AccueilAccueil  Discord  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
-68%
Le deal à ne pas rater :
Caméra de Surveillance WiFi -ieGeek –
47.59 € 149.99 €
Voir le deal


 

 How much you wanna risk ?



Dyan Pratt
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Ancien métier : Saisonnier agricole - terroriste pro écologique.
Statut civil : Célibataire, détruit une fois par l'amour sans être capable de remonter la pente.
Lieu de naissance : Fort St. John

How much you wanna risk ? 1565453127-ezgif-3-236b55dcf9b8

Messages : 30
Inscription : 11/08/2019
Crédits : Heaven
Célébrité : Jake Abel

How much you wanna risk ? X0TurS617 / 5017 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ225 / 5025 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU721 / 5021 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
15.02.20 14:03
Dyan est le genre d’homme qui reste en retrait. Pas parce qu’il aime être seul, mais parce qu’il n’aime pas les gens en général. Rares sont ceux qu’il a pu apprécier, et ça, c’était simplement parce qu’ils avaient les mêmes convictions. Mais Dyan ne dira pas le contraire, il est plus facile pour lui de se faire de véritables liens dans ce monde, que dans le précédent. Parce qu’il n’a pas besoin de faire semblant, aujourd’hui. Il se contente d’exister, se contente de respirer, et de faire ce qui doit être fait. Il n’a pas besoin de porter un masque pour plaire au reste du monde, n’a pas besoin de faire ses coups en douce. Non, pour Dyan, et certainement pour le reste de sa fratrie aussi, l’apocalypse a été une porte de sortie de secours. Dans un monde meilleur dans lequel ils pourraient être eux-même.

Il est revenu depuis quelques jours du Temple d’Ezekiel. Lui qui y était parti pour reprendre goût au travail des champs, pour respirer, et voir la lumière du soleil contrairement à l’enceinte lugubre de l’aéroport, s’est vu vivre un des pires moments de sa vie. Jamais n’aurait pensé que Romy puisse être en vie. Il n’aurait même pas non plus, pu imaginer qu’il poserait la main sur elle un jour. Il aurait voulu qu’elle soit simplement morte pendant la transition du nouveau monde. Et aujourd’hui, alors qu’il est assit sur une des marches extérieure à l’aéroport, il est encore perplexe au souvenir de ce qu’il a demandé à son frère. Tuer celle qui a été, une fois, son amour. Celle qu’il aime toujours aujourd’hui, mais qu’il est incapable d’avoir face à elle. Dyan sait qu’il a scellé le destin de Romy, et même s’il l’a en travers de la bouche, il est encore persuadé qu’il a fait le bon choix.

” - Limonade.”

C’est tout ce que Dyan répond, lorsqu’il voit cette femme aux cheveux bruns, à la frange cachant son front, le regarde avec intensité. Il a tout de suite deviné pourquoi elle le regarde. Dyan passe souvent inaperçu, grâce à son statut prêt de Seth. Mais là, c’est différent. En même temps, on ne s’attendrait pas à trouver quelqu’un avec de la limonade aujourd’hui. Où avoir le citron ? Et surtout, comment avoir de l’eau gazeuse alors que le monde n’existe plus ? Quand on est ingénieux, on peut faire beaucoup de choses. Dyan l’a appris dans sa jeunesse ; se débrouiller pour fabriquer tout ce qu’on utilise. La nourriture, et la boisson, ça va dans l’équation. Il n'explique pas son procédé à voix haute, mais il a récolté le fruit au Temple d’Ezekiel. Ces gens ont de nombreuses manières de conserver les aliments d’une année à l’autre. Il fut surpris du goût de la limonade, plus prononcé à cause du citron confit, mais sachant apprécier les choses à leur juste valeur, il s’en accommode. On dirait même qu’il profite. Ajouté au fruit, le bicarbonate de sodium produit des bulles dans l’eau, qui imite donc l’eau gazeuse. C’est un goût délicieux en bouche. Et même si Dyan n’est pas du genre à être ami avec tout le monde, il tend la bouteille à la fille pour qu’elle puisse goûter.

Dyan, il tente de s’ouvrir. Le contact des femmes le répugne depuis qu’il s’est fait trahir par la sienne, depuis qu’il s’est fait mettre derrière les barreaux par son témoignage. Il n’a pas touché une seule femme depuis Romy. Voilà bien de longues années maintenant, et l’apocalypse n’a rien à voir avec ça. Son frère, Woody, le charrie constamment à ce sujet. Et même si ça fait rire Dyan, le fait d’avoir revu Romy, ça lui procure tout un tas de questions en tête qu’il n’a jamais eu jusqu’à présent. Est-ce qu’une autre femme pourrait le faire oublier Romy ? L’idée est vite chassée lorsqu’il partage sa limonade, lorsqu’il quitte le regard de cette fille. Dyan veut finir seul. L’amour n’a pas de place si ce n’est avec elle. Alors, puisque Romy ne doit plus être, il restera seul. Il s’en fait la promesse.

” - Ils laissent souvent la grille ouverte comme ça ?” Il lui demande, pas pour faire la conversation, mais parce qu’il est stupéfait que les garagistes qui s’occupent des véhicules à réparer la journée puissent laisser une ouverture comme celle-ci, de longues heures, sans surveillance spécifique. ” Il finira par leur arriver une couille, un d’ces jours…”
Revenir en haut Aller en bas

Jessica Bane
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
How much you wanna risk ? Tumblr_inline_nv8uom92D31qlt39u_250

Ancien métier : Danseuse étoile
Occupation : Oiseleur
Statut civil : Célibataire, elle a du mal à concevoir le principe même de l'amour. Elle aurait sûrement besoin d'un dictionnaire ou d'une personne extrêmement patiente.
Lieu de naissance : Londres

How much you wanna risk ? Tumblr_pyrhscuce51sqkxrho2_540

Messages : 75
Inscription : 10/11/2019
Crédits : Century Sex
Célébrité : Jenna Coleman

How much you wanna risk ? X0TurS618 / 5018 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ223 / 5023 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU710 / 5010 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
16.02.20 19:50
How much you wanna risk ?
Le destin est parfois moqueur
Jessica & Dyan


Il y a des personnes qui enclenchent quelque chose en vous sans qu’il n’y ait d’explications rationnelles. J’avais le sentiment d’être un peu comme une machine de snacks qui retient à un fil le paquet de bonbons que beaucoup souhaite obtenir et puis un inconnu venu de nulle part m’aurait donné un coup bien placé et aurait obtenu le paquet que j’avais fini par lâcher par inattention. Foutu blondinet qui m’avait atteint plus que de raisons. Ma cheville me lançait à chaque fois que j’y pensais. Comme tous les autres, il ne m’appréciait pas et d’habitude ce genre de considérations m’étaient complètement égal. Pourtant cela me travaillait de temps en temps et je me demandais si sa façon de pensée était meilleure que la mienne. N’étais-ce pas justement lorsque l’on a quelque chose à perdre que l’on se fragilise ? Avoir perdu la possibilité d’exercer mon art m’avait détruite et tout le monde n’en vient pas à se coller le canon d’un pistolet entre ses lèvres. Non, j’étais convaincue d’une chose. J’avais perdu ma seule raison d’être et personne, jamais, ne s’était penché sur mon berceau en me promettant amour et protection. J’ignorais la définition de ces mots en dehors du dictionnaire. J’étais navrée pour tous ceux qui avaient survécus, pour leurs pertes, mais j’avais la chance d’avoir tout perdu avant que cela ne commence. Je n’avais pas à haïr ce monde, je pouvais m’y épanouir librement.

Dans l’ancien monde, on m’aurait pendu haut et court. Toute la population se serait réunie sur la place public pour se faire voir et regarder mon corps pendre au bout d’une corde, le visage blême et mes pieds qui se lanceraient éperdument dans le vide. Ici, mes méfaits étaient presque vu comme des actes de bravoure. Blondinet avait peut-être tords, peut-être que j’avais trouvé ma juste place. Je n’avais pas besoin d’être aimée et appréciée, j’aimais être un bras armé. Je n’avais connu que cela, exécuter les ordres. Exécuter les pas de danses. Il y a une certaine libération que l’on ne ressent que lorsque l’on prend la vie d’un homme malsain. On a le sentiment du devoir accompli. Oui, j’avais pleinement conscience que je n’avais pas un esprit équilibré. Mais j’avais su trouver un équilibre qu’il était en train de mettre en péril. Un sifflement s’arracha de mes lèvres, il ne me semblait pas avoir eu autant mal à la cheville que quand je repensais à tout cela. Il faut dire que cet abruti croisé dans la forêt avait visé juste. Pourvu que ma broche ne soit pas déplacée…

Agenouillée, je retirais mon bandage pour le refaire. Officiellement si quelqu’un se permettait de me poser la question, ce ne serait qu’une simple foulure après avoir trébuché. Je n’étais pas en sucre, je m’en remettrais, comme je m’en étais remise pour tout le reste. Seule j’ai été avant, seule je resterais. Alors ses prunelles noires de colère plongée dans les miennes ne devaient pas avoir autant de pouvoir sur ma personne. D’ailleurs elle fût chassée par la vue d’une bouteille à la couleur inhabituelle pour de l’eau, déjà nectar intéressant quand elle était propre de toute impureté, mais là… Qu’est-ce que c’était ? L’ancienne alcoolique en moi priait pour que ce ne soit que du jus de fruits parce que j’étais assez idiote en ce moment pour me replonger vers d’anciens démons. Mais c’était impossible également… Alors l’individu à l’autre bout de la bouteille se décida à répondre à ma question muette. Limonade. Oh mon Dieu… J’ignorais quel goût cela avait depuis le temps. Je ne me rendais pas compte à quel point ce genre de subtilités pouvaient finalement venir à me manquer.

« Vraiment ? » demandais-je quand il me tendait la bouteille. « Merci… » Je n’étais pas du tout habitué au fait que l’on puisse se montrer avenant envers moi. Je m’avançais alors des quelques pas qui nous séparait, montant les marches et serrant les dents du fond pour ne pas risquer de montrer que ma cheville me lançait. Un léger regard sur l’homme qui me faisait face me questionna l’ombre d’une seconde. Pour une raison incongrue, il me rappelait quelqu’un, mais je ne savais pas qui. Fermant les yeux, mes lèvres sur le goulot de la bouteille, je basculais la tête en arrière. Une seule gorgée fût retirée de la bouteille par respect pour celui qui s’était montré amical. Mes papilles apprenaient soudainement à revivre. Cela me rappelait mes réflexes avec les bouteilles de vins, de whisky ou encore de rhum. Il y avait comme un soulagement immédiat dans tout mon être. Si j’avais été accro à ça plutôt que mes autres bouteilles, peut-être que tout fonctionnerait encore correctement dans ma tête. Je remettais la bouteille au châtain qui avait le regard posé sur le garage. J’ignorais tout de lui et de sa position dans ce grand groupe que Seth avait formé. Je me contentais dans un premier temps un simple haussement d’épaules.

« Le sentiment de sécurité est un poison lent, mais je comprends qu’ils relâchent la pression sans même s’en rendre compte. J’ai été très longtemps dehors, en arrivant, je ne dormais que d’un œil. Maintenant je pense honnêtement qu’il faudrait qu’un éléphant me marche dessus pour me réveiller en pleine nuit… Seth et son cercle proche arrivent à maintenir une communauté qui prends de plus en plus d’ampleur et peut-être que certains oublient ce qu’il y a dehors. J’ai tendance aussi à croire que Seth s’en apercevra et leur tombera dessus avant qu’une menace qui puisse nous atteindre voit ce gouffre dans la sécurité. »

Mon regard se reposa sur l’inconnu, je n’arrivais pas à me l’enlever de la tête, il ressemblait à quelqu’un que je connaissais. J’ignorais pourquoi cela m’obsédait, c’était ridicule et toujours pas dans mes habitudes. Je me retirais cette idée de la tête en un clignement de paupières et porta mon attention sur un sujet plus superficiel :


« Où est-ce que tu as pu trouver une limonade ? »


© Starseed

_________________

Catch me and keep me
univers' murderer ⊹ It's an addiction, i can't control myself. I need something for my heart. My lonely asks me but i've not the answer(by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas

Dyan Pratt
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Ancien métier : Saisonnier agricole - terroriste pro écologique.
Statut civil : Célibataire, détruit une fois par l'amour sans être capable de remonter la pente.
Lieu de naissance : Fort St. John

How much you wanna risk ? 1565453127-ezgif-3-236b55dcf9b8

Messages : 30
Inscription : 11/08/2019
Crédits : Heaven
Célébrité : Jake Abel

How much you wanna risk ? X0TurS617 / 5017 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ225 / 5025 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU721 / 5021 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
19.02.20 10:13
Les bonnes manières sont souvent oubliées par les gens, mais pas chez Dyan. En vrai, il redresse même la tête quand elle le remercie, ce n’est plus une habitude à ses oreilles, et bon dieu, que ça fait du bien d’entendre quelqu’un avec un minimum de savoir vivre. Elle goûte, boit une gorgée, n’en prends pas d’autre. Dyan le remarque lorsqu’il récupère la bouteille, il lui jette même un nouveau coup d’oeil comme s’il était choqué. Elle aurait pu boire plus. Mais son visage reste pourtant assez impassible, il se contente de reposer ses coudes sur ses genoux, et regarde à nouveau, toujours assit, le spectacle qu’elle décrit avec de jolis mots. Son frère, Woody, dit toujours que Dyan est un poète qui sait manier les mots, mais la fille à ses côtes ? Elle sait le faire aussi. Ca le déride. Il a même un micro sourire qui vient se dessiner au coin de ses lèvres, mais Dyan, il fait tout pour le contrôler. Pour le cacher. En réalité, il n’a pas envie d’éprouver une once de plaisir.

Il comprend ce qu’elle dit, et ne le comprend pas à la fois. Etrangement, dehors ou dedans, Dyan dort aussi bien. Le vit aussi bien. Même si le confort, peu importe lequel, apporté par l’aéroport est important à ses yeux. Mais Dyan, il a simplement eu la chance de toujours être avec des personnes de confiance, des personnes qui lui permettaient de dormir sur ses deux oreilles. Sans avoir peur de se faire détrousser, sans avoir peur de se faire manger. Bon dieu qui n’existe pas, pour ça, Dyan est reconnaissant. Quand bien même il est très heureux que l’apocalypse soit tombé, il remercie surtout sa famille, son frère, et sa soeur, de toujours avoir été là. Sans eux, Seth ne serait pas là où il est aujourd’hui. Et clairement, aucun des trois Pratt ne voudraient être à la place de Seth aujourd’hui. Ils sont mieux à agir dans l’ombre, que d’être le centre d’intérêt. C’est certainement pour ça que la jeune femme à ses côtés ne le connaît pas ; parce qu’ils sont dans l’ombre de Seth. Pas de ces sbires qui suivent le moindre de ses ordres. Woody et Dyan, ils sont fidèles à Seth, mais pas de la même manière. Pas pour les mêmes raisons. Ils forment une équipe, avant d’être une communauté.

” - Où est-ce que tu as pu trouver une limonade ?”
” - Je l’ai faite moi-même.” Qu’il répond, en tournant ses yeux bleus vers elle. ” C’était possible d’avoir de l’eau gazeuse avant la société de consommation, tu sais ?”

Il tutois sans vraiment connaître. Si Dyan n’aime pas ça, ici, il le fait parce que les gens ne sont pas les mêmes. Il est supérieur, il a son mot à dire. Quand on tutoie les gens, ça devient tout de suite personnel, ils écoutent mieux. Au Temple d’Ezekiel, Dyan n’a pas cette façon d’être. Il les vouvoie parce qu’il ressent plus de respect là-bas. Plus de bonnes choses. Ils ont vécus pendant des décennies, de la manière dont il aurait voulu pouvoir le faire. Mais Dyan, à l’époque où le monde était encore normal, était plongé dans la défense de la nature. Il ne pouvait pas rester en retrait, à mener une petite vie de rêve, pendant que le monde dépérissait. Pendant que sa planète mourrait.

” - Suffit d’avoir de l’agrume. Et une solution digestible qui réagit à l’eau en provoquant du gaz.” Il hausse les épaules, ouvre la bouteille et en boit une gorgée. ” Réaction chimique. On apprenait ça a l’école.”

S’il a reposé son attention sur ce qui se passe au fond, Dyan ne tient plus. Il ne peut pas laisser faire une telle inconscience. Il donne la bouteille à la fille, d’un coup de tête lui dit qu’elle doit le suivre. Qui est-il pour donner des ordres ? De toutes façons, Dyan ne prête tellement pas attention aux gens, qu’il n’a pas vu qu’elle était blessée. Est-ce qu’elle va le suivre tout de même ?

” - J’vais pas attendre que Seth leur tombe dessus… j’vais le faire moi-même.” Et le voilà déjà qu’il bondit, qu’il marche rapidement vers les garagistes. Lorsqu’il arrive plus ou moins prêt d’eux, Dyan tape fermement dans ses mains. Un son en écho se produit, et ça fait directement tourner les têtes vers lui. C’est un très bon orateur, et ce qui se passe en est la preuve. ” Putain, les gars ! Vous êtes cons ou quoi ! On vous a jamais appris à fermer une porte ?” C’est ce qu’il fait lui-même. Il attrape le grillage, ferme la grille, sans avoir le cadenas pour le faire. ” Si un virulent entre, UN SEUL, je vais m’occuper de vous moi-même.”

Dyan, il n’a pas besoin d’armes. N’a pas besoin de poings. Il regarde les autres en attendant de voir si l’un d’entre eux à quelque chose à dire ; il n’hésitera pas à agir au besoin.
Revenir en haut Aller en bas

Jessica Bane
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
How much you wanna risk ? Tumblr_inline_nv8uom92D31qlt39u_250

Ancien métier : Danseuse étoile
Occupation : Oiseleur
Statut civil : Célibataire, elle a du mal à concevoir le principe même de l'amour. Elle aurait sûrement besoin d'un dictionnaire ou d'une personne extrêmement patiente.
Lieu de naissance : Londres

How much you wanna risk ? Tumblr_pyrhscuce51sqkxrho2_540

Messages : 75
Inscription : 10/11/2019
Crédits : Century Sex
Célébrité : Jenna Coleman

How much you wanna risk ? X0TurS618 / 5018 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ223 / 5023 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU710 / 5010 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
07.03.20 14:47
How much you wanna risk ?
Le destin est parfois moqueur
Jessica & Dyan


Les humains et leurs émotions me dépassaient bien souvent. Je me savais moi-même compliquée et très fermée, mais il me semblait plus simple de pouvoir tout quitter sans se retourner. Alors pourquoi le fait qu’il m’ait fait remarquer que je n’avais pas forcément de raisons d’exister me titillait ? C’était peut-être pour ça que je faisais aussi de nombreux efforts pour paraitre normal au sein du groupe. Les hommes aiment trahir, les femmes aiment manipuler. C’était là des principes ancrés dans mon esprit qui m’empêchait de réellement me lier avec quelqu’un. Il y a des personnes qui partaient du principe que l’on ne peut être aimé si on ne s’aime pas soi-même. Soit, mais je savais que j’étais détestable, on me l’a appris au berceau. Je pensais malheureusement que vu ce que j’étais devenue, ma génitrice avait raison. Dans un comic, on aurait pu me dessiner comme Batgirl parce que je cherchais à faire justice moi-même. Le souci, c’est que je provoquais cette justice, je poussais les hommes à révéler l’horreur qui sommeillait en eux pour avoir une raison de les tuer. Je restais néanmoins persuadée que j’agissais pour le mieux. Après tout Seth n’avait pas les mains lisses et blanches non plus et tous les membres du groupe se faisaient salir par ses actions. C’était une question de complicité. J’ignorais qui faisait vraiment parti du noyau dur du chef. Ce que je savais, c’est que j’étais venue ici pour ne plus être seule. J’étais venue pour qu’un autre me désigne qui je pouvais me permettre de tuer. Depuis que tous ces rampants avaient débarqués, il me semblait évident que j’avais été dans l’erreur un nombre de fois incalculable, un autre devait me mettre dans la voie. Je devais devenir une danseuse mortelle. Je devais devenir le couteau de Seth, si mes penchants pour le meurtre finissaient par être vu comme un avantage et non le signe d’une maladie mentale.

Seulement je n’en étais pas encore à vouloir jouer les outils et me salir les mains pour les autres. J’avais plutôt encore un goût concentré de citron dans la bouche. L’homme finissait toujours par se réinventer, c’était fascinant de voir que l’on retrouvait une certaine concentration de civilisation ici. Sa réponse me fit pencher légèrement la tête sur le côté. Parfois je n’arrivais pas à savoir si les personnes voulaient se montrer instructive ou condescendante. Vu qu’il m’avait tendu la bouteille et qu’il me répondait honnêtement, j’imaginais sans mal qu’il relançait la conversation. J’étais ironique, je prenais souvent les personnes pour ignorants et je prenais souvent de haut. Ce n’était pas une raison pour que les autres le fassent aussi après tout. Il fallait que j’apprenne à être plus ouverte et moins être sur mes gardes. C’était donc avec un léger sourire que je lui répondais à mon tour :

« Je l’ignorais… Quelque part, je trouve que ça fait du bien de retrouver du plaisir dans les choses simples que l’on prenait pour acquise. »

L’école n’était pas une institution que j’avais pourtant évité, mais je ne me souvenais pas d’un cours où l’on m’aurait appris à faire de la limonade. C’était un peu de l’or en bouteille qu’il avait là, bien que l’eau fût déjà le sésame de beaucoup de survivants tapis dans les recoins d’une civilisation en décrépitude.

« Avant on courrait derrière des chiffres sur un compte en banque virtuel, maintenant, certains se mettraient à genoux devant toi pour en avoir qu’une goutte. C’est dommage de devoir connaître la fin pour se rendre compte que les simples plaisirs étaient les meilleurs, non ? »

Si j’avais évolué dans le départ dans ce monde, je n’aurais sans doute pas connu l’addiction à l’alcool déjà. Si j’avais pu me lancer là-dedans, c’était justement parce que ma vie n’était pas en danger. C’était ridicule de se rendre compte que la première personne que j’avais toujours voulu tuer, c’était moi-même. Un soupir m’échappa alors que je pensais à tout ce qui faisait que j’étais moi. Tout ce que le blondinet m’avait forcé à voir en face. Il y avait un sage qui disait que personne ne changeait, alors à quoi bon me remettre en question dans ce cas ? Les bras croisés sur ma poitrine, mon index tapotait machinalement mon avant-bras.

L’attitude de cet homme me rappelait celle du blond, cette façon de faire un simple geste pour m’ordonner de le suivre. Pendant l’espace d’une seconde, je suis restée sur place. Il me hantait à ce point-là ? Ou étais-ce possible que l’univers aime jouer et qu’ils aient vraiment un lien ? Peut-être qu’il n’était question ici que d’une position dans le groupe et que Seth les avait formés à agir de cette façon. Je plissais les yeux tout en essayant de faire taire ma douleur, j’emboitais le pas à sa suite. J’en avais même attrapé machinalement la bouteille qu’il m’avait tendu sans vraiment y prêter attention. J’étais décidément dans les nuages et je priais pour que mes hallucinations ne se réveillent pas à cause de mon état semi-second. J’avais beau savoir que ma mécanique interne était détraquée, cela ne l’empêchait pas de s’emballer.

Malgré moi, mon handicap était bien voyant parce que le jeune homme était empressé d’en coller une aux mécaniciens du dimanche. Alors pour aller à la même cadence, j’étais obligée de porter mon poids mort et de ne pas jouer aux faux-semblants. Il me semblait évident en écoutant sa façon de parler, en le regardant dans ses gestes et sa posture, qu’il avait une place dans ce groupe qui n’était clairement pas la même que la mienne. Je remarquais bien sûr le regard de l’un d’eux sur moi. Les survivants étaient des idiots, ou au contraire, étaient plus intelligents que je le pensais. Son regard se posait sur moi et puis sur ma cheville. Le fait que le châtain leur ai sonné les cloches sur les virulents faisaient de moi un suspect potentiel à cause de ma blessure. L’un d’eux tenta de se justifier alors que les autres n’osaient plus moufeter.

« On n’a pas fait gaffe, ça ne se reproduira pas ! Les mecs, où est le cadenas merde ? »

Un autre finit par trouver le dit objet et s’approcha pour refermer proprement la grille, mais celui qui me fixait depuis quelques minutes se décida à lui prendre le cadenas pour avoir une excuse. C’est alors que l’un d’eux chuchota maladroitement quelque chose qui, à priori, ne risquait pas de tomber dans l’oreille d’un sourd.

« Ça va… On le verrait arriver à des kilomètres, faut pas déconner. On risque rien ici, sinon comment on fait pour sortir les véhicules de toute façon ? N’importe quoi. Faudrait toujours céder à la panique pour un oui ou pour un non. C’est n’importe quoi ces conneries… »

Mon regard essayait de se poser sur celui qui avait osé émettre son avis personnel sans vraiment s’afficher devant celui aux yeux bleus. Je n’entendis que le cliquetis du cadenas verrouillé avant que le mécanicien, plus intelligent que l’autre, me glisse à l’oreille :

« - Tu t’es fait mordre, non ? Sinon pourquoi tu boites comme ça princesse ? Tu ferais mieux de le dire rapidement, parce que c’est pas cool pour les autres ma puce…
- C’est une foulure, écarte toi de mon visage, sinon tu vas le regretter. »

Mon regard transparaissait la haine, je ne supportais pas qu’un homme s’approche aussi près de moi. Le coup pourrait partir tout seul, alors que je savais que cela pourrait aussi me coûter ma place d’être impulsive. Alors que j’étais en prise à une conversation délicate et qui me tendait de tous mes muscles, d’autres petites voix divisaient les mécaniciens en deux groupes distincts ; ceux qui ne comprenaient pas pourquoi il fallait tellement jouer la sécurité et ceux qui demandaient aux autres de se taire face à l’autorité en présence.


© Starseed

_________________

Catch me and keep me
univers' murderer ⊹ It's an addiction, i can't control myself. I need something for my heart. My lonely asks me but i've not the answer(by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas

Dyan Pratt
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Ancien métier : Saisonnier agricole - terroriste pro écologique.
Statut civil : Célibataire, détruit une fois par l'amour sans être capable de remonter la pente.
Lieu de naissance : Fort St. John

How much you wanna risk ? 1565453127-ezgif-3-236b55dcf9b8

Messages : 30
Inscription : 11/08/2019
Crédits : Heaven
Célébrité : Jake Abel

How much you wanna risk ? X0TurS617 / 5017 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ225 / 5025 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU721 / 5021 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
11.03.20 12:40
La femme a ses côtés dit des choses qui ne tombent pas dans l’oreille d’un sourd. Dyan est tout à fait le genre de mec qu’on met dans sa poche lorsqu’on commence à critiquer le monde d’autrefois. Parce que le monde d’aujourd’hui n’a rien à lui envier, du point de vue de Dyan. Le monde n’est pas mort pour lui, il renaît. La planète aurait fini par mourir avec le nombre croissant et démesuré du nombre d’êtres humains sur Terre. Tout aurait fini par mourir ; des animaux, jusqu’aux plantes et aux fleurs. Il n’y aurait eu plus rien de naturel pour faire continuer l’espèce. Et c’est certainement pour ça que Dyan déteste autant l’Homme en général ; parce qu’il n’est pas capable de prendre soin de quelque chose pour sa propre survie. Quelle bête stupide ! Lui a toujours su profiter de ce que la terre pouvait offrir. Des petits plaisirs simples de la vie, comme elle les appelle.

Tous les coups sont permis. C’est ce qu’ils croient. Dyan a bien entendu la remarque et ça le fait sourire de l’intérieur. Ces mecs sont débiles au point de croire qu’un seul virulent ne ferait pas de dégâts. Au point de croire qu’ils les verraient arriver d’ici, au pire des cas. Mais pour avoir prit cet endroit avec Seth, le cadet des Pratt sait pertinemment les angles morts. La façon dont on pourrait prendre l’endroit -avec difficulté, mais le faire quand même. Les points faibles, il a eu l’habitude de les étudier lorsqu’il était concepteur des bombes de leur ancien groupe terroriste, à lui et à son frère. Un seul mort peut faire beaucoup de dégâts. D’une manière ou d’une autre, les Hommes n’en savent pas assez sur les morts qui se relèvent pour pouvoir prendre le risque. Les ordres sont les ordres. Certain moins durs que d’autres, certains qu’on pense pouvoir éviter. Tous qu’on doit suivre quand même.

” - Tu t’es fait mordre, non ? Sinon pourquoi tu boites comme ça princesse [...]”

Dyan ne fait pas attention au reste de la voix du mécanicien, parce qu’il est trop occupé à lancer un regard à la jambe de la fille qui tient sa bouteille. Celle dont la cheville est cachée, mais certainement pas très belle à voir. Le blond aux yeux bleus fronce les sourcils, se demandant lui aussi ce qui peut bien se trouver sous ses bandages. Il n’est même pas surpris de ne pas y avoir fait attention avant, parce qu’il a l’habitude de ne pas faire attention aux gens qui l’entourent. Voilà un fardeau que le monde porte à sa place ; personne n’est vraiment important sur Terre.

” - C’est une foulure, écarte toi de mon visage, sinon tu vas le regretter.”

Un léger rire s’échappe des lèvres de Dyan. Les femmes fougueuses, les femmes qui savent rester en vie. Les femmes qui savent ce qu’elles veulent, et ce qu’elles méritent. C’est peut-être le seul genre de femme qui mérite encore de fouler la terre, à ses yeux. Et ça le fait toujours sourire de voir un homme être remis à sa place par ce qu’ils appellent vulgairement des gonzesses. L’égo masculin, écrasé par le talon aiguille d’une femme, ça a toujours été un véritable plaisir à regarder pour lui.

” - Est-ce que j’ai besoin de maïs soufflé ?” Qu’il demande avec un sourire moqueur, pour attirer l’attention des deux acolytes de cette histoire. ” Avec du caramel et plein de sucre ? J’sais pas… comme ça ça me permettra de profiter du spectacle pour savoir qui va gagner ?”

Semer la discorde n’est pas dans ses habitudes. Au contraire. Mais il n’aime pas qu’on puisse désobéir aux règles. Dyan n’est pas non plus le genre d’homme qui use directement de ses poings pour s’en sortir. Les armes sont mieux parce qu’on s’en sert avec de la distance. On tue à distance. C’est son frère, Woody, qui a toujours été bien meilleur pour faire respecter l’ordre.

” - J’suis pas combat de coqs d’habitude… mais celui-là semble intéressant.” Dyan croise les bras sur son torse. Il regarde la fille, il veut voir de quoi elle est capable. Les autres, il les connaît. Elle, nouvelle, avec ses blessures… malgré la limonade et ses belles paroles, il a envie de voir ce qu’elle sait faire. ” Qu’est-ce que tu donnerais, pour voir son pied ?”

C’est à l’homme qu’il s’adresse. Parce que lui sait d’avance qu’elle n’a rien d’une femme mordue par un virulent. Pourquoi ? Parce qu’il en a vu des dizaines, voir plus, des gens mourir avant de revenir à cause d’une blessure. Elle n’a ni le teint d’un mort, ni les yeux qui divaguent. Rien de suffisamment grave pour ne pas savoir se défendre, pas vrai ? Dyan veut qu’elle gagne, mais semble être placé du côté de l’homme à le pousser ainsi vers la faute. Il hausse les épaules avec lassitude.

” - Je propose que celui qui as tord passe de l’autre côté de la grille.” De nouveau, il hausse les épaules. Se met à regarder les autres avec la même distance que d’habitude ; ça se voit, que Dyan n’aime pas les gens. ” Après tout, un mort ou deux de l’autres côté.. c’est rien. Vous savez tous faire avec, pas vrai ?”
Revenir en haut Aller en bas

Jessica Bane
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
How much you wanna risk ? Tumblr_inline_nv8uom92D31qlt39u_250

Ancien métier : Danseuse étoile
Occupation : Oiseleur
Statut civil : Célibataire, elle a du mal à concevoir le principe même de l'amour. Elle aurait sûrement besoin d'un dictionnaire ou d'une personne extrêmement patiente.
Lieu de naissance : Londres

How much you wanna risk ? Tumblr_pyrhscuce51sqkxrho2_540

Messages : 75
Inscription : 10/11/2019
Crédits : Century Sex
Célébrité : Jenna Coleman

How much you wanna risk ? X0TurS618 / 5018 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ223 / 5023 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU710 / 5010 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
18.03.20 21:25
How much you wanna risk ?
Le destin est parfois moqueur
Jessica & Dyan


A la façon d’un réflexe, mon visage se tourna d’un seul coup vers le châtain. A quoi jouait-il ? Il m’avait semblé si avenant sur le moment de notre rencontre. Il fallait croire que j’avais raison, les humains sont une énigme qui est désagréable à résoudre. Après tout, chaque fruit contient un noyau et il n’est jamais plaisant de mordre dedans. Mais le blondinet m’avait prévenu, je faisais partie d’un groupe. Il fallait que j’arrive à passer outre les mauvais caractères et les personnes trop compliquées pour quelqu’un avec un fort côté asocial. Il m’était quand même arrivé de sympathiser quelques fois, dans la vie d’avant, mais j’étais trop égoïste pour prolonger mes relations et qu’elles deviennent un pilier pour un moi. Mes connaissances n’étaient que des amis de passages. Seul l’ornithologue avait vraiment compté et il était loin, peut-être qu’il n’était plus d’ailleurs. Alors je me contentais d’afficher un air neutre et j’essayais de comprendre à quoi il jouait. Par contre le reste de l’annonce me fit froncer les sourcils. Après on se demandait pourquoi je tuais avant les violeurs et que je ne suis jamais réellement tombée amoureuse d’un homme… On aurait dit que le châtain parlait de moi comme d’un trophée, je n’étais clairement pas à vendre. Je rentrais légèrement en ébullition sans le montrer. Pratt avait été clair, il ne fallait pas que je me permette de sortir du sentier alors que je devais faire mes preuves pour m’intégrer ici. Alors une fois que l’homme qui m’a conduit jusqu’ici achève ses paroles, j’empoigne la bouteille et la montre comme s’il s’agissait de l’argument ultime.

« J’ai la bouteille, ça me va de passer la grille, je serais gagnante de toute façon ! » Lançais-je avec une voix empreint d’un profond cynisme. Un regard sombre se posa alors sur l’individu qui était toujours aussi proche. « Nouvelle ou pas, une seule règle est à respecter : tu ne me touches pas sans ma permission. » Le mécanicien avait peut-être une once d’instinct de survie parce que sur la surprise de mon ton sec, il recula d’abord d’un pas. Alors plutôt que de s’adresser à moi, il s’adresse au spectateur et à son popcorn en attente : « Tu ne sais pas non plus ce qu’il y a en-dessous de son bandage, mais tu me connais, pourquoi tu prends le risque de la garder ? »

Ma langue passa sur ma lèvre inférieure, montrant ainsi mon agacement. Entre le fait d’être prit comme un objet de marchandise et le fait que l’on ne s’adressait même plus à moi directement, c’était trop. Je décidais de poser doucement la bouteille sur le sol, avant d’en avoir bu une gorgée discrète. Si le châtain ne voulait pas que j’en prenne à nouveau, il ne fallait pas me la confier. Je fis alors ressentir à l’homme à quel point c’était désagréable de ne pas respecter les distances en bombant à mon tour le torse et en le confrontant du regard tout en m’approchant.

« Tu veux que l’on règle ça à la régulière dehors ? Les grilles sont fermées maintenant, peut-être même que le bruit attirera un ou deux virulents, qui sait ? Parce que c’est surtout ça qu’il faut vous faire rentrer dans le crâne, vous réparez des voitures, vous ne faites pas des origamis… Le traitement des voitures fait un sacré boucan, mais je n’ai pas besoin de te faire un dessin maintenant, n’est-ce pas ? »

L’homme grommela dans sa barbe et il se permit de me maintenir le pied pour essayer de retirer le bandage lui-même. Sans le savoir, il me rendait service vu que j’avais du mal à garder mon équilibre sur cette jambe si elle n’était pas maintenue. A l’aide de mon autre jambe, je plaçais mon pied droit sur son épaule et m’en servait comme second appui pour déloger mon pied qui me faisait bien souffrir. Accroupi, il perdit l’équilibre et il fût obligé de se rattraper par les mains pour ne pas tomber en arrière. Alors je me contentais de lui faire un croche-patte à l’arrière de l’un de ses pieds pour le déséquilibrer et le faire tomber par terre sans exagérer, sans être violente, juste de la légitime défense. Sans doute que ce serait mal vu d’en rester là, même si je n’avais pas cherché le contact la première. Alors boitant sans me cacher puisque que toute façon un lourdeau avait remarqué mon bandage, je présentais ma cheville au châtain en le regardant dans les yeux.

« Si tu veux voir s’il y a morsure ou non, je te laisse retirer le bandage, mais je ne prendrais pas le risque de m’abaisser devant eux. »

Bien sûr ma remarque contenait un double sens, je le savais pertinemment, mais au moins je restais à ma place. Je me fichais pas mal en cet instant que l’on puisse se rendre compte que j’avais une broche. A vrai dire, je n’avais toujours pas voulu vérifier si elle s’était déplacée ou non.

© Starseed

_________________

Catch me and keep me
univers' murderer ⊹ It's an addiction, i can't control myself. I need something for my heart. My lonely asks me but i've not the answer(by anaëlle)
Revenir en haut Aller en bas

Dyan Pratt
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Ancien métier : Saisonnier agricole - terroriste pro écologique.
Statut civil : Célibataire, détruit une fois par l'amour sans être capable de remonter la pente.
Lieu de naissance : Fort St. John

How much you wanna risk ? 1565453127-ezgif-3-236b55dcf9b8

Messages : 30
Inscription : 11/08/2019
Crédits : Heaven
Célébrité : Jake Abel

How much you wanna risk ? X0TurS617 / 5017 / 50How much you wanna risk ? BR2xH0t

How much you wanna risk ? DQEbQJ225 / 5025 / 50How much you wanna risk ? GxoDpmC

How much you wanna risk ? Hu1erU721 / 5021 / 50How much you wanna risk ? LWcMbb0



Survive
Sac à dos:
Possessions:
Carnet de santé:

Voir le profil de l'utilisateur
How much you wanna risk ? Empty
30.03.20 14:30
Dyan n’aime pas les gens, mais les gens ne l’aiment pas non plus de façon générale. Pourtant, il y a quelques personnes qui sortent du lot, et qui peuvent être plaisantes à côtoyer. Bien entendu, il ne parle pas de sa fratrie mais de gens complètement lambda. Ils sont rares, mais ils existent. Et Dyan ne peut pas nier qu’il aime ce qu’il est en train de regarder ; le sourire qui est logé sur ses lèvres depuis que Jessica ne se laisse plus faire ne ment pas. Il aime la voir prendre le dessus, pas parce que c’est une femme, mais parce que c’est un être humain qui semble pouvoir se débrouiller, se défendre, qui semble prêt à tout pour atteindre son but.

N’est-ce pas ce qu’il y a de plus agréable, aux yeux de Dyan ? Peu importe qu’ils aient, ou non, des points de vues différents, peu importe les manières qu’ils peuvent employer pour arriver à leur fin, les gens qui vont jusqu’au bout de leurs idéaux, c’est ça qui lui fait pétiller l’oeil. Voilà les gens qui méritent le respect, qui méritent son attention. Et pas la façon dont Jessica a agit pour renverser son adversaire, pour le remettre à sa place, elle a prouvé qu’elle pouvait entrer dans cette catégorie.

Il l’entend encore parler comme si ce n’était pas déjà terminé ; ”Les grilles sont fermées maintenant, peut-être même que le bruit attirera un ou deux virulents, qui sait ? Parce que c’est surtout ça qu’il faut vous faire rentrer dans le crâne, vous réparez des voitures, vous ne faites pas des origamis.. Mais Jessica est déjà en train d’avancer vers lui. Pourtant, il constate qu’elle use des mots comme un poète pourrait le faire. Elle parle correctement, comme peu de gens le faisaient déjà à l’époque où l’apocalypse n’était que fiction. Il ressent une pointe de jalousie, car ce trait lui appartient d’habitude, Woody lui fait souvent ce compliment.

” - Si tu veux voir s’il y a morsure ou non, je te laisse retirer le bandage, mais je ne prendrais pas le risque de m’abaisser devant eux.”
” - T’as raison…” Qu’il souffle avec un étrange sourire. Un peu de fierté peut-être ? ” On va pas démolir la bonne réputation que tu viens de te créer. Avances donc, que je jète un oeil.”

D’un signe de tête, il lui montre les marches où ils se sont rencontrés plus tôt. Mais Dyan, qui avait encore les bras croisés jusqu’à présent, se détend et s’approche du type qui était à terre. Son sourire est bien plus mauvais lorsqu’il le regarde. Parce qu’il est tout à fait d’accord avec ce que Jessica lui a mis dans la tronche : un mécano pas très intelligent qui se fait remettre à sa place par une femme. Il y a de quoi grincer des dents, et c’est tout bonnement ce que le type est en train de faire. Dyan se contente de récupérer la bouteille, et déjà, il repart d’où il vient.

Jessica a du mal à marcher, c’est clairement maintenant à ses yeux. Ils ‘agace lui-même de ne pas faire assez attention aux autres. Pas pour leur bien, mais parce que des détails physiques peuvent être utiles. Non, il ne l’aidera pas à retourner aux marches. Il n’est pas assez bon pour ça. Il ne prend pas assez soin des gens. Il aidera sa fratrie parce qu’ils partagent le même sang. Parce qu’ils s’aiment. Mais Dyan n’est pas capable d’aimer quelqu’un de nouveau. Dans ce monde, mais dans l’ancien, c’était exactement la même chose. Jamais il n’aurait été capable d’aimer quelqu’un d’autre que Romy, et pourtant, Dieu sait à quel point il a reçu de nombreuses lettres lorsqu’il était en prison. Partout dans le monde, il y a toujours des cinglées prêtes à mettre le grappin sur un prisonnier.

” - J’suis pas médecin. Si t’as mal… tu te tais.” Il hausse les épaules comme si cet ordre était simple à suivre. Mais ça ne l’empêche pas de s’asseoir avec nonchalance sur une marche, genoux pliés, en attendant que Jessica pose son pied bandé sur ses genoux. ” Si c’est une morsure… j’te bute. Dans la seconde qui suit. Mais j’ai confiance en Seth.. il t’as déjà fait passer une visite, pas vrai ?”

Prêt à enlever le bandage, il la regarde une dernière fois dans les yeux, comme s’il cherchait à se mettre d’accord avec elle. Puis, Dyan enlève le bandage pour voir le problème. Il n’y connait rien, mais sait reconnaître une morsure d’une blessure. Là, ce n’est en rien un zombi qui l’a mise dans cet état. Lorsqu’il voit dans la blessure, un morceau de broche, Dyan lève la tête vers elle sans pour autant savoir ce que c’est. Il n’est ni doux, ni brusque. Mais d’un signe de tête, il demande ce que c’est.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

à propos
sac à dos


How much you wanna risk ? Empty
Revenir en haut Aller en bas
 
How much you wanna risk ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
What Lies Ahead :: Kelowna & Beyond :: North Kelowna :: International Airport-
Sauter vers: