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 Parce que c'est toi [ft. Benedict]



Esther M. Cohle
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Ancien métier : PDG des entrerprises Cohle
Occupation : Elle aide à la gestion des vivres et tient l’inventaire de l'armement du groupe
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Kelowna

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13.11.19 15:50
Parce que c'est toi

Benedict et Esther




Les vivres qui provenaient du Temple d'Ezekiel apportaient un plus non négligeables pour nourrir toutes les personnes qui avaient trouvé refuge à l'aéroport. Chargé de l'inventaire Esther était en première ligne pour constater à quel point leur apport avait amélioré leurs rations journalières. Chacune des communautés que le maître des lieux avait soumises sans la moindre pitié et de la plus cruelle des manières, leur apportaient régulièrement, sous la surveillance accrue de ses hommes de main, la moitié de ce qu'ils possédaient. La moitié, c'était généralement le deal mais il pouvait arriver que Seth ou ses hommes, se montrent plus gourmand ou aient des exigences disproportionnés qui n'étaient en rien équitable, mais que peu lui importait que les autres crèves de faim, tant que sa communauté à lui était à l'abri du besoin. Esther était la première à profiter de ces avantages et pourtant, elle exécrait cette manière de faire au plus haut point et ne cautionnait absolument pas les agissements des Protectors. Elle avait bien sur parfaitement conscience qu'ils avaient besoin des autres pour survivre, les terres de l'aéroport n'étaient absolument pas fertiles et ce, malgré tous les efforts entreprit par Clara et Benedict, mais il y avait d'autres solutions pour obtenir ce dont ils avaient besoin, des solutions qui n'intéressaient absolument pas le tyran qu'était Seth. Soumettre les autres par la violence était tellement plus facile que de s'entraider et trouver des solutions équitables pour chacun. Alors certes, l'aéroport, grâce à Seth, (elle pouvait bien lui accorder cela même si ça lui coutait de l'admettre), était devenu une place forte et parfaitement protégée de toutes attaques extérieure. Aucun virulent ne pouvait franchir ces lignes de défenses et quiconque aurait la folle idée de les attaquer se ferait laminer par leur force de frappe et pour cause, ils possédaient un stock d'armes à faire pâlir d'envie une caserne militaire. Habile stratège, Seth avait parfaitement compris que la ressources première c'était les hommes eux-mêmes c'est pourquoi il ne rechignait jamais à accueillir dans ses rangs les quelques rares survivants qui erraient depuis deux ans sur les routes ou qui avaient perdu leur groupe, mais rien n'était gratuit, tout le monde devait mettre la main à la pâte, il n'était pas question de nourrir les tirs au flanc. Si l'on voulait obtenir sa ration, il fallait gagner des points et pour gagner des points, il fallait travailler. En fonction des points cumulés et de ce que les personnes décidaient de mettre dans leur assiette, on leur en retirait un certain nombre. En un sens, les points de Seth remplaçaient l'argent. Les mieux payés étaient bien sur ses hommes de mains qui risquant leur vies pour assurer leur sécurité, méritaient un salaire à la hauteur de leur sacrifice, de quoi inciter le plus grand nombre à rejoindre leurs rangs, et il allait sans dire que la maison ne faisait pas crédit. Les enfants étaient bien évidemment exclu de ce système de points, du moins... jusqu'à ce qu'ils atteignent un certain âge.

Seth était incontestablement doué pour faire croire à toutes ces personnes qui avaient accepté de vivre sous son joug, que ce qu'il leur offrait, c'était une vie pleine davantage sous réserve que l'on contribuait à faire vivre la communauté. Les règles qu'il avait instauré n'étant là, selon lui, que pour maintenir l'ordre, mais tout cela n'était que de la poudre aux yeux. Les règles qu'il avait édicté n'avait que pour seule fonction de maintenir la terreur auprès de chacun d'entre eux et de dissuader quiconque de se dresser contre lui. Elles permettaient également à ce psychopathe d'assouvir ses démonstrations de forces et ses pulsions meurtrières. Cet homme, à l'égo démesuré, aimait dominer son monde. Il se délectait et entretenait avec soin, cette peur qu'il inspirait et qu'il pouvait lire dans leurs regards. Une peur parfaitement légitime car il pouvait exécuter un homme à coup de batte sans autre forme de procès dans le seul but de servir d'exemple, sans en éprouver le moindre remords ou la plus petite empathie envers ses proches qu'il gratifiait généralement de son sourire carnassier. Rien ne semblait l'arrêter et personne n'était assez fou pour oser s'opposer à lui, ce qui le rendait encore plus fort et dangereux qu'il ne l'était déjà. Mais ce qui inquiétait davantage Esther, c'était de voir l'influence néfaste et grandissante qu'il avait sur ceux qui avaient choisi de s'installer ici, et tout particulièrement sa soeur qui, contrairement aux apparences, était actuellement des plus vulnérables.
Beaucoup avaient perdu leur humanité, laissant libre court à leur plus bas instincts pour survivre dans ce nouveau monde à n'importe quel prix. Seth n'avait fait qu'accroitre le pire qu'il y avait chez certains, les laissant , dans une certaine mesure, abuser de leur position en ayant recours à la violence sur ceux qui ne pouvaient pas se défendre. Heureusement tous n'étaient pas comme ça, il y avait également des gens biens dans cet aéroport, des gens qui n'avaient pas d'autres choix que d'obéir à ce psychopathe non pas par plaisir mais parce que tout comme elle, ils avaient leurs raisons. Tobias, Alec, Ben, Dixie… tant de noms de personnes qu’elle aimait sincèrement virevoltaient en cet instant dans son esprit. S’il y avait au moins quelque chose de bon à tirer de cette situation c’était certaines rencontres qu’elle y avait faite alors que dans d’autres circonstances, jamais leurs routes ne se seraient croisées.

- …. Comme je t’dis, il parait que le type les a attaqué par surprise


- Tu y crois toi ?

- Que j’y crois ou non le résultat est là ! Un type a attaqué leur groupe et il y a des morts de notre coté, mais j’ai du mal à croire qu’un type seul a pu tous les décimer

- Oui en même temps il parait que c’est un sauvage

- Monstre ou pas, il est clair que Seth va pas laisser passer ça


- C'est sur ! Et ça prouve aussi autre chose

- Quoi donc ?

- Que Benedict était pas capable de gérer un groupe !

Si elle avait écouté leur échange d’une oreille distraite, se demandant ce qui avait bien pu se passer pour mettre ainsi en déroute une équipe de Seth, son cœur rata un battement lorsque le prénom d’un être cher à son cœur fut prononcé. S’immobilisant le temps de réaliser ce qu’elle venait d’entendre, elle fit demi-tour et revint sur ses pas pour rattraper les deux hommes qu'elle venait de croiser qui était toujours en pleine discussion et qui ne paraissait même pas avoir fait attention à elle avant qu'elle ne les aborde

- Excusez-moi,
les interpella-t-elle, qu’est-ce qui s’est passé ? Le groupe de Benedict a été attaqué ? C’est bien ce que vous avez dit ?

- Ouais c’est ça ! On connait pas les détails sauf qu’il y a eu des morts

Les yeux d'Esther s'arrondirent de surprise mais surtout d'inquiétude en réalisant que des hommes avaient perdu la vie. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Tant de questions source de nombreuses inquiétude se bousculaient dans son esprit... Sentant l’angoisse l’étreindre impitoyablement, elle craignait de poser cette question dont elle redoutait la réponse mais elle avait besoin de savoir, mais surtout elle avait besoin d'être rassurée. L’ignorance dans laquelle elle se trouvait présentement la torturait inutilement car après tout, il était évident qu'il ne pouvait rien lui être arrivé... n'est-ce pas

- Et Benedict ?
S’enquit-elle d’une voix étranglée

- Je sais pas, je l’ai pas vu, probablement un des morts

- Ouais c’est ça, il a pas survécu


Face à cette sentence sans appel, à cette réponse qu'elle avait refusé d'envisager ne serait-ce qu'un seul instant, Esther eut l’impression que le monde s’écroulait autour d’elle. Plaquant sa main devant sa bouche pour étouffer un « non », l’agonie se lut dans le bleu de ses yeux qui s’embuèrent de larmes tandis qu’une pression douloureuse écrasait sa poitrine. Mort. Ils avaient bien dit qu’il était… mort ? Ce n’était pas possible…. Elle ne pouvait pas accepter cette réponse... ce n'était pas imaginable... elle ne pouvait pas croire que plus jamais ils n’auraient ces longues conversations qu’ils avaient tous les deux, que plus jamais elle ne le verrait sourire, que plus jamais…

Sans accorder la moindre attention à son désarroi, les deux hommes continuèrent leur chemin en reprenant leur conversation, la laissant seule avec sa douleur et sa tristesse. Elle n’était pas la seule à avoir perdu un être cher, et ce ne serait surement pas la dernière fois que ça lui arriverait, autant qu’elle s’y fasse tout de suite
Alors qu’elle n’arrivait toujours pas réaliser ce qu'on venait de lui dire, ses yeux brouillés de larmes distinguèrent une silhouette qui venait dans sa direction. Cette dernière avait beau être floue, elle n'avait aucun doute sur son appartenance. L'espace d'un instant elle se demanda si elle ne rêvait pas ou si elle n'était pas victime d'un mirage avant qu'un sourire ne se dessine finalement sur ses lèvres. Les mirages n'avaient pas d'odeur...  Les larmes qui coulaient n'étaient désormais plus des larmes de tristesses mais bel et bien de soulagement et de joie. Se précipitant vers lui et sans lui donner l'opportunité de réagir, elle le prit dans ses bras et le serra contre elle, savourant sans la moindre gêne le plaisir de sentir sa chaleur et ses bras réconfortant l'enlacer. En d'autres circonstance, Esther se serait sentie embarrassée d'agir de la sorte en public, mais en ce moment peu lui importait qu'on les regarde ou non, tout ce qui comptait c'était ce besoin urgent de le toucher, de réaliser qu'il était bel et bien là, qu'il n'était ni un fantôme ni une illusion.

- Il m'ont dit que tu étais mort,
bredouilla-t-elle entre deux hoquets, mais tu es vivant, tu es vivant ! Qu'est-ce qui s'est passé ? Que t'est-il arrivée ? Est-ce que tu vas bien ?

Sans quitter ses bras, elle se recula légèrement afin de plonger son regard inquiet dans le sien afin de jauger par elle-même de son état mais également pour mieux l'écouter et lui apporter une présence qui se voulait à la fois apaisante et réconfortante


 
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Benedict W. Brown
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23.11.19 7:36
Le camion fonce sur la route, imitant le rythme de son coeur dans sa poitrine. Mains crispées sur le volant, regard fixé sur la route, son attention est focalisée sur les derniers kilomètres à parcourir. Comment en sont-ils arrivés là ? Cela ne devait pourtant être qu'une simple mission de repérage, mais les voici qui rentrent bredouilles, son équipe diminuée de moitié. Cinq ils étaient, seuls deux retrouveront la base. L'homme réfléchit. Comment expliquer cet échec à ceux qui souhaiteront des explications ? Un rôdeur attire son attention, sur le côté de la route, il lui jette un regard, une seconde, le camion passe et continue sa route. Du coin du regard, il capte la silhouette de son compagnon blessé. Et lui, que va-t-il dire ? L'homme ne pourra pas mentir. Moi, je ne pourrais pas mentir. Dissimuler la vérité aurait été bien plus simple, pourtant. Seulement, je ne suis pas le seul survivant de l'incident, nous sommes deux. Et je le sais, Klaus s'empressera d'annoncer à son leader la présence de l'homme de la forêt. Et peut-être d'un nouveau groupe. Moi je le sais, il n'en est rien. Cet homme était seul et l'est toujours. Et il n'est en rien une menace pour nous, pour eux. Pour l'instant, tout du moins. Car cet homme pourra, en temps voulu, peut-être se révéler être un allié de taille pour détrôner ce Roi sur sa montagne. Je ne détourne pas mon regard de la route lorsque j'entend les grognements de Klaus, sur le siège passager.

- Putain, fais attention avec les nids d'poule...

Il perd son sang, le couteau du chasseur s'est enfoncé profondément dans la chaire. C'est étrange, je me réjouis presque de sa douleur. Rien ne m'affecte, pas plus les trois morts d'aujourd'hui que la réaction que pourrait avoir le leader des protecteurs. Pourtant, voir cet homme, à côté de moi, souffrir de sa blessure est satisfaisant. Je l'ai vu, faire du mal. Je l'ai vu se délecter de ce nouveau monde cruel, lors d'autres expéditions... J'inspire profondément, me reprend. Je ne peux pas ressentir de sentiment pareil. Cet homme est un homme, comme les autres, influencé par ceux qui l'entourent. Influençable, surtout. Ils le sont tous, pour ainsi dire. De pauvres femmes et hommes qui ne parviennent plus à faire la différence entre un leader bienveillant et celui qui siège en haut de la pyramide, parce que la seule chose qui importe aujourd'hui, c'est de survivre. Qu'importe comment. L'homme en moi réfute cette idée absurde.

- J'comprend toujours pas comment t'as fait pour le buter, ce type. Physiquement, il te valait au moins dix fois.

Un long soupire s'échappe de mes lèvres, je regarde toujours la route, le camion file toujours à bonne allure.

- La valeur d'un homme ne se mesure pas à la force de ses poings, sache-le. Et... je vaux bien plus que ce que tu t'imagines, physiquement.

Comme la plupart des gens ici, Klaus se fourvoie sur mes capacités de combattant. Ils me voient tous comme cet ancien avocat idéaliste étudiant de stupides bouquins dans l'espoir de rendre leur communauté indépendante. Un intellectuel. Et c'est bien ce que je suis, malgré tout, un homme d'esprit, sans aucune prétention lorsque je l'avoue. J'ai toujours apprécié un bon livre de philosophie sur ma table de chevet, Jane riait de cette habitude. Se levant dans notre lit, tanguant, mais tenant l'équilibre, elle enfilait sa paire de lunettes et s'amusait à m'imiter dans de grands gestes absurdes, sans le moindre talent. Elle maintenait le contraire, sûre d'être une imitatrice hors paire. Je souris à ce souvenir et vois enfin les murs de l'aéroport se profiler devant nous. Le camion file et je freine devant les portes. Des patrouilleurs hurlent des ordres, je sors la tête par la vitre et leur fait signe. Ils me reconnaissent, les portes s'ouvrent et le camion entre enfin en sécurité. Lorsque nous descendons du camion, les protecteurs s'approchent, interpelés. Nous ne sommes plus que deux, ils le voient bien. Où sont passé les autres ? Qu'est-il arrivé ? Comment s'est blessé Klaus ? Ils ne sont pas dupes, ils devinent que nous avons été attaqués. Nous ? Je connais la vérité. Ce sont Torgeir et les autres qui ont décidé d'attaquer, l'homme ne nous menaçait pas.
Les questions pleuvent, j'aide Klaus à sortir du camion. J'ordonne à une femme de l'emmener se faire soigner, me rend compte que son sang tâche ma chemise blanche pleine de poussière. Ils m'entourent, me posent encore mille questions et ma patience s'effrite lentement. Calme, j'inspire profondément.

- Ca suffit.

Je n'élève pas la voix, ne prononce pas un mot de plus et d'une main sur l'épaule du premier venu, me dégage un passage. Je les entend encore parler dans mon dos alors que je m'éloigne, je les entend déjà jaser. Cette mission m'a été confiée, j'ai failli et perdu trois protecteurs. La confiance peut être rompue, peut-être ne me confiera-t-on rien de plus à l'avenir. Mes plans vont devoir changer.

Mes réflexions cessent presque instantanément lorsque je la vois. Ses yeux inondés de larmes, elle croise mon regard. Le temps semble se suspendre quelques secondes avant que je ne réalise. Je fais alors un pas dans sa direction, puis deux. Pourquoi pleure-t-elle ? Que s'est-t-il passé ? Là, dehors, je ne ressens qu'une peur naturelle, la peur des morts. Ici, maintenant, j'ai peur pour elle. Parce que voir ses larmes est pire encore que d'achever une seconde fois Maxwell... Un sourire se dessine sur ses lèvres. Elle se précipite dans ma direction, se jette à mon cou. Mes bras entourent son corps, je la serre moi aussi contre ma poitrine. Elle pleure toujours.

- Que se passe-t-il, Esther ? Pourquoi pleure-tu ?

Mon inquiétude va en grandissant lorsqu'elle resserre son emprise sur moi. Et là, j'entend ses mots entre ses larmes. Durs. Et mon coeur se serre. Esther se recule légèrement, sans quitter la chaleur de mes bras, plonge son regard humide dans le miens. De tous, c'est elle que je voulais voir. De tous, c'est à elle que j'ai envie d'en parler. Je lui souris.

- Je suis là, je suis bien là.

Ses larmes me touchent, son inquiétude atteint mon coeur. Tendre, je passe une main douce sur sa joue pour essuyer une larme. Je n'imaginais pas compter à ce point... Je n'ai plus envie de la relâcher. Et je réalise que les ragots ont mis moins de temps qu'il n'en faut pour passer de bouche à oreille.

- Eh bien, ils parlent vite pour m'enterrer si vite sans savoir qui est de retour. Je suis là, mais seuls Klaus et moi sommes revenus. Miranda, Maxwell et Torgeir ne s'en sont pas sortis.

Je jette un regard autour de nous, trop d'oreilles indiscrètes.

- Je vais bien, je crois que j'ai l'épaule un peu tordue et une de mes vieilles blessures s'est réveillée. Mais rien de grave. J'aurais sûrement quelques bleus.

Torgeir ne m'a pas épargné, m'assénant un coup dans l'estomac, réveillant une vieille blessure à quelques côtes. Une blessure datant du temps des combats illégaux. Rien de grave. Fort heureusement pour moi, le géant de la forêt a compris que je n'étais pas une menace. Hors cette aide précieuse qui, j'en suis certain, m'a sauvé la vie, je n'ai pas perdu mes réflexes de boxeur, grâce aux entrainements réguliers avec Susan.

- Je préférerai tout de même vérifier que je n'ai pas de blessures surprises qui auraient manqué à mon attention à cause de l'adrénaline, j'aurais sûrement besoin de ton aide. Allons dans un coin plus tranquille.

Je sais qu'elle comprendra, que je ne peux pas lui parler ici. A cause des yeux et des oreilles de Seth. Pourtant, je n'ai aucune envie de détruire cette étreinte, de quitter son regard embué de larmes.

_________________

Rien n'imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l'oublier.

©endlesslove.

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03.01.20 4:58
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Benedict et Esther




Il était impressionnant de voir à quelle vitesse on pouvait passer d’une terrible détresse à un éclatement de joie qui vous transporte littéralement en seulement quelques secondes à peine. La mort d'un être cher était en soi une douloureuse épreuve avec laquelle on apprenait à vivre avec le temps. En ces temps troublé, la mort était devenue une sournoise compagne qui s'était imposée dans leur quotidien. Si la mort avait toujours fait partie de leur vie, jamais encore elle n’avait été aussi présente que ces deux dernières années. Avec le temps les hommes avaient appris à mieux se défendre et à s'organiser avec efficacité pour revenir sains et saufs des expéditions, si bien que les incidents de ce type c’étaient raréfiés, toutefois, le danger lui, même si on avait parfois tendance à l’oublier, était toujours présent. Aussi la surprise avait été très grande de découvrir qu'une expédition c'était mal passée, mais apprendre qu'un être cher avait pu y perdre la vie était un coup dur à laquelle elle ne s'était pas attendue. Pas lui, pas Benedict. Pas cet homme avec lequel elle aimait plus que tout discuter et passer des moments en sa compagnie. Ils avaient les mêmes idéaux, la même façon de penser, sa présence, sa voix, son regard, tout en lui, lui apportait soutient, chaleur et réconfort. Il était l'une des personnes qui lui était le plus cher en ces lieux, celui qui savait la faire sourire et la réconforter et ce, même quand le coeur n'y était pas. Elle tenait à lui, bien plus qu'elle ne le devrait, elle en avait conscience, même si avant l'annonce de sa prétendue mort, elle n'imaginait pas à quel point.

L'annonce de sa mort était tombée comme un couperet, violant et implacable. Elle n'avait pas eu le temps de réaliser que la sentence avait été annoncée avec indifférence et cruauté. Tel un coup qu'on venait de lui porter, son souffle avait été coupé sec et des larmes s'était misent à jaillir tandis qu'un vide immense et incompréhensible s'était emparé d'elle. Alors qu'elle avait la sensation de voir le sol s'ouvrir sous ses pieds, il était apparu, tel un mirage, la faisant douter durant un instant de sa perception, mais lorsqu'elle compris que c'était bel et bien lui qui se tenait là devant elle, que contrairement à ce qu'on lui avait raconté, il avait bel et bien survécu, ses poumons s'étaient à nouveau remplis d'air, et un sourire avait éclairé son visage. Et bien qu'elle pleurait toujours, il s'agissait cette fois, non plus de larmes causées par la tristesse de la perte incommensurable d'un être cher, mais bien des larmes de bonheur et de soulagement.
Tous ses sens étaient en éveil, sentir son odeur, ses bras l'enlacer, sous souffle chaud caresser sa peau, entendre sa voix tendre lui murmurer des paroles réconfortantes, et plonger son regard dans le sien pour mieux s'y perdre,... là, en cet instant, elle se sentait à nouveau vivante et complète. Blottit ainsi dans ses bras, elle se sentait en sécurité, mais paradoxalement, elle ne pouvait nier qu’elle avait peur de cette dépendance qu’il faisait naître en elle
Sentir sa main, dont elle apprécia le contact, effleurer sa joue inonder de larmes pour essuyer ce sillon de larmes qui avait marqué son visage la troubla mais elle ne se déroba pas pour autant, fixant le bleu de son regard en écoutant ses paroles. Ses sourcils se froncèrent en entendant parler de la mort des personnes qui l’avaient accompagné. Ces trois-là, elle ne pouvait pas dire qu'elle les pleurerait, contrairement à certaines personnes qui agissaient sous la peur et sous la contrainte, eux, appartenaient à cette catégorie de personnes qui savaient très bien ce qu'ils faisaient et qui prenaient un plaisir malsain à jouer les petites brutes pour soumettre les plus démunies. Elle n'éprouvait aucune sympathie pour eux, et n'éprouvait pas la plus petite compassion pour ce qui leur était arrivé. Mais que s'était-il passé au juste ? Là était toute la question qu'elle ne posa cependant pas à voix haute, même si son regard parlait pour elle. A l'image de Benedict, Esther fit un rapide tour d'horizon, consciente que ce n'était ni le lieu ni le moment de parler de ça ici.

Il la tenait doucement, leurs corps séparés de quelques centimètres seulement, Esther était inca-pable de détacher son regard du sien. Une douce chaleur glissait le long de sa peau envahit tout son être avant d’atteindre les profondeurs de son cœur. Posant sa main sur son bras, Esther lui adressa un discret sourire, avant de l'inciter à la suivre d'un signe de tête. Se dérobant à son étreinte, elle glissa sa petite main dans la sienne, large, virile, forte... et blessée. Sans un mot, elle l'entraina jusqu’à ses appartements dans laquelle se trouvait une trousse de premier soin, des anti-septiques ainsi que des pansements. Le strict nécessaire pour apporter les premiers soins à Bene-dict et discuter en toute liberté.

- Bienvenue chez moi, fit-elle en ouvrant la porte pour le laisser entrer avant de la verrouiller derrière lui afin d'être sûr que personne et Victoria en particulier, n'entre et ne vienne à surprendre une conversation qui aurait dû rester privée

Ces dernières semaines, Esther débordait d’activités et de projets cela pouvait sembler paradoxale pour quelqu’un qui détestait autant cet endroit de la voir s’impliquer autant pour la communauté, mais Esther avait fini par comprendre que si elle honnissait Seth et ses méthodes ainsi que toutes les personnes qui s’étaient alliés à lui juste parce qu’ils se sentaient supérieurs à tous ceux qu’ils soumettaient, elle devait reconnaitre que l’aéroport n’abritait pas uniquement ce genre d’individus, il y avait également d’autres personnes, des gens biens, tel que cet homme exceptionnel qui se tenait devant elle, ou encore Tobias sans oublier Winter qui méritait de connaitre autre chose que la violence de ce nouveau monde, de ce nouvel ordre. C’était avant tout pour eux, qu’elle cherchait à améliorer leur niveau de vie. Ce n’était peut-être pas grand-chose mais elle avait le secret espoir de faire de cet endroit un endroit où il y ferait bon vivre… un jour.
Sur son lit se trouvait le livre qu'Alec lui avait trouvé, son fameux Jurassic Park de Michael Crichton et qu'elle avait choisi de garder égoïstement et bien précieusement et qu'elle relisait pour la seconde fois. Il y avait également les cours qu'elle préparait pour Winter qui n'avait de cesse de progresser. Le jeune adolescent ne s'en rendait peut-être pas compte mais c'était un jeune homme brillant, assidu, et qui aurait pu être promis à un grand avenir si on lui en avait donné l'opportunité. Sur la table qui lui servait de bureau se trouvait un cahier dans lequel était scrupuleusement noté l’inventaire des armes, de munitions et de nourriture qu’elle tenait rigoureusement à jour. Il existait deux cahiers qui se trouvaient pour l’un dans les réserves de nourriture et pour l’autre dans l’armurerie, mais par mesure de précaution, elle gardait une seconde copie qu’elle mettait régulièrement à jour, ici dans sa chambre. Ce qui lui permettait de garder une seconde trace au cas où quelqu’un se servirait dans les provisions en espérant qu’elle ne remarque rien.

- Vas-y installe-toi, lui proposa-t-elle en se dirigeant vers sa table de nuit dans laquelle était rangé tout son nécessaire à pharmacie. Je ne suis pas médecin, mais je m'y connais un peu en soin. Tu veux bien retirer ta chemise pour qu'on regarde ? Lui demanda-t-elle tout en prenant à son tour place sur le lit en posant le nécessaire entre eux

Reportant son attention sur lui et ne put s’empêcher d’être attristée et angoissée en constatant dans quel état il était revenu. Tout à son soulagement de le savoir vivant elle n’avait pas prêté attention à ses blessures mais à présent, elle pouvait les observer à loisir. Une expression d’horreur la saisit quand elle remarqua que sa chemise arborait à présent une couleur rougeâtre à certains endroits

-Oh mon dieu ! S’exclama-t-elle en prenant conscience qu’il était peut-être plus gravement blessé qu’il n’en n’avait l’air.

Une frayeur qu’il se chargea bien vite de calmer et de disiper en lui expliquant qu’il s’agissait du sang de Klaus et non du sien. Klaus qui se trouvait visiblement dans un état plus grave que le sien.
Si savoir que ce sang n’était pas le sien la rassura, elle avait besoin de le voir retirer sa chemise pour pouvoir juger par elle-même de la gravité de son état. C’était la première fois qu’elle apercevait Benedict torse nu et la vue de ses muscles bien dessinés ne la laissèrent pas indifférente. Troublée, elle baissa presque aussitôt ses yeux sur l’une de ses blessures. Concentrée sur sa tâche, elle continua de le désinfecter avant de reprendre la parole

- ça va ? S’enquit-elle avant de continuer son ouvrage. Quand j'étais gamine, j'étais terriblement casse-cou, c'était Victoria l'enfant sage, sourit-elle avec nostalgie. Forcément, je me blessais souvent alors pour ne pas inquiéter mes parents inutilement et surtout pour éviter une punition bien mérité, je me soignais toute seule... dans la mesure de mes moyens ou avec l’aide de ma soeur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Redemanda-t-elle en le regardant droit dans les yeux





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11.02.20 5:27
Attirés l'un à l'autre, nos regards peinent à s'abandonner. Et lorsqu'elle pose sa main sur mon bras, un frisson parcourt mon échine, je remarque alors mon coeur bat légèrement plus fort. Ses larmes, son regard, son inquiétude. Quelque chose a changé, dans son expression, quelque chose a changé en moi, je le sens à présent. Elle me sourit, discrètement, m'attire à sa suite et je la suis sans émettre le moindre mot. Sa main se glisse dans la mienne, mes doigts se referment doucement sur sa paume, si douce et tellement petite. Elle m'entraine dans l'aéroport, sans un mot, et je la suis, tout aussi muet. Nous atteignons rapidement ses appartements, je souris lorsqu'elle me souhaite la bienvenue tout en ouvrant la porte pour me laisser entrer. J'entend le verrou derrière moi, je lui en suis reconnaissant. De toute manière, nous savons tous deux que rien n'est sûr ici, la discrétion est toujours notre meilleur atout lorsque le murmure est le seul moyen sûr de garder une discussion confidentielle. Une porte close est un gain de sûreté supplémentaire.
Je me tiens là, au milieu de ses appartements, observant les lieux. Un livre repose sur son lit, le titre évoque de vieux souvenirs en ma mémoire. Des feuilles trainant par-ci par-là et, sur la table, un cahier. Peu préoccupé par ce qui se trouve entre ces quatre murs, je délaisse alors ma contemplation pour me retourner vers Esther, fixant à nouveau mon regard dans le sien. Vite, elle reprend la parole, s'avance vers sa table de nuit. Je m'exécute et m'installe sur son lit, grimaçant lorsque mes côtes hurlent de leur vieille douleur réveillée. Méticuleusement, je déboutonne un par un les boutons de ma chemise, retire une manche. Esther s'assied alors à côté de moi, sur le lit, posant une trousse de soins entre nous.
Un instant, le silence s'installe entre nous, alors que je la surprend à observer mes blessures. Et je le vois, dans ce regard, cet éclat d'angoisse et de tristesse lorsqu'elle les détaille, une à une. Et soudain, elle s'exclame, paniquée, et je comprend quand je croise l'objet de son inquiétude. Ma chemise tachée de sang. Ma main s'empare de la sienne, l'obligeant à se calmer.

- Oh non, Esther, ne t'inquiètes pas, ce n'est pas mon sang, c'est celui de Klaus.

Je relâche alors sa main, continue d'ôter l'autre manche, grimaçant face à mon corps meurtri de coups, laissant finalement retomber le vêtement sale sur le sol. Torgeir a frappé, fort. La rapidité et l'esquive sont des atouts face à un monstre comme lui, seulement, sa force était colossale. Un coup suffit à m'ébranler. Des bleus, de petites plaies, rien de bien méchant. Mon corps endolori se remettra rapidement. Esther approche ses mains de mon corps, désinfectant les plaies. Et à cet instant, alors que j'observe ses mains doucement soigner mes plaies, je remarque celle qui brûle sur mon torse. Là, ouverte, le sang perlant encore un peu. Quand est-ce que c'est arrivé ? Peut-être n'est-ce pas seulement le sang de Klaus, sur cette chemise.
La voix d'Esther me sort de mes pensées, je relève mon regard et le plonge sur son visage préoccupé. Je souris à ce souvenir partagé, imaginant avec peine Victoria en enfant sage et sa soeur casse-cou.

- C'est étrange, jamais je n'aurais imaginé que toi, Esther, soit l'imprudente des deux.

Amusé, je l'observe, sourire aux lèvres. Et je recommence enfin à respirer, calmement. La peur est passée. L'adrénaline évaporée de mes veines, je ressens la fatigue du corps et perçoit un sentiment s'insinuer dans mon âme. Le soulagement. Certains parfois peuvent imaginer que je suis sans peur, inébranlable, à cause de cette façon de toujours être impeccable. Ou même de cette manière si étrange de parler, d'un autre temps où les morts ne rôdaient pas. Pourtant, j'ai peur. J'ai eu peur, là, dehors. Peur de ne pas revenir, peur de commettre l'erreur qui mettrait ces femmes auxquelles je tiens en danger. L'erreur de trop. Peut-être est-ce le cas ? Seth voudra une explication, un compte rendu détaillé. Et le connaissant, il comptera sur chaque détail, aussi infime qu'il puisse être. Des deux survivants. Il me faudra accorder ma version à celle de Klaus, sans mettre en danger ma famille ni mon nouvel ami.
Le regard d'Esther me raccroche à la réalité, je reviens et éloigne mes pensées. Je lui souris alors qu'elle s'occupe de panser les blessures de mon corps. Elle attend toute l'histoire.

- Ca va. J'espère seulement qu'il n'y aura pas de contre-coup de toute cette affaire...

La confiance de Seth est primordiale. Et à présent, je doute du fait qu'il me la donne à nouveau, j'étais responsable, je devais gérer cette équipe. Et quelle équipe... Comment contrôler des fous dans un monde de dingue ?

- C'était une simple mission de reconnaissance dans la forêt, nous ne devions qu'explorer. Klaus a repéré des traces, celles d'un homme, il chassait. J'ai décidé d'aller à sa rencontre, pour m'assurer qu'il n'était pas un danger pour nous. J'ai ordonné au groupe de me laisser parler, c'était une erreur de croire qu'ils m'écouteraient. Ils n'étaient que les chiens de Seth...

Je la sens, au fond de moi, s'éveiller. La colère. Envers ces hommes qui ont refusé de m'écouter, incapables de retenir leurs instincts meurtriers. Seulement, cette colère, se retourne également envers moi. Cet imbécile croyant qu'il pouvait donner des ordres à ces fous. Je le sais pourtant, beaucoup n'écoutent plus rien ni personne. Encore moins la raison.

- J'ai envoyé Miranda et Maxwell plus loin en sniper, laissant Torgeir derrière moi pour notre sécurité à tous, et j'ai pris Klaus avec moi pour aborder le chasseur. Tout se passait très bien jusqu'à ce que cet imbécile de Klaus tire. Après ça, tout a dégénéré. Klaus s'est pris un couteau et j'ai dû l'emmener jusqu'au camion. Torgeir nous a rejoint en entendant le tir. Nous avons entendu un autre coup de feu, Torgeir s'est précipité dans cette direction...

Le regard dans le vague, je parle d'une voix étouffée, comme pour empêcher quiconque de nous entendre. Les murs ont des oreilles. Les mots coulent sans que je parvienne à me stopper. Et enfin, je parviens à la fin du récit, je prend quelques instants.

- Cet homme, je lui ai sauvé la vie et il a sauvé la mienne. Je n'aurais pas dû croire que les hommes de Seth obéiraient à mes directives, c'était une erreur de ma part. Par ma faute, Klaus aurait pu mettre une balle dans la tête de cet homme. J'espère seulement qu'il est encore en vie...

Je grimace lorsqu'Esther soigne une nouvelle plaie, brûlante. Je me suis débarrassé de deux hommes. Miranda est un accident... Bien évidemment, ce n'était pas prémédité. Et pourtant, j'ai pris plaisir à débarrasser le monde de ces plaies...

- Je n'ose imaginer ce que Seth ferait s'il apprenait que j'ai aider un étranger au groupe à éliminer Torgeir, l'un de ses plus fidèles adeptes. Ce qu'il vous ferait... J'ai été imprudent.

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18.02.20 7:31
Parce que c'est toi

Benedict et Esther




Méticuleusement et avec douceur, Esther soigna et pensa une à une les différentes blessures que le corps meurtri de Benedict avait encaissé pendant cet affrontement qui aurait pu l’arracher à elle définitivement.  Evoquer avec lui ce souvenir d'enfance, lui permit pendant un instant de penser à autre chose qu'à ce qui aurait pu lui arriver lorsqu’elle voyait tous ces bleus qui recouvraient son torse dénudé et qui, au passage, lui permettait d’admirer librement sa poitrine et ses épaules robustes… Sa main en tremblait encore en réalisant qu’il aurait suffi de bien peu de chose pour qu’elle le perde définitivement car aussi impressionnantes puissent être ses blessures, Benedict s'en était bien tiré car nul doute qu’il s’en était fallu bien peu de chose pour que ces blessures soient beaucoup plus importantes qu’elles ne l’étaient déjà. Benedict aurait très bien pu ne jamais revenir, c’est d’ailleurs bien ce qu’elle avait cru pendant un instant où son monde lui avait paru s’effondrer littéralement sur elle.... mais il était là, bien vivant et il parvenait même à la faire sourire qu’il lui avouait n'avoir jamais imaginé une seule seconde que cela puisse être Victoria l'enfant sage et elle l'enfant turbulente.

- Tu n'es pas le seul, avoua-t-elle face à cette remarque qu'il lui avait déjà été donné d'entendre à plus d’une reprise. J'étais la petite dernière et on sait tous que les parents sont toujours plus coulants avec le dernier qu'avec le premier. Qui plus est, j'étais plus petite que Victoria mais toujours collée à ses basques et je voulais lui montrer que moi aussi j'étais grande, que je n'avais peur de rien et que je pouvais tout faire. Victoria avait les responsabilités de l'aîné et moi l'insouciance et l’énergie de la jeunesse. J'en ai récolté une jolie cicatrice et une belle frayeur. C'est ma grand-mère qui a canalisé mon trop plein d’énergie en m'apprenant à faire du patchwork. Ma mère était persuadée que  je ne tiendrais jamais en place... elle s'était trompée.  C’est devenu une véritable passion

Et en parlant de cicatrice, elle n'était pas la seule à en avoir d'anciennes. Sous les bleus et blessures récentes, se trouvaient plusieurs cicatrices qui ne dataient pas d'hier et sur lesquelles elle ne pouvait empêcher son regard de s’attarder. Comment Benedict avait-il pu se faire de telles blessures ? Si la question lui brulait les lèvres, elle ne la laissa pas franchir ses lèvres. Elle avait envie de savoir parce qu'elle avait envie d'apprendre à mieux connaître Benedict, à savoir par quelles épreuves il était passé, mais ils avaient beau s'être énormément rapprochés ces derniers mois, elle ne se sentait pas encore le droit de lui poser ce genre de questions qu’elle savait très personnel... peut-être un jour. Toutefois, elle se sentait suffisamment en droit de l'interroger sur ce qui venait de se passer et les raisons qui l'avait conduit à revenir dans cet état. Bien qu'interpellé par les craintes de Benedict qui redoutait un contrecoup de ce malheureux épisode, Esther resta silencieuse et tout en continuant de penser ses blessures avec application, laissa ses doigts courir sur cette peau douce et ferme sous laquelle se dessinait ses muscles. Etait-elle surprise que le petit groupe d'expédition mené par Benedict se soit si mal entendu ? Absolument pas. Ces personnes, Torgeir en tête, n'avaient aucune idée de ce que signifiaient des mots comme collectivité, entraide... Ces personnes ne cherchaient qu'à atteindre leurs objectifs personnels, le bien du groupe ils s'en fichaient totalement alors grand dieu, pour quelle raison auraient-ils accordé le moindre crédit à ce qu’aurait pu leur dire Benedict ? Le seul qu'ils écoutaient s’était Seth qui les tenait non pas par le respect mais par la peur qu'il leur inspirait.

Benedict se tenant dos à elle, Esther ne pouvait pas voir son visage et encore moins ses yeux qui étaient le miroir de son âme, mais elle n'avait nul besoin de les voir pour comprendre les sentiments qui envahissaient Benedict à cette heure. Il y avait de la colère, un sentiment de frustration et d'impuissance également. Du regret également, le regret de ne pas avoir pu faire plus, et probablement un soupçon de culpabilité. Esther pouvait sentir qu'en cet instant c'était bien plus de soutient dont il avait besoin que de paroles réconfortantes. Ainsi, entourant son torse de ses bras, elle l'enveloppa avec affection contre elle, reposant son visage contre son dos robuste, elle lutta furieusement contre les frissons que le contact de sa peau douce envoyait à travers son corps. Restant ainsi, immobile, elle l'écouta s'en vouloir pour des raisons qui n'en n’étaient pas. Quittant la chaleur de sa peau elle releva légèrement son visage

- Mais il ne l'a pas fait, le reprit-elle alors qu'il se fustigeait pour ce que Klaus aurait pu faire. Si cet homme est vivant, c'est uniquement à toi qu'il le doit, à ton intervention, lui rappela-t-elle en déposant un baiser sur son épaule.

Le baiser avait été donné sans la moindre préméditation, c'est en se rendant compte de ce qu'elle venait de faire qu'Esther relâcha son étreinte pour poursuivre les soins dont il faisait l'objet avant qu'elle ne s'interrompt.
Le voyant tressaillir alors qu'elle nettoyait une plaie, Esther releva le visage dans sa direction pour s'assurer qu'il allait bien, que la douleur était supportable avant de poursuivre son ouvrage. Tout en déposant le coton imbibé de sang sur la couverture, elle l'écouta regretter son geste, ce traitant d'imprudent d'avoir agi de la sorte. Concentrée sur son ouvrage, elle ne répondit rien jusqu'à ce qu'elle ait terminé. Tranquillement, elle posa sa trousse de soin un peu plus loin et força Benedict à la regarder droit dans les yeux.

- Tu n'as pas été imprudent, tu as fait ce qu'il fallait parce que tu es un homme juste et bon. Sauver la vie d'une personne qui n'était pas une menace et qui allait se faire tuer sans raison sous tes yeux, personnellement, je n'appelle pas ça de l'imprudence mais de l'héroïsme. Tu as fait preuve de courage aujourd'hui, lui dit-elle sans trahir la moindre hésitation ni dans le timbre de sa voix ni dans le fond de ses yeux. Et si je veux être parfaitement honnête avec toi, quitte à passer pour un monstre à tes yeux ... je n'éprouve aucune compassion, ni la moindre tristesse pour la perte de Torgeir, Miranda ou Maxwell. Ils ont pris des décisions qui les ont conduits à leur perte. Rejoindre les Protectors n'est pas toujours un choix, nous en sommes la preuve, mais rien ne nous oblige à nous comporter comme des monstres. Le pouvoir, les démonstrations de forces, se sentir supérieurs, sont autant de sentiments auxquels ils ont pris goûts, qui les ont grisé à en perdre la tête, faisant rejaillir le pire en eux, tous autant qu'ils étaient. Tu as fait ce qu'il fallait, lui assura-t-elle, et moi, je ne pourrais pas t'en aimer davantage

Elle ne pouvait se leurrer plus longtemps les tendres sentiments qu'il avait fait naitre en elle et qui n’avaient strictement rien d'amicale comme elle l’avait pensé pendant longtemps. Ces sentiments qui l’habitaient étaient bien différents de ce qu’elle avait pu ressentir en tombant sous le charme d’Alec. Outre le fait qu’elle aimait et respectait sincèrement Alec, ce qu’elle avait éprouvé pour lui n’était ni plus ni moins qu’un simple coup de cœur d’adolescente, alors que ce que lui faisait éprouver Benedict était bien plus profond, bien plus réel. Elle l'avait compris à la minute même où elle avait cru qu'elle l'avait perdu pour toujours. Bien sûr, elle ne s’attendait pas à ce qu’il réponde à ses sentiments. Elle avait bien conscience que cet homme n’avait qu’un seul amour, qui n'était autre que sa défunte femme qui lui manquait si cruellement aujourd’hui et qu’elle ne comptait nullement à remplacer. Bien que cet état de fait était indéniable et qu’elle pourrait se contenter de son amitié, cela ne changerait pas les sentiments qu’elle pouvait éprouver pour lui.

- Non, ne dis rien, l’interrompit-elle en posant son index sur ses lèvres de craintes qu’il ne prononce des mots qui lui feraient du mal.

Elle aurait pu s'excuser, prétexter que les mots lui avaient échappés sous le coup de l'émotion, mais Esther n'avait nullement l'intention de s'excuser pour des sentiments qu'elle était seule à éprouver et elle comptait encore moins mentir en prétendant que ces mots qui lui avaient malencontreusement échappés n'avaient été prononcé que sous le coup d'une émotion très forte.

- Il n'a jamais été dans mes intentions de t’embarrasser en tenant de tels propos et sache que je n’attends rien en retour… Ton amitié est très importante pour moi, je n’en demande pas davantage… juste… reste en vie. Ne me fais plus jamais de telles frayeurs, le pria-t-elle dans un sourire triste tout en sentant des larmes perler au rebord de ses yeux. Tu crois que cet homme va s'en sortir ? Que l'on doit s'attendre à des représailles de la part de son groupe ? Lui demanda-t-elle en s'affairant à ranger sa trousse comme si de rien n'était et qu'il s'agissait là de la chose la plus importante au monde en cet instant
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Benedict W. Brown
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04.04.20 17:42
Les bras d'Esther se glisse soudainement autour de mon torse, mon coeur cesse de battre face à la surprise de ce geste. Son affection doucement m'enlace, la chaleur de son corps contre le mien fait frissonner le haut de ma nuque et cette douceur lorsqu'elle se colle contre moi me trouble. De ses bras, elle resserre son emprise. Son visage se dépose contre mon dos, je ferme les yeux, inspire profondément en veillant à ce qu'elle ne le remarque pas. Les battements de mon coeur repartent, je respire à nouveau... Depuis quand mon coeur s'affole-t-il ainsi ? Oh ma Jane, je reconnais ce sentiment. Un goût sucré oublié dans un coin éloigné de mon passé, une odeur douce qui s'est perdue à moi depuis longtemps, un souvenir tendre qui s'est évadé de mon âme jusqu'à l'oubli. Et à présent que je ferme les yeux, j'y vois plus clair, Jane. Je reconnais ce regard, je reconnais ces sourires et ces rires. Je reconnais les battements particuliers de mon coeur lorsque je l'observe vaquer à ses occupations alors qu'elle ignore que je suis là. C'est un drôle de sentiment perdu, si lointain dans le voile de nos souvenirs, Jane. Je n'ai rien vu venir... j'ai été aveugle. Et aujourd'hui, lorsqu'elle glisse ses bras autour de moi, je retrouve la vue. Le monde semble retrouver sa lumière, Jane...
Sa voix s'élève derrière moi, douce, presque inaudible et pourtant si claire. Elle me rassure, ses mots soignent l'espace d'un instant mon esprit torturé de remords. Je le sens... ce baiser qu'elle dépose sur mon épaule, ce baiser qui ravive plus encore cette flamme brûlant dans mon coeur et mon corps. Un baiser de tendresse. Je ne me retourne pas, dépose ma main sur son bras, reste silencieux, mais Esther, elle, relâche son étreinte et recommence à soigner mes plaies. Mon corps tressaille encore lorsqu'elle s'occupe de l'une d'entre elles, je la vois qui relève son regard, pour reprendre son travail. Et tout fut terminé. Mon récit, ses soins, cet instant hors du temps qui m'a troublé... Nous, peut-être.

Esther, tranquillement, repose sa trousse de soin un peu plus loin, se place à présent face à moi et je n'ai plus le choix, mon regard se fixe dans le sien alors qu'elle reprend la parole, brisant ce silence qui s'est imposé ces quelques minutes entre nous. A l'égal de ses soins, ses mots m'atteignent et stoppent les saignements de mon âme déboussolée. Je ne regrette rien, s'il m'était donné une seconde chance dans cette forêt, aux côtés de ces mêmes soldats du Protector, je recommencerais exactement la même chose. Je sauverais cet homme, me débarrassant par la même occasion des gêneurs. La survie des justes m'importe, plus encore celle de mes proches. Et je n'ai pensé qu'à ça, je n'ai eu qu'une pensée pour les femmes qui me tiennent encore dans ce monde, pour cet homme qui a toujours été mon père, bien que je n'en ai pas les gênes. Une seule pensée me taraudait... Et si jamais je ne revoyais jamais plus Esther ? Mon coeur s'emballe à nouveau dans ma poitrine, mon regard planté dans le sien. Ses lèvres bougent, je me surprend à les observer... Elle est belle. Son âme, tellement plus encore. Jane, me pardonne-tu ma flamme qui se ravive doucement ?
Chacun de ses mots me tirent un sourire. Elle est forte, terriblement forte. Derrière son doux visage, cette continuelle bienveillance si réelle, Esther cache une force sans commune mesure. Et elle me donne toutes ces éloges, que je ne pense pas mériter, elle appelle mon imprudence, héroïsme. Je ne suis pas un héros, je veille seulement sur ceux qui en ont besoin. Et je manque de rire lorsqu'elle me confie n'éprouver aucune compassion pour ceux qui sont morts lors de cette expédition. Nos esprits s'accordent, nos pensées aussi et je la vois elle, prononcer mes pensées pour moi. C'est si étrange... Seule toi, Jane, pouvait faire ça. Exprimer mes propres pensées au détail près.

- ... et moi, je ne pourrais pas t'en aimer davantage.

Un silence se glisse entre nous, mon regard ne quitte pas le sien. L'amour, le grand, le passionné. Ce bourgeon qui pour moi a fané bien trop tôt, doucement s'asséchant pour trouver la poussière. A la mort de ma femme, le monde s'est assombri, la rose rouge a dépéri. Et aujourd'hui, dans mon coeur, là où repose cette fleur morte, il n'y a plus rien. N'y avait plus rien. Un rayon de lumière s'y glisse, fait renaître la terre. Un parterre vierge, un tapis d'herbe verte. Si je me concentre, je peux la voir, cette petite graine née des cendres. Je peux la voir, cette vie qui s'enflamme, cette passion qui s'insinue dans la terre toujours fertile de mon coeur. Et soudain, je prend conscience que la rose fanée a laissé place à ce nouveau bourgeon, tout aussi fort. Un bourgeon inattendu.
Des sentiments d'antan battent mes tempes, bouillonnent dans mes veines. Je ressens à nouveau cette passion... et je l'ai ignorée jusqu'à aujourd'hui. Quel idiot...

- Esther, je...

J'espère lui parler, dire quelque chose, Esther m'interrompt lorsqu'elle dépose son index contre mes lèvres. Je m'exécute, ravale mes paroles pour lui laisser la place. Plus tard, mon temps viendra. Pour l'heure, il est sien et je l'écoute.
La tendresse qu'elle éprouve envers moi me déstabilise, je ne peux le nier. Face à ce flot de sentiments, je ne sais réellement comment me comporter... pourtant, quelque chose se passe, je le sens bien. Je le sais, maintenant. Et doucement, alors qu'elle parle toujours, je vois ces larmes au bord de ses yeux, ce sourire triste qui soudain s'invite sur ses lèvres. Ma gorge se serre, je ressens de la peine, mais aussi une douleur de la voir souffrir ainsi, même un peu. et soudain, elle change de sujet, comme si ce n'était rien, comme si cet instant n'avait jamais existé, me posant de nouvelles questions à propos de cet homme des bois, tout en se relevant pour s'affairer à ranger sa trousse de soins, encore. Mon coeur bat dans ma poitrine, je n'ai jamais eu aussi peur. Aussi peur de ressentir à nouveau, aussi peur de cette trahison que peut-être je suis sur le point de commettre. Mais est-ce réellement trahir lorsque celle que l'on aime est partie depuis des années déjà... Je te vois, Jane, dans ta belle robe blanche, assise sur ce nuage, me regardant depuis ton ciel si bleu. Tu roule tes yeux noisettes vers le ciel, agacée de ces pensées qui se tournent et se retournent dans mon esprit. Tu t'agace de cette façon que j'ai de toujours t'aimer et de m'interdire un nouveau bonheur. Tu m'en veux, de ne plus vivre. Tu m'en veux, de penser continuellement à toi... Je te vois, mon adorée Jane, je t'entend aussi me murmurer ces mots. Tu as le droit d'aimer à nouveau...

- Esther...

Je me relève, me glisse dans son dos, ma main glisse le long de son bras, s'empare de la sienne et d'un geste affectueux, je la retourne doucement vers moi. A mon tour de la forcer à me regarder. Je lui offre un tendre sourire, ne lui lâche pas la main.

- Esther, je t'en prie, ne change pas de sujet.

Ma voix est douce, mon regard tout autant. Ma main garde toujours la sienne.

- Tu sais... avant de venir ici, je n'étais que l'ombre de moi-même. Je ne savais plus comment avancer, ma seule raison de vivre était de garder ma famille en vie. Et je l'ai fait jusqu'ici. J'ai rencontré des gens à l'aéroport, j'ai trouvé un autre but. Aider ceux qui ne peuvent se battre contre ceux qui se prennent pour dieu. Mais je ne me suis pas retrouvé pour autant...

Ma poitrine menace d'exploser sous la pression.

- Jusqu'à toi.

Tu as le droit d'aimer, mon tendre Benedict. Tu peux l'aimer autant que tu m'aimes toujours. C'est ton droit, prends-le.

- Longtemps, j'ai cru être incapable de ressentir de tels sentiments à nouveau, j'ai cru que tout ça c'était fini pour moi. Parce qu'elle est morte. Pourtant... tu es entré dans ma vie, Esther. Et tu m'as réveillé.

Endormi dans cette tristesse qui s'est emparée de mon âme, piégé par les sentiments passionnés qui me tenaient enchainé au souvenir de l'être aimé. Esther m'a ramené d'entre les morts.

- Je n'étais qu'une ombre et tu m'as souri. J'oubliais mon rire et tu me l'as rappelé. J'ai oublié le goût des sentiments. Sais-tu quelle pensée ne cessait de tourner encore et encore dans ma tête alors que je tentais de survivre, là dehors, pour sauver cet homme de Torgeir et des autres ? Je refusais... de ne plus te revoir une dernière fois. De ne pas pouvoir te dire...

Mon coeur manque un battement. D'une main, je tiens toujours la sienne. Doucement, la seconde remonte vers son visage, caresse tendrement sa joue.

- J'ai été aveugle si longtemps... tu m'as ouvert les yeux, Esther. Et tu m'as appris comment aimer à nouveau...

Pétrifié, je la regarde. Et je m'autorise à aimer... parce qu'il n'y a qu'elle que je veux aimer après toi, Jane. Il n'y a qu'Esther que je veux aimer.

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Parce que c'est toi

Benedict et Esther




Esther avait beau ne pas en donner l'impression mais la réalité était tout autre, car en cet instant ses sentiments intérieurs étaient soumis à une véritable tempête. Une tempête déchainée sur laquelle elle tentait de maintenir le cap faute de quoi, elle risquait de finir submergée à son tour. L'émotion qui l'avait envahit en apprenant que Benedict était mort avait bien faillit la faire sombrer, puis, alors que plus aucun espoir n'était permis, il était réapparut provoquant en elle un soulagement indescriptible en réalisant qu'il n'en n'était rien. Et puis il y avait eut cette proximité qui les avait réuni comme s'ils ne faisaient plus qu'un et ce, tant de corps que d'esprit alors qu'elle s'occupait à soigner ses plaies aussi bien visibles qu'invisibles. Etait-ce parce que c'était le tumulte en elle, qu'elle avait la sensation qu'elle ne contrôlait plus rien, ou parce que certaines choses devaient être dites sous peine de les regretter ? Mais ne les regrettons pas plus encore par la suite ? En cet instant, Esther n'arrivait pas à savoir si elle s'en voulait d'avoir prononcés ces mots qui était des plus sincère à l'égard des sentiments que Benedict faisait naître en elle, ou, si elle aurait préféré ne jamais les avoir prononcés.

Essayant d'oublier ce trouble qui l'envahissait davantage chaque seconde, Esther tenta de noyer le poisson en changeant habilement de sujet pour ne pas s'attarder plus que nécessaire sur quelque chose qui, elle en était persuadée, allait les mettre mal à l'aise tout les deux. La blonde n'était pas sans ignorer que Benedict n'avait qu'un seul amour. Qu'il était et resterait dévouépeut-être jusqu'à son dernier souffle à Jane, sa femme, décédée bien avant que tout cela ne commence. A la manière dont il parlait de sa défunte épouse, Esther avait l'impression de connaître chaque jour un peu plus cette femme exceptionnelle qui avait pu partager sa vie, et plus elle en apprenait sur elle, plus elle l'appréciait. Elle ne doutait pas un seul instant qu'elles auraient toutes deux pu devenir amie si la vie leur en avait donné l'opportunitée. Elle se considérait un peu comme le témoin privilégié de tout cet amour qu'il lui portait. Jamais alors il ne lui avait été donné voir des sentiments aussi beaux et profonds que celui que Benedict portait à l'encontre de sa femme. Sa soeur Victoria et Abel furent à une époque, un couple unis et soudé mais leur histoire avait fini par faire naufrage, alors que le couple que Benedict avait formé avec Jane, restait fort et unis envers et contre tout et ce, aujourd'hui encore, par-delà la mort. Esther ne pouvait s'empêcher d'envier ce lien unique qui les unissait, cette dévotion totale de Benedict envers sa femme. Cela n'avait rien à voir avec un sentiment de jalousie, ce qu'elle ressentait pour eux était totalement différent. Comment aurait-elle pu se montrer envieuse ou jalouse ? Ce qu'ils partageaient était unique et beau, et elle espérait de tout son coeur que Benedict puisse à nouveau connaître cette joie car il avait tant à apporté, mais la femme en question devrait alors se montré digne de lui et de Jane. Quand elle, si elle devait connaître un jour l'amour elle espérait être aimé avec la même force que Benedict pouvait aimer sa femme.

Alors... pourquoi avait-elle dit ça ? Pourquoi avait-elle laissé ses mots lui échapper alors qu'elle savait très bien que cela ne mènerait à rien si ce n'était à des complications relationnelles inutiles ? Elle n'en savait rien. Le regrettait-elle ? Tout dépendrait de sa réaction à lui. Elle ne désirait pas le mettre mal à l'aise et encore moins briser ce lien précieux qui les unissait tous les deux. Un lien tout ce qu'il y avait de plus amicale, profond et sincère même si en vérité elle réalisait aujourd'hui, qu'en ce qui la concernait, c'était beaucoup plus que cela... Mais cet aveu qui lui avait échappé bien malgré elle ne risquait-il pas de tout changer ? Elle espérait de tout son coeur que ne soit pas le cas, c'est pour ça qu'elle l'avait empêché de prononcer la moindre parole, pour cette raison qu'elle avait changé de sujet. Elle ne voulait pas lire dans son regard qu'il était désolé, ou qu'il avait de la peine. Elle ne voulait pas l'entendre lui dire avec sa douceur et sa gentillesse coutumière , en affichant un air sincèrement confus, qu'il était touché et honoré qu'elle puisse porter à son encontre de tels sentiments mais qu'il ne les partageait pas parce qu'il n'y avait dans sa vie qu'une seule femme qu'il aimerait toujours et ce jusqu'à sa mort, Jane. Elle n'avait pas besoin d'entendre, qu'il était navré de ne pas pouvoir répondre à ses sentiments, d'ailleurs elle n'en n'espérait pas tant. Mais surtout, ce qu'elle craignait par-dessus tout, c'était de voir ce qu'ils étaient parvenus à construire, s'étioler puis disparaître définitivement. De constater qu'à la place de cette complicité qui les unissait, il ne resterait plus que gêne et embarras.
Alors oui, la meilleure chose à faire, c'était d'oublier ce qui avait été dit, de passer à autre chose et quel meilleur autre sujet de conversation que cet homme que Benedict avait sauvé des griffes de ces mercenaires qui servaient Seth avec une dévotion sans pareille. Elle voulait en savoir plus sur cet homme mais Benedict lui, ne l'entendait malheureusement pas de cette oreille. Elle avait été beaucoup trop loin et à présent, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même.

Sentant sa main glisser le long de son bras, Esther frissonna en fermant les yeux et dans une supplique muette, pria intérieurement pour qu'il retire sa main, et en reste là, mais c'était sans compté sur la volonté et la tendresse de Benedict qui, unissant sa main à la sienne, l'incita à se tourner dans sa diretion. La tête légèrement inclinée vers le sol, Esther fini par lever son regard sur cet homme merveilleux qui se tenait devant elle et qui la regardait avec... une certaine tendresse dans son regard. Et bien qu'il l'ai toujours regardé avec ue certaine bienveillance, il y avait cette fois, dans la manière de la regarder quelque chose qui avait changé et qu'elle ne parvenait pas à définir. Ses yeux bleux, dans lesquels elle était présentement entrain de se perdre faisait anormalement battre son coeur. Les premières paroles qu'il prenonça lui serrèrent le coeur. Elle sentit ses yeux s'humidifer et devenir vitreux. Elle porta avec douceur sa main libre sur son visage en guise de soutient mais également de compassion. Elle savait ô combien Benedict avait souffert. Et bien qu'elle n'ai jamais eut à vivre pareille perte, pareille douleur, elle ne pouvait qu'imaginer ce qu'il avait pu éprouver, et compatir tant à sa douleur qu'à sa tristesse.

- Je sais, parvint-elle à articuler la gorge sèche

Elle n'était pas sans ignorer tout ce que Benedict avait fait pour maintenir sa famille en vie, la dévotion dont il faisait preuve pour tenter d'améliorer le confort de chacun, et pas seulement celui de ses proches. Il en allait de même pour tous ceux qu'il ne connaissait pas forcément très bien, mais qui vivaient ici. Benedict n'était pas le genre d'homme à se laisser vivre ou à se laisser miner par les aléas de la vie, du moins, tant qu'il avait un but à poursuivre. Se contenter de survivre n'était pas suffisant, cela n'avait, dans son esprit, aucun sens s'il ne pouvait pas faire quelque chose qui soit réellement utile pour ses proches ou la communauté, car à n'en pas douter, il y avait également des gens bien qui vivaient ici. Des personnes qui comme eux, n'avait eut d'autre choix pour survivre, que de se mettre sous la protection de ce monstre qui avait mis main basse sur ce lieu. Et ce but qui l'avait empêché de sombrer, c'était les autres qui le lui avaient donné, du moins en était-elle persuadée jusqu'à ce que sa voix ne rajoute quelque chose qu'elle n'avait absolument pas vu venir. Reculant légèrement sa tête afin de mieux fixer les yeux de cette homme, Esther en resta muette de surprise, se demandant si elle avait bien compris ce qui avait été dit ou si c'était son imagination qui lui jouait de vilains tours. Mais ce qu'elle pouvait lire dans ce regard qui la fixait avec tendresse, dans ce sourire chaleureux, et dans la douceur de ses paroles, étaient autant d'indices qui firent comprendre à son coeur qu'elle n'avait pas rêvé, pourtant, sa raison elle, restait obstinément obstruée. Elle ne se faisait pas suffisamment confiance pour s'autoriser à croire ce que signifiait réellement ces paroles, tout simplement parce que plus que tout en cet instant, elle craignait de se bercer d'illusions et de voir ses espoirs être déçus. Comme s'il avait pu lire ses doutes dans ses pensées, comme s'il avait pu deviner ses peurs les plus profondes, Benedict poursuivit, en prenant le temps de développer cette fois chacune de ses paroles. Plus il parlait, plus il se dévoilait et plus Esther avait envie de pleurer. Non pas de joie, ni de tristesse, mais de bonheur. Jamais, pas un seul instant, elle n'avait osé imaginer qu'il puisse partager ne serait-ce que l'ombre de ses sentiments et pourtant, plus elle l'écoutait se dévoiler et plus elle réalisait à quel point ils s'étaient tous deux apportés, chacun à leur façon. Chacune de ses paroles la bouleversait, l'atteignant en plein coeur, et lorsqu'il lui révéla qu'il avait cru ne plus jamais la voir,... Découvrir qu'il avait pensé à elle durant ce terrible moment la bouleversa au point qu'elle ne pu, cette fois retenir plus longtemps ses larmes qui menaçaient de couler depuis un petit moment déjà. Des larmes que Benedict eut tôt fait d'essuyer en caressant tendrement sa joue.
Esther fut étonnée de la tendresse déployée dans son premier contact qui l'électrifia de bonheur, mais Benedict eut beau essuyer ce sillon de larmes, ces dernières redoublèrent lorsqu'il lui avoua avoir réapprit à aimer à nouveau.

Esther se rapprocha alors et l’étreignit chaleureusement, posant sa tête sur sa poitrine, tandis que ses mains trouvèrent leur place sur sa taille dans un tendre embrassement. Ils se turent quelques minutes, goûtant silencieusement leur proximité, tandis que leurs corps s’adaptaient lentement à la douce chaleur des bras de l’autre. La jeune femme avait la sensation qu’elle pourrait passer des siècles ainsi, enlacée au corps de Benedict, les mains ferment de cet homme passant lentement dans son dos et ses cheveux. Ils avaient beau se trouver dans ce lieu sordide qu'était désormais devenu l'aéroport, dans cette petite salle qu'elle avait aménagé en chambre sans réel confort, cela n'avait plus la moindre importance parce que tout ce qui importait c'était cet homme merveilleux et ces mots qu'il venait de partager avec elle. Esther laissa échapper un soupir de bien être, puis réalisa qu’elle ne lui avait pas dit ce qu’elle avait dans le cœur.

- C'est la plus belle chose qu'on m'est jamais dit, et j'en aurais autant à dire à t'en encontre. Tu m'as tellement apporté depuis que nous sommes ici, bien plus que tu ne sembles le penser. Tu es mon roc dans la tempête, celui auprès duquel je peux m'accrocher quand j'ai l'impression que les vagues vont m'engloutir. Tu fais parti de ces rares personnes qui ne se laissent ni corrompre, ni séduire, ni briser, par tout ce que les forces en puissances ont à t'offrir. Avec toi, j'ai l'impression que tout est possible et qu'on pourra un jour se libérer de l'emprise que ce monstre a sur nous. Ta présence me rassure, ta voix me berce, à tes côtés je me sens protégée comme jamais. Avec toi, je peux être moi-même, je n'ai pas besoin de faire semblant. Tu sais me faire sourire même lorsque je n'ai pas le morale et tu sais sécher mes larmes quand je suis triste. Tu ne te vois pas comme un héros et pourtant à mes yeux, tu en es un. Tu fais parti de ces hommes qui suivent leur coeur, et tu l'as encore prouvé aujourd'hui en risquant ta vie pour venir en aide à un inconnu en difficulté. Tu es quelqu'un de bon et merveilleux, quelqu'un qui a tellement à apporter et à offrir, et moi, en cet instant, j'ai l'impression d'être la plus chanceuse des femmes dêtre aimé par toi.

Fixant le clair de ses yeux, Esther sentit tout son corps frissonner sous son regard profond. Elle avait la sensation d'entendre le bruit de mille et une serrures s'ouvrir en même temps, comme si leurs coeurs avaient enfin été libéré de toutes les entraves qui les retenaient prisonniers. Esther sentit tout son corps frissonner, elle ne dit pas un mot, mais il compris qu'elle allait l'embrasser. A présent, si elle voulait être parfaitement honnête avec elle-même, elle désirait un baiser de ces lèvres depuis bien longtemps, elle ne pouvait le nier. Timidement, elle déposa de brefs baisers, légèrement humides sur ses lèvres. Elle effleurait à peine ces dernières comme si elle craignait qu'il ne vienne à disparaître. Un baiser auquel il répondit et auquel elle s'abandonna, en se laissant envahir par une douce chaleur...
Doucement, elle s'écarta un peu afin que ses yeux puissent à nouveau rencontrer les siens et se perdre dans son regard qu'elle aimait tant. Peut-être que la vie pouvait leur offrir une seconde chance, peut-être qu'ils pouvaient faire plus que survivre

- S'il y a bien quelque chose que ce nouveau monde m'avait apprit, c'est à ne compter que sur l'instant présent, parce que tout peut basculer.... en un instant. Une ombre noire traversa son beau visage alors qu'elle revoyait le corps du petit Jacob sans vie, dans les bras de sa mère, Victoria, couverte de sang et de larmes. Et ce bonheur... il me fait peur parce que je ne veux pas le perdre, je ne veux pas te perdre, murmura-t-elle en posant ses doigts fin sur son visage. Aujourd'hui, plus que jamais, j'ai envie de croire à un avenir possible, qui ne sera pas fait que de terreur, de violence, d'angoisse et de survit. Est-ce que tu crois qu'on peux y arriver ? Qu'on peut être heureux,... dans ce monde ?


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24.04.20 11:57
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Les battements de mon coeur menacent d'exploser ma poitrine lorsqu'elle me regarde, lorsqu'elle se rapproche de moi, glisse ses bras autour de moi, m'étreint et dépose délicatement sa tête contre ma poitrine. Mes mains glissent alors, relâchent sa main, je la prend à mon tour dans mes bras, mes poumons s'emplissent d'une profonde inspiration. Et je ferme les yeux. C'est étrange comme l'amour se répand en nous, c'est étrange comme parfois il peut nous échapper et justement, ce n'est que dans les pires situations que l'on prend pleinement conscience de sa présence silencieuse. Tous ces jours, à penser au pire, ces heures à n'écouter que les remords dans mon esprit. A vider ces bouteilles, dissimuler ces cadavres... Je me souviens du regard de ma Lucy, lorsqu'elle m'a découvert, dans ce couloir lointain de l'aéroport... Je n'étais qu'une ombre. Qu'un corps sans âme, poursuivant un simple but: sauver les Hommes. Et soulager ces regrets de mon esprit. A quoi bon ? J'errais. Bouteille en main, un démon alcoolique perdant l'esprit. Les fantômes me poursuivaient. Je voyais ma mère, au détour d'un couloir, cette balle en pleine tête. Ma balle. Mon tir. Ma main. Et je la voyais elle aussi, juste derrière celle qui m'a mis au monde. Derrière celle qui m'a aimé la première. Elle était là, ma Jane. Ces femmes que j'aime, sont-elles toutes vouées à disparaître ? Une question, la seule question. Ressassée constamment alors que les spiritueux imprégnaient mon sang, détournaient mon esprit pourtant réputé si grand. L'est-il réellement, finalement ? Un pantin articulé, voilà ce que j'étais. Protéger ma famille et oublier en sombre compagnie de ces liquides dévastateurs, là était mon but.
Et je l'ai vue. Elle était là, n'était pas un fantôme. Au milieu de ses livres, ce sourire charmant sur ses lèvres. Elle m'a regardé... Et tout mon être a su que j'allais l'aimer. Mon esprit, lui, aveuglé par cette douleur permanente dans ma poitrine, ces remords qu'il me faut porter, mon esprit s'est fourvoyé. Mon âme, elle, l'a senti, au plus profond d'elle-même. Et là, alors qu'elle colle son visage contre ce coeur meurtri dans ma poitrine, blessé des pertes, blessé des actes discutables pour la survie d'une poignée de gens qui me sont chers, je comprend. Mon esprit s'ouvre.

Le silence s'éternise, ne rendant en rien cet instant gênant. Je goûte l'absence de mot, ressent les gestes et la tendresse. Je te vois, ma Jane, qui me sourit. Et soudainement, tu disparais sur ton nuage argenté, loin au-dessus de nous. Et il n'y a qu'elle, dans la pièce. Il n'y a qu'Esther, dans mes bras. Je resserre cette étreinte qui me réveille un peu plus encore de ma léthargie. C'est étrange, et pourtant, si naturel à la fois. J'aurais cru qu'étreindre une femme là où a été ta place, Jane, aurait été inconcevable, il n'en est rien.
J'ai aimé Jane. Je l'aimerais toujours.
J'aime Esther. Je l'aimerais encore.
Nos deux âmes se complètent, elle me rassure et me rend fort. Je retrouve qui je suis, à ses côtés. Je me retrouve. Doucement, mes bras remontent sous ses cheveux, je l'enlace plus encore comme pour m'assurer que nous sommes bien là, ensemble. Cette sensation, cette chaleur, tout me semble comme venir d'un rêve lointain. Sauf que soudain, tout disparait et il ne reste qu'elle, au creux de mes bras, son coeur battant à tout rompre contre le miens, toujours piégé dans cette cage thoracique.

Si proche, sa voix s'élève et brise le silence. Douce, empreinte d'une tendresse qui jusqu'alors n'avait jamais été nôtre. Je sens la trace de ses larmes sur mon torse, peu importe. Je n'ai d'attention que pour sa voix et ses mots. Et chacun d'entre eux se plante dans mon âme. Tu es mon roc dans la tempête. Celui auprès duquel je peux m'accrocher quand j'ai l'impression que les vagues vont m'engloutir. Ce sentiment, je le connais, il est mien aussi. Lorsque je vois son visage, lorsque mon regard croise le sien, tout me semble moins laid, tout me semble plus facile. Moins mort. Elle est ce phare dans la nuit qui me guide en sécurité, qui m'assure de rentrer sain et sauf. Et toutes ses paroles me transpercent, les larmes sont aux portes de mes yeux. Esther dépeint un portrait de quelqu'un que je ne connais pas, décrivant un homme qui ne me ressemble pas. A ses yeux, cet homme, c'est moi. Et lorsqu'elle fixe ses prunelles brillantes d'émotion sur moi, je ressens sa vision. Je me sens terriblement fort.
Doucement, je me laisse happer par le clair de ses yeux, nous sommes libres des anciennes entraves. Et lorsqu'Esther se rapproche timidement, je ne bouge plus. Ces légers baisers déposés à l'envolée sur mes lèvres me font frissonner, bien qu'elle ne m'effleure qu'à peine. Doucement, je finis de m'éveiller et je lui rend ses baisers. Esther soudain s'écarte légèrement, nos regards se croisent à nouveau, je ne peux empêcher ce sourire sincère de s'étirer sur mes lèvres, bien que je ne supporte pas de voir ces larmes toujours dans ses grands yeux.

- Jamais tu ne me perdras, je t'en fais la promesse.

C'est lorsque je l'observe que je sens mon coeur manquer un battement. La vie est devenue si fragile, bien plus encore qu'autrefois. Le bonheur est une denrée devenue si rare que parfois, l'on oublie qu'il est à portée de main. La tragédie est devenu quotidienne, davantage qu'un baiser ou une étreinte. La mort est partout, les drames hurlent chaque jour. Le bonheur au fond...

- Le bonheur n'est pas différent d'autrefois, il est simplement plus précieux. Tu as raison, seul l'instant présent compte.

Une ombre passe sur son visage, j'ignore ce qui tourne dans son esprit, mais je peux l'imaginer. La vie n'est plus comme avant, plus rien n'est comme avant. Aujourd'hui, tout peut basculer et n'importe quel optimiste peut s'enfoncer dans une tristesse infinie, dans cette spirale infernale de terreurs. Je lui souris, dépose un doux baiser sur ses lèvres, léger. Plus long que les autres. Et je fixe à nouveau ce visage que je redécouvre comme pour la première fois.

- Tout semble plus difficile, aujourd'hui, même atteindre le bonheur. Et à raison, le monde est devenu fou, les morts et les hommes sont devenus fous. Mais... Pour toi, je construirai le bonheur, Esther. Pour toi, je gravirai chaque montagne, je traverserai chaque océan, pour que tu n'aies jamais à craindre l'avenir, qu'il ne soit plus empreint de terreur, de violence, d'angoisse. Je veux t'offrir le bonheur, Esther...

Parce que plus que tous, tu le mérite. Toi, Lucy, Susan, notre père, beaucoup méritent le bonheur. Beaucoup méritent mieux que cet endroit... Mieux que cet homme... Mieux que la terreur au ventre, la violence menaçante d'un nom qu'il ne mérite pas, Justice. Ce n'est pas la Justice que celle de cet homme. Ce n'est que la peur, rien que la peur. En aucun cas une forme de respect quelconque. Faible est l'homme qui règne par la peur, faible et lâche.

- J'espère pouvoir te le donner.

Pour la première fois, je manque de mots pour décrire les émotions qui me submergent. Moi qui me plait à croire posséder un esprit vif, je ne trouve plus quoi dire. Et je ne quitte pas de mon regard bleu celle qui m'a reconstruit, petit à petit, discussions après discussions. Jamais je n'aurais cru que c'était elle, jamais je n'aurais cru qu'Esther ferait bourgeonner mon coeur à nouveau.
Doucement, mes doigts effleurent la chevelure de la belle, mon visage se rapproche du sien. Ma main glisse lentement, mes doigts caressent la peau si douce de sa joue et doucement se glissent dans sa nuque. Nos lèvres se trouvent, s'embrassent tendrement. Et nous entrons dans une bulle hors du temps, nous nous échappons. Et le baiser scelle cette vérité.

There goes my heart beating, 'cause you are the reason.

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Rien n'imprime si vivement quelque chose à notre souvenance que le désir de l'oublier.

©endlesslove.

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