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 In Justice we trust | Seth



Vince Blake
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Ancien métier : Manutentionnaire, mais il a multiplié les petits jobs dans de nombreux domaines.
Occupation : Responsable de la petite communauté dite du "Vignoble" pour les Protectors & sbire de Seth.
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12.06.20 19:04

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« North Kelowna | Septembre 2019 »
C'est juste une question de pouvoir. Ma main parcourt son corps pour en savourer toute la douceur de ses courbes, puis s'attarde sur sa gorge. Sous mes doigts, je sens sa veine palpitante, sa respiration courte, et sa peau moite. Ils se crispent d'excitation. C'est toujours une question de pouvoir. Je resserre un peu plus mon étreinte attirant encore davantage son dos contre mon torse avant de m'emparer de ses lèvres comme le prédateur fond sur sa proie. Elle a un goût sucré. Un goût de fraises.
Le pouvoir, ici, maintenant, c'est moi qui l'ait et c'est pour ça qu'elle est là. Si elle avait pu faire autrement sans doute n'aurait-elle pas déserté le lit conjugal et ne serait-elle pas venu toquer à ma porte il y a maintenant une heure, aux premières lueurs du jour. En vérité, si, elle pouvait faire autrement, elle ne le sait simplement pas. Parce qu'il faut survivre encore à aujourd'hui et qu'un ventre qui a faim est toujours mauvais conseiller. Cela tombait bien, j'avais faim moi aussi...

Repu, je regarde la fille se rhabiller à la hâte tandis que je me mets à fumer. Ses doigts avides se referment sur la liasse de points, monnaie d'échange au sein de notre communauté, que j'ai déposé sur la table de chevet avant nos ébats. Alors qu'elle s'apprête à les glisser dans sa poche, j'arrête l'élan de son poignet d'un geste sec. Je la sens trembler sous mon emprise, elle ose relever ses yeux noisettes vers moi craignant sûrement que je ne revienne sur notre accord. Elle est plutôt jolie avec son petit nez légèrement en trompette et sa fossette au menton. Elle a dû en avoir du pouvoir, cette fille, autrefois. Plus maintenant. Je dis simplement, doucement, tout en rivant pourtant mon regard d'acier, implacable, dans le sien:

"Qu'est-ce qu'on dit?"

"M-Merci..." balbutie-t-elle, la voix enrouée de sanglots contenus.

J'y réponds avec un léger hochement de tête. Tandis que j'exhale l'épaisse fumée, je lève un regard vers le réveil. 7h25. Ma langue tique. Il faut qu'elle parte. Alors que je lui fais signe de se dépêcher, ce qu'elle fait sans rechigner, je me redresse du lit et enfile à mon tour un jean et un t-shirt. Dans ce qui fait office de pièce à vivre, elle s'arrête pour se chausser et je me saisis de la bouilloire que je remplis d'eau avant de la mettre sur le feu. Heureusement, l'ouïe de Nana lui fait défaut depuis déjà de bien nombreuses années, il ne m'est pas difficile de lui garder secrètes ces rencontres clandestines.

La fille a déjà sa main sur la poignée lorsque trois coups frappent à la porte de notre appartement. Pétrifiée, elle arrête son geste. Ces trois coups ont suffi à lui faire comprendre qui se trouvait derrière. Je lui aboie l'ordre d'ouvrir, on ne le fait pas attendre. Et tandis qu'elle s'exécute, elle me semble se rapetisser, priant le sol de la laisser l'engloutir pour y disparaitre toute entière. Le battant s'ouvre sur notre visiteur matinal, son souffle se suspend et ses yeux restent résolument fixés sur le sol. Comme si le fait d'oser lever les yeux sur lui pour le regarder appelait un châtiment plus sévère encore que celui qu'elle s'infligeait déjà à elle-même. Nous étions trois désormais à partager son secret. Quatre si l'on incluait Justice.

Un instant de flottement, puis la bouilloire derrière nous se met à siffler et semble la réveiller de sa torpeur pour lui offrir une occasion unique de s'éclipser et de ravaler sa honte. Je prends une bouffée du cigarillo coincé entre mes lèvres tandis que je laisse couler un dernier regard sur l'échancrure de ses reins avant qu'elle ne disparaisse dans le couloir, puis je reporte toute mon attention sur notre leader. Instantanément, mon front et mes sourcils se froncent:

"Freddy t'a raconté?"

Je m'efface pour laisser entrer Seth. Aucune invitation n'est nécessaire. Je le sais plus que quiconque, tout lui appartient ici. Jusqu'à l'air que nous respirons. Un regard au dessus de l'épaule de notre leader me suffit pour comprendre que mon homme de main qui vient d'apparaître a dû croiser sa route avant que je n'ai eu l'occasion de le faire. J'ai laissé Colin en piteux état cette nuit au Vignoble, sous la bonne garde de Tony, et il n'est pas certain qu'il ait déjà  réussi à se sortir de l'inconscience. Lorsque j'aurais exposé la situation à Seth et pris mes instructions de lui sur les suites à donner à la trahison de cet enfoiré, nous terminerons notre tête-à-tête déjà bien entamé. Lui, peut-être déjà un peu plus mort que vivant.

Je verse l'eau brûlante dans une tasse juste au moment où la porte de la chambre de Nana s'ouvre. Et la commissure de mes lèvres se retrousse en un léger sourire, je n'ai pas besoin de regarder l'heure.  7h30. Toujours. Elle se tourne immédiatement vers notre visiteur, ses yeux s'écarquillent bien ronds au milieu de son visage fripé et, coquette, elle arrange quelques mèches rebelles qui n'ont pas voulu se prendre dans les pinces de son éternel chignon:

"Monsieur Seth... Que nous vaut le plaisir de votre visite à cette heure?"

J'adresse un regard en coin à Seth et je ne suis pas certain de parvenir à dissimuler mon malaise. Elle ne doit pas savoir. Elle me regarderait différemment, me rendrait faible, je ne veux pas qu'elle sache. Je lui tends sa tasse où flotte désormais un sachet de thé noir, mais c'est un regard sévère qui se pose sur moi:

"Tu fumes encore Vincent? Tu fumes trop."

D'autorité, elle pince le cigarillo et me le retire de la bouche juste avant de l'écraser dans l'évier comme s'il s'agissait d'un vulgaire insecte.
J'ai dix ans à nouveau. Dans ses yeux, j'aurais toujours dix ans.
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Seth Mansfield
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19.06.20 11:48
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  Seth & Vince



Lorsque Seth devait se rendre au vignoble il s’arrangeait toujours pour ne pas avoir à conduire ce qui lui permettait d’apprécier la beauté du paysage en toute quiétude et de réfléchir posément. Ce qui aurait pu être facteur de monotonie et provoquer chez lui une lassitude compréhensive pour un homme aussi nerveux que lui, avait tout l’effet inverse. Il se retrouvait complétement dans ce puissant motif de structuration ou chaque chose était à sa place et qui donnait au paysage une clarté et une lisibilité évidente.
Depuis la fenêtre passager, le menton calé dans sa main, Seth pouvait déjà apercevoir la majestueuse maison vigneronne qui à son sens était l’une des pièces maîtresses du puzzle paysager.
Peut-être était-ce dû à ses formes remarquables du paysage résultant de l’activité humaine, ou tout simplement à la beauté des lieux ou encore parce que cela n’avait strictement rien à voir avec  l’aéroport dans lequel il vivait quotidiennement et qui était constante effervescence, toujours était-il qu’il ressentait un certain apaisement à chaque fois qu’il devait emprunter ce chemin.

Si un jour on lui avait dit qu’il en posséderait un vignoble, il aurait ri au nez de celui qui aurait eu l’outrecuidance de lui sortir une ânerie pareille mais aujourd’hui il fallait bien admettre qu’il n’y avait pas à rire et que posséder ce genre de terrain possédait de nombreux avantages, d'autant plus en ces temps troublés. S’il était en route pour le vignoble à cette heure aussi matinale de la journée c’était uniquement parce que le message laissé par Vince à son intention avait plus que titillé sa curiosité, doublement même, sachant que l’homme gérait parfaitement le domaine sans qu’il n’ait besoin d’intervenir à tout bout de champs. Seth était parti sans s’attarder, accompagné d’un comité restreint, deux voitures seulement et six hommes pour l’accompagner. En son absence, c’était à Victoria qu’il avait confié les rênes de l’aéroport, la seule qui avait sa confiance et les épaules assez larges pour le remplacer. Une fois les voitures garées à l’intérieur de la propriété, il fut accueilli par Freddy qui l’accompagna à l’intérieur de la maison. S’avançant avec nonchalance à travers la magnifique demeure, Justice parfaitement calée contre son épaule, l’écho de son sifflement se mit à retentir dans tout le manoir. Seth avait parfaitement conscience de son pouvoir, sa carrure élancée et sa grande taille impressionnait naturellement mais ce qui inspirait la crainte plus que tout, c’était la présence de sa fameuse batte de base-ball habillé de fils de barbelés soigneusement noués autour de sa silhouette qui laissait une image douloureuse des dégâts qu’elle était capable de causer. Cette arme, il l’avait baptisé « Justice » et tout le monde ici présent, connaissait sa triste réputation d’autant plus que Seth était un homme facilement irritable, ça non plus ce n’était un secret pour personne. Le duo était connu et à juste titre craint. L’homme se nourrissait d’ailleurs de cette terreur qu’il pouvait lire dans chaque paire d’yeux qu’il croisait en cette heure matinale alors que le domaine s’éveillait à peine. Parfaitement conscient qu’il les impressionnait tous, autant qu'il les dominait, c’était un sentiment de satisfaction qui flattait mortellement son égo surdimensionné dont il jouissait ouvertement. Bien qu’à l’aéroport il soit tout aussi craint, ils étaient bien plus coutumier de le voir déambuler dans les couloirs, mais ici, c’était un événement particulièrement rare et en général ce n’était jamais très bon signe. La tension était palpable et tous commençaient déjà à redouter les heures qui allaient à suivre.

Après avoir gravit les escaliers et traversé un long couloir, Seth se retrouva devant une massive porte en bois sculpté. Levant sa batte, il s’en servit pour frapper 3 petits coups secs mais rapides et glaçants car nul n’ignorait qui se présentait de la sorte. C’était sa manière à lui de s’annoncer et qui ne permettait pas de laisser planer le moindre doute. Aussitôt la voix de son sbire se mit à aboyer un ordre de l’autre côté de la porte et cette dernière s’ouvrit presque aussitôt, timidement. Un sourire carnassier aux lèvres, Seth observa en détail la ravissante créature qui s’écrasait littéralement devant lui sur son passage. Sa fidèle batte ayant retrouvé sa place sur son épaule, Seth s’avança tout en laissant glisser son regard sur les courbes généreuses de la jeune femme qui osait à peine respirer en sa présence. Se tournant vers Vince, le sourire goguenard et l’œil pétillant il ne put s’empêcher de lâcher une remarque que Seth se plaisait à qualifier de complicité virile

- J’en connais un qui s’est pas ennuyé cette nuit, mon salaud. Vince s’occupe bien de toi ?

Son regard s’était à nouveau accroché dans ceux de la fille qui était littéralement tétanisé devant lui. Rapprochant son visage du sien, conscient de la terreur qu’il lui inspirait et dont il se nourrissait clairement, il haussa un sourcil

- Tu sais que c’est très mal poli de ne pas répondre à une question que l’on t’a posée ? Lui demanda-t-il de sa voix grave

- Je… commença-t-elle en glissant un regard désespéré en direction de Vince à la recherche d’une aide qui elle le savait pourtant, ne viendrait pas. Oui… finit-elle par balbutier… il… il s’occupe bien de moi

Le sourire charmeur de Seth s’agrandit pourtant il ne bougea pas d’un pouce, savourant ce pouvoir qu’il possédait sur elle. Le temps était comme suspendu tout du moins jusqu’à ce que la bouilloire ne se mette à siffler, donnant le top départ pour permettre à la fille de s’éclipser après une énième courbette, en refermant la porte derrière elle. Ils étaient enfin seuls

- Joli p’tit lot souligna Seth en pointant son pouce dans la direction qu’elle venait d’emprunter avant de se diriger tranquillement vers Vince qui préféra changer de sujet pour aborder l’affaire qui l’avait conduit jusqu’ici.

Vince était de ses hommes qui n’aimaient pas perdre son temps en palabres inutiles, préférant de loin s’attaquer directement au vif du sujet, une des nombreuses qualités que Seth appréciait chez lui

- Non, je préfère que ce soit toi qui me raconte ce qui s’est passé


Une seconde porte s’ouvrit alors, attirant leur attention. La silhouette qui s’y profila ne possédait pas les charmes de la première, mais cette femme n’était pas n’importe qui puisque celle qui apparaissait devant eux n'était autre que la maîtresse de maison. Lorsque la vieille femme prit conscience de la présence de leur invité, elle s’arrêta durant un instant sur le pas de la porte les yeux ronds de surprises. Ce ne fut que lorsqu’elle put se remettre de ses émotions qu’un large mais non moins sincère sourire transcenda littéralement son visage creusé par les rides. Dans un dernier élan de coquetterie, elle arrangea quelques mèches rebelles qui s’étaient écartées de son chignon alors que Seth se dirigeait vers elle pour la prendre dans ses bras

- Ai-je vraiment besoin d’une raison pour venir prendre le petit-déjeuner en compagnie de personnes que j’apprécie mais qui vivent beaucoup trop loin de moi pour que je puisse en profiter plus régulièrement ? Vous êtes radieuse ! Comment allez-vous ? Tout va bien ici ? Vous ne manquez de rien ? Vous savez qu'il vous suffit de demander

- Oh oui tout va très bien c’est vraiment gentil de vous en inquiéter même si Vincent travaille beaucoup trop

- Vraiment ?
Fit-il en se tournant en direction de l’intéressé un sourire complice affiché aux lèvres avant de se tourner vers la doyenne. Des hommes comme lui, qui ont la valeur du travail bien fait, croyez-moi Nana, il y en a très peu. Vincent ne ménage pas sa peine ici, mais au moins grâce à lui je peux partir tranquille parce que je sais que le domaine est entre de bonnes mains et par conséquent, vous aussi

Il y avait dans cette façon que Nana avait de poser les yeux sur Vince quelque chose de touchant. On pouvait lire dans son regard toute la fierté qu’elle éprouvait pour son petit-fils, un homme qui était parvenu à s’accomplir comme elle avait toujours su qu’il y parviendrait, car malgré ses nombreux déboires, ses erreurs, elle n’avait jamais cessé de croire en lui et aujourd’hui elle en était récompensée. Aujourd’hui, son petit Vincent n’était pas n’importe qui, car un homme avait cru en lui et avait décelé en lui ce qu’elle avait toujours su qu'il possédait : de la force, du courage et de la volonté. Et cet homme, c’était Seth Mansfield. Il n’avait pas hésité à lui confier des responsabilités importantes devant lesquelles Vincent ne faisait pas défaut, parce qu’il avait enfin l’opportunité de prouver ce qu’il valait réellement, et de cela, pour lui avoir offert sa chance, Nana lui serait toujours reconnaissante.
Ce n’était pas la première fois que Seth avait l’occasion de passer du temps avec Nana dont le sujet de conversation préféré était son petit-fils. Un sujet sur lequel elle était littéralement intarissable. Nana était d’ailleurs la seule personne au monde pour laquelle Vincent déployait des trésors d’intention comme en cet instant lorsqu’il lui apporta sa tasse de thé. Étrangement, alors qu’elle aurait dû s’en réjouir, la vieille dame fronça les sourcils de mécontentement et fixa sévèrement son petit-fils qui lui apportait son thé. Lui retirant son cigarillo des lèvres en le réprimandant comme un enfant, le leader des Protectors ne put s’empêcher de rire, l’œil pétillant et un sourire malicieux fendant son visage. C’était l’un de ces spectacles inattendu et plein de surprise dont Seth ne pourrait jamais se lasser. Voir une petite Dame comme elle, mettre à genoux un gaillard comme Vince cela valait son pesant d’or

- Oh bon sang Nana, j’vous adore. Si je m’écoutais je vous emmènerai avec moi à l’aéroport. Ça me fait penser, dit-il en retirant quelque chose qui se trouvait à l’intérieur de sa veste en cuir. C’est pour vous, fit-il en épinglant la jolie broche en or à la robe de l’octogénaire. Elle appartenait à ma grand-mère, une femme incroyable qui nous a quittés beaucoup trop tôt. Il est plus que temps de lui offrir une seconde jeunesse, et nulle n’est plus digne que vous de la porter… elle vous va à ravir.

Se reculant afin de mieux admirer son oeuvre, le bijou paraissait être du plus bel effet sur elle, et Seth cru même déceler un fin sourire empli de tendresse sur le visage pourtant d’ordinaire si impitoyable de son sbire. Bien sûr, l’histoire qu’il lui avait servie concernant la prétendue valeur familiale de ce bijou avait été inventée de toute pièce. Après tout, il n’allait pas dire qu’il avait fracassé le crâne d’une morte pour récupérer cette breloque qui à n’en pas douter allait enchanter la grand-mère de Vince. Il y avait des vérités qui n’étaient pas toujours de bon ton de révéler et des mensonges qui servaient à enjoliver certaines réalités

- Bon alors, on se le boit ce café ?
Fit-il en se tournant en direction de Vince. Ensuite le monstre que je suis vous enlèvera Vincent pour travailler un peu

- Oh mais non, vous n’êtes pas un monstre, vous êtes un homme bon et généreux, il n’y en n’a pas assez des comme vous (tu entends ça Abel ? ;p)

Si Seth avait fait le déplacement de l’aéroport jusqu’ici ce n’était pas sans raison et certainement pas pour boire tranquillement le café en compagnie de l’un de ses plus fidèles alliés et sa grand-mère, pourtant, Seth n’en montra rien, se montrant charmeur et se dévouant totalement à Nana qui se plaisait à lui raconter diverses anecdotes, tandis que de son côté Seth s’inquiétait de savoir comment elle passait ses journées, ou si elle avait tout ce dont elle avait besoin. Nana, comme toutes les personnes âgées était ravie d’avoir pour elle toute l’attention d’une personne qui s’intéressait à ce qu’elle lui confiait et prenait du temps pour elle, d’autant plus une personne aussi occupée et importante que Seth Mansfield

- Bon, c’est pas que ça m’enchante mais je vais devoir vous laisser Nana et vous réquisitionner la présence indispensable de Vincent. Mais avant que je m’en aille, quand j’en aurais terminé avec tout ce que nous avons à traiter, j’espère que vous m’accorderez le plaisir d’une petite balade au pied du domaine

Les deux hommes firent crisser leurs chaises sur le parquet, puis après avoir embrassé la vieille femme qui entreprit de débarrasser la table, les deux hommes s’éclipsèrent des appartements de Vince. A peine se retrouvèrent-ils dans le couloir et que la porte se referma derrière eux, que le sourire chaleureux de Seth disparu pour laisser place à des traits durs et implacable

- Fais-moi le topo le temps que tu me conduises jusqu’à lui

   

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02.07.20 18:34

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« North Kelowna | Septembre 2019 »
Quand j'avais dix ans, Nana, elle en avait aussi trente de moins. Et il me suffit de la voir là, avec son œil qui frise et son rose aux joues pour la retrouver l'espace d'un instant. Je les observe du coin de l'œil, non sans un certain amusement, tandis que je prépare le café matinal. Contrairement à elle, gardée dans l'ignorance la plus totale sur nos actions, je sais lire entre les lignes. Je sais que nos méthodes pourraient la choquer, qu'elle ne comprendrait pas, mais elle n'a pas besoin ni de savoir, ni de comprendre.
Lorsque nous avions pris cet endroit, mis sous contrôle la petite communauté qui l'abritait déjà, je n'avais pas tout de suite saisi pourquoi Seth avait choisi de me le confier. En fait, même si j'avais ravalé mon amertume, j'avais mal vécu le fait de me trouver loin de l'aéroport, écarté du cercle rapproché de notre leader. Mais il ne m'avait pas fallu longtemps pour comprendre. Nana l'a tout de suite adoré, ce vignoble. De la terrasse où elle aime passer le plus clair de son temps à prendre soin de ses fleurs, la vue donne sur les vignes qui descendent en pente douce vers l'Okanagan et au delà les montagnes. Le soleil rasant du soir donne une teinte violacée aux sommets, fait miroiter la surface du lac, et joue avec les ombres des ceps. Ouais, j'ai pas grand chose d'un poète, mais putain, faut bien dire que c'est beau. Elle y est bien pour y finir ses vieux jours.

Après avoir servi Seth, je me saisis d'une pomme en guise de petit déjeuner dans laquelle je mords avidement et m'assoit à mon tour. Je manque - littéralement- de m'étouffer de surprise lorsque le patron dégaine le cadeau qu'il lui réserve. Je n'ai pas besoin de regarder Nana pour savoir ce qu'elle en pense: elle n'a plus trente ans de moins, mais soixante. En revanche, je considère d'un œil goguenard Seth tandis que je m'enfile tranquillement ma pomme, accoudé nonchalamment au dossier de ma chaise. J'admire la manière qu'il a de débiter des foutaises en leur donnant l'apparence du vrai, cet escroc. J'ai toujours été trop honnête -pour ça du moins- mentir, comme ça, je sais pas. Et c'est peut-être pour ça qu'il est à sa place et moi à la mienne, et que c'est très bien comme ça.
Une chose est sûre, rien que pour ça, j'ai pas peur de crever demain. Ah bien sûr, j'en ai pas envie! Il reste bien quelques plaisirs encore dans ce bas monde! Quelques presque morts à rectifier pour de bon, quelques bonnes bouteilles à torcher et quelques culs bien faits à emmancher. J'ai toujours su que je crèverai pas bien au chaud dans mon lit de toute façon. Mais si je devais partir avant, je sais qu'elle, elle le pourrait. Sa fenêtre donnant vers le soleil couchant sur le lac Okanagan. Et c'est tout ce qui compte.

Les tasses vidées, Seth sonne la fin de sa visite de courtoisie. Il me tarde de le mettre au jus et, déjà, sur la fin, j'étais absent, obnubilé par cette dernière inconnue dans l'affaire Colin qui m'obsède. Alors que Nana escorte notre visiteur jusqu'à la porte, elle remarque Freddy qui est resté docilement dans le couloir et se souvient, soudain:

"Oh! Vous prendrez bien un petit caramel avant de partir? Tenez, Franky, je sais comme vous les aimez..."

"En fait moi c'est..." Le regard de Freddy croise le mien qui doit être assez convaincant pour le faire se raviser. "C'est gentil, merci Mme Blake..."

Nana sourit et avant de partir, je lui souffle, une main dans le dos.

"Ne m'attends pas."

Puis, enfin, la porte se ferme derrière nous et déjà les affaires reprennent. Mon message de la nuit à la radio faisait état brièvement d'un fugitif attrapé et je détaille davantage à l'attention du patron:

"On a choppé hier soir un enculé qui essayait de se barrer avec sa femme et sa gosse. Ils se sont réfugiés ici y'a quoi... Trois, quatre mois... Il s'est jamais fait remarqué, il bossait bien... Jusqu'à la semaine dernière où la gosse a bavé... "On va partir bientôt, c'est Papa qui l'a dit à Maman. Il parlait tout bas, ils veulent me faire la surprise, je crois..." qu'elle a dit aux autres gamins..."
J'adresse à Seth un regard et un sourire cyniques. Je sais pas si c'est pour ça qu'il ne veut pas qu'on touche aux gosses, mais ces morveux font de sacrés bons petits soldats, pour sûr... Inutile de dérouler tout le fil des conséquences que cet aveu innocent et de bonne foi avait pu suscité ces jours derniers. De bouches en oreilles, de fil en aiguille, j'avais pris mon mal en patience et attendu de le cueillir, une fois bien mûr.

"Ce connard, Colin, s'était fait un beau petit paquet de provisions, aidé par une des cuisinières. J'ai réussi à lui faire cracher le morceau dans la nuit, mais..."

Un tic agite mes lèvres et retrousse mon nez. C'était pas elle que je voulais... Et surtout, le constat que je m'apprête à faire devant mon leader sonne déjà à mes oreilles comme un insupportable aveu d'échec alors même que les mots n'ont pas encore franchi mes lèvres. Depuis deux ans, je me suis bâti une solide réputation au sein de notre communauté et, j'ose le croire, auprès de notre leader, qui ne me fait pas défaut. Son opinion et son estime m'importent, je ne compte laisser rien, ni personne jeter une ombre dessus dans son esprit.

Fais chier! Heureusement que j'ai baisé ce matin, j'ai même plus de clopes pour en griller une maintenant. Et Dieu sait que j'aurais bien besoin de me détendre.

"J'sais pas comment mais ce fils de pute avait un flingue..."

Il sortent enfin, ces mots, dans un grondement. Et ma mâchoire se crispe comme le regard de Seth tombe sur moi. Cette nuit, la rage était froide, calculée, méthodique. Ce matin, elle me brûle les veines. J'avais espéré avoir une réponse à y apporter ce matin, avoir réussi à faire parler Colin. Mais, quitte à ne lui laisser que sa gorge et sa langue en bon état de marche, je me jure bien de lui faire cracher le morceau. Quand je l'aurais, ce traitre, je jure sur la tête de Nana que le châtiment sera exemplaire. Je m'empresse d'ajouter une précision, à mes yeux, cruciale:

"D'autant que c'est moi qui les garde là-haut."

Je désigne du menton l'étage d'où nous venons où se trouve l'appartement que j'occupe avec Nana. Seth doit bien le savoir, je ne compte jamais sur les autres pour faire le boulot à ma place et j'ai l'œil sur tout. Autant dire que la réserve est aussi inviolable qu'Alcatraz.

Les étages et les escaliers descendus, nous pénétrons dans le sous-sol. Les marches deviennent en pierre et l'air se rafraichit. Il flotte encore un parfum de fût de chêne et de vin. Une faible lueur provient de soupirails. Sans plus d'électricité nous avons longtemps utilisé des lampes comme apport supplémentaire de lumière, mais par économie de ressources, nous avons fini par opter pour des torches. Parvenant devant une porte blindée -les propriétaires précédents gardant précieusement sous clé quelques crus exceptionnels- je nous annonce d'un unique coup sec donné avec le poing. Il faut quelques secondes avant que le verrou ne tourne sur lui-même et ne révèle le visage groggi de mon homme de main. D'un signe du menton je congédie Tony qui ne demande pas son reste, content de pouvoir aller pioncer quelques heures.

Nous pénétrons dans la cave, le bruit de nos pas martelant le dallage et résonnant en écho sur les murs. La salle est plongée dans une profonde obscurité et se révèle au fur et à mesure que ma torche embrase celles disposées sur les murs. Une moitié de la pièce aux multiples voûtes est encore occupée par les barriques, cuves et foudres de vinification. Sur l'un des murs, une silhouette étrange se découpe dans un clair-obscur inquiétant.
Colin est là.
Son corps pantelant, à demi-nu, retenu par une chaine qui relie chacun de ses poignets à un crochet fixé au plafond. Ses jambes recroquevillées touchent à peine le sol. Si j'étais un peu plus religieux -non, si j'étais religieux tout court- je lui trouverai presque un petit quelque chose de christique. Son visage tuméfié, déformé par les hématomes, montre encore des signes d'inconscience, bien que je la soupçonne feinte. Il y a des réalités qu'il ne vaut mieux pas affronter... Le long de son bras droit le sang qui a coulé a fini par se coaguler.

C'est là qu'il est tombé dans les pommes, ce fumier. Il a hurlé à la première phalange. Pleuré à la seconde. Et j'ai cru qu'il allait finir par tout lâcher. Mais il a la tête dure, ce con, et finalement, il a tourné de l'œil à la troisième. Ca... A vouloir se tirer avec nos armes... Je me suis assuré que son index ne pourrait plus jamais appuyer sur aucune gâchette. Je sais pas pourquoi, mais j'ai toujours eu un truc avec les doigts...
Cela dit, des doigts, il lui en reste encore neuf, et si jamais le patron décidait finalement qu'il faudrait s'arrêter là, il en aurait toujours assez pour implorer son pardon et tenir des outils pour retourner la terre.
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10.07.20 6:49
In Justice we trust

 Seth and Vince



Le regard grave, ses sourcils épais légèrement froncés, le regard perçant, Seth écoutait le récit de son homme de confiance avec attention, sans l’interrompre une seule fois et autant dire que ce que Vince lui débitait lui déplaisait fortement. Toutes traces de chaleur avait disparu de son visage, Nana n’était plus là, le masque était tombé. Des connards qui cherchaient à profiter des personnes qui leur avaient offert un toit, à manger et la sécurité, en pillant allégrement dans leur réserves, il en avait croisé mais tous l’avait amèrement regretté. On ne le prenait pas pour un con et ce n’était pas Toby-boy et sa couille en moins qui pourrait se targuer du contraire.

Trop stupides pour comprendre tout l’avantage qu’ils avaient d’appartenir à une communauté comme la leur, forte, organisée, parfaitement équipé et qui avait de quoi les nourrir, il y en avait toujours pour tenter de jouer au plus malin mais on se moquait pas des Protectors impunément… ce type ne ferait pas exception. Quand à ceux qui n’avaient pas encore eut l’occasion de regretter leur geste, ils se comptaient sur les doigts d’une main, mais qu’ils profitent ce répits qui leur était accordé car tôt ou tard, que ce fut dans 6 mois ou un an, peu importe le temps que cela prendrait, ils finiraient par leur faire regretter leur geste et Seth n'en doutait pas une seule seconde. Il y avait une justice, la sienne, et il veillait à ce qu'elle s’abatte toujours de façon implacable sur tous ceux qui la violait sans vergogne.
Et plus l’attente était longue, plus lourde était la sentence….

En ce qui concernait cette triste affaire, Vince n’avait rien à se reprocher, pourtant il voyait bien à son attitude que quelque chose le perturbait. Aussi difficile cela pouvait-il être pour le brun, Vince fini par lui avouer que le traitre était parvenu à se procurer une arme qu’il n’aurait pas dû posséder. Fixant Vince pendant un instant de manière insondable, il finit par poser sa main sur son épaule dans un geste qui se voulait amicale et qui indiquait qu’il n’avait pas perdu sa confiance, pas plus qu’il n’avait à craindre quoi que ce soit de lui

- J’apprécie ta franchise, Nous allons découvrir comment il se l’est procuré. Tu as bien fait de m’en parler. Et qu’en est-il de la cuisinière ? Tu l’as fait arrêter ? Et sa femme et son gosse ? Où sont-ils ?

Des questions dont les réponses auraient leurs utilités par la suite et auxquels Vince répondit de manière satisfaisante tout en descendant les escaliers de pierres qui les menaient au sous-sol. S’il y avait quelques années à peine cet escalier conduisait jusqu’à la plus grande richesse détenue en ces lieux aujourd’hui c’était plutôt un allé simple en direction de l’enfer. L’air frais qui flottait dans l’air quelle qu’en fut la saison, vous glaçait l’échine et tout particulièrement lorsque vous étiez détenu en ces lieux contre votre volonté, quand à la rangée de torches accrochées tout le long du mur, elle ne faisait que rajouter une touche supplémentaire et non négligeable à cette atmosphère déjà anxiogène. Leurs pas s’arrêtèrent face à une lourde porte en fer contre laquelle Vince frappa. Cette dernière s’ouvrit sans tarder dans un grincement sourd. Sans plus de cérémonie, Vince congédia le gardien et Seth, toujours sur le seuil de la porte, un sourire carnassier aux lèvres, poussa un sifflement d’admiration. Le corps du sinistre individu bien qu’a moitié dissimulé dans l’ombre, suspendu à une chaine par les poignets, pendait sans vie, au fond de la pièce. Ce sac à merde était dans un état lamentable, Vince s’était déchainé. Se reculant légèrement dans le couloir, il interpella l’homme que Vince venait de congédier et qui commençait à disparaitre dans les couloirs.

- Tony, rends moi un service tu veux….


La suite fut prononcée de manière à peine audible mais l'homme avait compris ce que l’on attendait de lui et avait opiné d’un signe de tête avant de disparaitre dans l’obscurité du couloir…
Pénétrant dans la pièce tout en sifflotant gaiement cet air macabre à glacer le sang même des plus endurcit, « Justice » reposant nonchalamment sur son épaule, Seth fixa durant un instant le corps en apparence sans vie qui pendait tristement, le visage tuméfié, méconnaissable. Seth l’observait en silence, tel un amateur d’art, qui admirait d’un œil avertit une pièce rare que l’on venait d’exposer dans un musée. Il scrutait les moindres détails et son sourire s’agrandit en s’arrêtant sur les mains du détenu avant de glisser un regard goguenard en direction de Vince.

- T’as vraiment un truc avec les phalanges, releva-t-il avec amusement. Un jour il faudra que tu m’expliques

C’est ce moment que choisit Tony pour faire irruption dans le cachot, un seau remplit d’eau glacée à la main. D’un signe de tête, Seth, après s’être reculé d’un pas, fit signe à l’homme de main de Vince d’arroser copieusement leur invité qui n’eut d’autre choix que de se réveiller (s’il était réellement toujours inconscient comme il avait cherché à le faire croire) en sursaut. Hagard, ses yeux affolés parcoururent la pièce avant de se poser avec terreur sur les trois hommes qui lui faisaient face, ou plus particulièrement sur deux d’entre eux. Sur l’invitation de Seth, Tony quitta la pièce pour de bon cette fois, le seau vide à la main, refermant la lourde porte derrière lui. Ils n’étaient plus que tous les trois. L’homme qui tremblait des pieds à la tête de froid autant que de terreur, sentait déjà les larmes de terreur jaillir malgré lui

- Alors Colin, il parait que tu t’es mal comporté… c’est comme ça que tu remercies les gens qui t’ont tendu si généreusement la main ?

- Pitié…. Sanglota-t-il

Posant son index devant ses lèvres qui souriaient, tout en se penchant vers lui pour diminuer la distance qui séparait leur deux visages, Seth lui fit signe de se taire.

- Je ne te le dirais qu’une fois : Tu l’ouvres quand je t’y autoriserais pour l’instant tu fermes ta sale petite gueule. Je disais donc, fit-il en se redressant légèrement, passant d'un ton menaçant un ton plus léger… où serais-tu sans nous, hein ? Je vais te le dire moi. Toi, ta femme et ta gosse seriez entrain de nourrir les macchabés dehors ! Et toi comment tu nous remercies ? Tu nous voles ?! Tu prives tous ces braves gens qui sont ici et que tu as côtoyé, de ce qu'ils ont si durement mérité ?? Sans le moindre scrupule ? Je sais pas ce que tu en pense Vince mais moi je trouve que ça fait de lui une belle ordure !

Et sans préavis, Seth donna un léger coup de batte dans le ventre du coupable. Un simple coup, juste assez pour le sentir passer mais sans autre conséquence que le douloureux contact de fil barbelés sur la peau. Colin se mit à gémir combien il était désolé, lui assurant qu’il ne recommencerait plus

- Oh ça j'en suis sûr, concéda Seth avec amusement, maintenant ravale tes larmes, elles n’ont aucun effet sur moi. Tu vas me dire tout ce que je veux savoir, et j’aime autant te prévenir : ne me fait pas répéter parce que crois-moi, ce que t’a fait vivre Vince hier soir sera une douce caresse en comparaison à ce que je te réserve si je n’obtiens pas satisfaction. Et si je dois me fâcher, crois bien que lorsque j’en aurais terminé avec toi, même ta femme ne voudra plus de toi. Je me suis bien fait comprendre ? Bien… Vous avez pris le temps de vous enfuir, vous étiez plutôt bien organisé vous n’êtes pas parti à l’arrache, alors dis-moi… où comptais-tu te rendre avec ta petite famille ? C’était quoi le plan, parce que vous aviez bien un plan, tu ne me feras pas croire que vous aviez décidé de voir où vous mènerait vos pas, surtout avec une gamine. Attention, pas de mensonge… je le saurais


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Vince Blake
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26.07.20 16:34

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« North Kelowna | Septembre 2019 »
C'est au son des sifflements de Seth résonnant en écho sur les voûtes, démultipliant la mélodie perçante, que les dernières torches s'embrasent. Personne chez les Protectors, que ce soit à l'aéroport ou même ici, ne peut ignorer qui s'annonce de la sorte. On sous-estime bien trop l'importance d'une bonne entrée. Pourtant, à voir l'ombre de sa silhouette, étirée jusqu'à en devenir immense,  se découper dans l'encadrement de la porte et prolongée par celle de son objet fétiche, je reconnais que ça a une sacré gueule. Et si ce fumier de Colin faisait pas semblant d'être dans les vapes en cet instant, je donnerai cher pour le voir pisser dans son froc en comprenant ce qui lui arrive dessus. J'encoche la torche qui m'a servi à allumer toutes les autres près de l'entrée pendant que le patron se prend à jouer les esthètes. "La valeur du travail bien fait" qu'il disait à Nana tout à l'heure...

Alors que je m'avance pour le rejoindre, il s'amuse de ce penchant anatomique pour le moins étrange et je lui réponds d'un rictus cynique. A bien y réfléchir, c'est pas compliqué pourtant: les doigts, c'est foutrement douloureux sans être mortel. Et ça laisse encore 9 chances de se mettre à table, on peut dire que je suis grand seigneur! Les dents ou la langue, on oublie pour faire parler un mec: c'est de l'excès de zèle, ça rend les réponses incompréhensibles. Les orteils? Avantage: plus de course, plus de fuite. Inconvénient: inutilisable pour n'importe quoi d'autre. Bref, à ne réserver qu'à ceux que l'on a déjà condamné à une mort certaine. Si on laisse le type en vie et si on veut encore en tirer quelque chose, ouais les phalanges c'est encore le mieux. Surtout, ça laisse un souvenir impérissable et un avertissement des plus dissuasifs pour ceux qui seraient tentés de faire pareil. J'ai connu un sacré vicelard à Vancouver qui bossait pour des Russes, lui son truc, c'était les oreilles. Impressionnant, l'effet que ça fait... J'exclue pas de tenter de nouvelles expériences d'ailleurs. Et Colin aussi. Reste le joker en dessous de la ceinture, une valeur sûre pour inciter n'importe quel gars à vendre sa mère, mais dans le cas présent, je suis même pas certain que cette larve en ait une paire bien accrochée, alors...

Le torrent glacé se déverse sur le prisonnier, je me mets légèrement en retrait, adossé contre un des piliers de la cave, et laisse le patron mener la danse à sa guise. Je fais glisser ma langue sur mes dents en écoutant Colin nous servir encore ses jérémiades. Il commence à me les briser menues avec ses larmes de crocodiles et ses reniflements dégueulasses, ce connard. S'il y a bien deux choses que je supporte pas c'est qu'on me chie dans les bottes et qu'on risque de me faire passer pour un con. Ou pire, un faible. Rien que pour ça, j'ai envie d'achever le boulot avec Colin et mettre la main sur l'enculé qui a réussi à tirer dans la réserve pour le fournir en arme. Seth a eu beau m'assurer de sa confiance quelques minutes auparavant, ce que j'estime à sa juste valeur, je ne m'en satisferai pas. Question de réputation. D'où je viens, ça vaut plus cher que la vie.
Lorsqu'au milieu de leur tête-à-tête, Seth me prend à partie, je ravale ma salive. "Heureusement qu'il y en a une qui s'est montrée un peu plus reconnaissante que ça...", c'est ce que je meurs d'envie de lui lâcher à la face. Ouais, ça, elle sait remercier, Laura. Mais, comme je suis à peu près sûr que ça le ferait chialer de nouveau, je ferme ma gueule mais n'en pense pas moins. Seth oriente ses questions dans un sens bien différent des miennes et je sens Colin retrouver confiance. Ca, il peut y répondre. Je plisse les yeux, attentif à son manège et n'en perd pas une miette.

"Y'a un groupe dans les quartiers résidentiels. Parait qu'ils sont nombreux. Qu'ils ont des grands murs et de l'électricité..."

Mais alors qu'il était si bien lancé, soudain, le visage de Colin se décompose, sa voix se brise et les larmes ruissellent de plus belle. Je lève les yeux au ciel. Je vais les lui arracher des orbites, bordel! Des murs et de l'électricité... C'est comme si, en le disant à voix haute, il prenait conscience de la merde dans laquelle il s'est foutu. C'est pour ça qu'il va crever aujourd'hui... Des murs et de l'électricité.
Je glisse un regard en direction du boss. Je vois bien à la tronche qu'il tire qu'il a aussi bien compris que moi vers où Colin comptait se rendre. En voilà d'autres qui nous emmerdent depuis bien trop longtemps. L'ardoise d'Highgate est déjà bien chargée et quand l'heure de l'addition sera venue, elle va payer le prix fort et elle l'aura pas volé. Mais je soupçonne le patron de pas se montrer trop partageur sur ce coup-là. Dommage, cela dit, ça m'aurait pas déplu de refaire le bridge de quelques uns de ces bourges des beaux quartiers, mais je me contenterais bien du spectacle de Justice le faisant.
Je ne perds pas de vue mon objectif initial et finalement, je quitte ma planque pour me rapprocher:

"Qui c'est qui t'a raconté ces conneries?"

Sûrement le ou la même qui t'a aidé à te procurer une arme, je pourrais rajouter... Ca peut pas être la cuisinière, elle n'aurait jamais pu avoir accès à mes appartements. Pour le moment, celle-ci ne sait rien, sûrement persuadée que Colin et sa famille ont réussi leur coup puisque depuis hier soir ils sont introuvables. Et pour cause, le principal intéressé, ou ce qu'il en reste, est là et sa femme et sa gosse sont enfermées ailleurs pour donner le change.
La bouche de Colin s'ouvre et se referme comme une carpe hors de l'eau, tandis que son regard alterne de longues secondes entre le visage de Seth et le mien, comprenant que l'étau est en train de se refermer inexorablement. Il panique comme un animal traqué, sa respiration s'emballe. Son instinct lui crie de parler, que c'est peut-être ce qui lui sauvera la vie. Mais... Quelque chose le retient. Quelque chose de plus fort que la peur de mourir ou que d'être encore mutilé. Alors je laisse claquer ma langue sur mon palais et me rapproche encore un peu, juste au creux de son oreille:

"Tu crois que si on faisait venir Laura et Holly ça t'aiderait à te rafraîchir la mémoire, mon grand?"

Le ton est calme, presque suave, mais la menace, à peine voilée, flotte dans l'air comme une promesse. Je lève mes yeux d'acier vers Seth. Il n'a qu'une seule parole à dire et il le sait. Colin se débat à présent, comme un moucheron prit dans la toile d'une araignée qui s'empêtre un peu plus à chaque mouvement. Comme si ses forces semblaient lui revenir et voulait à tout prix se libérer de ses chaînes pour s'interposer entre nous et sa famille. Est-ce parce qu'il veut leur épargner le triste spectacle de sa carcasse? Est-ce parce qu'il craint sincèrement ce que nous pourrions leur faire pour le contraindre à avouer?

"Je peux pas... Je peux pas!" martèle-t-il en secouant la tête, les pupilles dilatées de terreur, dans un état second. Et c'est presque comme s'il nous suppliait de l'achever avant qu'il ne parle.
(c) DΛNDELION

_________________

WHEN THE STORM BREAKS, EACH MAN ACTS IN ACCORDANCE WITH HIS OWN NATURE. SOME ARE DUMB IN TERROR. SOME FLEE. SOME HIDE. AND SOME SPREAD THEIR WINGS LIKE EAGLES AND
SOAR
ON THE WIND
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