AccueilAccueil  Discord  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le deal à ne pas rater :
Support Téléphone Voiture à Fente CD
12.99 €
Voir le deal


 

 Tomorrow is a long time



Rafael Nuñez Vargas
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Tomorrow is a long time Od3n

Ancien métier : Pilote de l'armée canadienne
Occupation : Participant aux excursions et patrouilleur sur le mur
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Kelowna, Canada

Tomorrow is a long time Tumblr_inline_pg8rsix3Tr1t8bm8b_250

Messages : 147
Inscription : 29/10/2019
Crédits : fassylovergallery
Célébrité : Aidan Turner

Tomorrow is a long time X0TurS629 / 5029 / 50Tomorrow is a long time BR2xH0t

Tomorrow is a long time DQEbQJ235 / 5035 / 50Tomorrow is a long time GxoDpmC

Tomorrow is a long time Hu1erU728 / 5028 / 50Tomorrow is a long time LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Tomorrow is a long time Empty
02.11.19 7:40
La puanteur dérange sa narine. Et lorsqu'il enfonce son couteau de chasse dans le crâne du rôdeur, une expression de dégoût s'affiche sur son visage. Une expression qu'il ne garde pas longtemps, d'autres rôdeurs se rapprochent, grognant, trainant leur corps déglingué sur la chaussée. L'homme hurle à ses amis d'avancer, seulement, ils ne le font pas. Ils l'observent et le bébé pleure dans les bras de sa mère alors qu'un des leurs les protège tous les deux. Le mexicain crie plus fort, tirant sur les morts, les balles explosant leur cervelle. D'un coup de pied, il écrase un crâne. Et d'un autre geste, brusque, il éclate un nouveau crâne d'un coup de crosse de son arme. Et se retourne.

- Avancez, bon sang ! Je vous rattrape !

Son regard, pressant, les alarme. Ils s'exécutent. Seulement, le mexicain aperçoit une silhouette à côté de lui. Son ami. Il lui lance un regard alors que les rôdeurs se rapprochent, ils sont sept. Le compte est vite fait. D'une main, il tient son couteau, de l'autre son arme.

- J'te laisse pas, Rafael.

Il sourit, Rafael. Et il entend les grognements, mais cette fois-ci, ce ne sont pas ceux des morts. Son compagnon blanc se dresse à côté de lui, crocs dehors. Cruz veut se battre, lui aussi. Sans attendre, ils exécutent les rôdeurs, un à un. Il sont encore lents, ils peuvent s'en sortir. Les corps sont tombés, les hommes avancent, Cruz sur les talons de son maître. Encore un jeune chien, pourtant, il semble comprendre vite. Il suit son maître, comme son ombre. Un partenaire. Comme tous ceux de ce groupe qui sont devenu leur famille. Ils avancent, pourtant, les morts les suivent. La ville, le mexicain l'a toujours évitée. Ce sont ces zones qui grouillent de rôdeurs, mais cette fois-ci, ils n'ont pas eu d'autre choix que de s'y diriger, leur maison envahie. La horde les a poussé ici, ils ne pouvaient fuir ailleurs. Et à présent, ils sont coincés. Comment s'en sortir ? Le plan est ficelé. Deux devant, deux derrière pour faire le ménage. Il est impératif de les semer et de trouver un endroit pour la nuit, un endroit où attendre plusieurs heures que tout se calme à l'extérieur. Mais surtout, de rassembler leurs esprits et de trouver une solution. Le bébé ne pourra pas survivre à une vie de vagabondage, à une vie de survivant telle que Rafael l'a connu, seul. Avec Cruz. Il leur faut une nouvelle place à occuper, il leur faut une nouvelle maison. Tout de suite.
Les deux hommes exécutent les menaces, les balles vont commencer à manquer. Le mexicain décide de n'utiliser que son couteau, tant pis. Il évitera les morsures, comme il peut. Il survivra et sauvera ceux qu'il a juré de protéger. Ils survivront ensemble, comme ils l'ont toujours fait. En équipe. Comme une famille.
Autour d'eux, plus aucun rôdeur. Rafael lance un regard à son ami, un signe du menton. Ils se mettent à courir en direction du reste de leur groupe. Et lorsqu'ils arrivent à leur hauteur, l'ancien pilote se stoppe net. Là, face à lui, des remparts. Hautes, une tour de surveillance. Et Rafael, il ne voit pas la pierre. Il voit une opportunité, parce qu'il comprend immédiatement. Une silhouette les observe depuis là-haut, accroupie. Un sniper dirigé dans leur direction. Le mexicain range son couteau, lève les mains. Et crie.

- Eh, j'vous vois ! J'sais que vous êtes là !

La silhouette se relève, tient toujours son arme braquée sur le groupe en contrebas.

- J'vous en prie, faites-nous entrer !

C'est un homme, là-haut. Il fait un signe à l'un des siens, probablement planqué lui aussi. Il se découvre et apparait aux côtés de son ami. Rafael commence à perdre patience.

- Faites pas les cons, on a un bébé avec nous ! On est prêt à vous donner nos armes !

- Dégagez, on n'a plus d'place !

La colère bouillonne dans ses veines. Et malgré les regards réprobateurs de ses compagnons à l'idée de se délester de leurs unique moyen de défense, il s'entête. Bien plus encore lorsqu'il se retourne et voit les rôdeurs au loin se rapprocher, trainant les morceaux de leurs corps décomposés.

- PUTAIN, OUVREZ !

Les deux hommes dans leur cachette ne bronchent pas. Il les voit, ces hommes ont vu les rôdeurs qui approchent derrière le groupe à leur porte. Ils savent ce qu'il va advenir s'ils ne partent pas. Ou s'ils ne les laisse pas entrer.

- VOUS ALLEZ NOUS LAISSER CREVER ICI ?

Rafael est toujours menacé du sniper, pourtant, il est prêt à tout pour sauver les siens.

_________________

Carry on my wayward son

©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas

Noah Lewis
Trying to stay who I am

à propos
sac à dos
Tomorrow is a long time Tumblr_pp91qrkv4s1y6qahmo1_250

Ancien métier : Formation de pompier
Occupation : Sécurité du mur et excursions
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : San Francisco, USA

Tomorrow is a long time 1524418088-final

Messages : 1079
Inscription : 17/04/2018
Crédits : FeuilleDeCarotte
Célébrité : Frank Dillane

Tomorrow is a long time X0TurS626 / 5026 / 50Tomorrow is a long time BR2xH0t

Tomorrow is a long time DQEbQJ228 / 5028 / 50Tomorrow is a long time GxoDpmC

Tomorrow is a long time Hu1erU721 / 5021 / 50Tomorrow is a long time LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Tomorrow is a long time Empty
23.11.19 18:16
Rafael & Noah



Tomorrow is a long time

Accoudé sur le rebord des remparts de Highgate, je suis du regard les moindres petits mouvements du paysage face à moi. Aujourd’hui, je ne sors pas. Aujourd’hui je suis de surveillance du mur côté est. J’aurais préféré sortir. J’étouffe ces dernières semaines, la communauté me parait trop serrée. Abby ne me parle pas et je commence à me lasser de ses regards assassins chaque fois qu’elle me croise. Je ne sais plus comment agir avec elle, comment faire pour tenter de réparer mes erreurs. Tout ce que j’entreprends échoue lamentablement. Alors j’aurais préféré sortir. Oublier l’espace d’un instant, sentir mon cœur vibrer. J’aurais pu retrouver Théo, me sentir important pour quelqu’un. Si Line était là, elle aussi, les choses seraient bien différentes. Mais ce n’est pas le cas et le simple fait de penser à la jeune femme me tiraille les entrailles.

Je soupire longuement et plonge ma main dans ma poche pour en ressortir mon paquet de cigarettes. Je m’empresse d’en sortir une et de l’allumer. J’aspire longuement dessus alors que je reprends mes jumelles de l’autre main pour reprendre mon observation. Ce côté est bien calme aujourd’hui et ce n’est pas mon coéquipier du jour qui me contredirait. Celui-ci se trouve à moitié affalé par-terre, le dos contre le rempart, peinant à rester éveillé. En temps normal, je l’aurais secoué, lui aurait gueulé dessus ou que sais-je, mais pas aujourd’hui. Je n’apprécie pas plus que ça cet homme et je le préfère assoupi. Je n’ai pas à supporter ses louanges constantes sur Highgate, lui qui n’a simplement jamais foutu un pied dehors. Il n’y connait rien et je ne comprends même pas comment cet imbécile s’est retrouvé de garde sur le mur.

Ma cigarette se termine et d’un geste las, je l’écrase contre la rambarde et la jette au sol. Et c’est à ce moment que j’entends des cris au loin. J’abaisse mes jumelles et me tourne vers la source du bruit, fronçant les sourcils. Ça semble provenir de l’entrée. Mon cœur se serre, craignant une nouvelle attaque. J’envoie un coup de pied lent dans les cotes de mon coéquipier pour le réveiller avant de me diriger vers l’échelle. « Surveille le mur, je vais voir ce qu’il se passe. » Je l’entends grogner, me dire que je suis pas son chef ou une connerie du genre mais je ne l’écoute déjà plus et je marche vers la porte. Les cris se précisent, les paroles se distinguent et j’accélère. Les deux de l’entrée ne semblent pas vouloir faire entrer un groupe en danger. Je soupire encore en montant l’échelle vers eux « C’est qui ? » L’un d’eux hausse les épaules et me désigne de la tête la route au loin. Je rejoins le bord du rempart pour apercevoir le groupe de virulents au loin. Et puis je pose mon regard sur les intrus et mon cœur s’arrête. Tout se stoppe autour de nous, mes yeux sont bloqués sur ce visage, cette silhouette et cette voix. Rafael. Mon cousin. Je bloque ainsi plusieurs secondes avant que le monde ne me revienne en pleine face et que je commence à m’agiter. « Ouvrez-leur putain ! » L’un d’eux, toujours le même, hoche la tête négativement. « Tu sais bien qu’on peut pas ouvrir juste comme ça. » Mon regard devient noir et je lui agrippe le col. « Ce mec, c’est mon cousin, donc tu vas ouvrir cette putain de porte. » Je le fixe un instant. « J’me porte garant de lui et de son groupe. » Il soupire à son tour avant d’accepter. Alors je le lâche et cours descendre les échelons quatre à quatre et me précipiter vers la porte pendant que le mec indique aux gardiens de la porte de l’ouvrir.

Je piétine en attendant que le mécanisme s’enclenche et une fois fait, j’attends d’apercevoir la silhouette de Rafael entrer dans l’enceinte de la communauté. Lorsque je le vois enfin, je sens l’émotion monter et je n’arrive plus à bouger, planté là au milieu du chemin, complètement choqué de le voir là.

_________________

◇ Just a young man, with a quick fuse. I was uptight, wanna let loose, I was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas

Rafael Nuñez Vargas
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Tomorrow is a long time Od3n

Ancien métier : Pilote de l'armée canadienne
Occupation : Participant aux excursions et patrouilleur sur le mur
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Kelowna, Canada

Tomorrow is a long time Tumblr_inline_pg8rsix3Tr1t8bm8b_250

Messages : 147
Inscription : 29/10/2019
Crédits : fassylovergallery
Célébrité : Aidan Turner

Tomorrow is a long time X0TurS629 / 5029 / 50Tomorrow is a long time BR2xH0t

Tomorrow is a long time DQEbQJ235 / 5035 / 50Tomorrow is a long time GxoDpmC

Tomorrow is a long time Hu1erU728 / 5028 / 50Tomorrow is a long time LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Tomorrow is a long time Empty
24.11.19 19:13
- Ca ne sert à rien, Raf, partons vite !

La colère le consume, bouillonnant dans ses veines. Le tremblement de sa main droite frôlant son arme à sa hanche cesse lorsque Cruz se dresse à côté de lui, aboie contre les deux abrutis qui les toise depuis leur cachette. Il la sent, la haine. Il l'entend crier et soutient son maître de ses grognements. Derrière eux, les rôdeurs avancent, trainent leur carcasse en décomposition, grognant à l'odeur de la chaire fraiche. Et le bébé, dans les bras de sa mère, commence à pleurer. Les trois hommes entourent la femme, un triangle, bouclier protecteur pour le petit et sa mère. Rafael perd patience. Son regard n'a pas quitté une seconde celui de ce sniper qui le menace toujours de son arme, impassible. Son compagnon jurant toujours, menaçant de tirer si le groupe ne s'empresse pas de déguerpir. Le mexicain n'obtempérera pas, jamais, pas tant que les portes ne se seront pas ouvertes. L'occasion est trop belle, trop rare. Il leur faut rentrer se reposer, au moins, peut-être même rejoindre ce groupe, qu'importe ce qu'ils demandent. Ils ne peuvent plus s'en sortir seuls, pas avec la petite crevette. Rafael veut lui offrir plus de chances de survie, Rafael veut lui offrir la vie. La liberté de courir, de rire et de pleurer sans qu'un mort ne s'approche pour le dévorer. Ce bébé a le droit de vie.

- OUVREZ CES PORTES ! PRENEZ AU MOINS LE BEBE ET SA MERE !

Il jure, fort, contre ces hommes, dans sa langue natale. L'espagnol se répercute contre leurs remparts, Rafael s'empare de son couteau. Les rôdeurs approchent, ils vont devoir se battre et sauver leur famille. Le mexicain lance un regard à ses compagnons, ils sont prêts. Avant de fixer à nouveau son attention sur les deux imbéciles qui observeront leur combat, lâches qu'ils sont. Et cruels. La bienveillance s'est-elle éteinte du coeur des hommes ?
Quelque chose se passe pourtant là-bas. Le sniper vise toujours le groupe sur la route, mais son compagnon s'est retourné. Il parle à quelqu'un. De là où il est, Rafael peine à distinguer quoique ce soit. Il entrevoit une main, parfois, s'agiter. Rien de plus. Et soudain... un visage. Un visage passe par-delà le rempart, semble jeter un regard au loin. Et le mexicain fait un pas en arrière, soudainement déséquilibré. Le temps se suspend quelques instants, son regard fixe l'homme. Et se baisse vers le sol. Il cligne des yeux, plusieurs fois, secoue la tête. Impossible. C'est impossible qu'il soit ici, impossible que ce soit lui, cela ne peut être qu'une affreuse illusion. Rafael relève son regard, la silhouette a disparu. L'ancien militaire prend une profonde inspiration, chasse sa vision et revient à la réalité. Serrant son poing sur sa lame, il observe le sniper et entrouvre les lèvres pour crier encore. Et se stoppe net lorsqu'un mécanisme s'enclenche, son regard fixant instantanément la porte de leur royaume. Elle s'ouvre. Lentement, la porte glisse sur le sol, ouvre le passage au groupe de survivants pressés par les morts. Rafael instantanément se retourne vers ses compagnons, une drôle d'impression s'empare de lui. Comme s'il pouvait à nouveau respirer. L'un des hommes s'avance en premier vers les portes, suivi de la femme et de son enfant. Un regard de Rafael, son dernier compagnon suit le mouvement alors que le mexicain garde un oeil sur les rôdeurs dangereusement proches. Une fois seulement sa nouvelle famille en sûreté, l'ancien militaire suit leurs pas, Cruz sur ses talons. Il entre dans l'enceinte, son regard tourné vers l'extérieur. Ce n'est que lorsqu'enfin les portes se referment derrière lui, qu'il se retourne.

Dans sa poitrine, son coeur manque un battement. Dans sa gorge, son souffle s'emballe. Noah. Là, face à lui, Noah. Son cousin... Mon cousin. Nous sommes plantés là, face à face, le regard bête. L'émotion me gagne, je sens le museau de Cruz se frotter à l'une de mes mains, humide. Je ne parviens plus à bouger, seul mon regard tente de distinguer la réalité.

- N-n-n-n-n-n-n-nnnnnn...

Je ferme les yeux, inspire. Merde. Lorsque je les rouvre, il est toujours là. Noah.

- J-j-j-j-j-j-j-j... j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-j-je s-s-s-suis...

Le coeur bat fort contre ma poitrine, ma gorge brûle. Et l'émotion s'empare de moi, monte à mes yeux. Mon cousin est en vie. Mon cousin est là, face à moi, bien vivant. Ce même visage, cette même expression, ce même regard. Noah. Et moi, je bégaye, bêtement. Les émotions intenses ont toujours intensifié mon handicap... Depuis quand n'ai-je pas eu de crise ? Des années. J'inspire une nouvelle fois, tente d'éloigner cette impression d'être enchainé. Et je croise le regard de mes compagnons, je vois leur expression d'incompréhension. Ils ignoraient que je suis bègue. Et plus encore, ils ne comprennent pas ce qu'il se passe. C'est normal.

- T-t-t-t-t-t-t-t-t-t-t-t-t-tu es...

C'est trop difficile. Tout est trop difficile, d'un coup. Je prend une énième inspiration, je me rend compte que mon corps a retrouvé sa mobilité, après le choc. Et d'un seul pas, je m'élance dans sa direction, pressé, le prend dans mes bras. Les mots ne sortent pas, qu'importe. J'inspire une nouvelle fois, son odeur familière m'envahit. J'entend son coeur battre, aussi fort que le miens. Et je le serre, fort, entre mes bras.

- N-n-n-n-n-n-n-n-n-n-n...

Concentre-toi, imbécile.

- N-n-noah.

_________________

Carry on my wayward son

©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas

Noah Lewis
Trying to stay who I am

à propos
sac à dos
Tomorrow is a long time Tumblr_pp91qrkv4s1y6qahmo1_250

Ancien métier : Formation de pompier
Occupation : Sécurité du mur et excursions
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : San Francisco, USA

Tomorrow is a long time 1524418088-final

Messages : 1079
Inscription : 17/04/2018
Crédits : FeuilleDeCarotte
Célébrité : Frank Dillane

Tomorrow is a long time X0TurS626 / 5026 / 50Tomorrow is a long time BR2xH0t

Tomorrow is a long time DQEbQJ228 / 5028 / 50Tomorrow is a long time GxoDpmC

Tomorrow is a long time Hu1erU721 / 5021 / 50Tomorrow is a long time LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Tomorrow is a long time Empty
05.01.20 4:13
Rafael & Noah



Tomorrow is a long time

Le temps me parait comme une éternité alors que le mécanisme s’enclenche, que les portes s’ouvrent lentement. Je suis planté comme un idiot au milieu de la route, guettant le moindre mouvement. Ça s’agite autour de moi d’ailleurs, les cris ont attiré d’autres intéressés, les ont apeurés, ils ne recevront pas tous cette venue de la même manière et je sais que mon comportement aura des conséquences. Mais pour le moment, tout ça m’importe peu. J’aime ma communauté, mais rien n’importe plus que ma famille. Et Rafael, c’est ma famille. Pas la famille acquise au fil des années, l’amitié presque fraternelle qui nous fait considérer certaines personnes comme tel. Non, Rafael est mon sang, le vrai, l’origine et le restera jusqu’à la fin de ses jours.

J’aperçois sa chevelure après d’autres longues secondes et tout me parait comme un rêve. Le savoir là me parait si irréel qu’il me faut du temps pour digérer l’information. Mais l’émotion est bien présente, déjà mes yeux s’humidifient alors que sa silhouette se trouve face à moi. Et lorsqu’il se retourne, je lis cette même émotion dans ses yeux. Et sa voix se fait entendre, son bégaiement le prend. Rafael, mon cousin bègue. Un handicap avec lequel on avait tous dû apprendre à vivre, à accepter. Quand nous étions tout petits, il m’était arrivé de me moquer de ça. La bêtise et le jugement des enfants. Mais aujourd’hui, sachant ce que son bégaiement signifie, il me parait beau. Rafael est ému, c’est bien pour ça que les mots ne viennent pas. J’ai un léger sourire d’encouragement alors que mes pieds n’arrivent toujours pas à se mettre en mouvement. Il se retourne vers ses amis et je prends conscience de leur venue, à eux aussi. Il n’y a pas que Rafael, j’ai fait entrer un groupe entier et pour cela aussi, il y aura des conséquences.

Il bégaie encore, soupire et moi je ne bouge toujours pas. Je n’y arrive tout simplement pas. Comme si mes pieds s’étaient ancrés dans le sol, comme si la vue de mon cousin les avait pétrifiés. Sauf qu’à ma surprise, ce n’est pas moi qui ferai le premier pas cette fois-ci. Car Rafael, je le vois se mettre en mouvement à ma place, en une demie seconde, il se trouve là, juste face à moi, et j’ai à peine le temps de relever les yeux vers lui que ses bras se trouvent autour de moi. Je reste ainsi, les bras le long de mon corps, n’arrivant toujours pas à bouger. Et puis son odeur se glisse jusqu’à mes narines, me faisant remonter à l’esprit tout un tas de souvenirs et lentement, mes bras se mettent en mouvement pour glisser le long de son corps, se mettre derrière son dos et doucement, je serre mon cousin contre moi. Une larme coule et je le serre plus fort, toujours plus fort, comme si je ne voulais plus jamais qu’il s’échappe. Et mon prénom parvient à mes oreilles et je souris, de toutes mes dents. Il y est arrivé. Alors je le serre encore plus fort, pensant pourtant qu’il serait impossible de l’avoir plus près de moi. « T’as réussi Rafael… » Une phrase glissée entre nous, une victoire que nous seuls savons précieuse. « Mais ne parle pas, nous aurons tout le temps de le faire plus tard. » Lentement, ma tête jusqu’alors contre son torse, Rafael me dépassant en taille d’une bonne tête, se relève, posant mon regard dans le sien. « On va vous installer dans ma maison… Il y a la place. » Cette phrase me parait ridicule après tous ces mois de survie. Ma maison. Qui aujourd’hui peut encore prononcer de tels mots. Mais à l’instant, je suis heureux de pouvoir accueillir mon cousin de cette manière. « Il y a Abby, Rafael. Elle sera tellement heureuse de te voir. » Je souris encore avant de replonger mon visage contre son torse et de le serrer une nouvelle fois. « J’pensais jamais te revoir… »


_________________

◇ Just a young man, with a quick fuse. I was uptight, wanna let loose, I was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas

Rafael Nuñez Vargas
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Tomorrow is a long time Od3n

Ancien métier : Pilote de l'armée canadienne
Occupation : Participant aux excursions et patrouilleur sur le mur
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Kelowna, Canada

Tomorrow is a long time Tumblr_inline_pg8rsix3Tr1t8bm8b_250

Messages : 147
Inscription : 29/10/2019
Crédits : fassylovergallery
Célébrité : Aidan Turner

Tomorrow is a long time X0TurS629 / 5029 / 50Tomorrow is a long time BR2xH0t

Tomorrow is a long time DQEbQJ235 / 5035 / 50Tomorrow is a long time GxoDpmC

Tomorrow is a long time Hu1erU728 / 5028 / 50Tomorrow is a long time LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
Tomorrow is a long time Empty
11.02.20 6:18
Gorge serrée, poitrine contractée, un flot terrible d'émotions me submerge. Nous venons de survivre à un affrontement qui signait notre arrêt de mort. Et derrière ces larges portes que j'aurais pu exploser pour faire entrer ceux auxquels je tiens, je tombe nez à nez avec lui. Noah. Mon cousin, la chair de ma chair, mon sang. La famille. Mon handicap refait surface, me paralyse et pourtant, je serre mon cousin entre mes bras, je sens son odeur si familière, entend sa voix évoquant des millions de souvenirs dans toute mon âme.
Noah sourit, de toutes ses dents, il me regarde. Et nous savons, tous les deux, que c'est une victoire, pour moi, de prononcer enfin son nom. Il se réveille du choc et me serre à son tour dans notre étreinte. Cette victoire est précieuse et rien qu'à nous. Il m'enjoint alors à ne pas parler, de prendre mon temps. Pourtant, j'aimerais faire couler un flot de paroles incessant, j'ai tant de choses à lui dire. Tant de choses à lui raconter, tant de questions à lui poser, et surtout, tant de personnes à lui présenter, là, derrière lui. Ces visages qui nous observent, ces regards qui ne me quittent pas. Leurs yeux ronds, emplis d'incompréhension, fixent le dos de Noah. Et je ressens la peur de mon amie, serrant son enfant entre ses bras. Nous arrivons ici, dans l'inconnu, au milieu de tant de gens, ignorant ce qu'ils peuvent nous faire. Pourtant, j'ai cette certitude que tout ne peut qu'aller mieux, grâce à Lui. Grâce à mon cousin.

Noah relève soudain sa tête jusqu'alors posée contre mon torse. Il a toujours été plus petit que moi, ça me faisait rire. Moi, le bègue, qui le dépassait d'une bonne tête. Il me regarde, nos yeux se croisent et je souris à mon tour, un rire nerveux s'échappant de mes lèvres sans que je parvienne à le contrôler. Sa proposition ne m'étonne pas, mais me touche et les émotions me submergent plus encore. Une maison. Mon cousin, ma famille. Tout ce qui aurait pu être normal auparavant, nous semble impossible aujourd'hui ou même pire, ridicule. Une maison...
Il prononce son nom, mon coeur s'arrête net. Les syllabes se marquent dans mon esprit, la réalité me frappe de plein fouet et je peine à réaliser. Et alors que mes bras se desserrent de notre étreinte fraternelle, mon regard se perd dans le vague et je reprend mon souffle. Elle est là, elle aussi.

- A-bby.

Tout est difficile, je ferme les yeux et me concentre. Ils sont en vie. Tous les deux. Ils sont là, ensemble et ont survécu à cette merde, je les retrouve par un hasard beaucoup trop gros pour être vrai. N'est-ce pas un rêve ? Un affreux jeu de ma conscience qui me tend un piège ? Peut-être suis-je en train de me vider de mon sang dans un recoin de la forêt, un rôdeur s'approcher pour faire de moi son repas qui ne satisfera jamais sa faim. Peut-être n'est-ce qu'un cauchemar... je vais me réveiller. Dans un monde pareil, quel place y a-t-il pour l'espoir et la chance ? Pourtant, je le sens, si proche de moi, la chaleur de son corps, le souffle de sa voix sur mon visage. Il est là. Nous sommes là tous les deux, ensemble, nous nous sommes retrouvés. Abby... Je souris, une joie sans commune mesure s'empare de moi alors que Noah plonge à nouveau sa tête contre mon torse, dans une nouvelle étreinte que je goûte en le serrant à mon tour plus encore.

- Moi moi moi... n-n-n-n-n-n-n-non non plus. Je v-v-v-veux la voir...

Ma voix tremble toujours, même un peu moins. J'inspire profondément et le monde s'est arrêté autour de nous. Yeux clos, je revois nos maisons, je revois nos jeux et notre vie. Je revois maman, papa, ma tante et mon oncle. Je revois notre monde et cette naïveté qui entourait nos vies. Et je sens Noah si proche, contre mon torse.

- Rafael ?

Que j'en oublie presque cette nouvelle famille, mes amis. Je sens, collé contre ma jambe, Cruz. Qui ne quitte pas mon cousin de ses yeux pâles. Il remue la queue, si fort, prêt à sauter sur ce nouvel homme qui semble aimer tant son maître.

- Tu nous explique ?

Je lance un regard à Vince, qui s'approche d'un pas vers nous. Il me regarde, sourcils froncés, il ne comprend rien et à raison, je n'ai jamais parlé de mon passé ni même de ma famille. Et encore moins de mon handicap qui aujourd'hui n'est plus qu'une ombre qui parfois refait surface. Comme maintenant. J'aimerais expliquer, j'aimerais parler. Alors, je ferme les yeux, les rouvre. Et repense à mes séances qui remontent si loin dans mon enfance, aux exercices qui me semblaient insurmontables. Je prend une grande inspiration et prend mon temps.

- Ouuuu... Oui.

Ma voix est grave, posée, je prend les mots un à un. Et, me retirant de cette étreinte que je n'espérais plus, je glisse mon bras sur l'épaule de mon cousin, je nous retourne dans leur direction, un sourire toujours collé sur mes lèvres, l'esprit envahit d'adrénaline et de bonheur incontrôlable.

- Noah. Mon mon cousin.

Je tourne mon regard vers mon cousin, pose ma main sur son torse et sourit encore davantage.

- Vous. Vous pouvez avoir... confiance.

Je le vois, dans leur regard, ils sont déstabilisés par ma façon de parler, par tous les événements et cette mort qui les a presque rattrapés. Et cette chance hors du commun de s'être vus accordé l'asile au coeur de cet étrange village fortifié.

- Noah, ce sont. Mes amis.

_________________

Carry on my wayward son

©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

à propos
sac à dos


Tomorrow is a long time Empty
Revenir en haut Aller en bas
 
Tomorrow is a long time
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Empty Storytime [PV Gak' & Eva] [Hentaï Page 2&3]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
What Lies Ahead :: Kelowna & Beyond :: North Kelowna :: Highgate-
Sauter vers: