commença la vieille concierge en pinçant les lèvres. Quand elle parlait, son chignon tiré à quatre épingles s'agitait, comme pris de tremblements.
- Je vous l'ai déjà dit madame Lewis... le « d » est mu...
- Le petit !! » le coupa-t-elle sans que cela paraisse la déranger. Le regard de Logan se durcit. « Votre petit... bah il a encore pleuré toute la journée monsieur Dwyerd !! ça ne peut plus durer !! » L'air sombre, Logan décida qu'il n'était pas d'humeur pour avoir cette conversation avec la concierge, et contournant le corps imposant de la vieille femme, il se dirigea vers l'escalier.
« Si ça continu, je vais devoir appeler le syndicat de copropriété... et les services sociaux !! ça ne peut plus durer monsieur Dwyerd !! » Proclama-t-elle, poussant de plus en plus fort sa voix de crécelle à mesure que son interlocuteur montait les marches. Le pékinois, excité par les cris de sa maîtresse, commença lui aussi à aboyer, poussant la pauvre femme à crier encore plus fort. « Il faut qu'elle s'occupe du petit, monsieur Dwyerd, c'est sa mère quand même... ça ne peut plus continuer... »

Arrivé à son étage, Logan avisa la porte d'entrée de son appartement, ne prêtant plus attention aux vociférations de la vieille folle. D'autres cris, beaucoup plus préoccupants, provenaient de l'autre côté de la porte. Des pleurs de bébé. Sentant son cœur se serrer, le jeune père ouvrit la porte qui n'était pas fermé, et après avoir laissé tombé son sac et attaché rapidement son manteau trempé, il traversa le couloir qui menait à la chambre de son fils dont il ouvrit la porte. La pièce, très sobrement décorée, était plongée dans le noir total. Les volets fermés ne laissaient passer aucune trace de lumière, et il fallut au géant quelques secondes pour trouver interrupteur de la petite lampe en forme de lune qui se trouvait accrochée à un mur. Dès qu'il l'eut actionné dans un petit « clic », une lumière douce et apaisante envahit le lieu, révélant un lit à barreaux dans lequel gesticulait une petite créature qui agitait vainement les bras. Rouge comme une tomate, le petit Owen essayait d'attirer l'attention avec le seul moyen qu'il connaissait, sa voix. Se penchant sur le nourrisson, Logan l'attrapa avec des gestes doux et tendres et le colla contre son torse, lové dans ses bras protecteur. Se balançant doucement, essayant de calmer les pleurs de son fils, Logan lui chuchota des paroles réconfortantes comme il pouvait, lui proposant la petite peluche en forme de renard qu'il adorait d'ordinaire. Mais rien n'y faisait, le petit avait faim.
Quittant la pièce sans éteindre la lumière, le jeune père se dirigea vers la cuisine sans que les cris ne cessent. L'évier était encombrée de la vaisselle sale qu'il n'avait pas eu le temps de faire le matin, et le reste de la pièce était envahit par un capharnaüm propre aux maisons avec des jeunes enfants.

« Dona !! » Appela-t-il sans que personne ne lui réponde. Jurant malgré la présence des jeunes oreilles innocentes de son fils, qui de toute façon ne comprenait pas encore le sens de ces mots, l'enseignant se tourna vers le plan de travail, essayant tant bien que mal de préparer un biberon avec le petit Owen dans les bras. « DONA !! » Essaya-t-il encore une fois, criant plus fort pour couvrir les pleurs, mais l'appel n'eut que pour effet de les faire redoubler. S'excusant comme un con, il termina le fameux biberon, et calant son fils  et sa peluche dans le creux de son immense bras, lui proposa la tétine sur laquelle le bambin se jeta littéralement. Instantanément, le silence retomba dans l'appartement, et Logan pu souffler. Les yeux posés sur son fils qui tétait avec avidité, le jeune père se demanda depuis combien de temps est ce que le petit n'avait pas mangé.
Il ferma les yeux. Laisser le petit seul avec sa mère n'était définitivement pas une bonne idée. Il avait déjà épuisé son congé parental, et s'il continuait à poser des jours d'arrêt, on finirait pas lui retirer son poste à l'université. Mais est ce que ce poste valait plus que la vie de son enfant ? Il soupira, le cœur lourd.
Il appellerait le doyen le lendemain... peut être qu'on lui trouverait à nouveau quelqu'un pour le remplacer et assurer ses cours. Et que se passerait-il quand on lui dirait de ne plus revenir ? Ils n'auraient plus rien. L'argent de la vente de la galerie de Montréal avait déjà disparu dans les excentricités de sa femme qu'il encourageait pas peur de la perdre définitivement.
La perdre. Quelle débilité de croire qu'il pouvait encore la perdre. Ça faisait longtemps que Logan avait perdu sa femme, mais il était trop lâche pour voir la vérité en face, voir qu'il ne servait à rien de s'acharner. Pourtant il continuait. Que lui restait-il d'autre ?
Rouvrant les yeux, il contempla encore quelques instants son fils dans ses bras, ses joues roses, ses yeux encore humides de toutes ces larmes qu'il avait pleuré, ses cheveux roux.
Puis tenant toujours le biberon d'une main ferme, il se dirigea vers le salon d'où provenait les bruits de la télévision. Donatella était là, assise face au poste et les yeux perdus dans sa contemplation. Une cigarette finissait de se consumer entre ses doigts mais elle ne semblait pas y avoir touché. En fait, elle était parfaitement immobile, figée dans une position d'attention accrue. Sans prêter attention à ce qui produisait cet effet chez sa femme, Logan se stoppa face à elle. « Tu m'as entendu t'appeler bordel ?? Ou alors tu as décidé de ne plus m'entendre comme Owen ? Putain de merde Dona combien de temps il va te falloir pour réussir à le faire crever de FAIM !!?? TU NE PEUX PAS... » La voix du géant se stoppa d'un coup, réalisant que même ses cris n'attiraient pas l'attention de la belle italienne. Ses yeux à elle, ils n'avaient pas bougé d'un pouce, ils regardaient toujours le poste de télévision dont les images projetaient sur elle des couleurs qui lui donnaient un air malade. Fronçant les sourcils, Logan fit deux pas en avant, et se tourna vers l'écran, bien décidé à comprendre ce qui fascinait à ce point son épouse.

Son sang se glaça.

Incapable de rester plus longtemps debout, le jeune père plia ses jambes immenses et s'assit sur le canapé, incrédule face aux images qui défilaient et aux commentaires des journalistes qui les accompagnaient.

Le mal était là. L'épidémie n'avait pas été contenue, elle progressait toujours plus. Il y avait des cas partout, tout autour du globe. Il n'y avait pas de vaccin, il n'y en avait jamais eu. L'armée était dépassée et impuissante. Personne n'était à l'abri. On recommandait à tous de faire preuve d'humanité, de ne pas céder à la panique, mais les pillages et les meurtres avaient déjà commencé. La nature humaine se révélait sous son jour le plus sombre ajoutait quelqu'un devant un micro.

C'était la fin.

Avec une infinie lenteur, Logan tourna le visage vers sa femme. A sa grande surprise, cette dernière le regardait aussi. En quelques minutes, le professeur avait tout oublié, oublié les cris et les engueulades, oublié les tromperies et la haine. Il sentait son cœur battre, battre plus fort qu'il ne l'avait jamais fait. Ils allaient s'en sortir, tout les trois ils allaient s'en sortir. Ils allaient continuer, tenir !
Mais dès qu'il croisa le regard de sa femme, Logan comprit qu'il était le seul des deux à penser ainsi. La haine et le dégoût ne l'avaient pas quitté, elle. Owen, qui avait terminé son biberon, regardait lui aussi cette mère qu'il appelait sans cesse. Tendant ses bras minuscules, il recommença à pleurer, ses cris déchirant l'air comme des sirènes d'alarme. L'air perdue, Dona baissa son regard sur cette petite chose faible et bruyante, sur ce handicape. Puis, comme si soudain le temps reprenait un rythme normal, la jeune femme se leva, attrapa un sac et un manteau, et quitta l'appartement en claquant la porte derrière elle.
   


(c) PresleyCash
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James A. Walsh
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Ancien métier : Etudiant en médecine
Occupation : Médecin de la Lyssa, participe aux excursions
Statut civil : Célibataire...
Lieu de naissance : Irlande, Dublin

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Crédits : FeuilleDeCarotte, avatars et gifs
Célébrité : Dylan O'Brien

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29.09.19 4:36
Omg il est là le rouuuux!!! :crazy: Je l’aime déjà tellement d’amour celui là et ça nous fait déjà un lien ouf avec Jamie :pornstache: Cest encore une perfection, ce petit bb tellement hâte de le voir à la Lyssa!!!!!!
REBIENVENUE DONC! Un khaalinou pour fêter ça :lovedream:

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Some of us have to make mistakes. Some of us are human.

©endlesslove.
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29.09.19 5:26
CETTE PRÉSENTATION EST JUSTE INCROYABLE :omg: :coeurs: L'homme sans talent 2590429490

Je savais que j'allais aimé Logan mais pas à ce point :feels: :brille:

Hâte de rp avec lui :coeur:

de toute manière, ça va être dur de s'éviter :yeah::
 
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Eileen E. Duchannes
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Ancien métier : Championne olympique de tir à l'arc
Occupation : La chasse et la protection
Statut civil : Célibataire. Maman par procuration, elle s'occupe d'une bande d'enfants depuis le début de l'épidémie.
Lieu de naissance : Ottawa, Canada.

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Inscription : 10/12/2018
Crédits : LES CRÉATIONS BONBONS & Sarasvati | Eren Jäger (SNK)
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29.09.19 6:02
PUTAIN! J'adore :muchlove: :muchlove: :muchlove: :muchlove: :muchlove:

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"BATS-TOI! SI TU GAGNES, TU VIS. SI TU PERDS, TU MEURS. SI TU NE TE BATS PAS, TU NE PEUX PAS GAGNER !"
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29.09.19 8:03
Il est lààààà ! :crazy: Tu nous as encore poondu une pépite omg :brille: Rebienvenu, amuses toi et ... Et puis arrêtez de nous faire rêver wesh ou je vais devoir faire un perso par groupe pour tous vous avoir en lien DD: XDD L'homme sans talent 2590429490 :l: :ll: :lll: :come:
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Tennessee Durden
Crazy chick wih a gun

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Ancien métier : Employée principale de la station service ! Pas n'importe laquelle en plus, la seule. Et serveuse aussi... il faut être multi-tâche dans ce genre d'établissement.
Occupation : Responsable de l'équipe de sécurité pour la Highgate community.
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Hyder, Alaska.



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Crédits : Vocicius(ava) (gif)Robz (sign)Beylin
Célébrité : Christian Serratos

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29.09.19 8:27
Je confirme, je t'ai jamais vu faire deux personnages aussi rapidement l'un après l'autre :brille: Et je suis aussi ravie que touchée de voir ça :cute: :coeurs:
Rebienvenuuuue ! Je passe lire cette fiche sans aucun doute merveilleuse et te valider sous peu :leche: :heart:

_________________

♥♥:
 
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Logan Dwyerd
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Ancien métier : Professeur d'histoire de l'art et d'arts visuels à l'université de Kelowna
Occupation : Bricolage, maintenance et parfois expédition
Statut civil : Anciennement marié, surement veuf aujourd'hui
Lieu de naissance : Dans le trou du cul du Québec

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Inscription : 29/09/2019
Crédits : PresleyCash
Célébrité : Pablo Schreiber

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29.09.19 15:30
@James A. Walsh : Merci tout plein chaton :leche: J'ai hâte qu'on explore ces liens merveilleux que nous aurons ♥ Qu'on se fasse un peu des Khaalinou !!!

@Nancy Acaster : merci milles fois pour ce commentaire adorable !! Je suis contente que cette présentation soit à la hauteur !! Et je vais faire en sorte que ça le reste :3: tellement hâte de m'y mettre !!!

@Eileen E. Duchannes : merci toi !!!! (j'adore le "putain d'intro xD juste parfait)

@Minjae Jeon : Le but n'était pas de te faire créer un perso dans chaque groupe... mais si c'est le résultat...alors tant mieux !! :hmhm: soyons faibles ensemble !!!

@"Tennesee Durden" : I'm waiting for you bb :lovedream:
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Alice Castellan
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Ancien métier : Ancienne infirmière, propriétaire d'un vignoble légué par ses parents.
Statut civil : Mariée à un homme merveilleux, le coeur oscillant pour un autre tout aussi honorable.
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Inscription : 11/11/2018
Crédits : CORVIDAE (ava)
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29.09.19 21:51


Bienvenue !
Et félicitations ♥


C'est que derrière l'écran j'aurais pas dit non à l'avoir comme voisin le Logan :tongue: Arrow Assez les bêtises, merveilleuse présentation encore une fois ! :loveheart: Je suis toujours aussi fan de ta plume et de tes idées, amuse toi bien avec lui :l: :l: :l:

Te voilà maintenant officiellement membre de What Lies Ahead ! Nous sommes ravis de t'accueillir parmi nous ♥ C'est maintenant l'heure pour toi de te lancer dans la folle aventure du forum ! Nous te recommandons de commencer par créer ton registre. Deuxième étape très importante, aller dépenser tes coupons gratuits dans la boutique du forum. Tu peux également dès maintenant créer un scénario au besoin. Dans tous les cas, n'hésite pas à venir flooder avec nous ! Bon jeu ♥




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♥:
 
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Teresa Spencer
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Ancien métier : Étudiante en histoire de l'art
Occupation : Survivre (retrouver Théo ->)
Statut civil : Seule
Lieu de naissance : Seattle, USA

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Inscription : 15/04/2019
Crédits : Ava: Evie Signa: ANESIDORA
Célébrité : Alycia Debnam-Carey

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30.09.19 7:46
Noooon je suis encore en retard :boss:

Amuses-toi avec ce personnage super intéressant! Très hâte de le voir en jeu! :h:

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My skin has turned to porcelain, to ivory, to steel.  My heart is filled with songs of forever, Of a city that endures, where all is made new. I know I don’t belong here; I’ll never Call this place my home, I’m just passing through.
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Dixie Whitemort
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Ancien métier : Simple écolière dont les préoccupations n'étaient guère celles d'aujourd'hui.
Occupation : Elle qui se proclame plus qu’une enfant devra bientôt endosser des responsabilités. Elle a toujours voulu faire ça pour sa famille, mais son âme d’enfant se refuse de vouloir obéir à un endroit qu’elle n’apprécie pas davantage que son petit orteil.
Statut civil : Orpheline de mère, mais entourée de personnes fiables qui constituent sa nouvelle famille. À son âge, les garçons sont encore source de mystères.
Lieu de naissance : Elle est née aux alentours de Montréal et vivait dans une maison éloignée de cette grande ville de quelques heures.

L'homme sans talent Iehm

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Crédits : Scénario (@Robz) | Avatar (SneakySkunk) | Gifs (Google) | Signature (Astra)
Célébrité : Dakota Fanning

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30.09.19 7:48
C'est trop agréable de te voir t'épanouir avec tes personnages. Cet homme est déjà grave intéressant. Félicitations pour ta validation et amuse-toi avec lui. :hihi: Curieuse de voir comment il va gérer tous les détails concernant la perte de mémoire.

_________________
One life is all.
Whitemort family ☽Anyone can be a father, but it takes someone special to be a dad, and that's why I call you dad, because you are so special to me. You taught me the game and you taught me how to play it right.
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Terrence Byers
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Ancien métier : Militaire à la retraite
Occupation : Sécurité et chasse
Statut civil : Irrémédiablement et définitivement conquis
Lieu de naissance : Houston (Texas)

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Messages : 1583
Inscription : 24/11/2016
Crédits : FeuilleDeCarotte (avatar) PresleyCash (Gif)
Célébrité : Norman Reedus

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30.09.19 8:44
Re bienvenue avec ce nouveau personnage riche et plein de promesse !! J'ai trop hâte d'avoir des liens avec lui et j'espère en trouver très rapidement
Félicitation pour ta validation <3

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Spoiler:
 
Spoiler:
 

L'homme sans talent Zzpe
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Eileen E. Duchannes
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Ancien métier : Championne olympique de tir à l'arc
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06.10.19 16:31

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