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 Change is the law of life



Woody Pratt
Sailing into the wind

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Ancien métier : Rien de fixe. Il travaillait parfois à temps partiel dans une poissonnerie. Il a fait l'expérience de gardien de littoral. Il vouait surtout sa vie aux manifestations.
Occupation : Woody ne se pavane pas aux côtés du boss. Il reste dans l'ombre, répond présent pour les expéditions ou les remises à l'ordre. Mais comme ces tâches sont irrégulières, il s'occupe quotidiennement de la sécurité interne. Par son côté antisocial et du fait qu'il garde ses distances avec ses anciens camarades de route (même s'il les apprécie), sa présence peut rapidement déstabiliser et devenir un avantage. Pour la sécurité, il garde souvent un oeil à ce qui se passe à l'infirmerie.
Statut civil : Célibataire, il n'est pas en quête du bonheur depuis le décès de sa douce. En amour, il a besoin d’être dirigé pour souffler. La tendresse est ce qui l’aide à ne pas perdre la tête.
Lieu de naissance : Fort Saint John.

Messages : 49
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Crédits : Scénario (@Robz) | Avatar (SneakySkunk) | Gifs (Google) | Signature (-)
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17.11.19 20:53




Change if the new law of life
Change if the new law of life


― S'il accepte de t'escorter, tu pourras y aller, a-t-on répondu à Jessica quant à son intérêt à sortir à l'extérieur pour chasser.

[Il] étant Woody. On imagine que, parce que c'est une fille frêle, elle ne saurait se défendre. On imagine que, parce qu'elle n'a aucune compétence apparentes, elle ne pourrait être utile lors d'une expédition. Certains pourraient aussi se méprendre sur ses intentions, pourraient croire qu'elle souhaite sortir pour rejoindre le camp des ennemis. Chaque excuse est valable pour lui interdire de sortir seule. Du moment qu'elle ne sait vendre son produit, défendre sa cause, prouver son allégeance, à quoi bon lui faire confiance? Les disciples de Seth sont tous attitrés à une ou plusieurs tâches. Ils n'ont pas de temps à perdre à accompagner une gamine à l'extérieur.

La poignée de fidèles connaissant réellement les habitudes de Woody savent qu'il est souvent autorisé à sortir [pour la pêche ou autres activités personnelles]. Seth ne craint pas un départ, ne craint pas une traîtrise. Woody a depuis longtemps prouver qu'on pouvait lui faire confiance. Il n'a pas besoin d'arguments pour être autorisé à sortir hors de l'enceinte de l'aéroport. Il entre et sort à sa guise, du moment que son boulot n'en paie pas les frais. En général très solitaire, il n'aime pas être accompagné en dehors des expéditions organisées par le grand manitou en personne. Pour cette raison, il ne mentionne à quiconque les journées - ainsi que le nombre d'heures - de ses absences. Les rares à pouvoir bénéficier de ces informations sont son frère, sa soeur et le boss.

Non.

Un refus catégorique et sans broderie. Voilà tout ce qu'il trouve à dire quelques minutes après avoir ouvert la porte de ses appartements. Il ne souhaite pas être accompagné par l'intruse qui demande une faveur. Près de l'entrée, il dépose lourdement son sac dans lequel se trouve son équipement. Quel hasard qu'elle tombe sur lui alors que son départ est prévu dans l'heure. Purement un hasard, car il s'est décidé ce matin. La journée était grisâtre, ça lui donnait envie d'aller faire un tour dehors.

J'ai pas l'intention de jouer les gardes du corps, qu'il ajoute distraitement en lui bousculant l'épaule au moment de la contourner pour attraper la veste qui se trouve derrière elle.

Il enfile ladite veste, mais grogne en constatant que la fermeture éclair fait encore des siennes. Comment a-t-elle trouvé cette chambre d'ailleurs? La question lui effleure l'esprit, mais il l'oublie aussitôt. Sur une commode, il s'empare d'un coffre qu'il fait tomber sur une table dans un bruit sourd. Dans la boîte, il cherche ses hameçons, triant ceux qui ne l'intéressent pas.

Au bout d'un moment, croyant qu'il est à nouveau seul, il relève la tête, mais croise le regard de la fille toujours plantée là. Il ne connait même pas son prénom. Ce n'est pas non plus un détail qui lui serait utile.

Ok...

L'homme cesse tout ce qu'il fait pour s'approcher d'elle, décidé à ce qu'on le laisse tranquille. Il n'est pas intéressé à l'entendre débattre des raisons pour lesquelles il devrait lui permettre de l'accompagner. En général, lorsqu'il part à la pêche, c'est pour entendre le silence. Woody a besoin de ces moments qui l'aident à faire le vide dans sa tête. Cette sortie ne lui serait d'aucun repos s'il devait se coltiner une étrangère.

J'ai pas de temps pour ça, d'accord?

Déjà, il pose sa main sur la porte toujours ouverte, l'incitant du même coup à sortir de cette pièce d'un geste plutôt représentatif de son état d'esprit.

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Ancien métier : Danseuse étoile
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Statut civil : Célibataire, elle a du mal à concevoir le principe même de l'amour. Elle aurait sûrement besoin d'un dictionnaire ou d'une personne extrêmement patiente.
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20.11.19 8:30
Change is the law of life
Conduis-moi dans les méandres de la mer
Jessica & Woody
Isolée du reste du monde, j’avais commencé à le voir, à lui parler. Ses cheveux grisonnants, son sourire doux et à la fois ce visage si renfermé, ses sourcils toujours froncés. Il avait l’air de porter toute la misère du monde sur ses épaules. C’est vrai que je ne l’avais pas aidé, lui qui m’avait sauvé, je prenais des vies et même s’il a voulu me trahir, j’étais persuadée qu’au fond, il n’arriverait jamais à me faire du mal. Il n’arriverait jamais à faire ce qu’il fallait pour me mettre hors d’état de nuire.
Cela faisait déjà quelques jours que je m’étais mise dans une position délicate. L’envie d’un foyer, de pouvoir enfin de nouveau parler à quelqu’un qui n’était pas un fantôme, était devenue bien trop forte. J’en avais entendu des histoires sur les protectors, mais surtout une : un seul chef, une seule loi. J’aimais me perdre dans les yeux de cette illusion, de cet homme qui m’avait sauvé de la balle, mais aussi de la bouteille. J’avais cru sincèrement que j’étais amoureuse, mais il me semblait que j’avais seulement appris à apprécier et à tenir à quelqu’un ce jour-là. Ce matin, je le vis au réveil, il me souriait et je lui rendis son sourire. Combien de temps n’étais-je pas sortie seule ? Combien de temps à me sentir inutile ? Combien de temps avant d’avoir pu me jeter sur l’une de mes addictions ?... Ce moment où je me mis à rire toute seule me mit en alerte. Un frisson me parcouru l’échine. Il fallait que je fasse un tour de chasse tout de suite. Si mes illusions reprenaient le dessus, qu’est-ce qui m’affirmait que je ne risquais pas de provoquer un homme pour avoir une bonne excuse pour le tuer ? Non, c’était ma dernière chance de ne pas devenir folle. C’était normal de voir l’homme qui m’avait sauvé, tout le monde avait déjà eu un ami imaginaire après tout. Seulement, je ne pouvais pas prendre le risque que l’étape suivante soit le manque. Même si chasser des animaux ne me mettait pas en joie, je voulais créer un substitut avant d’avoir la chance de vider de son sang un ennemi du groupe.

« S'il accepte de t'escorter, tu pourras y aller »

Douche froide, ces mots résonnaient dans ma tête à la façon d’une balle de ping pong qui va d’un bout à l’autre de la table. Un homme en plus, bien sûr, c’était vraiment le moment de prendre le risque de m’affilier au sexe opposé. Je devais sortir, ce n’était pas une lubie, c’était vital. Je sentais le sang taper dans chacune de mes veines comme un avertissement. Le monstre qui sommeillait en moi avait besoin de prendre l’air. Si cet homme était un pervers, un dragueur compulsif, il faudrait que je trouve autre chose qu’une petite sortie pour évacuer mes démons. Jamais je ne toucherais aux cheveux d’un homme de ce groupe, je voulais intégrer un groupe, je voulais rester ici. Mon regard parcouru la pièce dans laquelle nous nous trouvions à ce moment. Finalement je me reprenais et afficha le sourire le plus doux que j’étais capable d’exprimer en cet instant.

« Merci pour cette opportunité. »

Je me retirais en montrant mon respect pour ceux qui avaient déjà pu faire leur place au sein du groupe. Au passage, j’avais failli me manger la porte que j’évitais de justesse avant de la refermer derrière moi. L’angoisse montait de plus belle. Non, même si c’était un violeur compulsif qui s’en prends même aux meubles, je serrerais les dents. Il fallait que je sorte ! La seconde douche froide n’allait pas tarder à me tomber dessus…

A force d’avoir pratiquement gratté à toutes les portes, j’étais enfin arrivée à destination et un certain soulagement me fit me détendre. Face à l’individu qui devait m’escorter, je trouvais les mots pour lui demander de m’accompagner. Mon sourire s’estompa immédiatement. Ce n’était pas un homme, c’était un glaçon, une statue de marbre. Il ne risquait pas d’attirer mes instincts primaires. « Non ?... » soufflais-je dans un murmure à peine audible. Je sentais mon cœur louper quelques battements tout en essayant de se rattraper la seconde d’après. Ceci dit, si je faisais un arrêt cardiaque, la question ne se poserait plus. Je n’imaginais pas que j’allais m’enfermer dans une prison en les rejoignant. Il était ma seule clef pour sortir, alors il fallait que je change cette négation par une affirmation. Je restais droite et fière tout en l’observant de la tête aux pieds. Il eut l’audace de même me bousculer et je dû serrer mes dents du fond avec une très forte conviction pour ne pas me lancer dans une envolée lyrique pour lui apprendre à être au moins polit.

Son grognement me fit faire volte-face et mes yeux se posèrent directement sur sa fermeture éclair. Mon instinct me disait d’aller l’aider, mes pensées me disaient de ne pas bouger d’un cil. Ce n’était pas un enfant qui avait besoin d’assistance, c’était un petit homme méchant qui m’empêchait d’utiliser la seule clef que j’avais en ma possession. J’avais plusieurs possibilités en tête alors qu’il fouillait dans son petit coffre pour les parfaits hameçons. Je ne le connaissais pas et le peu que j’en voyais ne m’aidait pas vraiment à savoir quelle méthode employer. Finalement un violeur aurait été carrément plus facile à gérer. Je sentais mon cœur battre au niveau de mes tympans alors qu’il posait son regard froid sur moi m’invitant à m’en aller. Je ne bougerais pas, mais il fallait que je prenne une décision maintenant. Il était monosyllabe. Il fallait que j’utilise mes mots avec parcimonie donc.

« Je ne te demande rien. Tu vas devoir sortir pour pêcher. » A moins que ce fût pour torturer quelqu’un… Mais c’était plus qu’original comme choix dans ce cas. « Je ne prendrais que deux secondes de plus pour m’engouffrer dans l’ouverture juste après toi. Il faut que je sorte chasser, je vais poser des collets, installer des pièges et tu n’entendras même pas mon souffle. J’ai une broche à la cheville gauche… Tu tapes dedans et je m’effondre comme un jeu de quilles. Tu veux faire ta partie de pêche, si tu as un doute sur le fait que je rentre, tu me tues. » J’oubliais parfois qu’il fallait que j’arrête de parler de tuer avec une aussi grande nonchalance. « Ce ne serait pas la première fois que quelqu’un meurt dans une excursion. Je te demande juste de jouer les clefs, c’est vital pour moi. » De toute façon s’il voulait me faire sortir de son antre, il allait aussi devoir me donner un coup à la cheville, parce que je ne risquais pas de m’en aller sans obtenir ce qu’il me fallait. Mon calme était olympien en cet instant. J’étais concentrée à étudier chacun de ses gestes et chacune de ses respirations.  J’avais été méthodique en lui apprenant mon point faible, chose que je n’avais jamais fait de ma vie, j’avais appris à dissimuler le fait que je claudiquais. La douleur lancinante que j’avais dans ma cheville, j’étais capable de la supporter et de marcher comme n’importe qui si je me concentrais bien. Près des hameçons l’ornithologue croissait les bras comme s’il n’avait pas été persuadé par ma plaidoirie. Il fallait que cette hallucination cesse au plus vite.



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Statut civil : Célibataire, il n'est pas en quête du bonheur depuis le décès de sa douce. En amour, il a besoin d’être dirigé pour souffler. La tendresse est ce qui l’aide à ne pas perdre la tête.
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26.11.19 21:18




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Non veut dire non.

Même si sortir à l'extérieur fait déjà partie de ses intentions, il ne souhaite tout simplement pas être accompagné par une inconnue qui pense pouvoir le soudoyer. Peut-il être plus circonspect? Elle n'est pas la première à quémander un service ; et elle ne sera certainement pas la dernière. Sa main, elle n'a pas bougé d'un centimètre, toujours fermement crispée à cette porte qu'il se hâte de fermer derrière elle à son départ. Elle déballe sa promesse électorale mais il en faut bien plus à Woody pour le convaincre. Lui, il est habitué d'entendre son frère clamer haut et fort les droits de cette planète ; son frère, il le fait avec conviction. La faible tentative de la fille pour se démarquer du lot semble lamentablement échouer. « J’ai une broche à la cheville gauche… Tu tapes dedans et je m’effondre comme un jeu de quilles. » Il n'est pas impressionné.

Ne me force pas à user de cette faiblesse pour te sortir de cette pièce.

Car oui, ça peut être considéré comme une faiblesse, surtout si elle juge que ça peut lui donner l’avantage. Elle s'adresse à un type qui a fait la guerre à des innocents, ce n'est pas de la compassion qu'elle va recevoir.

« Je te demande juste de jouer les clefs. » Sa patience commence déjà à toucher le fond, et elle n'est là que depuis quelques minutes. Il roule des yeux, exaspéré.

Alors, c'est ce que je suis, une clé qui t'ouvre des portes? T'es pas douée pour argumenter, toi, pas vrai? Tu me fais déjà perdre mon temps. J'suis pas d'humeur à ça.

Est-ce que Woody est vexé? Tout à fait. Pour obtenir ses services, elle aurait pu soulever une panoplie d'exemples autres que celui-là. Ce n'est pas en l'utilisant de la sorte qu'elle obtiendra sa confiance ou son respect. L'être humain a depuis longtemps sombré dans son estime. Les rares que Woody apprécie encore appartiennent à un cercle restreint.

« Ce ne serait pas la première fois que quelqu’un meurt dans une excursion. » Non, effectivement, ça ne serait pas la première fois. Des gens meurent tous les jours, à tel point que ça ne l'affecte plus. Il ne s'attache plus aux gens, ne cherche pas à le faire d'ailleurs. C'est ainsi qu'il se préserve depuis la mort de Julie, la femme qui faisait réellement battre son coeur, la femme qui rendait chaque matin encore meilleur. Il se levait avec le sentiment d'accomplir quelque chose. Les matins sont nettement plus sombres depuis sa mort. Elle commençait à changer ses habitudes de vie pour lui. Rares ont été les personnes à s'arrêter pour le regarder dans son entièreté, à voir l'homme au-delà de la façade. Elle est entrée dans sa tête comme un ouragan entre par une fenêtre, sauvagement, mais pour y laisser une marque indélébile. Cette fille, devant lui, elle est simplement entrée par la porte pour en ressortir sous peu. Ses doigts se crispent davantage sur la porte.

Les protecteurs ne sont pas là pour laisser mourir les innocents, mais pour les protéger. Je ne m'amuse pas à tuer les gens pour le plaisir, si c'est ce que tu sous-entends.

Si sa soeur était là, elle pourrait l'apaiser. Si son frère était là, il pourrait l'apaiser. Mais la fille qui le toise avec intérêt utilise des mots qui irritent son âme. « J’exécute ceux qui le méritent ou ceux qui s'interposent à ma famille. Et tu peux m'croire, ça n'a rien à voir avec le fait de laisser crever quelqu'un. » Sa compassion n'est pas complètement disparue, finalement. Il n'a seulement plus conscience de la posséder ; et il agit en conséquence.

Tu ne sauras pas me convaincre.

Il aurait pu l'inciter à trouver mieux comme argument, aurait pu agrémenter son intérêt par de faux espoirs, mais il n'est pas intéressé. Non veut dire non. Dès son arrivée, sa méthode de persuasion laissait à désirer. Il n'a porté aucun intérêt à son point faible, ça, il peut les trouver lui-même à force d'acharnement ou de coups poing. Étant dans les bonnes grâces de Seth, nombreux sont ceux ayant cherché son soutien. Il doit faire des choix, doit volontairement exclure les gens de son réseau s'il souhaite garder son intimité. Et ce choix, malheureusement, ne concorde pas avec les intérêts de la fille. Il s'adoucit.

Ce qui serait vital, pour moi, c'est qu'on me laisse tranquille.

Déjà, il pose sa main sur la porte toujours ouverte, l'incitant du même coup à sortir de cette pièce d'un geste plutôt représentatif de son état d'esprit.

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27.11.19 19:08
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Jessica & Woody
La porte se refermerait de seconde en seconde et alors que le tic-tac dans ma tête retentissait, je me demandais s’il y avait eu des mots, un geste, qui auraient pu faire qu’elle s’ouvre. Les moments où les portes se fermaient sur moi me revenaient en mémoire. A une première, j’avais la cheville fragilisée par une entorse, mais après avoir failli bloquer ma circulation grâce à un bandage, j’avais tenu la scène avec le sourire. Le cri de douleur et de rage ne fut expiré que dans les vestiaires. Il y a une autre fois aussi, pour une audition, on trouvait que je n’avais pas le niveau. Je suis revenue la saison suivante, la tête haute et cette fois-ci on m’avait accordé de rejoindre le spectacle. Il n’y a qu’une seule fois où je dû rendre les armes jusqu’ici. La seule fois qui m’entraîna dans ce parc à jouer avec un revolver et une bouteille de whisky.

A l’évocation de ma cheville, je ne cillais pas, je savais ce que je faisais. J’avais déjà tué plus d’un survivant quand ils eurent compris que je boitais. Une fois à terre, une danseuse professionnelle n’est pas sans défense, j’étais d’autant plus dangereuse au sol. Surtout qu’avec le poids des années, cette douleur lancinante ponctué de moments extrêmement douloureux me passait au-dessus. Pour survivre, on s’habitue à beaucoup de choses. Je l’imaginais volontiers vouloir me mettre à la porte. Mais je ne voyais pas d’autres options, je ne m’attendais pas à être en prison. Encore moins une prison ouverte, les tentations se feraient sentir si je n’étais pas capable de m’aérer. Peut-être que tuer de simples marcheurs suffiraient à calmer la pulsion qui faisait vibrer tout mon être. Je me sentais tellement vide et dépassée en cet instant.

Trouver les bons mots, la bonne façon d’agir, n’était pas évidente quand j’avais une idée bien fixée en tête, une illusion à gérer et un monosyllabe. Qui, je lui accorde, employait un peu plus de mots. Je ne m’attendais pas vraiment à ce qu’il relève chacun de mes arguments. Je ne voulais pas me montrer péjorative, mais j’avais bien senti au moment où la phrase était sortie, qu’elle était maladroite. Malheureusement, je me voyais mal retirer ces mots, ils étaient sortis tout seuls. Seulement il vaut mieux éviter de reprendre ou d’essayer de réparer cette erreur. Je risquerais de m’enfoncer encore un peu plus. Quoi que déjà à ce moment-là, il me semblait que c’était fini. Avec certains hommes, je leur proposais un duel pour prouver ma valeur. Mais celui-ci avait plutôt envie d’essuyer ses pieds sur moi sans même chercher à comprendre qui j’étais.

En cette seconde qui semblait tomber lourdement de façon à fermer pour de bon la porte, je me rendais compte qu’il y avait méprise. J’y étais sans doute pour quelque chose malgré tout. Un sourire pour l’ornithologue qui était encore près des appâts. Une phrase presque murmurée, pour faire penser à une idée qui me sortait de la tête : « J’aurais aimé les entendre chanter une dernière fois. » La douceur et la résignation était accordée à mon rêve, à cet homme. S’il était encore en vie quelque part, il pourrait être soulagé, son fardeau serait bientôt terminé. Si je ne pouvais sortir, je serais sans doute ma dernière victime. Je savais ce qu’impliquait rentrer dans un camp, je remarquais que le groupe aurait pu me convenir, mais leur mise à mort m’effrayait. J’étais le bourreau, jamais la condamnée. Je ne voulais pas que l’on me réserve une autre fin que celle que j’avais toujours imaginée depuis tout cela. J’avais envie d’entendre le chant des oiseaux et m’éteindre doucement. J’aurais aimé une dernière étreinte de sa part. Il était tellement réconfortant cet homme. « Désolée pour tout… » Encore un murmure vague, que Woody pourrait éventuellement prendre pour lui, à moins qu’il se dît déjà que toutes les lumières n’étaient pas allumées chez moi. Je m’excusais à ce père de substitution qui m’avait sauvé pour me voir prendre des vies, des vies qui me semblaient bien méritées en vue de leur méfait.

« Une personne qui ne sert pas le groupe n’est qu’une bouche inutile à nourrir. » Je volais ces mots à une personne que j’avais tué de sang-froid.

Dans un groupe que j’avais fréquenté, on avait accueilli un petit garçon perdu : Mike. Il venait régulièrement se blottir contre moi la nuit, je le protégeais comme s’il était la huitième merveille du monde. Le groupe avait déjà des doutes sur moi, après que j’ai exécuté un malade qui avait failli mordre l’un d’entre nous. Personne n’osait s’opposer à moi, par crainte. Personne, sauf cet homme. Il profita d’un moment où j’avais laissé le garçon seul pour lui dire ces mots. Il avait une lame entre les mains et bien sûr mon sang ne fit qu’un tour. Après l’avoir jeté au sol, armée d’une pierre, je l’assommais d’un coup sec. Il était sûrement déjà mort, mais ma rage me poussa à lui asséner plusieurs coups de poignard avec la lame qu’il avait réservé à Mike. Le petit avait tout vu, le lendemain matin, le groupe m’avait laissé seule. « Je suis venue de moi-même ici, je ne suis pas innocente, mais j’assume mes choix. Je te présente mes excuses pour t’avoir importunée. Je comprends le fait d’avoir besoin d’être tranquille… » Le tic-tac retentissait de façon plus bruyante. Dès que j’aurais une pulsion envers un membre du groupe, il faudra que je mette un terme à mon existence. Avant que le groupe lui-même s’en charge. A la façon d’une condamnée dans le couloir de la mort, mon regard s’éteignait quelque peu lorsque dans un simple geste, j’attachais mes cheveux. Prenant une profonde inspiration, je prenais le chemin vers la porte. Ne me tournant plus vers lui, le regard rivé sur le couloir, j’ajoutais avec douceur : « Je te présente mes excuses si mes paroles ont pu laisser penser que je ne te voyais que comme une clef ou comme un tueur, je ne sais que trop à quoi ressemble les vrais tueurs, ce n’était pas l’idée que je voulais lancer. Je ne te connais pas, mais les vrais tueurs se reconnaissent dans leur regard. Je reconnais que me lier à un groupe est compliqué pour quelqu’un comme moi. » Quelques pas encore, juste sur le seuil de la porte, de ma fin ; je fis volte-face. « Tu n’es pas obligé de m’écouter, mais comme je ne peux pas sortir… Si tu pouvais seulement les achever rapidement. Je sais ce que c’est que de suffoquer et je ne souhaite cette fin à aucun animal… » Je parlais bien sûr des poissons et du nombre de fois où j’ai vu des pêcheurs les laisser se noyer à l’air libre, ayant une fin lente et cruelle. Pendant quelques fractions de secondes, j’hésitais, mais le mal était déjà fait. Peu importe ma future action, je lui tendais alors mes collets. « Pour toi si tu veux, ou quelqu’un qui en aurait l’utilité. Ils serviront et ils sont solides. Moi je n’en aurais plus besoin. En revanche, si un rapace se prends dans le piège, il est plus utile de gagner sa confiance et le dresser. Ce sont des oiseaux très fidèles et très utiles pour la survie. » J’avais été amie avec un rapace qui, malheureusement, n’avait survécu qu’un mois à mes côtés à cause des marcheurs.

Maintenant, sur le bord de la planche où j’allais plonger et me noyer, je fis encore un pas en arrière. Il pouvait dorénavant me fermer la porte au nez et que je sente ce souffle sur mon visage qui signifiait que tous mes espoirs étaient vains. « Bonne continuation… » J’en avais le souffle court, et j’enlevais encore les mots de quelqu’un d’autre. En rééducation pour ma jambe, l’opéra qui m’employait m’envoya un représentant qui m’apprenait que ma carrière était finie et ce furent ces derniers mots. Je n’eus pas le courage d’affronter cette porte qui se fermait. Je ne voulais pas détourner le regard pour celle que cet homme allait enfin pouvoir me claquer pour de bon. L’insubordination n’était pas dans mes gênes et m’accrocher à sa cheville n’arrangerait rien. Je ne lui avais pas montré la douceur et la personne que j’étais au fond. J’avais agi en soldat, mais jouer ce rôle ne m’avait pas convenu. Au moins, j’aurai été pleine et entière sur la fin. On y va monsieur l’ornithologue, il est temps de faire tomber le rideau sur la scène. Une fois pour toute.




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27.11.19 20:53




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Elle murmure des choses qu'il n'assimile pas, sans chercher à comprendre si elle s'adresse à lui ou à un songe. « Une personne qui ne sert pas le groupe n’est qu’une bouche inutile à nourrir. » Sur ce point, elle a entièrement raison. Les bouches inutiles à nourrir sont un poids pour le groupe et freinent les nombreux projets de Seth pour étendre son aide. Si des gens se contentent d'être aidés sans se salir les mains, on est vite à court de ressources. Dans sa jeunesse, il aidait grandement sa famille à maintenir le domicile à flot, que ce soit par des réparations, de la culture, de la chasse ou de l'élevage. En tant que grand-frère, il n'avait pas le choix de montrer l'exemple, de montrer qu'on devait mériter ce qu'on mangeait. La vie est un cycle continu qu'il faut maintenir. Ça pourrait sembler poétique, mais c'est ainsi qu'il voit le monde. Malheureusement, le monde s'est énormément enlisé depuis. Il ne prend plus autant soin de la terre comme il pouvait le faire à une époque. Au moins, il peut davantage récolter l'eau et chasser depuis que la société s'est vue délogée de son piédestal.

Au moment où elle s'excuse, sa mâchoire se comprime, faisant danser des spasmes à ses tempes. Il n'arrive même pas à la regarder dans les yeux pour lui dire qu'il n'est pas nécessaire de s'excuser. Il n'en pipe mot. Elle ne devrait pas s'excuser parce qu'il se montre odieux et désagréable. Elle avait tous les droits de venir à lui pour espérer qu'on lui accorde cette sortie, qu'il soit en accord ou non, qu'il soit vexé ou non. Même qu'il félicite silencieusement son courage, sans doute ne sait-elle pas combien il peut être rigoureux avec l'ennemi. Elle est venue à lui dans l'espoir d'obtenir l'accord d'un « soldat » sans connaître la réelle proximité qu'il entretient avec Seth. Si elle avait su, elle aurait sûrement gardé ses distances, elle aurait sûrement laissé tomber. Pourtant, elle s'excuse malgré son ton froid et sans équivoque.

Ses doigts pianotent sur la porte tandis qu'elle insiste. Il n'a d'autres choix que d'observer ce visage angélique qui parle de la mort comme comme on mentionne un coucher de soleil. Avec trop de facilité. Il ne sait pas si ça lui plaît. Il est dérangé que quelqu'un puisse croire que la mort est si futile. La mort a un prix, une conséquence, un dénouement, un objectif. Ce n'est pas pour rien que sa famille et lui, tout comme Seth et le groupe, en ont laissé derrière eux. Des morts méritées. La Terre se mourait, alors elle s'est vengée en éradiquant le fléau : l'homme, sa cruauté et sa pollution. « Je ne te connais pas, mais les vrais tueurs se reconnaissent dans leur regard. » Elle touche une corde sensible. Il n'a jamais voulu être ce tueur qu'elle pense reconnaître. C'est son devoir en tant que défenseur et protecteur qui le pousse à agir de la sorte, à punir ceux qui méritent d'être punis. Il entrouvre les lèvres pour rétorquer, mais elle enchaîne aussitôt, l'empêchant de s'exprimer.

« Je sais ce que c’est que de suffoquer et je ne souhaite cette fin à aucun animal… » Woody, il ne sait pas ce que ça fait de suffoquer, car lui sait retenir longuement sa respiration, que ce soit dans la vie de tous les jours ou sous l'eau. On ravale la douleur, on la digère, on l'encaisse, on l'utilise ensuite pour changer le monde. Il ne suffoque pas, Woody. Pas de la manière dont elle pourrait l'imaginer. C'est surtout le manque d'air qui se fait sentir, l'oxygène qui disparaît de la surface du globe. Les odeurs des morts enterrent les bonnes, celles qui sont saines. Pourquoi croit-elle qu'il souhaite sortir? Non, il ne suffoque pas. Il s'accroche à cette vie alors qu'il pourrait tout simplement abandonner. Il ne ferait jamais ça à sa famille, comme il ne les abandonnerait jamais.

Qu'en est-il des hommes alors? Tu ne veux pas voir souffrir un animal, mais qu'en est-il des hommes?

La question lui effleure évidemment l'esprit car elle met en lumière son côté contestataire.

Sois honnête.

Woody a perdu foi en l'humanité ; mais il continue de croire que l'homme doit être puni pour apprendre. Ça le met dans une colère noire lorsque ça ne fonctionne pas. Mais elle... comment perçoit-elle l'homme? Devrait-il sonner l'alerte au grand patron qu'une citoyenne risque de poser problème? Ou devrait-il la laisser aller pour nettoyer à sa place? Il va sans doute en glisser un mot à Seth ou à Dyan pour avoir leur avis sur la question.

Que fais-tu pour le groupe, exactement?

Il s'est déplacé de manière à bloquer complètement l'entrée, appuyé contre cette porte qu'il pourrait effectivement fermer à tout moment. Il observe les collets qu'elle tient, mais ne daigne aucun mouvement pour les attraper. Il se questionne sur ses tâches actuelles depuis qu'elle a mentionné que tout le monde devait faire sa part ; un fait avec lequel il est en accord. Il aimerait savoir de quelle manière elle contribue au bon fonctionnement de cette communauté. Woody, il considère que chacun est un pilier essentiel se devant de faire fonctionner un mécanisme. En quoi ses tâches peuvent lui permettre de sortir à l'extérieur? Grâce à quelques paroles supplémentaires, elle a su retenir cette porte d'une main invisible. Peut-être saura-t-elle le convaincre, finalement. Est-ce sa douceur, sa manière d'obtempérer, ou son étrangeté, sa façon de parler des oiseaux, qui a changé la donne?

Sois prête dans 20 minutes et rejoins-moi à l'entrée numéro 2. Je te laisse une chance de me prouver que tu peux m'accompagner. Si ça ne me convient pas, je te laisse ici.

Il referme la porte sous son nez afin de conclure ses préparatifs.

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05.12.19 19:54
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« Qu’en est-il des hommes ? »

La question me désarçonna, mes lèvres s’entrouvrirent mais aucun son n’en sorti. La question me ramenait à mon dernier meurtre. C’était une pourriture, mais la façon dont je l’avais tué était purement primitif, même s’il n’y avait sans doute pas de bonne façon de tuer de toute manière. Il avait voulu gagner ma confiance et affirmait vouloir lui-même rejoindre un groupe. Ce n’était pas de gaité de cœur, mais j’avais accepté que l’on fasse un bout de chemin ensemble. On se vendrait sûrement mieux à deux. Au bout de quelques jours, je lâchais ma vigilance et ma claudiquassions se révélait au grand jour. J’ignorais à jamais ce qu’il comptait vraiment faire de moi. Toujours est-il qu’il me mis à terre sans hésitation et pris le dessus sur moi. Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait et l’adrénaline pris le dessus. Immédiatement je lui donnais de violents coups de tête et reprenait le dessus sur lui. Je lui avais griffé le visage, avait ruiné son intimité à coups de genoux et était parvenu à lui crever un œil. Pour finir, quand il reprit le dessus sur moi et m’étranglais sans vergogne, je parvins à l’ouvrir à partir du nombril en ayant saisi ma dague. Je l’ai laissé plusieurs minutes se déverser de son sang sur moi. Il m’avait fallu plusieurs heures pour me nettoyer à l’eau claire. Il me semblait juste de garder cette histoire pour moi, surtout que plusieurs bleus recouvraient encore mon corps sur des endroits couverts par mes habits.

Mes lèvres se retroussèrent puisqu’une autre question venait de sortir de la bouche du blond qui me faisait face. En seulement deux questions, il parvint à me faire totalement oublier la bouteille de whisky qui avait élu domicile dans mes songes. Je n’avais pas envie de rendre ma dernière révérence sans une goutte d’alcool dans le sang. Cela ne me semblait pas approprié. Finalement, il m’avait redonné l’espoir de réussir à intégrer cette équipe et me rendre utile. Quelques mots qui changeaient la face de cet homme et me faisait me rendre compte que cela ne me dérangerait pas d’être sous ses ordres finalement.

« Et bien… Pour le groupe je… » Je me perdais soudainement dans le regard de celui qui bloquait l’entrée de son espace. Il avait les yeux bleus et on aurait pu s’y perdre tellement facilement. Je ne m’attendais tellement pas à ce revirement de situation que j’en perdais tous mes moyens et encore plus ma concentration. J’avais une chance de montrer que je n’étais pas une jeune femme innocente et écervelée et je me comportais de la pire des façons. J’avais envie de me gifler, à l’extérieur j’étais quand même bien mieux en alerte. Se pouvait-il qu’avoir dormi sur un matelas m’avait fait perdre en qualité de survie ? Ou étais-ce tout bonnement le côté illogique de la situation qui me perturbait ?... Peu importe finalement, le blondinet lui était un vrai soldat qui savait comment se comporter dans un groupe. Je me retrouvais face à une porte close, mais pas totalement fermée. Le vent sur mon visage me réveilla et je pris une profonde respiration. Il ne fallait plus que je me disperse. On me donnait l’opportunité de retrouver celle que j’étais en tant que danseuse. Une exécutrice.

Me rendant là où se trouvait mes affaires, je m’occupais d’abord de mes cheveux et les attachaient avec rudesse. Première leçon de survie : ne jamais permettre que l’on t’attrape. La tenue correspondait donc à cette doctrine. Je prenais un bout de mon bandage pour entourer mes deux chevilles. Cela pouvait paraitre idiot, mais j’en avais besoin pour courir sans que la douleur ne remonte et risque de me faire trébucher. Si j’en mettais sur les deux, c’est pour que cela ne puisse pas se voir d’un point de vue extérieur. Je ne laissais rien au hasard si jamais je faisais une rencontre qui n’appartenait pas au groupe à l’extérieur. J’ai beau savoir me remettre rapidement debout, je ne donnerais jamais les armes pour me faire battre. Tous mes vêtements étaient noirs et collés au corps autant que je le pouvais. Je portais également des mitaines en cuivres pour pouvoir monter rapidement en hauteur et tout simplement pour cacher un maximum de ma chair. Ma dague était bien coincée entre mon pantalon et ma veste, dissimulée aux regards de personnes qui voudraient s’en prendre à moi, mais parfaitement accessible. Mes chaussures étaient de simples baskets parce que je n’avais pas trouvé de rangers à voler sur la dépouille de quelqu’un.

Arrivé devant un lavabo et un miroir fissuré, je lorgnais mon visage dans la glace et me passait de l’eau sur le visage. Comporte-toi en soldat Jessica, l’ornithologue est parti pour le moment et tu dois rester concentré ! Si la première question ne revenait pas, peut-être pourrais-je l’esquiver pour le moment, autrement, je saurais trouver les mots pour montrer que je ne suis pas un problème pour le groupe. Il fallait que je sois convaincante, je n’avais pas d’autres choix. Je ne voulais plus être seule avec ma folie dehors… Un sac à dos vide sur le dos, je me rendais à l’entrée numéro 2. Le sac était pour mes prises à ramener au camp, ou peu importe ce qui se dresserait sur ma route et pourrait être utile. Je faisais le vide dans ma tête, il ne fallait pas que je me laisse dépasser par mes visions, peu importe où j’en étais dans mon manque. Il fallait que je parvienne à adopter l’attitude approprié et il fallait dire que je ne l’avais jamais fait avant. Seule la danse me donnait des indications sur comment me comporter face à un supérieur. Je le vis arriver au loin, mais je restais droite et visage fermé tant que ce n’était pas approprié de faire un pas vers lui et de répondre convenablement à sa question. Pas la première, celle-ci me mettait mal à l’aise pour des raisons évidentes.

Un pas et puis un autre, je me permettais alors de répondre avec rigueur à la question qui était plus que correcte et normal de sa part. Ok, la première aussi, mais s’il oublie, j’oublierai aussi qu’il l’a posé. « Je me suis proposée pour la chasse et la cueillette. Je suis capable de reconnaître les plantes médicinales et celles qui représentent du poison. Je sais chasser efficacement les animaux qui sont vraiment utiles pour la survie du groupe. » Cette phrase pouvait paraitre bancal pour certains, mais pas pour moi. J’entendais par là seulement que je ne tuais pas les lézards, mais seulement les animaux sur lesquels on pouvait réellement se nourrir. « J’ai sauvé un petit groupe qui avait croisé mon chemin après qu’ils ont eu mangé des champignons qui auraient finis par les tuer. J’ai trouvé le contre poison qui a ralenti le poison. Voilà comment je compte me rendre efficace pour le groupe. » Cela passait ou cassait et une fois qu’il serait dehors, ce ne serait plus une porte qui m’empêcherait de faire mes preuves. Ce serait tout bonnement fini. J’évitais bien sûr encore une fois un passage avec ce groupe et comment je dû continuer ma voie seule encore une fois. Mais cette histoire servirait peut-être pour justifier ma réponse à la première question et pourquoi il me semblait si important d’appartenir au groupe de Seth. « Je ne te poserais pas de problèmes et j’écouterais la moindre de tes exigences, je te le promets. » Concluais-je d’une voix plus douce et qui venait du cœur. Bien sûr la confiance se gagne et ce ne sont pas de simples mots qui lui prouveraient mes dires. Peu importe ce qu’il choisissait. Je lui étais reconnaissante de m’avoir laissé l’opportunité de lui montrer que je pouvais peut-être sortir sans être un problème.


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17.01.20 23:42




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Il arrive à sa hauteur, la laissant déballer ce qu'elle a sur le coeur.

Bien, qu’il se contente de répondre malgré une longue explication qui aurait pu soulever une multitude de questions. Mais évite de faire des promesses que tu ne saurais tenir.

Il n'est pas très agréable vis-à-vis des traîtres. Sans doute imaginait-elle qu’elle serait obligée de plaidoyer, sans doute imaginait-elle qu'il la mettrait au pied du mur. Elle était sûrement parée à argumenter jusqu’à en avoir la bouche pâteuse. Mais Woody, il se contente de poser ses yeux sur elle, peu enclin à vouloir la noyer sous une tonne de questions. Elle est venue à lui, disposée à se battre becs et ongles, alors ça lui suffit, pour le moment. Woody, il aime les personnes qui s’investissent, qui sont prêtes à tout pour leur cause. Et la sienne n’interfère pas avec ses projets. Si elle veut sortir, c’est son problème. Et comme il paraît complètement désintéressé, il hausse un sourcil, comme si c'était lui le plus bizarre des deux :

T'espérais que je fouille ton passé?

D’un bref coup d’oeil, il observe son accoutrement ainsi que ses accessoires.

Tu ne caches rien dont je devrais m’inquiéter?

Il passe derrière la fille, attrape la poignée de son sac à dos histoire de le soupeser. Il est vide. Sans qu'elle ne puisse le voir, il échappe un soupir amusé. Elle est dans son petit monde à elle ; elle fait les choses différemment des autres. Sans doute ne la comprendra-t-il jamais. A-t-elle seulement de quoi boire, de quoi manger, de quoi dormir? Quant à lui, il resserre le harnais de son sac à dos au niveau de sa taille afin de ne pas être gêné pendant qu’il marchera. Il pourrait fouiller la fille, mais il n’a pas envie de la toucher. Il veut qu’elle soit honnête envers lui. Dans d’autres circonstances, il l’aurait probablement fouillée. Mais elle le retarde trop, et il veut sortir. Aussitôt qu’il obtient une réponse, il se met en route. Si elle ne veut pas se retrouver seule, elle devra suivre le rythme.

Si je décide qu'on dort dehors, on dort dehors. Si je décide qu'on revient dans trois jours, on revient dans trois jours. Si t'en as marre, tu de barres, mais tu ne me fais pas chier, on se comprend?

Il dit ces mots, sans le moindre filtre, sans jauger le ton, ni la portée, ne se souciant point de l'impact qu'ils auront sur la fille. C'est une adulte qui sait ce qu'elle veut. Il pousse la porte de l'entrée numéro 2, puis sort à l'extérieur sans se retourner. Tout le monde n'a pas la chance d'entrer et de sortir d'ici à leur guise, autant qu'elle en profite. Certains ne sortent pas souvent de cet endroit, certains pourraient même trouver l'air revigorant, certains pourraient apprécier la nature dans toute sa splendeur, mais il n'y a rien de pur et il n'y a rien de beau aux alentours de l'aéroport. Tout est argenté et brillant, fait d'acier et de béton. Le soleil reflète sur les surfaces et carbonise chaque surface au point de rendre l'air suffocante. Une part de Woody aime l'objectif de cet endroit, serait prête à suivre Seth et Dyan où ils le désirent, mais l'autre part de lui ne souhaite que retourner à l'état sauvage. Leur groupe trouvera un lieu plus adéquat ; il n'en doute pas, car il est prêt à mettre tous les efforts nécessaires pour que ce monde soit sans artifice. Ils croisent des gardes qui les laissent passer sans problème une fois que Woody décline son identité, précisant simplement

Pratt.

À mesure qu'il marche, les yeux de l'homme ne cessent de dériver vers les chevilles de sa compagne de voyage. Il ne cherche pas spécialement à opter pour une marche rapide, se contente d'avancer au rythme qui lui convient. Néanmoins, il essaie de voir si elle ne souffre pas trop. Elle a mentionné son handicap, plus tôt. Mais Woody n'a pas l'intention d'utiliser une voiture ou tout autre véhicule trop bruyant.

C'est douloureux quand tu appuies dessus?

Plus il se retrouve dans son élément, moins il est chiant. Il se détend sans pour autant s'ouvrir émotionnellement. Au sein de l'aéroport, il est une figure d'autorité, même s'il ne décide pas des règles, même s'il ne prend pas les décisions finales. Forcément, il ne peut être compatissant. Dehors, il parvient à être lui-même, sous certaines réserves. Qu'elle profite des moments où il se montre sympatrique, car elle risque de le détester lorsqu'il posera les vraies questions. Celles qu'il ajoute sur sa liste à mesure qu'elle s'ouvre à lui, que ce soit concernant sa capacité à tuer autrui ou que ce soit par rapport à ses talents pour reconnaître les poisons. Elle parle beaucoup trop pour son bien. Elle mentionne ses faiblesses, elle mentionne ses talents, elle mentionne tout ce qu'elle juge nécessaire de prouver. Woody, il est surtout attentif aux actions posées, à l'intérêt et à la détermination. Elle a du progrès à faire, c'est indéniable.

Si c'est trop douloureux, fais-le moi savoir.

S'arrêterait-il seulement? Il a dit qu'elle ne devait pas se plaindre, cela peut-il réellement l'empêcher d'être - légèrement - humain?

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01.02.20 19:32
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Le monde avait un rythme, une mélodie que les plus attentifs étaient capable de percevoir. Quand on vous retire ce qui est le plus important pour vous, vous avez tendance à composer différemment, mais en gardant un peu la même logique. Si je devais devenir un soldat, il fallait justement que j’adopte les mêmes réflexes qui étaient les miens. Pour être une exécutante sans me poser de question, il me fallait ma marche à suivre, ma musique. A ce moment précis, le tempo de ma mélodie était celui des pas du blondinet. Il avait le même rythme, pas de pas hésitants. J’ignorais complètement qui était important ou non dans ce groupe – à part le chef – et je pense que c’était mieux ainsi. Pour intégrer au mieux une troupe, il faut être une cellule parmi les autres cellules. Je restais droite et impassible quand il s’adressa à moi. Je ne comprenais pas ce qu’il sous-entendait en me disant de ne pas faire de promesse en l’air. Il est vrai que parfois, il m’arrivait d’oublier que pour certaines personnes, je n’étais pas forcément saine d’esprit. Je me sentais capable de maîtriser mes démons pour obéir convenablement au blond.

Là où certains hommes me débecquetaient, il arrivait à ouvrir ma curiosité. Une petite graine germait là où mon esprit divaguait le plus. Je n’arrivais pas à le cerner aussi facilement que tous les autres. Peut-être n’en avais-je pas vraiment envie non plus. J’étais une ancienne camée et sous les effets du manque, je m’épargnais les détails. La chose importante à faire était de garder bonne figure. Pourvu qu’il y ait des marcheurs dehors. Mes illusions revenaient, je le sentais au fond, alors il était possible d’utiliser un mal pour soigner l’autre. Si je tombais sur des morts qui se relevaient, cela suffirait sûrement à calmer ma soif de sang. Rien que l’air pur allait me libérer d’un poids. Aucun animal n’aime être en cage. « Cette question doit-elle amenée une réponse de ma part ? » Pour la première fois depuis que j’essayais de garder mon tempérament de petit soldat prêt à exécuter n’importe quel pas, ma personnalité avait repris le dessus. On aurait dit de la provocation concernant mon passé. Je ne faisais que montrer mon désarroi à ce qui ressemblait plus à une parole qu’il avait lâché alors qu’il n’aurait dû que la penser.

Avait-il seulement entendu ma réponse ? Peut-être que comme le reste, il s’en fichait. Il semblait vouloir simplement sortir. Au moins nous avions une ambition en commun et un groupe, cela suffirait pour que je m’exécute tant qu’il m’ouvrait les portes. Mes sourcils se fronçaient un peu plus quand je le sentis sous-peser mon sac à dos. Il était là pour mes proies pour le groupe et le fait qu’il soit vide m’aidait à être plus légère. Avec un mince sourire qui dissimulait mon côté effronté, je répondis comme un bon soldat. « Mon arme blanche est coincée dans ma ceinture pour que je ne la perde pas et pour prendre par surprise un ennemi potentiel. » Là encore, il risquait de me reprocher le fait que je parlais trop. Il faudrait que je sache en quelles mesures il veut des précisions et à quel moment il veut simplement un être monosyllabe face à lui.

« On se comprends. » Ces mots semblaient presque vides de sens pour le moment. Usuellement, quand j’affirmais cela, je connaissais vraiment la personne. Enfin, cela faisait très longtemps que je n’avais pas pu l’affirmer. Tout ce qui faisait que l’on se comprenait, c’était le fait que l’on avait besoin de sortir et que l’on appartenait au même groupe. L’amitié dans un monde comme celui-ci n’avait aucun sens et c’était encore une chance pour moi qui n’avait jamais eu de vrais liens d’attachement. A part toi… Mon bel ornithologue. Alors que je suivais le rythme imposé par les pas du blond, je me retournais pour voir si j’apercevais une chevelure grisonnante. Un sourire en demi-teinte éclaira mon minois, presque déçue que mon illusion m’ait laissé. Qui allait me faire comprendre quand je n’étais pas appropriée par rapport à mon attitude seule, dehors, avec cet inconnu qui gonfle son torse ?

Pratt. J’allais devoir me contenter de ça. Il pouvait très bien s’agir de lui ou du nom d’une personne qui a fait beaucoup pour ce groupe. Peu importe. Telle une droguée qui peut de nouveau avoir une dose, je profitais de son échange avec les gardes pour prendre une profonde gorgée d’air pur. Mes poumons étaient emplis d’un air chaud, mais qu’importe, ce n’était pas celui qui se trouvait entre quatre murs. Mes yeux se posaient un peu partout et peu importe où ils étaient, je me retrouvais ébloui par les surfaces qui réfléchissaient le soleil. J’avais envie de rire, mais ce n’était clairement pas le moment. Je pourrais le faire seulement si je parvenais à gagner la confiance de ce groupe qui pourrait même m’apporter un certain équilibre à ma douce folie. Il est vrai que je ne devrais jamais perdre de vue que je n’avais pas le même passe-temps que les personnes normales.

Chasser les habitudes, elles reviennent au galop. Par réflexe, je me forçais à adopter une marche normale qui masquait mon handicap. Ce n’était pas pratique, mais cela me semblait toujours indispensable. J’avais déjà oublié que pour pouvoir sortir dehors, j’avais vendu la mèche au soldat. Cela ne changerait rien de toute façon, si on nous observait, il ne fallait pas que quelqu’un remarque ma différence pour ne pas donner de points à un survivant qui n’était pas du groupe. Sa compassion me prit par surprise, si bien que je m’arrêtais une seconde avant de reprendre. Je ne comprenais pas vraiment… A vrai dire, il m’arrivait aussi de mettre quelqu’un en confiance, de lui apporter mon aide. Je le faisais avec les enfants, de façon naturelle. Mais avec les adultes, c’est comme si un mécanisme interne avait rouillé dans ma poitrine. J’avais du mal à comprendre si c’était de nouveau un test de sa part ou une vraie question… Totalement désintéressée. « C’est le fait d’avoir mal qui me permets de savoir que je suis en vie. C’est ce qui m’aide à être une survivante. » Mais soudain mon regard dériva et cette simple compassion, quelle soit vrai ou non, me ramena à tout ce que j’avais perdu. Je devrais détester ma cheville, elle m’avait enlevé tout ce pour quoi j’étais faite. Mais depuis j’étais devenue une autre femme, empreint d’un autre talent, plus sanglant que le précédent. « Je préfère nettement la douleur physique à la douleur morale, elle me dispense de faire attention à l’autre. » Sans doute faisais-je une nouvelle erreur en affirmant cela, mais le fait d’avoir été ramené à d’où me venait cette blessure nécessitait que je laisse échapper cette pensée. Si j’aimais souffrir à chacun de mes pas, c’est que cela m’empêchait de penser à tout ce que j’avais perdu. « J’ai peut-être tords, mais j’ai l’impression que ce sont ceux qui ont déjà dû apprendre à survivre avant tout ça qui s’en sorte le mieux, non ? Si tu ne veux pas me parler je comprends et je me tais bien sûr. » Je n’avais clairement pas envie de perdre mon billet de sortie, mais le fait qu’il ait engagé la conversation le premier me poussait à vouloir tenter une approche. Le social et moi, ça faisait vraiment deux. J’avais hâte de pouvoir le laisser à sa pêche et pouvoir partir en chasse. Je visualisais déjà le ciel à la recherche d’un endroit qui semblerait m’indiquer où se cachaient les plumes que j’allais devoir capturer.



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Woody Pratt
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Ancien métier : Rien de fixe. Il travaillait parfois à temps partiel dans une poissonnerie. Il a fait l'expérience de gardien de littoral. Il vouait surtout sa vie aux manifestations.
Occupation : Woody ne se pavane pas aux côtés du boss. Il reste dans l'ombre, répond présent pour les expéditions ou les remises à l'ordre. Mais comme ces tâches sont irrégulières, il s'occupe quotidiennement de la sécurité interne. Par son côté antisocial et du fait qu'il garde ses distances avec ses anciens camarades de route (même s'il les apprécie), sa présence peut rapidement déstabiliser et devenir un avantage. Pour la sécurité, il garde souvent un oeil à ce qui se passe à l'infirmerie.
Statut civil : Célibataire, il n'est pas en quête du bonheur depuis le décès de sa douce. En amour, il a besoin d’être dirigé pour souffler. La tendresse est ce qui l’aide à ne pas perdre la tête.
Lieu de naissance : Fort Saint John.

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09.02.20 19:35




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« C’est le fait d’avoir mal qui me permets de savoir que je suis en vie. C’est ce qui m’aide à être une survivante. » Chaque fois qu’elle ouvre la bouche, il semble être en désaccord avec ses propos. Curieusement, il aurait préféré qu'elle assume la douleur à sa jambe de manière humaine et sans prouver que ça pouvait la rendre forte. Qu'attendait-il d'elle? D'abord, il commence par l'ignorer, se disant qu'elle ne peut pas être aussi naïve face à la douleur. Les gens deviennent fous, lorsqu'ils ont mal. La douleur, elle change les gens, transforme les gens bons en chiens affamés, corrompt les alliés en traîtres. Avoir mal, ça comporte des risques. Parfois, le mal gruge davantage la vie qu'il ne la fortifie. Woody considère que, pour se sentir vivant, il faut simplement un objectif. La douleur ne devrait même pas entrer dans l'équation.

Woody a connu la douleur physique autant que la douleur émotionnelle, ni l’une ni l’autre ne lui a donné le sentiment d’être “ en vie “. C’était même l’inverse. Plus la douleur était intense, moins il se sentait vivre, comme si ce monde n’avait, dans les faits, plus le moindre intérêt. Chaque nouvelle douleur, aussi intense soit-elle, le désensibilisait. Vivre pour quelque chose, ça, c’est gratifiant, mais la douleur n’a rien à envier.

Donc, lorsque la fille énonce cette règle de vie, il roule des yeux en prenant grand soin de ne pas fixer le ciel trop longtemps, car sa rétine est sensible. On pourrait croire que Woody n’a pas de coeur, qu’il est le genre de mec à adhérer à ce raisonnement sans se poser de questions, mais ce n’est pas vrai.

Accepter la douleur, comme si elle faisait partie de toi, c’est le meilleur moyen de perdre le contrôle. Ça t’empêche de trouver une solution pour changer les choses.

À ce sujet, Woody sait très bien de quoi il parle. Dans la vie, c’est un combatif.

« J’ai peut-être tort, mais j’ai l’impression que ce sont ceux qui ont déjà dû apprendre à survivre avant tout ça qui s’en sortent le mieux, non? » Il s’arrête net, puis ferme les yeux pour s’imprégner de l’environnement. Il prend une grande inspiration, mais sait que cette technique n’a jamais porté ses fruits sur lui : il ne sait pas garder le contrôle sur la moindre once de colère diluée dans ses veines. Il se retourne pour lui faire face, pénétrant son âme de ses yeux impitoyables. La seule méthode qu’il n’ait jamais trouvée pour s’empêcher de répliquer, c’est d’ignorer les gens et de restreindre sa solitude à ses propres pensées.

Mais pour une raison inconnue, chaque phrase prononcée par cette fille est une égratignure sur la carrosserie d’une voiture de luxe : nette, désastreuse, efficace.

T’as quoi dans le crâne, exactement? T’es sûre que c’est seulement ta cheville qui est brisée? J’en doute, tu vois.

Oh, il sait aligné plusieurs mots dans une même phrase.

Il l’observe quelques secondes. Est-ce que ses paroles lui font mal? Est-ce que cela l’aide réellement à vivre pleinement? Non, recevoir un poignard en plein coeur ça ne fait de bien à personne. Et venant de lui, c'était purement gratuit. À une époque, lui, son frère et sa soeur détruisaient absolument tout.

Woody a toujours ressenti le besoin de s’opposer à tout, de s’emporter aussitôt qu’une parole de travers ne concorde pas avec ses pensées. À un époque, sans doute savait-il se taire, mais à la mort de Julie, qu’importe qu’il s’embrouille avec les autres, c’était le prix à payer pour ne s’attacher à personne. Pourtant, Julie le contredisait constamment, et ça ne l’a jamais empêché de follement l’aimer.

Être un survivant n'a rien de gratifiant. Survivre à ceux qui auraient dû être là n'a rien d'appréciable. Crois-moi, si t'as envie d'avoir mal, je vais me faire un plaisir t'aider ton corps à connaître ses limites, mais ne me fais pas croire que ça en vaut le coup. Personne n'a envie d'être un survivant

Cette fille n'aura jamais les bons mots en bouche pour le mettre dans sa poche, car il trouvera toujours le moyen de désapprouver ses propos, jusqu'à ce qu'elle soit en mesure de lui tenir tête par des arguments valables. Ça peut sembler déstabilisant, voir offensant, mais Woody n'a toujours eu que de bonnes intentions pour ce monde et sa famille, malgré des assauts d'envergure. Il le faisait, car il pensait ses choix valables. Woody déteste se dire qu'il a survécu à la mort de Julie, donc entendre cette fille se vanter que ceux qui ont vécu le pire avant l'apocalypse sont de meilleurs survivants ne fait qu’accroître son regret de l'avoir amenée avec lui dans cette expédition.

Il est sur le point de reprendre sa marche lorsqu'il entend un léger fracas non loin, semblable au bruit d'une poubelle qui s'effondre sur son flanc. Quelques oiseaux s'envolent à proximité, indiquant d'où provient la source du bruit. Un virulent? Un animal égaré? Un " survivant "? Ils ne sont pas seuls. À cette perspective, Woody soupire d'exaspération, comme s'il était déjà ennuyé d'être dérangé par autre chose que cette gamine.

Son premier réflexe, malgré tout, est de faire un pas en avant, comme s'il était prêt à défendre sa compagne de route.

Arme-toi, nous allons restés vigilants.

S'ils étaient plus éloignés de l'aéroport, Woody aurait pris la décision de ne pas inspecter ce bruit. Or, étant donné qu'ils sont encore tout prêts et que la menace est réelle, il préfère assurer la sécurité des siens, car c'est son rôle après tout.

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11.02.20 20:05
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Le fait d’avoir rejeté cette douleur et tout ce qu’elle signifiait pour moi, c’est ce qui m’avait entraînée à pointer une arme contre moi. C’est ce qui m’avait poussé à éteindre la lumière une bonne fois pour toute. Si je ne l’aimais pas, si je ne la chérissais pas, je ne pourrais contenir tout ce qu’il y a au fond de moi et que je ne maîtrise pas. Quand il s’avança sur moi et me surplomba, je ne fis aucun pas, je restais à ma place me prenant son venin sans ciller. Bien sûr qu’il n’y avait pas que la cheville qui était brisée chez moi, comme tout le monde qui a survécu à ce monde à priori. Mais le faire remarquer aurait-il une quelconque utilité ? Aucune. Pour une raison inexpliquée, son regard brisa quelque chose d’enfoui en moi, comme s’il venait de fissurer l’horloge qui me servait de cœur. Il avait toujours eu un rythme régulier, mais là, il venait de s’arrêter. Je n’avais jamais été touchée par la haine d’autrui. J’avais l’habitude d’être rejetée, mais quelque chose dans son regard et le ton de sa voix avait abîmé mon mécanisme de danseuse dans sa boite à musique.

Je sentais le tambourinement de mon cœur dans ma poitrine et je me retenais, je me contenais, de toutes mes forces. Un poing serré, ce sont ces dernières paroles qui finir par avoir raison du fait que je ne répondais jamais à quelqu’un qui était supérieur à moi. Il ne voulait pas fouiller mon passé, mais il osait me cracher au visage qu’il pourrait me torturer sans une once d’humanité pour me prouver que la douleur est une mauvaise chose.

« Je suis une survivante parce qu’un homme a voulu que je vive ! C’est seulement par respect pour lui que j’accepte cette douleur. Je sauve des enfants grâce à lui parce qu’il a pu me sauver et ma douleur à la cheville me rappelle constamment qu’il faut que je me batte pour une cause plus grande que ma petite existence. »

D’abord virulente sur le moment comme il avait pu l’être, je décidais de faire un pas de recul, je ne me reconnaissais pas. Il était vraiment très rare que je m’emporte ou encore que je montre à quelqu’un que j’appréciais les enfants. Encore une autre faiblesse mise à découvert et offert sur un plateau d’argent au blondinet.

« Désolée, ma logique n’est pas la tienne parce que je n’ai jamais rien eu à moi qui soit précieux… Alors je ne peux pas concevoir la douleur telle que tu la conçois. Peu importe, c’est de ma faute, j’aurai dû juste me taire. »

Je posais mes doigts sur mes tempes en fixant un instant le sol. J’essayais de retrouver le calme qui d’habitude me caractérisait. Penser à mon passé sur les feux de la rampe me brisait en petits morceaux. Si je n’étais plus une danseuse, je pouvais au moins protéger la plus jeune génération et être utile à ma façon. Il fallait seulement que je cesse de parler à cet homme. Il fallait que j’arrête d’essayer d’être sociable. Les autres n’arrivaient qu’à me blesser un peu plus quand je faisais un pas en avant. Ma mère avait été la première à me rejeter. Comment une enfant qui n’est pas aimée par sa propre mère pouvait penser que quelqu’un d’autre pourrait l’apprécier ? J’étais absurde. Il fallait juste que je m’intègre assez au groupe sans essayer de me rapprocher de qui que ce soit.

Les oiseaux ont le don de m’apaiser et de me blesser en même temps. Les voir me rappelle à lui. Lui qui avait fini par me détester pour ce que j’étais devenue. Peut-être saurait-il voir la bonté dans le monstre en sachant que je sauvais tous les enfants que je pouvais. Je n’avais plus envie de parler, je n’avais plus envie de faire d’efforts. J’étais fatiguée d’essayer. Alors que le blond avait fait un pas en avant, je me reprenais immédiatement et je saisissais mon arme blanche. Je n’attendais pas ses directives, j’étais plus légère et mon passé de danseuse faisait que j’étais une bonne furtive. Je m’avançais la première et ce que je découvris m’attrista, mais ce n’était vraiment pas important.

« C’est juste un virulent très mal en point… Je préfère mettre fin à ses souffrances, d’accord ? »

J’avais quand même un respect pour les défunts et son état aurait soulevé le cœur à n’importe qui. Il avait les jambes broyées et rampait sur le sol à l’aide de ses bras. A son niveau, je me permettais de souffler une phrase pour lui souhaiter de reposer en paix et je lui donnais un coup bien placé de ma dague dans le centre de la tête. Non. Lui, il ne calmerait pas mes pulsions, c’était de la miséricorde. Un soupir empreint de tristesse pour cet être m’échappa en me relevant, alors qu’une ombre sortit de nulle part s’adressa directement à moi.

« Jessica, c’est ça ?... »

Empoignant de nouveau mon arme, mon regard s’arrêta sur ce qui ne semblait pas être un virulent. Décidément, je ressentais bien trop d’émotions pour une personne qui pensait en être presque dépourvue. J’ignorais son nom, je l’avais oublié, c’était lui. Lui que j’avais refusé dans un groupe et qu’ils avaient acceptés malgré tout. Les cheveux grisonnants en bataille, une barbe mal taillée et une chemise à carreaux rouges. Il avait les mains dans les poches et ce sourire qui me donnait envie de vomir, bien trop sûr de lui. Ses pupilles bleus me fixaient alors qu’il avançait doucement vers moi, comme le serpent qu’il était.

« Je suis soulagé de voir que tu t’en sois sorti ! Moi aussi d’ailleurs comme tu peux le voir… Les autres… »

Je ne le laissais pas continuer avec ses mensonges de manipulateur, je tournais la dague vers moi pour ne pas le tuer par erreur et je l’empoignais contre un arbre.

« Je leur avais dis que je sentais que tu étais une pourriture ! Je sais que c’est toi qui les as tués !»

Cet homme ne m’avait aperçu qu’une heure tout au plus, parce que j’avais fait mon sac dès qu’ils avaient fait les présentations et l’avait accepté dans le petit groupe. Alors je n’aurais jamais pensé qu’il avait fait attention à ma faiblesse. La colère m’empêchait d’être sur mes gardes comme d’habitude. Le blondinet avait tort, j’avais raison. Il valait mieux encaisser que se laisser submerger. Je me sentais coupable pour ces morts parce que j’avais le sentiment d’avoir été la complice de cette ordure. J’aurai dû le tuer dans son sommeil, mais je n’avais eu que des soupçons, je n’étais pas certaine. Il parvint à m’étaler sur le sol en donnant un violent coup de pied à ma broche. J’en eus le souffle coupé et je me retrouvais sur le sol avec le souffle coupé. C’était la première fois depuis bien longtemps que je n’avais pas été en difficulté face à un autre tueur, mais ce n’était pas un petit joueur. Bien sûr, il restait le blond qui m’accompagnait et il savait que les autres survivants avaient du mal avec moi, il avait pu le constater avec le petit groupe qui l’avait préféré à moi. Il mit ses mains en évidence pour prouver sa bonne foi.

« - Désolé mec, elle ne m’a pas vraiment laissé le choix ta nouvelle copine… Tu sais, elle n’a pas toute sa tête. Je te jure que je suis un mec réglo, on a fait parti du même groupe et…
- Ne le crois pas. Peu importe ce que tu fais, ne lui fais jamais confiance.
- Jess… On sait tous les deux qu’il t’arrive de parler à ton ombre. T’es pas méchante au fond, mais tu vas pas condamner un de tes anciens potes parce que tes hallus te font croire que je les ais butés. Tu m’as vu les tuer ? »

Je ne pouvais pas répondre à ces mots. Je n’avais pas de preuves. Je le savais, c’était impossible que ce soit quelqu’un d’autre. Je serrais les dents et me remettait debout, malgré moi, je restais à distance de lui parce que je ne pouvais pas l’égorger ou prendre une décision sans que mon supérieur de la journée m’y autorise. Je craignais que l’histoire se répète, surtout que l’on venait juste de se prendre la tête. Pitié, soit plus intelligent que les autres. Pitié, n’écoute pas celui qui se prétends bon alors qu’il m’a délibérément mis à terre.



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16.02.20 10:45




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― Je n’ai rien eu à moi qui soit précieux.
Arrête d'attendre et obtient ce dont tu as besoin, marmonne-t-il.

Protéger les choses qui nous tiennent à coeur est d’ailleurs une tâche constante et épuisante. Échouer, c’est comme de mettre un pied dans sa propre tombe. Ça nous brise de l’intérieur. Ça brise les bons sentiments, ceux qui sont essentiels pour s’ouvrir à autrui, pour apprendre à créer des liens. Il ne peut concevoir qu’elle puisse s’auto-désigner survivante sans même connaître l’horrible sentiment de la perte. Mais si on désire posséder quelque chose, si on souhaite pouvoir dire qu’une chose nous appartient précieusement, il faut faire le nécessaire pour que ça arrive. Sans cette capacité à désirer ardemment une chose, Woody serait probablement déjà mort et enterré.

― C’est juste un virulent…

Woody concède d’un hochement de tête afin qu’elle puisse l’achever. Ce mort n’a, de toute manière, plus aucun avenir en ce monde. Woody balaient l’endroit des yeux afin de vérifier qu’aucun autre virulent n’est dans les parages.

― Jessica, c’est ça?

Une voix masculine. Aussitôt, Woody tourne la tête pour apercevoir le visiteur inopportun. Woody est probablement le seul à s’isoler dans le mutisme présentement. Il écoute attentivement l’échange entre les deux individus, comme s’il était externe à la situation, d’une inutilité absolue. Jessica n’est pas dans le même état d’esprit, sans doute un peu retournée, en partie, par les précédentes paroles de Woody, car elle se jette sur l’inconnu à une vitesse étonnante, cependant ses vaines tentatives pour avoir le dessus sont réduites au néant lorsque le type la propulse au sol sans difficulté.

― Désolé mec, [...] elle n’a pas toute sa tête.

À nouveau, Jessica et l’inconnu échangent quelques paroles.

Pourquoi devrais-je te croire plutôt que elle?

Finalement, le Pratt s'adresse au type, mais n'essaie pas de se montrer plus cordial qu'avec Jessica au tout début. Il est aussi rigide et distant qu'un mur de glace. Mais de la glace, ça fond, avec de la patience.

Woody défait le harnais qui maintient son sac à sa taille, puis fait glisser les bretelles pour s'en départir. Une fois l'objet à ses pieds, il l'ouvre calmement pour en extirper une petite hache bien pratique lors des sorties, que ce soit pour couper le bois, entrer dans les bâtiments pour une inspection, préparer la nourriture qu'il a pêché ou chassé. Il n'a pas que des cannes à pêche sur lui. Il était consciencieux autrefois, certains traits de caractère semblent d'ailleurs être restés.

Explique-moi comment tes camarades sont décédés.

Il ne tourne pas autour du sujet, ne tente pas de broder la conversation de doucereuses paroles pour l'amadouer, pour le mettre dans sa poche. Plus il sera direct, plus les réactions de son vis-à-vis seront instantanées et difficiles à calculer. Woody est un pilier parmi les sbires de Seth. Il aimerait croire que, comme son frère, il sait trier les mauvaises herbes des bonnes plantes, mais ce n'est pas dans son champ d'expertise. Woody est surtout habitué à confronter les requins et punir ceux qui lui déplaisent. Les autres, malgré leur robustesse et leur appétit terrifiante, peuvent vivre leur vie du moment qu'ils se tiennent à carreau.

― Et pourquoi tu lui demandes pas à elle? réplique-t-il dans un demi rire.
Parce que c'est à toi que je demande et qu'elle a d'autres questions en tête.

Il n'a pas oublié les nombreuses réponses qu'elle lui doit.

Il ne reste pas en retrait. Il s'avance de quelques pas histoire de se retourner entre le type et la fille. C'est un réflexe de protection. Qu'elle ait menacé l'homme la première n'a aucune importance aux yeux du blond ; si elle le jugeait nécessaire, elle était en droit de le faire, de prendre sa place, car ça implique que ça cause est juste. Mais les yeux de Woody ont surtout vu un homme mettre au sol une fille ayant un handicap. Et visiblement, cet homme est accusé d'un crime. Et s'il assemble chaque élément, il lui semble faire face à un traître. Woody se sent souvent concerné lorsque arrive le temps de juger un traître.

― Cette fille est complètement tarée! insiste l’intrus, désignant Jessica du doigt comme si elle était l’antichrist.

Mais se sont des accusations vides de sens, sans la moindre explication, dépourvues de réelle volonté. Woody n'est pas amoindri le moins du monde.

Je confirme, elle est casse-pied, mais nous appartenons à la même communauté et je lui fais davantage confiance à elle qu'à toi. Pourquoi rôdes-tu aux alentours, seul? Et ne m'oblige pas à insister, j'suis pas d'humeur.

Et pour soutenir ses dires, il bouge ses doigts le long du manche de sa hache, prêt à lui briser les chevilles ou les poignets si nécessaire. Woody ne connait pas ce type et n'aime pas savoir qu'il pourrait être une menace pour sa famille. Si c'était sa petite soeur qu'on avait jeté au sol, cet homme s'étoufferait déjà dans son propre sang.

― Écoute, mec, je ne veux pas causer d'ennuis.

Il ne répond pas à la question. Au moins Jessica a eu le loisir de répondre avec beaucoup d'honnêteté, peut-être même trop. Woody réagit aussitôt, mettant ses menaces à exécution. Dans ses doigts, il retourne le manche. Il lève sa hache de manière à frapper sans couper, avec la surface plus plate et plus épaisse de l'arme. Le coup est directement porté au genou du type qui s'effondre dans un puissant grognement de mécontentement. L'os du genou ainsi remodelé, il ne risque pas de se relever prestement.

Le blond tourne ensuite la tête vers Jessica.

Exprime-toi, c'est le moment. Choisis bien tes mots, surtout lorsque tu me parles de confiance.

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Conduis-moi dans les méandres de la mer
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Le tout était de ne pas montrer que sa réponse était ce qui me déroutait le plus. Pour moi j’avais ce dont j’avais besoin, les plus étaient pour les autres. Je me contentais d’avoir une utilité et dans ce nouveau monde, j’avais sans doute plus de clefs en main que quiconque. Bon, si je mettais à part le fait qu’il fallait un minimum de savoir vivre et de tact pour rentrer dans un groupe et bénéficier d’une défense considérable par rapport à ceux qui se débrouillent seuls. Il fût un temps béni où j’avais ce qui me convenait, j’avais trouvé ma place et peu de personnes peuvent s’en vanter. Mettre deux chaussons de danse et pouvoir envoûter un public qui vous regarde était ma seule raison de vivre. Ce n’était plus possible. Ce n’était plus permis. Si ma cheville ne me l’avait pas enlevé avant, je l’aurais perdu maintenant et alors l’inévitable ce serait produit. Il n’y aurait pas eu d’ornithologue pour arrêter mon geste cette fois. Alors peut-être que c’était lui qui me manquait, mais je savais comment il fonctionnait. Il savait quel monstre sommeillait en moi. Sans doute que le revoir signerait mon arrêt de mort. Si il se sentait coupable de mes méfaits passé, présent et futur.

Un survivant avait essayé de me comprendre, on avait fait parti du même groupe, mais cette fois-ci la décision de partir avait été mienne. Il m’avait affirmé une fois que le hasard n’existait pas, il était le fruit de quelque chose de plus grand qui avait décidé de nous mettre à l’épreuve. Il ne voyait pas mes illusions d’un mauvais œil comme tous les autres, il voyait en moi la possibilité de voir le monde sous une autre forme. Peut-être que dans une autre vie, j’aurai pu essayer de créer un lien, mais je suis partie avant de voir son regard changer sur moi. Il n’était pas au courant de mon addiction quand j’ai plié bagages.

Si sa théorie était vraie, cet homme plus âgé que moi, plus perfide que moi, était une simple épreuve de plus. Il m’était déjà arrivé de me poser la question. Je me demandais pourquoi tant d’obstacles se faufilaient devant moi et me projetaient en arrière avec une telle violence. Il était difficile, voir impossible, de rattraper les choses avec blondinet face à ce sauvage. Le reste du groupe avait dû lui parler de moi, de ma facilité à tuer sans une once de remords. Malgré le fait que je tuais ceux qui nous avaient voulu du mal, je les effrayais. Je ne ressentais pas de remords alors, ils s’imaginaient sans doute… Qu’un jour, je ne distinguerais plus alliés ou ennemis.

La première question du blond me fit regarder ailleurs. Tous ceux qui avaient voyagé avec moi auraient pu répondre sans aucun remords. Tous, à part une exception, me voyait comme une machine avec un rouage cassé : celui des émotions. Seulement la réaction du blondinet m’arracha à mes pensées et je fronçais les sourcils avec un air de stupéfaction. Qu’est-ce qu’il faisait avec une hache ?... Finalement j’étais peut-être parfaitement équilibrée comme individu… Tuer était une délivrance pour moi, l’adrénaline que cela procurait était sans précédent, mais la préméditation n’était vraiment pas dans mes façons de faire. Il était vrai que j’entrainais bien souvent des monstres à me suivre et que je les poussais à s’en prendre à moi, mais dans le fond, étais-ce vraiment un meurtre prémédité ?

Alors que le blond jouait à Sherlock Holmes version Freddy Krueger, l’autre ordure voulait que l’on me questionne moi sur ce qui c’était passé. Pourquoi était-ce si dur de répondre ? D’inventer un nouveau mensonge ? A croire que l’imagination n’était pas son fort après ses répliques habituelles. Je me contentais de garder bien mon arme en main et de lever les yeux au ciel. Si j’avais décidé d’appartenir à ce groupe, ce n’était pas pour commettre de nouvelles bavures, alors Freddy Holmes pouvait en faire ce qu’il voulait. Sauf une chose… Je ne permettrais pas que cet individu puisse voir où le groupe siégeait. J’étais prête à y laisser ma place. Là-bas, dans le groupe de Seth, il y avait des enfants. C’était hors de question. Si blondinet lui accordais le bénéfice du doute, je tuerais celui que j’aurai dû tuer avant, même sans preuves. Après je filerais comme l’air pour trouver un autre endroit où me réfugier.

J’aurai pu être touché par le fait qu’ils se confirmaient mutuellement que je n’avais pas de la lumière à toutes mes fenêtres, mais j’étais bien trop occupée à garder mon arme en main et à identifier chacun des faits et gestes du grisonnant. Ma décision était prise, s’il fallait que je commette une bavure qui me condamnerait au sein du groupe, tant pis. Le hasard est sensé semé des épreuves que l’on doit pouvoir remporter si on reste attentif et combattif.

Seulement la réaction de l’apprenti détective me prit de cours. « Who… C’est drastique comme façon de faire ! » lançais-je sans même m’en rendre compte. Plus que jamais je voulais voir le grisonnant donner son dernier soupir, mais le laisser mourir lentement n’était pas une façon de faire pour moi. « Si tu lui as brisé le genou, tu le condamnes. » Contre toute attente, la première personne à réagir face à mes propos fût celui qui tenait son genou en grinçant des dents.
« - Tu te fous de la gueule de qui a joué les bons samaritains maintenant ? Tu te souviens que je suis quelqu’un sympa ?
- Ta gueule…
- Non parce que par ta faute… »

Malgré le fait que ma cheville me lançait, j’avançais de deux pas sur celui qui était maintenant à terre, traînant ma jambe souffrante. Mon regard transpirait la haine à ce moment précis.

« Si j’étais seule sans communauté, tu n’aurais déjà plus l’occasion de parler alors la ferme ! »

Avant je devais prendre mes décisions seule et décider quel genre d’ange de la mort je devais être. Maintenant, je remettais mon corps et mon âme au chef du groupe : Seth. Alors à moins que l’on me donne le feu vert, tuer ne serait plus une option sans permission.

« - Tu vois ! Elle est tarée et elle te le cache pas mec !!
- Tais-toi ! C’est à moi de répondre, tu as laissé écouler ton temps crétin. »

Cela me revenait comme un boomerang, avant que je ne réagisse verbalement à ce qui venait de se produire, blondinet m’avait demandé des explications vu que le grisonnant semblait surtout enclin à me discréditer. Il était armé et prêt à trancher celui ou celle qu’il pensait être une mauvaise plante, alors je rangeais dans ma ceinture mon arme, de toute façon l’autre lâche mettrait du temps à bouger.

« Le petit groupe dont il parle a été confronté à un choix. Je n’avais pas confiance en lui, j’ignore son prénom parce que ce n’était pas ça qui m’importait. Tout ce qu’il disait ne tenait pas debout, je n’arrivais pas à lui donner le bénéfice du doute par rapport à son histoire. Il a demandé l’asile à notre groupe. J’ai demandé à parler à une personne qui était plus ou moins à la tête de tout cela. J’ai été très claire : si on le prenait, je faisais mon sac et je partais à la seconde. Je ne pouvais pas fermer les yeux dans la nuit avec ce type à côté de nous… J’ai dû plier bagages. Certaines personnes du groupe, peut-être tout le groupe, avaient peur de moi. Ils me trouvaient sans merci quand il s’agissait de se défendre face à des personnes malveillantes. Le lendemain matin, j’ai voulu rebrousser chemin et constater si le groupe allait bien avant de reprendre la route de mon côté. Ils étaient tous morts et tout ce qui pouvait être utile à la survie a été embarqué. La plupart avait été tué par étranglement, à l’aide d’un fil j’imagine… Juste la dernière victime présumée avait été tuée d’un coup de couteau dans le ventre. A en croire par son expression de visage, elle a eu le temps de se voir mourir… Alors même si je n’ai pas de preuves formelles que ce soit lui, je ne crois pas au hasard. Tu peux me considérer coupable aussi… J’aurai pu rester et le surveiller, mais ils étaient adultes et j’ai fais une erreur en partant. Tout ce que je te demande, c’est de ne pas le laisser s’approcher d’un autre groupe. Je ne suis même pas certaine qu’il soit vraiment seul, bien que la technique me donne à penser qu’il agit seul… »

Le grisonnant se mit à éclater de rire, tout en retenant d’une main son visage. Mon plaidoyer semblait être mauvais d’après lui, de toute évidence, mais le but du jeu était surtout de l’empêcher d’accéder à ce groupe. Ma franchise me ferait peut-être perdre, il était vrai que je ne l’avais pas surpris en action…

« Tu vois ! Elle reconnaît elle-même qu’elle n’était pas là ! Mec, j’ai juste réussi à me barrer à temps et je ne vois pas en quoi cela me rendrait plus coupable qu’elle qui s’était tiré la veille… Maintenant que tu m’as défoncé le genou pour rien, ce serait sympa de présenter des excuses et de me filer un coup de main, tu crois pas ? »


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Woody Pratt
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Ancien métier : Rien de fixe. Il travaillait parfois à temps partiel dans une poissonnerie. Il a fait l'expérience de gardien de littoral. Il vouait surtout sa vie aux manifestations.
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Statut civil : Célibataire, il n'est pas en quête du bonheur depuis le décès de sa douce. En amour, il a besoin d’être dirigé pour souffler. La tendresse est ce qui l’aide à ne pas perdre la tête.
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20.02.20 17:24




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― Who... c'est drastique comme façon de faire. [...] Si tu lui as brisé le genou, tu le condamnes.

De la réticence plus que de la compassion, Woody traite mentalement cette information, pourtant sans juger. Elle ne semble pas très attachée à cet individu, semble même portée à se soucier davantage des animaux que des hommes. Alors pourquoi semble-t-elle déçue qu'il puisse laisser cet homme agoniser encore quelques heures? De toute manière, ce sont ses propres hypothèses, car il n'a pas mentionné ces intentions. Pas encore.

― Si j’étais seule sans communauté, tu n’aurais déjà plus l’occasion de parler alors la ferme! s'exclame la fille.

Ça confirme ses réflexions. Sa colère est plus grande que sa compassion. Elle voudrait le tuer de ses propres mains, le faire taire, le faire payer. Elle est explosive et dangereuse, malgré un minois angélique et une jambe défaillante. Mais Woody est-il en mesure de doser cette fille correctement alors qu'il est lui-même la proie d'une colère noire, fréquemment? Il peut devenir violent autant qu'il peut faire peur à autrui. S'il doit faire attention et s'il doit la surveiller simultanément, ça risque de ne pas être joli. Il n'a visiblement pas envie de gérer une personne comme lui.

Son courage face à ce type ne lui donne pas tous les droits, et ce, même si Woody admire beaucoup cette facette de sa personnalité. Les habitants de l'aéroport ne peuvent pas tout se permettre au risque que cette mauvaise habitude persiste. Une toute petite poignée de respectés peuvent agir au nom de Seth. Il arrive même que cela crée des frictions. Il ne pourra pas laisser Jessica tuer cet homme, si c'est son idée première. Woody, il se tient prêt à intervenir. Elle range donc son arme. C'est un début. Il plisse légèrement les yeux, attentif à ses prochaines paroles. Autant qu'elle profite de ce droit temporairement accordé.

Elle raconte leur histoire commune, visiblement pressée d'en finir, car sa voix est prononcée et rigoureuse.

T'as raison ; si tu avais des doutes, tu aurais dû rester et t'assurer que ça n'arrive pas.

Il est peut-être trop franc, mais au moins il est honnête. C'est la première chose qu'il pense à lui dire une fois qu'elle a terminé sa longue explication. Effectivement, si elle ne faisait pas confiance à ce type, elle n'aurait pas dû abandonner si facilement, n'aurait pas dû céder sa place pour leur faire plaisir. Elle aurait dû faire comme aujourd'hui, argumenter jusqu'à ce qu'on entende sa voix. Elle aurait dû les obliger à écouter et comprendre. Mais quand on échoue. On recommence.

Ses yeux se tournent vers l'homme qui rigole. Eh bien, qu'il rigole, qu'il profite de cet amusement avant de ne plus en avoir la chance. Woody, lui, il est très sérieux. Sa famille se trouve à l'aéroport. Ses quelques rares amis se trouvent à l'aéroport. Il ne fera pas entrer un déchet à l'intérieur s'il a le moindre doutes sur ses intentions ou sur ses agissements. Woody doit seulement se demander : est-ce que Seth aurait eu d'autres projets pour lui? Woody doit le punir et le mettre en garde, sans pourtant autour l'achever. Woody ne peut pas tuer tout le monde, même s'il en est capable. Les preuves de la mort de ce groupe sont dirigées vers lui, mais est-il réellement le coupable?

Je t'ai entendu, ajoute-t-il à l'intention de Jessica, assurant un bref contact visuel pour lui faire comprendre que ses arguments ne sont pas entrés dans l'oreille d'un sourd.
― Tu vas vraiment me laisser crever là? s'étonne l'homme, soudainement plus sérieux, semblant discerné une lueur invisible dans l'oeil de Woody.
Je ne ferai pas entrer un menteur dans nos rangs.
― Quoi? Non! Elle dit des conneries. Je n'ai tué personne!

La panique monte d'un cran lorsque Woody se déplace pour lui faire face. Il empoigne à deux mains sa hache, cette fois, près à l'envoyer valsée de biais pour lui détacher la tête du corps. Il ne s'arrête pas dans ses mouvements, faisant comprendre au type à quel point il est sérieux, qu'il le tuera s'il ne parle pas. Il a déjà cassé le genou, il peut faire bien pire. Il a déjà fait bien pire par le passé. Le type cherche ses mots, visiblement pris de court. Sans doute n'imaginait-il pas qu'une gamine puisse avoir des paroles plus sensées que lui. Il lève les mains en signe d'abdication.

― D'accord, j'avoue. J'ai tué tout le monde. C'est moi le meurtrier.

Woody détend ses bras. Il a eu les informations dont il a eu besoin. Il se détourne de l'homme sans le tuer. Et lorsqu'il se retrouve face à Jessica, il s'adresse à elle, sans chercher à ce que le type entende quoique ce soit.

Là voilà ta vérité. Tu te sens mieux ou pas?

C'est une question rhétorique.

Woody enfonce une main dans son sac pour en sortir un talkie-walkie éteint. Il prend le temps de l'allumer uniquement pour régler cette affaire. Il est hors de question qu'il fasse demi-tour, lui qui voulait profiter de cette journée. Il règle le canal pour contacter un collègue de garde.

C'est Pratt, on a crétin en périphérie.

Il donne les coordonnées après un bref coup d'oeil autour de lui. Il pose ses yeux sur Jessica, quasi sûr qu'elle n'est pas en accord avec sa décision de laisser l'homme en vie. Il continue de l'observer, même en s'adressant à son collègue.

Envoyez quelqu'un le ramasser. Laissons Seth décider du sort d'un meurtrier. Mais il précise : L'une de nos camarades aura son mot à dire.

Voilà qui lui donnera une chance de faire sa place et de prouver ce qu'elle vaut. Il ne le dira pas à voix haute, mais si cette fille avait tué ce type, sa réputation aurait été la même dans l'ancien groupe qu'à l'aéroport : une fille qui fait peur et qui n'a aucun avenir. Personne ne la connait. Personne ne peut lui faire confiance. Elle doit se faire un nom si elle veut pouvoir tuer sans craindre d'être exécutée en retour. Il est possible que ce type soit assassiné dès son arrivée, qu'est-ce qu'il en sait. C'est seulement par expérience qu'il prend cette décision. Parce que dans les faits, l'homme est peut-être vraiment innocent. Il a peut-être dit ce que Woody voulait entendre.

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Jessica Bane
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13.03.20 19:27
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Quand personne ne tient à soi et que l’on ne tient à personne, il n’est pas aisé de comprendre qu’elle est la bonne décision à prendre. L’égoïsme avait été mon leitmotiv avant de rejoindre un véritable groupe solide et fort. Il fallait que j’apprenne à penser autrement, à agir autrement. Il était dur de concevoir qu’il fallait toujours penser aux autres avants soi-même quand on pense bien souvent que les autres sont très rarement lucide et surtout très stupide. Les sentiments rendaient forts certaines personnes, pour d’autres, c’était un fardeau qui les clouait au sol. Mon mécanisme intérieur semblait rouiller quand le blondinet m’affirma que j’aurai dû rester. Pourquoi rester pour des personnes qui étaient prêtes à me laisser seule ? Il y avait encore certaines nuances qui m’échappait. Au moment où j’avais fait ce choix, il m’avait semblé juste envers ma personne. Mais le lendemain matin, en les voyant tous jaugés le sol sans vie, je m'étais sentie salie. Salie d’un crime qui n’était pas à moi. D’un crime injuste et non d’une justice qui pouvait se justifier. Ils avaient peur de moi. J’avais craint cet homme, ce loup, et j’avais fuis. Finalement nous étions semblables en certains points. Mais je ne tuais pas les bonnes personnes, j’agissais comme une justicière de l’ombre. Une personne qui jauge et qui abats son courroux en se disant qu’elle est toujours impartiale.

Peu importe tout ce qui a pu se passer depuis que les virulents sont apparus à nos portes, je n’avais jamais été confronté réellement à un autre tueur. Un tueur de sang-froid. J’ignorais si cette idée me traversait l’esprit en parlant du cinquantenaire ou en parlant du pêcheur. Ma respiration était calme et j’avais l’impression d’assister à la scène de loin, dans un fauteuil rouge avec quelques douceurs posés sur le siège d’à côté. Alors que ma main semblait plonger dans un récipient de sucreries, tout s’arrêta violemment à une révélation plutôt expéditive. Il reconnaissait les faits. Il les reconnaissait pour vivre, alors qu’il méritait la peine capitale. L’ange de la mort et son arme se coupa nette et ne finir par leur geste. Il me fallu quelques secondes pour répondre sans mot à la question du blond. Un mince rire s’échappa de mes lèvres. C’était tout ce que j’aurais, n’est-ce pas ? Il y avait quelque part une satisfaction, suivi par l’horreur du message radio. On ne pouvait contenir deux monstres comme nous dans un groupe. Le cinquantenaire voyait alors là une carte à jouer, je le sentais dans son regard viré sur moi.

« Bien… » en apparence, j’étais le plus calme du monde, à l’intérieur je rentrais en ébullition. Je fis un pas, puis j’appuyais exagérément sur le pied qui avait du mal à se déplacer. « N’oublie pas de demander à être proche de mon lit, parce que tu n’as pas intérêt à me louper, moi je ne te louperais pas si tu tue quelqu’un d’autre…
- Jessica… On a tous faits des erreurs. Je suis sûre que l’on fera un super duo dans ce nouveau groupe une fois que ton chef m’aura donné une chance. Les tueurs peuvent toujours servir. »

Mon sang ne fit qu’un tour, le rouge me montait aux joues et je m’accroupissais soudain à sa hauteur, afin de lui montrer à quel point il était diminué à l’instant. Mon ornithologue s’était agenouillé lui aussi, il était revenu me regarder de façon désapprobatrice. Je le savais, je savais que je ne devais pas faire d’erreurs. Je fis une simple grimace à son apparition comme pour lui dire de s’en aller, mais toujours méfiante, l’image restait.

« Tu crois qu’il te faudra combien de temps pour de nouveau marcher ou courir ? Un cheval avec une patte en moins finit à l’abattoir. Je n’étais pas sensée marcher de nouveau un jour, pas normalement. Je n’étais pas sensée pouvoir courir de nouveau. C’est là toute la différence entre toi et moi, je sais me relever. Le sauras-tu ? J’en doute fort, tu cherches la facilité. »

J’ignorais s’il allait me répondre, parce qu’en me relevant, la seule personne qui me préoccupait ; c’était le seul qui n’était pas là. Ses cheveux grisonnants, son air renfrogné, son air fatigué. Il avait peur que je prenne encore le mauvais chemin. Je n’ai rien fait. Ce sont ces mots que je dessinais sur mes lèvres sans les dire à voix haute. J’avais envie d’hurler, de briser l’autre genou de celui qui était à terre. Mais tout cela était facile, trop. J’étais une danseuse, on venait de m’ordonner une autre chorégraphie : celle qui consistait à laisser le chef d’orchestre décider à ma place. Je faisais taire la douleur qui me montait le long de la jambe et j’avançais vers le dénommé Pratt. Je pris ma lame dans la paume de ma main et je présentais le manche au blond.

« Prends-là juste quelques minutes s’il te plaît. Juste le temps de quelques mètres. J’ai peur d’avoir un geste irréfléchi si on croisait quelqu’un d’autre. Parce que je me demande s’il est vraiment seul et si le virulent n’était pas un piège… »

Je venais d’y penser à l’instant, sinon j’aurai émis cette hypothèse bien avant. Combien de groupes font appel à un éclaireur pour en tuer un autre ? Les Bernard l’Hermite se volaient bien leurs coquillages entre eux en tuant leur ancien propriétaire. Il suffisait que le coquillage leur paraisse plus beau que le leur. J’avançais sans attendre les recommandations du blond, j’avais besoin de marcher, j’avais besoin de m’éloigner. Je donnais alors un coup violent sur le sol de ma jambe gauche, ce qui m’arracha au passage une larme de douleur. Je voulais savoir à quoi m’attendre si on devait se mettre à courir. Je le ferais, j’avais connu pire en rééducation. Mais cet abruti avait visé juste et dans ces nouveaux temps, personne ne pourrait remettre ma broche en place s’il était parvenu à la déplacer. Qu’importe, quoi qu’il arrivait, je me relèverais toujours.


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Statut civil : Célibataire, il n'est pas en quête du bonheur depuis le décès de sa douce. En amour, il a besoin d’être dirigé pour souffler. La tendresse est ce qui l’aide à ne pas perdre la tête.
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17.03.20 0:43




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Woody, il ne manque aucune miette de la conversation entre la jeune femme qui va s'accroupir et l'homme. Une phrase en particulier hurle à ses oreilles : « Les tueurs peuvent toujours servir.  » Si cet homme pense pouvoir se faire une place avec cet argument, il se met directement un doigt dans l'oeil. En réalité, Woody, il lui donne le sentiment qu'il va s'en sortir, qu'il aura une belle vie et qu'il pourra importuner Jessica à sa guise, mais c'est tout le contraire qui risque d'arriver. Il sera malmené, humilié et traduit en justice. Et s'il doit rejoindre les rangs par manque de main d'oeuvre, il finira mort de toute manière. C'est gravé dans le ciel.

― Prends-là juste quelques minutes s’il te plaît [...], demande la fille en lui tendant son arme.

Sans broncher, il s'empare de l'arme. En compagnie de Woody, elle n'aurait pas le temps de commettre un geste irréfléchi de toute façon. Soit il le ferait avant - s'il juge qu'une vie est réellement menacée - ou bien il l'en empêcherait quitte à lui montrer qui commande réellement. Elle lui cause déjà des problèmes alors que l'escapade ne fait que commencer. Que doit-il en conclure? Qu'elle est un fardeau? N'avait-il pas mentionné qu'il ne voulait pas jouer aux gardes-du-corps? Il préfère donc garder la lame, la glissant à un emplacement libre à sa ceinture. Il redresse le pan de son chandail pour camoufler ladite arme. Un geste qu'il fait surtout par automatisme.

La fille s'éloigne, mais il ne la retient pas. Et s'il ne la retient pas, c'est qu'il lui emboîte finalement le pas sans craindre de laisser le pauvre type derrière. Maintenant que plus personne ne parle à l'homme, il s'est laissé tomber sur le flanc en proie en de violentes douleurs à la jambe : voilà qui devrait l'occuper jusqu'à l'arriver du garde qu'on a prévenu.

T'as conscience que tu fais partie d'un groupe, maintenant? qu'il dit en tout premier lieu.

Il ne cherche pas spécialement à la rassurer, ce n'est pas son but. Il veut seulement qu'elle comprenne où est sa place, qu'elle comprenne pourquoi il vient d'épargner cet homme alors que lui-même mourait d'envie de lui trancher sa tête. Et ça, il l'aurait fait juste parce qu'il le trouvait désagréable. Woody, il a pris de nombreuses vie par le passer. Il ne cherchait pas à savoir si une personne était bonne ou mauvaise. Il frappait là où c'était nécessaire, ne se souciant que de son objectif. Ceux qui perdaient la vie se trouvaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Mais tout le groupe était en accord avec ces décisions. Ça fonctionnait comme une fourmilière avec de nombreux ouvriers. C'est un peu la même chose, ici.

Ils sont à bonne distance du type, mais assez près néanmoins pour que Woody puisse garder un oeil sur celu-ci. Il cesse tout bonnement de marcher et s'assure que Jessica calque son pas. Il lui dicte son rythme, l'oblige à rester sur place par sa simple présence.

Ça te déplaît, qu'il soit envoyé à l'aéroport?

On pourrait presque déceler un semblant de compassion dans son regard. Il enfonce machinalement ses mains dans ses poches. Lui, il n'aurait pas tolérer qu'on envoie le meurtrier de sa douce couler des jours heureux là où il vit. Mais sa douce, elle n'est pas morte de la main d'un homme en particulier. Sa rage n'a jamais été canalisée. Et Jessica, quant à elle, elle n'a perdu aucun vrai proche dans l'autre groupe, de ce qu'il comprend. C'aurait peut-être joué dans la balance, autrement, que ce soit davantage personnel. Son frère et lui ont souvent blâmé l'humanité pour un tas de conneries, l'attaquant à répétition, pourtant, c'est également l'humanité qu'ils défendent, en voulant faire de ce monde un monde meilleur. Forcément, ils arrivent à déceler des comportements problématiques, voire même des comportements dociles. L'avantage d'évoluer au sein d'un groupe, de faire partie de son réseau central.

T'sais, j'ai accepté que tu viennes parce que j'admirais ta détermination. Mais je ne l'admire pas moins parce que j'te prive de faire c'que tu veux. T'as qu'à suivre la vague et tout se passera bien.

Un conseil? Ça se pourrait.

Ils n'étaient guère loin de l'aéroport, vue la vitesse à laquelle ils avançaient et la distance qu'ils ont parcouru. Un véhicule arrive rapidement. Pratt fait un signe de main au chauffeur pour qu'il se gare. Le type descend, rigolant sèchement en voyant l'état du pauvre type.

― C'est lui qu'on doit ramasser?
Ouais... répond Woody qui tourne finalement la tête vers Jessica : fais ta ronde si tu le juges nécessaire, mais je ne veux pas que tu t'éloignes. On reprend la route dans quelques minutes, le temps de faire le ménage.

Il aurait pu lui dire de partir en remontant dans ce véhicule ; c'aurait été simple, effice, et il aurait eu la paix pour le reste de sa sortie. Faut croire qu'un peu de compagnie ne le dérange peut-être pas autant qu'il le prétend. Il laisse donc Jessica prendre le temps de zyeuter la zone telle que mentionnée. Mais vue la tête du gars, ce n'était sûrement pas un piège. Woody, il aide le garde en soulevant le blessé afin de le balancer à l'arrière du véhicule. Ils n'ont pas le choix de s'y prendre à deux. Et le meurtrier, il ne rechigne pas trop. Sa jambe l'élance probablement trop ; et il trouvera un toit. Woody, il parle quelques minutes avec le chauffeur avant qu'il ne fasse demi-tour pour retourner d'où il arrive.

Woody remet sa hache dans son sac, pour ensuite mettre son sac sur ses épaules. Il retrouve ensuite Jessica.

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Jessica Bane
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20.03.20 20:12
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Conduis-moi dans les méandres de la mer
Jessica & Woody


Un sourire en coin fût arraché à mes lèvres, bien que mon regard sonnait la tristesse et la déception de voir cet homme s’en sortir. Si je souriais, c’était simplement de voir le blondinet ajuster mon arme blanche de la même façon que je pouvais le faire, surtout dans la survie de tous les jours. Cela dit, elle ne m’était pas indispensable pour tuer, mais elle restait le prolongement de mon bras quand mon exécution était expéditive, quand elle était réfléchie par un danger imminent. Seulement pour la première fois depuis longtemps, j’avais peur de me faire déstabiliser par mes sentiments et je ne souhaitais pas tuer une personne qui ne le méritait pas à mes yeux.

Les cris en arrière-plan font fondre le visage qui exprimait une émotion. La torture était vraiment l’un de mes interdits. Je ne connaissais très bien ce que ce genre de souffrance impliquait au niveau du mental, surtout si on n’a aucun soutien moral qui nous permette de passer cette épreuve. Le goût métallique du canon me revenait en mémoire alors que mon supérieur me sermonnait pour mes gestes irréfléchis. Pour la première fois depuis tant d’années, je ressentais quelque chose au plus profond de moi qu’il fallait que je taise. Était-ce tout bonnement de la tristesse ? Peut-être, le goût amer me restait en bouche. Il stoppa sa marche, alors j’en fis de même et me tourna pour affronter directement son regard. Parler de mes sentiments, parler de ce que je ressens. Personne ne m’avait jamais demandé de le faire, c’était un exercice nouveau et dangereux selon moi. Les faire taire étaient bien plus aisés.

« J’en ai bien conscience, j’ai rejoint ce groupe parce que je savais que j’avais besoin de changer… J’avais besoin que quelqu’un d’autre mette de l’humain là où je n’en étais pas capable. » Ma voix me semblait cassée, comme enraillée par quelque chose que je ne pouvais pas expliquer. « Oui, ça me déplaît mais… J’ai aussi conscience que ma parole contre la sienne ne vaut rien. Je ne peux pas lui offrir une chance de se racheter, pourtant j’ai demandé que l’on m’accorde de faire mes preuves. Peut-être que j’ai tords, mais jusqu’à maintenant je crois que j’ai toujours su décelés les monstres tapis dans l’ombre. Personnellement, j’ai envie de faire partie de la solution, pas du problème. Tu as pris la meilleure solution, je n’en doute pas. Je n’ai pas le recul nécessaire. »

Tout le fond du problème était là, j’étais incapable de savoir ce qui était juste avec quelqu’un comme lui. Qui avait le droit à sa seconde chance et qui devait être exécuté proprement ? Seul Seth était vraiment en mesure de trancher par rapport à cette question. Bien que je connaissais encore mal celui qui était à la tête du groupe, je me remettais entièrement à son jugement. Curieusement, j’avais le sentiment de faire aussi confiance au blondinet alors qu’il y a quelques heures à peine, il me tapait sur le système. Ce n’était clairement pas mon genre de me fier à un homme depuis que j’avais entrepris ma nouvelle addiction, c’était tout aussi déstabilisant que tout le reste.

« Merci, je me fierais à ton jugement quoi qu’il arrive. » De toute manière, le pire était déjà sans doute arrivé à l’instant avec le geignard d’à côté. La première sentence étant tombé n’aurait pas été la mienne. Je n’étais pas en mesure de savoir à quoi point je serais frustrée des réponses responsables du blond pour le groupe. Je n’allais sûrement pas pouvoir assouvir mon besoin de tuer en sa présence. Si au moins je trouvais des virulents, peut-être que cela suffirait à le faire disparaître, mon ornithologue. Être dehors me faisait déjà beaucoup de bien.

Voyant le véhicule approcher, le chauffeur descendre, dans mon fort intérieur, j’espérais ne pas faire partie du voyage retour. Le blondinet se tourna vers moi et il me permit de vérifier mon hypothèse, sans montrer ma surprise qu’il me laisse voir, je me contentais de pencher la tête pour lui dire que j’acceptais les conditions. Au moment où le pécheur me rejoignit, il me semblait qu’il était temps de répondre à l’une des questions qu’il m’avait posé avant de partir. Je sentais sa présence dans mon dos, mais sur le moment je n’avais pas envie de faire volte-face.

« Ça aurait été plus facile si c’était un piège. Je n’aurais plus eu à douter. J’estime que j’ai fais deux grosses erreurs depuis que l’on doit vivre avec ce virus et ces revenants. J’ai égorgé un homme devant un petit garçon, je n’ai pas pensé tout de suite au fait que cet enfant que j’ai protégé allait me voir comme un monstre tout le long de sa vie. Nous étions tous les trois dans un groupe et l’homme ne supportait pas d’avoir un enfant inutile à nourrir. Il allait le tuer, mais j’ai été plus rapide que lui. Peut-être que tu aurais choisi de l’assommer, mais je n’étais pas du genre à vouloir laisser une chance à un homme comme lui. La seconde erreur, c’était auprès d’un autre petit groupe. J’avais vu beaucoup de monde mourir parce qu’ils n’osaient pas faire le nécessaire quand quelqu’un basculait en virulent. J’ai fait une infusion à un père de famille qui basculait, une fois qu’il semblait apaisé, je l’ai tué juste avant son basculement. Certains ont compris, d’autres n’ont pu me pardonner ce geste. J’ai pris ces décisions de façon égoïste, sans me préoccuper de ce que pouvait ressentir les autres. Je sais que je ne suis pas apte à prendre des décisions importantes et c’est pour ça que j’ai rejoins ce groupe. Je pense que vous savez ce que vous faites contrairement à pas mal d’autres survivants, contrairement à moi. J’aime et je respecte les animaux, ils ne m’ont jamais offert autre chose que ce qu’ils étaient. L’homme est une espèce dangereuse, je n’ai pas appris à l’apprécier, mais je la respecte et je pense que l’on peut changer les choses et devenir meilleur. »

Il était le seul à avoir toutes les cartes en main pour me faire tomber ou au contraire me donner une chance pour mon honnêteté. Bien sûr, je passais sous silence le fait que j’avais appris à tuer bien avant tout cela. J’avais déjà pris d’énormes risques en lui expliquant mes erreurs du passé. Pendant mon récit, j’avais bougé aux trois-quarts et je le regardais un peu au-dessus de mon épaule. Ce n’était pas à mon habitude de parler, mais en même temps, il m’avait donné une opportunité et il me semblait normal de lui exposer quel genre de personne j’étais vraiment par le passé. Il pouvait y avoir pas mal de réaction face à un tel discours, peut-être n’en avait-il pas écouté la moitié d’ailleurs. Ou peut-être qu’il allait décider de me mettre au même titre que l’autre tueur pathétique. Ou encore allait-il encore me faire la réflexion qu’il se fichait pas mal des détails. Ce qui était certain, c’est qu’à la suite de notre expédition, je n’ouvrirais plus la bouche, il me semblait l’avoir ouverte beaucoup plus en cinq minutes que depuis le début de l’épidémie.


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Statut civil : Célibataire, il n'est pas en quête du bonheur depuis le décès de sa douce. En amour, il a besoin d’être dirigé pour souffler. La tendresse est ce qui l’aide à ne pas perdre la tête.
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Hier à 20:06




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Une fois à sa hauteur, la fille décide finalement de s’ouvrir à lui. Elle le faisait déjà : répondre à ses nombreuses questions, comme de lui révéler ses crimes et ses faiblesses, par exemple, mais il n’imaginait pas qu’elle ressente le besoin de le faire après ça. Ne devrait-elle pas le voir comme un monstre qui se laisse transporter par sa propre colère en mettant un homme au sol? Qu'est-ce qui la pousse à s'ouvrir, au fond? Il devient plus attentif, soudainement, même s’il n’a rien oublié de ce qu’elle a dit plus tôt. Il est surpris qu’elle n’ait pas peur de lui. Parce que, clairement, il aurait pu faire pire. Si elle n’avait pas été là, ce type, il ne se serait pas relevé. Il a fait les choses comme l’aurait fait Seth, il s’est assuré de faire passer le groupe avant ses propres besoins. Il l’écoute donc. C’est elle, qui se voit comme un monstre.

― Je pense que vous savez ce que vous faites contrairement à pas mal d’autres survivants, contrairement à moi [...], laisse savoir Jessica.
Nous savons exactement ce que nous faisons, répond-il sans détour, car c'est en montrant une faille qu'on expose la faiblesse d'un groupe. Arrête-toi.

À nouveau, un long monologue suivi de quelques mots ne laissant point savoir s’il est en accord ou en désaccord avec ses propos. Sauf que dans son ordre, il ne laisse aucune place à l’hésitation. Il veut qu’elle s’arrête. Elle s’arrêtera. Il l’invite à se déplacer en bordure de route. Il se positionne face à elle, très sérieux.

Je vais regarder ta jambe avant qu’on poursuivre, j’ai ton accord?

Est-ce vraiment ce qu'il souhaite faire ou est-ce une excuse pour l'obliger à écouter ce qu'il pourrait éventuellement dire?

A-t-elle réellement le choix depuis qu’il a dit qu’elle devait se plier au groupe et suivre la vague? Ça pourrait être un test, mais ce n’en est pas un. Il veut juste regarder sa jambe afin qu’elle puisse marcher sans qu’il n'ait à intervenir plus tard, alors qu’elle aura encore plus mal. Ne vient-elle pas de recevoir un coup? N’a-t-il pas dit que d’accepter la douleur, c’était le meilleur moyen de perdre le contrôle? S’il le pense, c’est qu’il vit peut-être la même expérience, au fond. Lui, il accepte la douleur émotionnelle alors qu’il ne le ne devrait pas. Il pense que c’est son moteur pour avancer, pense qu’il a en de besoin pour protéger les siens. Mais c’est forcément sa colère qui le tuera. C’est plus facile de reprocher aux autres leurs erreurs et de les punir que de les accepter soi-même. Il montre ses deux mains, n’ayant pas l’intention de la toucher sans son consentement. Une fois qu'il a son autorisation, il vient juste attraper ses hanches dans un geste purement utile afin de la soulever et de la soulager de son propre poids. Elle est plutôt légère. Il assoit la fille sur un bloc de béton. Il n'est pas médecin, mais il sait faire un bandage pour maintenir la chaleur à son muscle. Combien de fois a-t-il fait ce geste, que ce soit à lui, à son frère ou à sa soeur? Il ne saurait même plus compter.

T'as mal si j'appuie là? demande-t-il en tâtant le mollet et le tibia après avoir relevé le pantalon.

Il examine de manière bancale, mais enchaîne étonnement.

J'ai tué des enfants, j'ai tué des femmes et j'ai tué des hommes. Je ne me souviens pas de leur visage, pour l'unique raison que je ne les ai jamais vus. C'est ce qui arrive quand on cherche à tuer sans punir, on laisse mourir tous les innocents autour. Et si on a la bonne méthode, le nettoyage se fait en masse. J'te dis pas que tes actions étaient les meilleures et je vais pas te balancer pour tes conneries si je n'ai aucune raison de le faire.

Il lâche ça de bout en blanc en déposant son sac à côté de Jessica. Il ne cherche pas à se moquer ni à rigoler. Il énonce des faits. Il plonge dans son sac pour en sortir un bandage.

Plus tôt, tu m'as dit : « J’ai aussi conscience que ma parole contre la sienne ne vaut rien. » Là-dessus, j'ai de gros doutes. Si on ne se fiait qu'aux paroles, on passerait à côté de beaucoup de choses. Les actions définissent mieux quelqu'un. Certains parlent de changer le monde, mais ne le font pas. D'autres agissent, mais n'en parlent pas. Les actions, ça compte.

L'ombre d'un sourire se dessine sur les lèvres de Woody lorsqu'il se courbe légèrement pour nouer le tissu autour de sa cheville. Il se fait penser à son propre frère lorsqu'il use de mots pour expliquer une situation. Mais c'est ainsi qu'il voit la vie. La famille Pratt n'aurait rien accompli dans cette vie juste avec les belles paroles de Dyan. Ils ont agi pour défendre leur cause. Ce qu'il dit à Jessica, il le pense. Certains verront le mal en cet homme, d'autres non. Il ignore la broche qu'elle a à la cheville, simplement parce qu'il savait que c'était là.

Défends ta cause et peut-être qu'un jour les gens t'écouteront pour c'que tu dis. Parfois, il faut être le problème pour devenir la solution, ajoute-t-il en référence à ses paroles de tout à l'heure.

Il termine le pansement. Ce n'est pas le truc le plus élégant qui puisse exister en ce monde, mais au moins ça tiendra. Il remet en place le pantalon. Elle pourra facilement poser des pieds au sol pour se relever debout, c'est à la hauteur de ses jambes. Pour le coup, il ne lui tend pas la main pour l'aider à se redresser.  

Ça devrait atténuer la pression, mais pas la douleur.

Cherchera-t-elle à en savoir davantage sur les morts mentionnés où s'imaginerait-elle le pire simplement par ses dires?

Rassure-moi, tu ne me caches rien d’autres de ton passé qui pourraient surgir à tout moment?

La question tombe banalement, presque avec humour, comme si elle n’avait pas à craindre que cette histoire ait souillé son image par rapport au groupe - ou une connerie du genre. Il ne voulait pas qu’on l’importune pendant sa sortie, mais il considère que c’est nécessaire de prendre les choses en main pour protéger l’aéroport et assurer les arrières de Seth. C’est grâce aux gens fiables que l’engrenage de s'enraye pas. Et Woody, il se montrera toujours froid aux premiers abords, quoiqu’il arrive. Sauf que c’est l’inaction qui lui fait broyer du noir, constamment. À tort, il croit le contraire, pense qu’il se sent beaucoup mieux lorsqu’il est seul et isolé. Pourtant, ses meilleurs moments, il les partage avec son frère et sa soeur.

T'as l'air sage, mais si on ne croise que tes mauvaises fréquentations, je vais clairement me poser des questions. Maintenant lève toi, on bouge, on a assez traîner. T'as déjà bien de d'la chance que j'te garde avec moi.

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