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Cathleen Walsh
The pain doesn't go away

à propos
sac à dos
Un quoi ?

Ancien métier : Policière
Occupation : Seconde/Bras droit du responsable de l’armurerie et participations ponctuelles aux missions de sécurité et expéditions.
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Dublin

Ah ça !

Messages : 67
Inscription : 21/11/2018
Crédits : Lilie & Jakouille
Célébrité : Phoebe Tonkin

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Survive
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21.11.18 11:14


Cathleen Walsh
Ft Phoebe Tonkin



Highgate Community


Prénom & nom: Cathleen Walsh Date de naissance & âge: 6 mai 1989, 29 ans Lieu de naissance: Dublin Statut civil: Célibâtarde comme disait une Willa dont je tairais le nom. Une histoire d’amour longue et destructrice l’a isolée et a mis sa vie en danger. Pourtant elle n’a jamais cessé de draguer et flirter, si ses relations amicales sont plus compliquées, elle se rassure dans ses rapports charnels, moments où elle peut relâcher la pression. L’amour reste un mot interdit et il faudra patience et douceur pour qu’elle y retombe mais elle n’a pas un cœur de pierre. Cat peut facilement flirter quand elle est d’humeur. Métier: Policière Occupation: Seconde/Bras droit du responsable de l’armurerie et participations ponctuelles aux missions de sécurité et expéditions. Particularités: Cat a des fossettes quand elle daigne sourire, des piercings aux oreilles (au moins 3 ou 4 sur chaque), est presque toujours accompagnée de son chien, aime se maquiller de temps en temps (mais n’aime pas qu’on lui fasse la remarque), trimballe une chaîne avec deux alliances, des bagues selon l’envie et une grosse montre d’homme. Elle prend grand soin de sa moto. Elle souffre de TOCs depuis des années. Et elle a un regard noir à vous glacer le sang.Forces: Ancienne flic, Cat a certains atouts dans sa poche. Elle sait obéir et faire partie d’une équipe, elle n’a pas peur du danger, de la violence et de l’inattendu. Elle aime conduire et le fait très bien et s’y connaît en tir ainsi qu’en techniques de défense. Elle peut assurer sa sécurité mais aussi celle d’autres, elle connaît des bases de survie. Elle est un élément utile et efficace en expédition. Son sérieux, sa prudence, son écoute et son sens de l’observation lui permettent d’être quelqu’un sur qui on peut compter quand ça tourne mal. Son chien peut se révéler une aide précieuse. Très professionnelle et peu impulsive, Cat sait mettre ses soucis de côté pour ses missions. Elle ne manque pas de pragmatisme. Investie dans la communauté au niveau des tâches et missions, elle donne de son temps pour qui le lui demande et est disponible. Douée d’une bonne mémoire et d’une grande résistance physique, elle pense souvent aux détails qu’on oublie et va jusqu’au bout des choses. Peu curieuse, elle vous laissera vos secrets tant que vous ne voulez pas en parler. Plus sensible qu’il n’y paraît, elle fait attention à ne pas blesser les gens autour d’elle, quitte à les surprotéger (physiquement ou mentalement) et se sacrifier. Faiblesses: Malgré tout ce qu’elle pense, elle ne pourrait pas vivre seule pour deux raisons. Incapable de se soigner, une blessure pourrait l’achever. En plus de ça, elle n'a pas un métabolisme très résistant et tombe souvent malade. Et elle est mauvaise cuisinière. Sa survie dépend donc du groupe. Pourtant elle a des difficultés d’intégration, taiseuse et réservée, elle peut passer inaperçue ce qui lui convient bien. Trop sérieuse, méfiante et exigeante envers les autres, on la trouve dure voire sauvage, brutale et rigide. Cette exigence est encore plus grande pour elle-même aussi elle se met beaucoup la pression et l’isole. Elle se sent responsable à l’extrême de tous les membres de la communauté. Cette pression se ressent sur ses TOCs, son anxiété, son manque de sommeil qui peuvent l’handicaper. Elle a du mal à lâcher la pression et peut manquer d’humour. La douceur la désarme vite, tout comme un brin de répartie peut autant l’amuser que la prendre de court. Pour être l’ami de Cat, il faudrait de la patience, de la tolérance et surtout de la souplesse pour faire face à ses silences, ses exigences et ses réticences. Elle reste donc isolée, manque de personnes proches et donc d’alliés, profite peu de la vie et on peut la trouver ennuyante, surtout qu’elle n’a pas une grande culture générale. Traits de caractère: Sérieuse, concentrée, courageuse, acharnée, méfiante, control freak, sauvage, observatrice, dure, solitaire, attentive, protectrice, exigeante, efficace, dévouée, pragmatique, séductrice, réfléchie, responsable, mature, timide, froide, badass, obéissante, rigoureuse, adroite, sensible… Cat est tout ça, et change d’état d’esprit selon qu’elle est en mission ou en relâche, qu’elle est avec des gens qu’elle connaît, qu’elle veut séduire ou des inconnus…
Compétences

Armes à feu : 8/10
Armes de trait : 4/10
Corps à corps : 7/10
Forces physiques : 7/10
Forces mentales : 4/10
Connaissances en survie : 5/10
Conduite : 9/10
Infiltration : 3/10
Soins : 1/10
Connaissances générales : 2/10
✵D’origine irlandaise, Cat a perdu ses parents dans un accident de voiture quand elle avait 14 ans. Elle s’en est sortie indemne (mis à part des terreurs nocturnes récurrentes) mais son frère a souffert de problèmes auditifs importants. Elle a gardé la montre de son père ainsi que les alliances de leurs parents.
✵Ils ont ensuite emménagé à Calgary chez leur oncle maternel qu’ils ne connaissaient pas. L’adaptation était compliquée.
✵Dès ses 16 ans, Cat a obtenu son permis de conduire et a commencé à travailler en tant que serveuse au Tim Horton pour aider son oncle à payer les factures parce qu’il avait des problèmes d’argent (dont ils n’ont jamais parlé à James).
✵Elle a tenté l’université pour être ingénieure mais elle n’a pas pu tenir le rythme avec son job de serveuse, s’occuper de la maison et de son frère.
✵Cat a eu une relation particulièrement toxique avec son ex pendant 7 ans (violences, tromperies, alcool, manipulations…). Elle y a mis un terme et a dû partir de Calgary sous les menaces.
✵En mauvais terme avec son petit frère, qu’elle a toujours surprotégé tout en étant particulièrement dure et exigeante.
✵Elle souffre de TOCs de vérification (principalement sur les portes, verrous, voitures, fenêtres), de rangement (préoccupée quand quelque chose n’est pas à sa place) et quand elle est anxieuse, elle a du mal à supporter le bruit (télé, radio, musique, vacarme, brouhaha). C’est pour ça qu’elle lève rarement la voix. Ces TOCs sont visibles à qui fait attention. Ils peuvent être handicapants et varient en intensité selon son niveau de stress et ses efforts pour résister. Elle en est consciente depuis des années et essaie de s’en débarrasser ou en tout cas de ne pas se laisser dominer par ses pulsions.
✵Son chien est dressé et obéissant. Il reste un chien d’attaque et peut être très protecteur voire agressif. C’est un malinois mâle du nom de Rocky. Il est toujours à ses pieds, obéit à sa voix et arrive quand Cat utilise son sifflet.
✵Elle ne fume pas, ne boit pas (car son père était un ancien alcoolique et son ex penchait vers la même addiction).
✵La violence a toujours fait partie de son quotidien aussi elle ne l’émeut pas. Cat n’a pas peur des virulents ou de se battre avec les Protectors, elle est par contre beaucoup plus vulnérable aux manipulations mentales et peut prendre peur quand on s'énerve contre elle (sauf avec son frère, ça elle a l'habitude). Cela ne se verra pas sur le moment mais elle accusera le contrecoup dès qu'elle sera seule.
✵Concentrée, réactive et précise, Cat est autant une redoutable tireuse qu’une conductrice hors pair. Sa main est sûre et ses tirs comme sa conduite sont chirurgicaux. Elle est légèrement plus à l’aise avec une arme qu’en corps à corps à cause d’une proximité qu’elle n’apprécie pas.
✵Cat a un don pour le dessin, ses options étant limitées avec l’apocalypse, elle se contente de croquis avec des mines. Néanmoins, elle aimerait retrouver de quoi peindre des aquarelles ou des toiles plus grandes. Ses dessins sont son jardin secret et si vous pouvez la voir dessiner, elle n’en montre que rarement le résultat. Son écriture manuscrite est très jolie et stylisée, vous la reconnaitrez  sur les cahiers de gestion de stock de l'armurerie.
✵Fan de sport (hockey et baseball en particulier), ne plus voir des matchs lui manque même si elle a toujours trouvé les ambiances de stade trop bruyantes.
✵ Rocky a ses propres lunettes pour aller sur la moto, Cat préfère éviter de le prendre avec elle mais elle n’a parfois pas le choix. Le chien est effrayé par les enfants et déteste les oiseaux. Il est très gourmand, joueur, n’hésite pas à grogner ou aboyer et est aussi méfiant que Cat sous la pluie. Il peut être agressif et protecteur en présence d'autres mâles mais ne fera jamais rien sans ordre de Cat.
✵ Ses réactions peuvent paraître incohérentes parce qu’elle ne partage pas ses pensées mais c’est loin d’être quelqu’un d’impulsif. Au contraire, elle est très réfléchie et ne cède qu’exceptionnellement à des coups de sang imprévus.
✵Plus à l’aise avec les hommes qu’avec les femmes en règle générale, elle a couché/couche pourtant toujours avec les deux.
✵Le ton de sa voix baisse au fur et à mesure de sa colère. Ne vous attirez pas ses foudres, car elle est acharnée, têtue et pour elle la fin justifie les moyens. Faire le sale travail ne l’a jamais dérangée.
✵Cat a plus d’une centaine d’infectés tués à son actif mais aussi une dizaine d’humains. Elle n'hésite pas à se défendre quand elle se sent en danger ou qu'on met en danger les siens et à tuer de sang froid pour se protéger, Rocky, son frère ou sa communauté.
✵La guitare acoustique est l’instrument qu’elle préfère écouter.
✵Non-croyante à cause des épreuves de la vie, elle peut néanmoins se laisser convaincre sur certains points.
✵ Autodidacte, quand Cat veut quelque chose, elle est prête à s’entraîner dur pour l’avoir et fait preuve d’une grande patience.
✵Elle a deux péchés mignons culinaires, les agrumes et les Tic-Tac (ou chewing-gums s’il n’y en a pas).
✵Cat n’a jamais eu besoin de crème solaire, sa peau se hâle naturellement, ce qui est étonnant pour une irlandaise. Elle a pris l’habitude de passer du temps dehors, autant dans la nature qu’en zone urbaine. Elle souffre peu du froid et des autres intempéries mais reste toujours méfiante sous la pluie et déteste l’orage à cause du tonnerre. Par contre, elle adore la neige. Sauf qu'elle ne se rend pas compte qu'elle prend froid et tombe souvent malade.
✵Elle fait souvent craquer ses articulations, une mauvaise habitude prise de son père et reproduite par son frère.
✵Une fois les premières appréhensions et gênes passées, Cat peut être une bonne oreille. Elle est observatrice et si elle n’est pas une grande démonstrative, elle a de petites attentions discrètes
✵ Solitaire, réservée et taiseuse, elle sait qu’elle n’est pas facile d’approche et veut faire des efforts pour s’intégrer dans la communauté et s’ouvrir aux autres.



Prénom/Pseudo : Léo Âge : 22  Pays : France Commentaires/suggestions : Une annexe sur la façon de gagner des points/argent ? La possibilité de voir les fiches de présentation en tant qu’invité (pour s’inspirer pour des liens ?) Sinon tout est top moumoute :P Comment avez-vous connu le forum : La tentatrice ultime, j’ai nommé… la joueuse de James, qui s’est faite avoir avant moi par celle que je nomme en toute élégance : Jakouille. Crédits : Lilie Autre chose à nous dire : Gémeaux ascendant Bélier pour les connaisseurs :P ENFJ si on veut aller plus loin héhé Je suis actuellement sur … *compte sur ses doigts* 4 forums avec celui-ci, et je jongle avec mon stage et une pratique assez intensive du rugby (eh ouais alors tu vas embêter qui !)… je connais pas mal la culture geek, j’aime pas me prendre trop au sérieux, je suis un peu hyperactive, je ship beaucoup de monde et j’adore le drama… et euh… quoi j’ai plus le temps ? Ouais bah fallait me le dire… NON J’AI PAS FINI. J’suis un gremlins grognon parfois et je rentre dans le lard mais si on me caresse dans le sens du poil j’suis gentille. Et OUI je galère à faire court. (#teampastimidearrêtezmoi)


(c) PresleyCash

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Cathleen Walsh
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21.11.18 11:15


Not Tomorrow Yet
Keep holding on…





Un mouvement musculaire répétitif bougeait sa jambe et elle se leva brusquement pour tenter de faire partir cette désagréable impression qui lui collait à la peau. Elle sentait une tension parcourir ses membres et cela l’agaçait. Tout en se forçant à respirer, elle alla vérifier le verrou de la porte, celui de la fenêtre tout en jetant un coup d’œil réflexe. Elle répétait les mêmes actions dans un rituel qui ressemblait à une chorégraphie. Un bref aboiement lui fit prendre conscience de cet enchaînement maladif et elle se rassit, laissant sa main gratter les oreilles de son chien. La lampe était encore allumée, une feuille blanche et un stylo empruntés à la communauté. Elle avait vraiment essayé mais avait fini par raturer tous ces débuts de phrase. Elle finit par prendre sa tête dans sa main en serrant les mâchoires. Elle était tellement en colère. Elle aurait voulu faire des efforts, être plus compréhensive, plus douce, mais tout ce qu’elle ressentait c’était une haine froide, une rancœur et une envie de vengeance. Elle se sentait coupante comme une lame de rasoir. Son ventre se serrait, ses muscles étaient contractés. Elle opta pour une série de pompes silencieuses. Tout le monde dormait au camp. À part les veilleurs, elle n’en faisait pas partie cette nuit-là mais impossible de trouver le sommeil, son anxiété était trop haute. Elle le payerait le lendemain. Son chef n’était pas du genre à s’apitoyer devant un manque de sommeil ou le deuil psychologique de la fuite de son frère. Ce dont elle était heureuse. Elle n’aurait pu supporter qu’on lui pose des questions, qu’on la regarde avec pitié ou qu’on la traite différemment.
Pourtant, on la regardait différemment. James était parti. Comme un traître, comme un voleur. Ce qu’il était au vu du Desert Eagle qu’il lui avait pris. Cat serra le poing de rage. Comment avait-il osé ? Et comment comptait-il survivre ? Cela la touchait énormément et c’était pour ça qu’elle avait voulu lui écrire une lettre mais c’était bien plus dur qu’elle ne l’avait imaginé.

« Cher frère, petit frère, James, abruti de James.

T’enfuir avant que je ne te trucide aura été une très bonne idée finalement. Même si je me demande encore ce que tu fais, et ce que tu as dans la tête et comment tu penses survivre là dehors ! Qu’est-ce qui s’est passé dans ton petit crâne d’imbécile fini ? Perdre l’ouïe t’a pas suffi et tu as besoin de perdre le peu de bon sens et d’instinct de survie que tu avais ? Et après tout, tu as voulu être un adulte et bien ce n’est plus mon problème, plus du tout. Débrouille-toi. Je t’ai trop sacrifié, je démissionne. Toi et toute ton énergie, et tout cet espace et toute cette attention que tu demandes en permanence. Je vous laisse, je n’en ai plus rien à faire. C’est fini, je ne vérifierai plus où tu es tout le temps, et tes rappels de médicament et tout le reste. Tu n’as pas intérêt à revenir mendier pour qu’on te redonne une place. Si je te revois, virulent ou pas tu as intérêt à courir et protéger ton beau visage. Parce que ton inconscience mériterait une bonne gifle pour te remettre à ta place.

Et tu sais quoi, ça ne m’étonne même pas. Que même pendant l’apocalypse, la plus grosse crise que l’humanité ait connue, tu t’enfuis avec ton égoïsme. Tu ne me supportes plus ? Tu ne supportes pas qu’on se batte pour survivre, qu’on se batte contre le gang de mafieux de l’aéroport ? Eh bien va-t’en, va créer ta jolie petite communauté pacifique et idéaliste en solo si tu ne te fais pas tuer ou infecter avant.

Tu as toujours vécu dans un monde de bisounours James. Même dans tes souvenirs. Tu te rappelles quand on était une famille unie, avec papa et maman ? Avant l’accident ? Avant que la voiture fasse une dizaine de tonneaux sous la pluie pendant les vacances ? Ah ça oui tu t’en rappelles, tu passes ton temps à t’en rappeler, à regretter et à me le rappeler à moi. Mais je ne préfère pas m’en rappeler tu vois, si j’ai envie d’oublier j’en ai le droit. Parce que tu idolâtres encore nos parents et tu me voyais déjà comme une espèce d’ado autoritaire et rebelle. Et en un sens tu n’as pas tort. J’étais exécrable, je m’étais encore engueulé avec maman avant de monter dans la voiture. J’avais les hormones en fusion et je commençais déjà à être énervée pour tout. Et l’accident, ça m’a coincé dans cet état pour le reste de ma vie. Mais toi, t’étais qu’un enfant à l’époque, à dix ans, tu n’as rien vu de nos parents, nos vrais parents pas ceux que tu as mis sur un piédestal. Nos vrais parents étaient beaucoup plus humains, beaucoup plus courageux et beaucoup plus sombres que ce que tu as toujours imaginé.

Maman a tout quitté pour papa. Elle est partie du Canada, elle a abandonné ses études, sa famille. Et papa il s’est fait déshériter par ses parents, il a quitté sa communauté et sa religion pour maman. Tu sais qu’il a participé à toutes les révoltes irlandaises, un bon petit catholique et que c’est maman qui l’a arrêté. Papa, il était un peu comme toi. Toujours à blaguer, à vouloir faire rire tout le monde, toujours le plein d’énergie. Mais ce que tu ne sais pas… c’est qu’il était malade. Il se battait avec maman contre sa maladie mais il se noyait complètement dedans. Tu l’as jamais vu… tu dormais déjà comme une souche à l’époque alors évidemment rien ne pouvait te réveiller. Moi j’ai entendu papa, complètement ivre rentrer et maman qui le portait. Il n’arrivait pas à s’en empêcher. Ils sont allés voir des médecins et je crois vraiment qu’il allait mieux, qu’il essayait de s’en sortir. Pour nous. Mais moi je pouvais pas supporter de voir maman comme ça, qui souriait, qui faisait comme si de rien était. Elle a tout sacrifié, et elle l’a laissé faire, boire, à chaque fois. Pire, elle l’aidait encore quand il ne pouvait plus marcher. On aurait dit une victime consentante… Et après elle venait se plaindre que je n’avais pas des assez bonnes notes. Tout ce qu’elle faisait m’énervait, avec sa douceur mielleuse, son hypocrisie. Je sais … je sais déjà que j’étais trop dure avec elle, je l’ai appris plus tard. Je veux tout oublier, parce que je m’en veux. Parce que je leur en veux. Parce que j’ai l’impression d’avoir raté quelque chose, d’avoir été responsable de cet accident. J’aurais pu dire quelque chose, ou maman… Je lui en veux … je lui en veux tellement. Et pourquoi est-ce qu’on a autant ri ? Est-ce que papa avait bu un verre ou deux avant et que ça le rendait particulièrement joyeux ces vacances ? Que son attention était limitée ? Tu sais pourtant que c’était un bon conducteur… Je leur en veux de nous avoir rendu orphelins et immigrés, de t’avoir rendu sourd, de m’avoir pris mon adolescence… et des heures, des heures de sommeil, de regret. D’avoir l’impression que tout peut toujours mal finir, d’être constamment sur mes gardes en attendant le pire, d’avoir tant de mal à lâcher prise. Comment tu peux vouloir te rappeler de ça… Moi je veux oublier… c’est trop dur. Et puis on ne saura jamais ce qui est vraiment arrivé. Je n’en sais rien en tout cas, ça appartient au passé, c’était il y a … une éternité maintenant. On a déjà vécu plusieurs vies sans eux.

Je sais ce que tu me reproches. Que tu m’as toujours reproché. J’ai toujours été trop sérieuse, trop calme, trop silencieuse, trop dure pour toi. Tu avais besoin d’une sœur mais je ne pouvais plus l’être. J’avais 14 ans, tu étais devenu malentendant, nous n’avions plus de parents… on a été envoyé chez un oncle au Canada loin de l’Irlande, de Dublin. On s’est retrouvé dans une banlieue pavillonnaire pauvre de Calgary avec pour tuteur un homme sans enfant et sans femme, maladroit et complètement dépassé par la situation. Je n’avais pas le choix de prendre ce rôle-là. Si je n’avais pas été là …. Tu ne peux pas t'en rendre compte. Tu n'as aucune idée d'à quel point je t'ai protégé toute ma vie. J'avais seulement 14 ans, j'étais une ado complètement perdue, mon corps était en train de changer mais c'était le dernier de mes problèmes, je venais de perdre mes parents, mon petit frère passait la moitié de son temps à l'hôpital et en toute honnêteté notre oncle était incapable de s'occuper de nous. Tu as perdu tes repères mais moi aussi. Moi aussi j'ai tout perdu. Je cauchemarde encore de cet accident, les rires qui se coupent et le bruit de la pluie après la ferraille qui s'écrase contre nous. Tu ne te rappelles peut-être pas mais moi si. J'ai été la seule à survivre miraculeusement sans rien. J'étais juste sonnée, mais bien consciente. Et je les ai vu. Je t'ai vu. C'était si irréel. Si horrible. J’ai eu l’impression que tout s’échappait sous mes pieds, toute ma réalité en un claquement de doigt. Alors que rien n’avait changé en moi, j’étais physiquement la même avant et après. Alors que je voyais… ce qu’il restait des parents et ton petit corps. Ce sentiment rien n’a jamais pu l’effacer. Et toi… tu as voulu te rappeler, tu en parlais tout le temps. Je t'ai détesté pour ça. Papa s'est tué, maman nous a abandonné. Voilà ce que j'en ai retenu. Tu avais le mal du pays, je ne voulais plus jamais retourner dans cet endroit maudit. J'ai tiré un trait sur mon enfance quand tu t'es raccroché à elle. Je te faisais taire dès que tu parlais des parents, j'ai caché les photos, j'avais seulement la montre de papa, trop grande pour moi. Elle l'est toujours. Elle me rappelle que le temps est compté. J'étais déjà adulte à 14 ans. Parfois je me demande si tu t'en souviens. C'était vers moi que les médecins se tournaient, l'oncle était gêné, mal à l'aise, il a toujours détesté les hôpitaux. Il oubliait tes rendez-vous et tu étais un bébé alors je m'en suis occupé. Peut-être que c'est à ce moment que je suis devenue sérieuse, que j'ai eu le sourire difficile, que j'avais du mal à accrocher avec les gens de mon âge. Les autres filles n'avaient rien à voir avec moi. J'étais déjà la maman de la maison. Les filles, elles ont essayé de m’approcher mais j'étais trop sauvage, je les mettais mal à l'aise. J'avais des réactions trop brutales pour elles, et j'étais incapable de m'intéresser à leurs sujets futiles. J'étais solitaire ou avec des mecs, qui eux au moins ne me posaient pas de questions. J'étais tellement jalouse de toi, on aurait dit que la mort des parents t'avait à peine ébranlé. Tu as toujours su t'entourer, avoir des tas d'amis, un grand sourire, une capacité à aller vers les autres.

L'école, l'hôpital, c'est pas le tonton qui s'en est occupé. C'était moi, avant mes propres devoirs et pendant que je te faisais faire les tiens, alors que ton attention était limitée. A 16 ans, j'ai passé le permis parce que je voulais avoir un peu de liberté. Je sais que c'était contradictoire, j'aurais dû être terrifiée en voiture mais je n'avais pas le choix. Attendre le bus ou tonton, c'était voué à l'échec. Quand j'y pense je me dis que c'était par défi aussi. J'ai toujours été très perfectionniste en voiture, tout revérifier, les freins, les liquides de refroidissement, les pannes motrices. J'aurais pu devenir garagiste si je l'avais voulu. La sensation de conduite était aussi stressante que grisante. Et puis dans mon cockpit, je n'avais la charge de personne que de moi, Ça faisait du bien d'être seule et libre. Même si la raison principale c'était surtout d'aller bosser au Tim Horton. Un Tim encore plus éloigné de Calgary que notre banlieue. Mais au moins j'avais de quoi me faire plaisir quand je voulais. J'allais voir des concerts, je me suis acheté une planche de skate que je t'ai donné des années plus tard parce que je n’aimais pas ça. J'achetais mes propres vêtements, je faisais souvent les courses.  C'est là que j'ai commencé à faire du dessin. Je sais que tu as essayé de m'en parler plusieurs fois, de venir voir ce que je faisais. Mais j'avais tellement besoin de moments à moi. Et toi tu n'étais plus qu'une contrainte, un devoir de plus. J'étais terrifiée, tu n'avais pas idée. J'avais 16 ans et je devais m'occuper de toi. Je n'avais plus personne pour me guider. Tes profs s'adressaient à moi et tes médecins aussi. Et toi … tu étais toujours plein de vie, tu m'épuisais. Impossible de garder ton attention pendant les devoirs, impossible de te tenir en place, j'ai dû bosser pour te payer tes cours de sport et de musique, en espérant que ça te fatiguerait. Et tu ramenais tes amis à la maison, encore quelque chose à penser pour moi. Les cours, le travail, et ma troisième vie à la maison. J'ai vite appris à jongler entre tout. Et je savais que je te manquais, notre complicité, tu me trouvais ennuyante, trop dure et trop sérieuse. Je n'avais plus le temps de m'amuser. Alors quand j'étais dans ma chambre je voulais plus voir personne.  Même pas toi. Je ne pouvais pas pleurer devant toi. J'avais besoin de ce refuge. Et puis… je ne sais pas si c'est moi ou toi, on a chacun pris des rôles opposés. Tu parlais constamment, tu nous racontais tes journées, tu faisais du bruit, tu bougeais constamment, une boule de nerfs. À côté j'avais l'air d'être une statue qui faisait la gueule.

A 18 ans, je voulais récupérer mon héritage, je voulais commencer l'université pour être ingénieure. Bosser dans le milieu automobile ou dans l'agriculture… qui sait ? Sauf que le drame, la loi de Murphy, j'ai découvert que notre oncle avait tout pris. Ça t'en bouche un coin pas vrai ? Encore un truc qu'on t'a caché. Tonton, je m'entendais avec lui comme avec les autres. Il n’osait pas trop s’approcher parce qu’il ne savait pas faire et que je faisais fuir les gens autour, j’étais une fille, trop solitaire, autoritaire, distante. Au fond je l’aimais bien, il était de bonne volonté, il voulait m'aider. Il nous a protégé aussi en un sens. Évidemment, tu étais un garçon et tu étais plein de joie de vivre alors il t'appréciait beaucoup, mais je crois qu'avec le temps, on s'est apprivoisé lui et moi. Mais ce soir-là… je ne sais pas si tu t'en souviens. Tu étais rentré tard de ton cours de violon, le jour de mon anniversaire. On était censé tous partir au restaurant. Pas le grand luxe mais quelque chose tous les trois. J'étais allée le matin même à la banque et j'avais appris la nouvelle. Juste avant que tu n'arrives, je l'avais pris au col et sans toi je ne sais pas ce que j'aurais fait. Rien sans doute, je suis moins impulsive que toi. Mais voir mes rêves partir en fumée comme ça, ça m'a rendue hors de moi et tu sais comme je peux m'énerver. J'ai appris plus tard qu'il avait des problèmes d'argent. Tonton avait été, et peut-être l'était-il encore, un joueur addictif. Il s'était retrouvé malgré lui contre les mauvaises personnes. Il avait contracté des dettes qu'il ne pouvait pas payer. S'il n'avait pas pris nos réserves on aurait pu subir des menaces, se faire agresser. Il avait peut-être fait le bon choix. Je n’arrivais pas à l'entendre. Je voulais… j'aurais aimé partir, faire de grandes études… et je me retrouvais coincée encore une fois. Et toi… t'étais la cerise sur le gâteau, conneries sur conneries. Le nombre de fois où je me suis retrouvée convoquée devant la directrice parce que tu t'étais battu, le nombre de mots, d'heures de colle, de soirée au sous-sol que tu réquisitionnais pour toi et tes potes. Je vous entendais rire d'en haut. Et je venais pour vous demander de vous taire, j'avais l'air d'une sauvage aigrie mais je ne pouvais pas faire autrement, ça me filait la migraine de te voir comme ça. Rien que de te voir boire … tu ressemblais tellement à papa, tu lui ressembles encore. Je n’ai jamais eu le courage de te dire la vérité, des années après. Pour rien, ni les parents, ni tonton, ni le reste. Peut-être que j’aurais dû. Ç’aurait été différent. Sauf que même maintenant j'ai l'impression que tu es sous ma responsabilité. Mais c'est fini tout ça. Tu as voulu partir, ok, j'ai donné, c'est fini.

J'ai arrêté mon boulot chez Tim, payé ma première voiture et j'ai pris un boulot en tant que serveuse. L'université et le boulot c'était … épuisant. J'avais plus aucune patience pour toi. Au même âge, à 14 ans je m'occupais de toi et toi tu étais incapable de te tenir tout seul. Je me suis mise à aider pour tout payer, les factures, le loyer, le médecin, mon université... Tu essayais encore de recréer du lien, tu aurais voulu que je te montre mes toiles même si je n'avais plus le temps d'en faire de nouvelles, que je t'accompagne en voiture… J'ai jamais pu te conduire nulle part. J'ai essayé mais j'ai fini par te faire sortir de la voiture. Ça me paralysait d'avoir quelqu'un avec moi dans la machine. Surtout toi. J'avais le pouls qui s'emballait, je vérifiais le frein à main, les phares mais impossible de démarrer. C'est toi qui m'a fait remarquer mes manies la première fois. Vérifier deux fois, trois fois, dix fois la même chose, t'appeler plusieurs fois juste pour savoir où tu étais, retourner fermer la porte et les fenêtres déjà fermés… Moins j'y pensais, plus je le faisais. J'étais exténuée et plus que ça… encore moins bavarde que d'habitude, je m'énervais pour un rien, je rangeais les choses compulsivement, j'aurais pu partir en voyage avec les valises que j'avais sous les yeux. Je ne pouvais pas tenir le rythme.

Et puis c'était le moment où c'est devenu plus sérieux avec Matt. Tu l'as rencontré pour la première fois pendant cette période. Tu l'as détesté tout de suite. Entre vous c'était physique, ça ne passait pas. Tu n'as jamais voulu comprendre le bien qu'il m'a fait. En vérité je l'avais rencontré à 17 ans. C'est lui qui s'était approché. Quand il s'est intéressé à moi, qu'il m'a dragué, j'ai eu l'impression de devenir autre chose qu'une gamine sauvage, laide, asociale, une maman, une gestionnaire. J'ai découvert que je pouvais plaire. Il était plus vieux, plus assuré, plus beau et il s'intéressait quand même à moi. Et pas comme des vieux vicelards de Tim. C'était un vrai gentleman, il voyait quelque chose en moi que je ne voyais même pas. Il a été patient, il ne me demandait pas de sourire, il m'aidait… j'avais envie de le voir quand j'allais bosser. Avec lui, j'avais l'impression de m'échapper. Et puis tout est allé très vite, j’étais prête et lui aussi… je vais pas te faire un dessin. Au début c'était juste ça. Il m'a libérée, j'ai commencé à draguer des mecs dans les concerts. J'ai toujours aimé ça. L'amitié c'est long, c'est compliqué, les gens se jugent, les filles surtout, on te demande de faire confiance, on te demande encore et encore. Moi j'en pouvais plus qu'on me demande, qu'on attende de moi quelque chose. Alors que là, c'était moi qui demandais, c'est moi qui avais le pouvoir. C'était comme apprendre à conduire, ça m'a libérée. Tu l'as vu de toute façon, je sortais plus, je me maquillais, je faisais attention à mes tenues en m’habillant sexy. Trop peut-être. Je me cherchais. Matt ça l'a rongé. Il savait qu'il ne pouvait pas m'attacher mais il était attaché à moi Je revenais toujours vers lui. Il y a toujours eu quelque chose de fort entre nous. Du début à la fin, un coup de foudre. Quand je suis devenue serveuse, il était là tous les soirs. Il était jaloux … et je comprends, vu ce que je lui ai fait. Il attendait que je sois prête mais il surveillait. Ça m'énervait et je crois que j'aimais bien ça en même temps. Je couchais avec d'autres, je lui disais pour le provoquer et parce que j'avais besoin de la pure vérité, même si elle faisait mal.

Je savais que j'étais cruelle. Et j'ai compris que je l'aimais et que je le détruisais. Ce n'est pas que je ne voulais plus aller voir à côté, c'était qu'il était devenu plus important. Je l'ai ramené à la maison. Tu as souvent ramené des copines à la maison, tu as toujours eu du succès. J'ai ramené Matt quand j'avais 18 ans, presque 19 ans. J'osais pas vraiment vous le présenter. Tu t'es tenu la première fois et après tu m'as dit ce que tu en pensais. Lui … lui c'était mon soutien, entendre tes critiques m'a blessée. Peu importait qui il était, ce qu'il faisait… ce qui importait c'était ce qu'il faisait pour moi. Il m'a toujours protégée, il m'a soutenue comme personne, il m'écoutait, il me comprenait. Il n'y avait qu'avec lui que je pouvais arrêter de penser à tout et sourire et profiter. C'est le premier en lequel j'ai fait assez confiance pour pouvoir monter avec lui sur sa moto. Il m'avait attendu tout ce temps.

Matt… Matt m'a tout donné et je lui ai tout donné. J'étais complètement amoureuse. Il m'acceptait quand je faisais la gueule, quand je souriais, quand je le provoquais, quand je voulais être seule, il acceptait mes manies, mes crises de larmes, quand je tombais d'épuisement. Il empêchait les mecs lourds de m'approcher, il me raccompagnait après les longs services. Il était toujours aussi jaloux. Je crois que j'avais cassé quelque chose en lui, il était méfiant et parano. Mais je n’étais pas vraiment mieux. On s'est plutôt bien trouvés. Lui et moi. C'est aussi là que j'ai compris ce qu'avait voulu me dire maman. Peut-être que j'ai poussé le vice un peu loin. Peut-être qu'on ne fait que répéter les erreurs de nos parents. Matthew avait un problème avec l'alcool, il ne pouvait pas s'en empêcher. Je l'avais déjà remarqué au début, je pensais qu'il buvait pour oublier que je ne passerais pas la nuit avec lui ou que j'avais connu d'autres hommes. Mais même après, ces démons restaient scotchés à lui. Heureusement que tu es sourd, le boucan qu'on faisait quand on rentrait et qu'il ne pouvait pas rentrer chez lui, je devais le porter jusqu'à notre lit et m'en occuper toute la nuit. L'alcool ou la drogue… Tu sais déjà que moi j'étais sobre, mais j’ai tout vu des effets que ça avait. J'ai toujours refusé de boire la moindre goutte d'alcool et … je me suis retrouvée à m'occuper d'un alcoolique qui ne se l'avouait pas. Je le niais moi-même. C'est dans ces eaux-là que j'ai appris à conduire la moto. Il fallait bien que quelqu'un le fasse quand il pouvait juste s'accrocher à moi. La moto c'était … j'ai adoré ça.

L'échec de l'université était annoncé. je n’arrivais pas à m'intégrer, je les trouvais stupides, trop légers, trop … superficiels. Je ne voyais pas l'utilité des cours… et surtout … j'étais épuisée. Je dormais peu et les cauchemars ne me lâchaient que quand je dormais avec Matt. Tes misères avec l'école n'étaient qu'un souci en plus. Ma tête menaçait d'exploser. J'avais grandi trop vite et je luttais contre tous ces obstacles et cette impression de solitude qui ne m'a jamais quitté. Comme si toute la vie n'était qu'une bataille sans fin, que tout devait mal se passer. Pendant cette période, seul Matt m'apaisait. Mes TOCS, parce que c'était bien de ça dont il s'agissait. Dont il s'agit toujours hein… j'ai essayé de m'en débarrasser mais c'est plus fort que moi. Je suis bloquée sur ces détails et ça tourne en boucle dans ma tête. Mes TOCs n'ont jamais été pire que pendant ces années. J'ai redoublé ma première année, et au bout de cette deuxième première année j'ai abandonné. Ce n’était pas fait pour moi. Alors j'ai pris une année pour réfléchir, calmer le jeu. Je me suis dit que cette fois, je prendrais du temps pour réfléchir. C'était ce qu'il fallait faire. Je continuais à être serveuse dans un bar la nuit, j'ai pris un deuxième boulot en caissière parce que tonton s'en sortait pas. C’était quand même plus facile. J'ai repris du poil de la bête, je me sentais mieux. Avec Matt, cette année-là a été la plus belle, on passait tellement de temps ensemble. J'ai accepté d'aller voir une psy pour la première fois, j'en ai parlé qu'à lui et il m'a laissé y aller même s'il pensait que ça ne servait à rien parce qu'il était là lui. C'est elle qui a nommé les TOCs ce qu'ils étaient, qui m'a expliqué comment ça fonctionnait, comment je pouvais les gérer, comment je devais lâcher prise et mon problème avec mes envies d'aller voir ailleurs. Mon problème avec toi aussi. J'aurais dû être plus une grande sœur et moins une cheffe de camp. Tu t'en rappelles cette année-là ? J'ai fait des efforts. Je suis allée à tes concerts et je t'ai offert une toile des parents à ton anniversaire.

Cette année-là, j'étais encore jeune et je ne sais pas si c'est un coup du destin mais tout s'est accumulé pour que je trouve ma voie. Toutes ces bonnes choses se sont équilibrées avec le reste. Un bien pour un mal. Tu sais déjà tout ce qu'il s'est passé. J'étais dans ce même bar depuis presque 3 ans, et ce n'était pas nouveau qu'il fallait faire attention, nous les serveuses, quand on rentrait. Matt faisait effet dissuasif quand il était là. Mais il n'était pas toujours là. On m'avait déjà fait chier plusieurs fois, j'avais déjà eu peur en rentrant mais rien n'était allé au-delà. La première mauvaise expérience que j'ai eue, c'était avec un mec… il pensait que j'allais coucher avec lui… en fait je ne sais pas très bien ce qu'il voulait. Il faisait froid, Matt n'était pas là ce soir, je voulais rentrer le plus vite possible. Il était bourré. Il m'a plaqué contre un mur, il essayait de m'embrasser, je ne pouvais pas m'échapper de son emprise. J'ai réussi à lui mettre un coup de pied, à m'échapper en courant, j'étais terrifiée. Je me suis réfugiée au bar et j'ai appelé Matt. Il lui a cassé la gueule et s'est occupé de moi toute la nuit. C'est là que je me suis rendue compte que je voulais pouvoir me défendre, que c'était injuste. J'ai subi toute ma vie petit frère. Et si ce n’était pas encore la goutte d'eau qui a fait débordé le vase, ça a démarré le mouvement. Je ne pouvais pas compter toujours sur mon copain pour me sauver de la brutalité des autres et de la vie en général. Surtout des autres. La deuxième fois, c'est une autre serveuse, je l'ai retrouvée dans la neige en sanglots. J'ai appelé la police tout de suite et elle a été pris en charge. J'étais tellement en colère cette fois. Je n’ai jamais aimé guérir les gens et les écouter, on a du mal à me faire confiance, j'aurais jamais pu être docteur comme toi, je manque de douceur. Ça n'empêche que j'ai toujours été révoltée contre l'injustice, s'en prendre au plus faible, c'est trop facile. S'en prendre à moi c'était facile. J'ai toujours eu mes notions à moi du bien et du mal. Si je ne pouvais pas guérir, je me suis dit que je pouvais au moins prévenir. Entre temps, y'a eu toi et ton bras cassé. Ah James… tu étais déjà revenu avec des marques de bagarre. Je suis ta grande sœur, je sentais que tu me cachais quelque chose, tu es bon menteur mais je te connais par cœur. Sauf que je n'avais pas le temps, j'avais mes propres problèmes, et puis je t'ai laissé avec tes histoires. Tant que tu gérais. En l’occurrence, tu es revenu avec un bras cassé. Je pouvais pas juste dire que c'était de ta faute, te soigner avec toute la brusquerie que je pouvais, t'engueuler ou plutôt te juger et ne rien dire comme je préfère. Je n’ai jamais été une grande gueule comme toi. Peu importe qui t'avait fait ça, c'était trop. Le lendemain, je suis allée sans prévenir personne, voir le gars. Il n'avait que 17 ans, j'en avais vu d'autres. Et je ne pouvais pas laisser passer ça. À l'époque je ne pratiquais aucun sport et je ne savais pas me battre. Lui je l'ai engueulé, sans élever la voix, je l'ai menacé avec tellement de froideur que je crois qu'il m'a cru. Ou peut-être que c'était la gifle que je lui ai donnée en arrivant comme une furie. Il aurait pu me casser en deux mais il ne l'a pas fait. Et je lui ai dit qu'il n'avait pas intérêt à recommencer. Qu'il n'avait aucune idée de ce que j'étais capable de faire. Même faible comme je l'étais, j'avais tellement de colère que j'aurais pu le carboniser sur place, avec ce regard que vous, autour de moi, vous avez toujours qualifié de regard de tueuse. Ce sentiment de puissance, même si c'était faux, je l'ai aimé. J'en voulais plus, j'aurais voulu avoir de vrais armes pour qu'il me prenne au sérieux, pour que je me sente encore plus forte.

La dernière expérience a sans doute été la plus traumatisante. Elle a changé ma vie. Tu te rappelles l'état dans lequel j'étais quand je suis rentrée au matin de cette nuit-là ? Tonton ne savait toujours pas comment me gérer, et toi pour une fois tu n'avais rien à dire. Matt est arrivé après, vous étiez tous autour de moi et je ne pouvais rien faire que boire le grog que vous m'aviez fait. Je n'ai même pas senti l'alcool, je tremblais bien trop. J’ai toujours refusé d’en parler. Même après. Même à Matt. Ça n’a pas aidé mon sommeil. Mais puisque tu t’en vas, puisque ça y est tu as voulu mourir dans ce monde brutal et violent, je peux t’en parler. Je m’en souviens encore très bien. Il était tard le soir, bien après minuit. Je passais faire les courses dans un petit magasin de station essence, un de ces magasins ouverts toute la nuit. Je venais de finir le travail, on devait être 5 avec le caissier. Deux mecs avec une fille, complètement ivres et déguisés. Le caissier devait vivre à côté parce que j’ai vu débarquer un gamin en pyjama qui devait avoir 10 ans et sa petite sœur à la main. Elle avait fait un cauchemar. C’était assez animé pour 2h du matin. On a entendu des pétards. On est au Canada, jamais on aurait pensé que c’était autre chose. Par contre le crissement des pneus. On était tous paralysés. On a plus rien dit. Deux mecs armés et en cagoule sont entrés. Je me suis tout de suite cachée. J’étais loin, j’avais aucune idée de ce qu’ils voulaient. Se cacher ? Braquer la supérette ? Le caissier était complètement paniqué, la gamine a commencé à pleurer. Je sentais que ça tournait mal. On a entendu d’autres crissements de pneus, d’autres pétards. La pompe à essence a pris feu. Un mec bourré avait été pris en protection par un pseudo braqueur. Il essayait de parlementer. Je voyais la fille et l’autre mec caché, à genoux derrière un rayon à côté de moi. Elle a fait la seule chose à faire, elle a appelé la police. Moi j’étais spectatrice, hors de mon corps. Dehors ça criait, les tirs ont recommencé. Une espèce de bagarre de gang, aussi incohérent que ça semblait. Calgary n’a jamais été une capitale du crime… Forcément les coups de feu ont touché le mec qui servait de bouclier, son pote bourré s’est jeté sur un braqueur qui a tiré de panique. Les deux gamins hurlaient à la mort, le père essayait de les calmer. Des deux gars déguisés, un ne se relevait pas, une balle dans le ventre et l’autre gémissait avec une balle dans l’épaule. Le sang maculait le sol. Les braqueurs ont essayé de se cacher, en se rapprochant de l’arrière de la boutique, ils ont entendu la fille déguisée en lapin playboy qui parlait à la police. Je me rappelle encore de son regard. De la terreur, elle me regardait en me suppliant de l’aider, mais elle n’osait pas me parler, j’étais encore invisible à leurs yeux. Le mec l’a pris avec une main. Ils criaient qu’ils avaient des otages. Les autres s’en foutaient. La fusillade a commencé avec des rafales et des silences. Un des deux braqueurs s’est effondré, les yeux encore ouverts, juste à côté de moi. Sa tête baignait dans une flaque de sang. J’arrivais pas à détacher mes yeux de lui.
Quand j’ai entendu les sirènes de la police, j’ai eu comme un soulagement. Comme si je me rendais compte que j’avais été en apnée tout ce temps. J’ai vu une policière entrer par la porte du fond. Elle a croisé mon regard. Elle était assurée, le flingue devant elle, silencieuse, elle savait ce qu’elle faisait. Peut-être qu’elle avait peur mais ça ne se sentait pas. J’ai oublié le cadavre presque à mes pieds, les bruits de lutte dehors, les enfants qui pleuraient et le mec qui criait. Je me suis concentrée et en signes, je lui ai montré combien on était et où on était. C’est là que l’autre braqueur m’a vu. Il m’a pointé son flingue dessus. Je voyais le canon noir, j’étais tendue, prête à l’éviter. La policière était en contre champ, elle me regardait. Je voyais la scène au ralenti. La fille en bouclier pleurait et hoquetait. J’ai cru qu’elle allait s’évanouir. J’ai levé doucement les mains comme la policière me montrait, tout en le fixant lui. Et tout s’est enchaîné d’un coup. La policière lui a assené un coup, il est tombé en tirant par réflexe. J’ai plongé au sol. Et le silence est revenu. Les policiers ont tout pris en charge, les blessés, les témoins. J’ai passé la nuit au commissariat, à répéter ce que j’avais vu et entendu. D’abord je me suis retrouvée en face d’un gars qui me parlait comme à une enfant puis à la policière. Elle ne prenait pas de pincettes, elle était brute de décoffrage mais elle m’avait sauvé et elle me donnait un autre horizon.

C’est après ça que je me suis inscrite à l’école de police. Je pouvais plus me contenter d’avoir peur et de me sentir impuissante. Je ne voulais plus subir. Je suis partie de 0 en sport, en combat, en tir, en tout… sauf en conduite. Mais j’ai trouvé ça passionnant dès le début. Tu sais comme je suis tenace, je n’ai rien lâché, je m’entraînais seule ou avec Matt et petit à petit j’ai rattrapé mon retard…et plus que ça. À la maison, ça a changé aussi. Je m’énervais moins mais j’étais toujours aussi exigeante. J’avais ma vie à côté et encore moins de temps à perdre avec toi. Toi et tes bêtises d’adolescent. Je vivais à moitié à la maison, à moitié avec mon copain. À 22 ans je commençais mes stages d’apprentie. C’est là que ça a commencé à se corser avec Matt. On se connaissait depuis 5 ans, on sortait ensemble depuis 4 ans. On était même fiancés. J’ai déclenché ce qu’il s’est passé. C’était ma faute. Mais je n’ai pas mérité ça. Je l’ai trompé, pour de vrai, avec un de ses amis. Matt était bourré, ça arrivait trop souvent ces temps-ci. Je ne savais plus quoi faire pour l’aider. Si je cachais les bouteilles il s’énervait, puis il revenait en s’excusant. Un de ses amis m’a littéralement sauté dessus. J’étais en colère, je voulais me venger, et je voyais que je plaisais encore. Je ne sais pas ce qui m’a pris… honnêtement. Je n’ai pas d’excuses. S’il m’avait fait ça… j’aurais sans doute réagi de la même manière. Ou pas. J’essaie de ne pas rester bloquée sur le passé, ou dans un monde de si.

Quand il l’a appris. Il est devenu fou. Je l’avais déjà vu jaloux mais cette fois c’était au-delà. Il m’a giflé. Crois-le ou non je n’ai rien fait pour me défendre, je m’en voulais tellement. Il a menacé de me quitter, je ne pouvais pas vivre sans lui, je l’ai supplié. Il a fini par revenir. Mais j’avais brisé la confiance. J’avais succombé à mes démons et il a succombé aux siens. Je me disais que je devais rester avec lui comme il était resté avec moi, pour l’aider à s’en sortir, pour nous reconstruire. Je suis restée plus d’un an et demi avec lui comme ça. Il allait mal, il se détruisait, il me détruisait avec. Tu savais que quelque chose n’allait pas. Toi, mon petit frère, tu l’avais pas senti celui-là, depuis le début. L’oncle ne disait rien, il n’avait jamais rien pu me dire. Je l’en avais empêché. Déjà à 14 ans, je lui rétorquais que j’avais vécu un drame et que je tenais la maison, puis avec ses dettes qu’il avait aucune leçon à me donner. Matt buvait beaucoup, invitait des gens à la maison, flirtait devant moi, pour me punir. J’ai essayé de le retrouver, j’ai bu avec lui, j’ai pris des drogues avec lui. Mais ça ne suffisait pas. Plus rien ne lui suffisait. Je n’arrivais pas à me faire pardonner. Il avait des migraines en permanence, souvent je le voyais dans le noir, si je faisais trop de bruit j’avais le droit à des crises de colère intenses. Il cassait des assiettes, me hurlait dessus des vérités qui blessent, me traitait comme une moins que rien, m’humiliait, m’insultait. Je ne savais plus comment le prendre. Si je bougeais quelque chose dans l’appartement sans le remettre à sa place, c’était la même chose, crise et dispute, menaces, manipulations. J’hésitais entre la douceur et les cris moi aussi. C’était une spirale infernale mais je tenais le coup grâce au boulot.

La première fois que j’ai crié moi aussi… j’étais dévastée d’en arriver là. Je l’aimais tellement. Ses yeux sont devenus fous. Il m’a prise par le poignet, il y avait tellement de colère, de douleur, de haine dans ses yeux. Il l’a tordu, et il m’a frappé le dos du plat de la main en me lâchant. Il a frappé tellement fort que j’en ai perdu mon souffle, j’ai cru que mes poumons s’étaient détachés. J’étais choquée. Comment on avait pu en arriver là ? Le soir-même j’ai fait mes valises et je partais. Il était silencieux, en pleurs, choqué lui aussi de ce qu’il avait fait, de ce qu’il aurait pu faire. Il est revenu au travail, comme avant, avec des fleurs et sa moto. On a discuté longuement, il a accepté de voir quelqu’un. Il m’a dit qu’il m’aimait. On est partis en voyage. C’était magique. Tout avait disparu, la rancœur, la violence… et je ne parle pas de la violence des coups ou de l’alcool mais d’une autre violence, des mots qu’il me disait quand il s’énervait, de la façon dont il me traitait comme si je le méritais, comme s’il définissait qui j’étais, ma valeur. Tu sais que je n’ai jamais été très sensible aux autres genres de violence, je suis vaccinée à force, mais la manipulation ça a toujours été mon point faible, je me suis laissée entraîner dedans. Il tournait mon esprit dans tous les sens comme il voulait. Je lui ai donné la montre de papa, je lui ai promis fidélité. Sauf que quand on est rentrés, tout est reparti comme avant. En pire. Je me disais qu’il fallait tenir, qu’il était en train d’aller mieux, que quand on aimait on ne pouvait laisser tomber l’autre comme maman m’avait dit, que c’était de ma faute. Je le croyais. Après tout, c’était moi la source de tout ça. Il avait toujours été là pour moi, je pouvais bien lui rendre la pareille ? Et il revenait penaud derrière, pour s’excuser, il était plus doux que jamais. Je cachais les bleus à tout le monde, je me disais que c’était rien. Je croyais en lui, en nous. J’étais tellement hypnotisée par ses mots que j’acceptais toujours un peu plus loin. J’essayais de faire le moins de bruit possible, je rangeais compulsivement les choses, je parlais peu et à voix basse. Mes TOCs sont revenus.

Les derniers 6 mois étaient… intenables. Au travail, ils commençaient à se douter de quelque chose. Toi, tu étais constamment en conflit avec moi et moi je devenais horrible avec toi. Quand je t’ai dit qu’il avait la montre de papa, j’ai cru que tu allais me tuer sur place. C’est tonton qui a mis un terme à tout ça. J’avais 23 ans, presque 24, j’allais passer les concours pour être policière, vraie de vraie. Il m’a forcé à me poser. J’avais deux côtes cassées à l’époque. Il était très calme. Il m’a simplement dit que ça ne pouvait plus continuer comme ça et qu’il allait prendre des mesures. J’en étais incapable. Je ne pouvais plus m’opposer à Matt. Je n’en avais plus la force. C’était complètement paradoxal, dans mon travail je devenais plus compétente et plus combattive, sportive, puissante que jamais mais face à lui je perdais tous mes moyens. Je me suis effondrée en pleurs dans les bras de notre oncle, il m’a promis que tout irait mieux et que je devais le quitter. J’ai pris une journée, j’ai fait mes valises pendant qu’il n’était pas là, écrit une lettre et je suis partie. Comme une lâche. Je savais que j’allais déclencher une tempête qui me dépassait. Je me suis enfermée à la maison. On ne t’a rien dit. Enfin si… on t’a menti, tu devais dormir chez tes amis parce que tonton devait faire je ne sais plus quoi. C’est lui qui s’en est occupé. J’étais un fantôme. Je venais de faire l’acte le plus courageux de ma vie, dire adieu à mon âme sœur, à l’homme que j’aimais pour ma propre survie. Je lui avais tout donné, il avait été mon pilier pendant 7 ans et j’avais été le sien. Cette soirée-là a été une des pires de toute ma vie, il a frappé les portes, hurlé pendant des heures mais on ne lui ouvrait pas. Il me menaçait de mort, il a brisé une fenêtre. J’ai dû appeler la police, mes propres collègues, il a été enjoint de ne plus m’approcher. J’ai été mise en arrêt maladie. Tu te rappelles de cette rupture hein ? Un zombie. Voilà ce que je suis devenue. Juste avant mes concours. C’est notre oncle qui s’est occupé de moi. Tu t’es sûrement douté de quelque chose mais tu n’as rien dit. Et puis tonton cachait les lettres, avait confisqué mon portable. Je ne voyais pas les menaces. Entre ça et les dettes qui revenait, il a décidé de partir. Tu avais trouvé ta voie, la médecine et il t’a inscrit à une super université à Kelowna, et moi je passerai les concours là-bas. Tu es parti pour préparer le terrain et moi je ne pouvais pas. Matt avait encore la montre de papa. Tonton a relevé ses manches et il a dit qu’il s’en occupait. J’étais terrifiée, je l’ai attendu. La voiture était prête, tu avais déjà pris la moto, sans permis évidemment. Tu en as toujours fait qu’à ta tête. Il est arrivé la nuit, il boitait mais il avait la montre. Il avait l’air épuisé. J’ai conduit sans rien dire, sans même penser à mes TOCs, ou seulement quelques fois. 7h de route, sous la neige et le vent. On s’enfuyait mais ça faisait du bien.

À Kelowna, tout est revenu comme d’habitude. Ou presque. J’ai réussi à passer mes concours. J’avais travaillé trop dur et j’étais trop talentueuse pour les rater, malgré tout ce qui s’était passé. J’ai intégré la police.  Au début j’ai commencé à faire n’importe quoi dans ma vie hors travail. Je chopais tout ce qui bougeait. Hommes et même … des femmes. Je ne les ramenais jamais à la maison par contre. J’ai continué à boire alors que je n’aimais pas ça. Je voulais tout oublier et surtout Matthew. Toi de ton côté… tu brillais. Je ne te l’ai jamais dit mais j’ai été fière de toi. Entre tes études et Dale, tu avais l’air tellement heureux, tout te réussissait. Nos rapports se sont détendus, un peu. Tu te souviens de ce noël ? Celui où vous m’avez offert Rocky. Une idée de tonton et toi qui m’apporte le cadeau. Je crois que c’était notre premier noël où on avait vraiment l’air d’une famille.

L’arrivée de Rocky a été un déclic. Je l’attendais, j’étais malheureuse et je ne me reconnaissais plus. J’avais besoin de me reprendre en main et ce chien a été mon sauveur. Je sais que pour toi, tu me préférais sans doute comme ça, plus cool, nonchalante. Je me foutais de tout. Mais je devenais presque cruelle, c’était devenu une sorte de punition, j’avais abandonné mes principes, mes angoisses, tout ce que je ressentais. C’est paradoxal mais devoir m’occuper d’un animal complètement dépendant, m’a aidé. Alors que c’est sans doute ce dont je me suis le plus plaint dans ma vie, devoir m’occuper des autres. C’est ma plus grande contrainte et ma plus grande addiction aussi. Je me sens responsable de tout le monde, j’ai le devoir de prendre en charge chacune des personnes qui rentrent dans mon cercle de proche, à part mes relations romantiques. J’ai pris cette habitude et elle me colle à la peau, je m’épanouis en étant comme ça. Tu étais grand et puis tu ne supportais plus cette espèce de surprotection exigeante, alors Rocky c’était parfait. Avec lui, j’étais ferme, sans compromis, je l’ai dressé à la baguette et au sifflet. Sans violence mais avec rigueur. J’ai retrouvé cette rigueur au sein même de ma vie. Plus d’alcool, plus jamais. Plus de drogue, plus de chope à tout va, plus de nuits blanches. Avec ça j’ai retrouvé mes angoisses, mes terreurs nocturnes, mes TOCs, mes crises de larmes, j’ai appris à les gérer seule et ne plus dépendre de quelqu’un. Rocky m’a beaucoup aidé aussi sur ces points, il me rappelle à l’ordre de temps en temps.

J’allais mieux, je suis redevenue moi et tu es redevenu toi. Deux imbéciles. Quand tu as rompu avec Dale, ou que vous avez rompu, ce n’est pas mes histoires… ça m’a mise furieuse. Je ne t’ai rien dit mais… c’était une crème. Tu avais de la chance de l’avoir, tu as tout brisé, y compris son cœur. C’était trop douloureux pour moi de voir ça. On a repris notre relation conflictuelle quand on était trop proches. Quand la grande catastrophe est arrivée, j’étais en pleine ascension au commissariat et je m’entraînais dur pour passer les échelons, et accessoirement faire passer Rocky en chien policier. Mais c’est là que tout s’est arrêté. L’apocalypse.

J’avais 27 ans et toi 23 ans. La suite tu la connais. On a essayé de survivre à trois. Enfin tonton et moi, toi en boulet derrière. Un groupe de virulents nous a séparé. Toi et moi ensemble et notre oncle perdu dans la nature. Je ne m’en fais pas, il est plus dur à cuire qu’il n’en a l’air. Il est en vie quelque part. Toi… heureusement que tu étais avec moi. Tu serais mort. Tu vas mourir. Crétin, sombre crétin égoïste, suicidaire, borné et sourdingue.
On a rejoint Highgate Community à ses débuts, dès qu’on l’a trouvé en fait. Moi j’étais ravie, je n’aurais pas pu vivre juste avec toi. Je n’aurais pas pu vivre seule non plus, c’est contradictoire hein ? Je suis une solitaire, j’ai du mal à m’adapter et pourtant je préfère rester dans un groupe. Dans une communauté mes compétences serviraient, on allait survivre. Je me suis faite repérer et je suis passée sous les ordres du responsable de l’armurerie. Ça m’allait bien comme ça. Et puis on a fini par se rendre compte que le pire ce n’était pas les virulents mais les autres survivants. Évidemment. Ceux qui voulaient rentrer, faire exploser la communauté. Toi et tes idéaux dangereux vous n’auriez pas fait long feu si vous étiez à la tête d’un groupe. Moi j’ai toujours été pour faire attention, surveiller les nouveaux et cette bande de l’aéroport. Je n’ai jamais hésité à tuer un survivant. La violence ça ne m’émeut pas. Certains ont de mauvaises intentions, il faut les empêcher d’agir avant qu’ils ne fassent trop de dégâts. J’en ai trop vu maintenant pour pleurer les disparus. Je veux vivre, je me suis toujours battue pour ça. Et si tu ne veux plus toi, tant pis.

Tu sais maintenant, tu sais tout. Tout ce que je t’ai donné, tout ce que j’ai vécu. Pars, et ne reviens pas. Tu t’es enfui de ma communauté, en volant mon arme, en te faisant passer pour un traître. Pars et ne reviens pas. James, tu n’es plus mon frère maintenant, tu es mon ennemi. »

Voilà exactement ce qu’elle aurait dû dire. Son regard se perdait dans le vide tandis que le museau de Rocky cherchait le creux de sa main.
En plus son abruti de frère avait oublié les piles de rechange de ses appareils. Maintenant elle devrait le retrouver pour lui infliger la punition de sa vie pour son inconscience et peut-être le ramener, elle l’espérait secrètement. Et il fallait retrouver son oncle. Elle se demanda aussi si Matt était encore en vie. Cat chassa ses pensées en enfilant son casque et en faisant rugir sa moto. Elle craqua ses cervicales. Elle était d’humeur à tuer du virulent, et tout autre personne s’attaquant à elle. Elle arma son Beretta et regarda droit devant elle. Cathleen Walsh n’avait pas peur de grand-chose. Elle s’était battue toute sa vie pour obtenir ce qu’elle voulait et pour devenir ce qu’elle était. Cathleen Walsh était une guerrière.
Ce n’était pas fini. Ce n’était que le début.

   


(c) PresleyCash
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Cathleen Walsh
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21.11.18 11:15
:pornstache:

(En fait j'en avais pas besoin de ce post... :hihi: )

(J'en profite pour ceux qui viennent de finir l'histoire : membres de HG faisons des liens + tous les autres aussi ; je cherche du drama... partout toujours :lama: )
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21.11.18 11:36
Bienvenue sur le forum, hâte d'en savoir plus sur la demoiselle :D
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21.11.18 13:05
Hey bienvenue à toi ici :brille: j'ai hâte de voir ce que tu vas faire de ton personnage :wink:
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Noah Lewis
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Ancien métier : Formation de pompier
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21.11.18 15:16
Ce surnom est mort depuis si longtemps Bow down, I'm here. 2590429490 Krkrkr contente de te voir enfin par ici ! J'ai hâte de lire la suite et de voir vos bêtises avec James ! :hihi:

Tu sais déjà ce que je pense de tout ça et je sais aussi que tu as presque terminé, mais bon courage pour la suite quand même ! (Même si god, je suis pas prête pour la longueur :huhu: ) Ça me fait plaisir de relire ta plume  :lovedream: Et oh j'oublie la base, BIENVENUE SUR WLA :ah: :muchlove:

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◇ Just a young man, with a quick fuse. I was uptight, wanna let loose, I was dreaming of bigger things and wanna leave my own life behind


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Terrence Byers
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Ancien métier : Militaire à la retraite
Occupation : Sécurité et chasse
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21.11.18 15:19
Bienvenue parmis nous !! J’espere que tu vas te plaire ici !
J’ai hâte d’en savoir plus sur ton personnage
Bon courage pour ta fiche

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James A. Walsh
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Ancien métier : Etudiant en médecine
Occupation : Médecin de la Lyssa, participe aux excursions
Statut civil : Célibataire...
Lieu de naissance : Irlande, Dublin

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Inscription : 25/10/2018
Crédits : FeuilleDeCarotte, avatars et gifs
Célébrité : Dylan O'Brien

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21.11.18 16:51
MA SOEUUUUUUUUUUUR C'EST MA SOEUUUUUUUUUUR  :omg: :burning: :burn:

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Je n'ai rien à dire de plus spécifique que......

COME AT ME, SIS' !

J'aime tout de Cat, j'aime tout de sa fiche, son histoire que je connais déjà et que j'ai déjà lu, ragez pas, ça fait des rides, Cat est la perfection, elle est juste tout ce qu'il faut à mon crétin de James :h: :lovedream: :fangirl: :perv2:

Spoiler:
 

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Some of us have to make mistakes. Some of us are human.

©endlesslove.
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Alice Castellan
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Ancien métier : Ancienne infirmière, propriétaire d'un vignoble légué par ses parents.
Statut civil : Mariée à un homme merveilleux, le coeur oscillant pour un autre tout aussi honorable.
Lieu de naissance : Kelowna

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21.11.18 18:27
Awwwwnnn regarde comme tu rend le petit bébé chat heureux :sad: :love:
Vous êtes beaux les Walsh !
Bienvenuueee parmi nous :l:
Bonne écriture pour la suite de ta fiche !

_________________
♥:
 
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21.11.18 18:55
Bienvenue :heart:

Je bow pas, par contre (#teamrebelle) :huhu:
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Cathleen Walsh
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22.11.18 4:02
WOWOWOW

:pretty:

Attendez que je me recoiffe pour vous répondre bien à tous...

*se retourne transformée*

:claudio:

Dans l'ordre :

@Abby => Yo ! Merci ! Tu sauras tout d'ici 2/3 jours, j'ai presque fini héhé D'ailleurs j'ai déjà pensé à un lien pour nos deux ladies d'HG  :oui: (Puisque Noah a dit que je pouvais pas choper Abby la mignonne  :rrr: )

@Bianca => Merci, comme dit au-dessus ça arrive ! Longue fiche d'ailleurs aha mais j'espère que ça va vous plaire  :brille:

@Jakouille => Comment ça ce surnom n'est plus usité ? Il le sera, je le remets au goût du jour  :tongue:
T'inquiètes on a prévu tout un tas de plans... mais avec toi aussi ma poule donc tiens toi prête ... :burn:
Elea/James/jesaispascommentvousl'appelezici a dit que la fiche se lisait vite donc n'aie pas peur  :h:  J'espère vraiment qu'elle va te plaire en tout cas et que ma plume te décevra pas !
Et j'oubliais les bases : CIMER ALBERT.

*pose ses valises*

@Terrence => Merci, j'espère vraiment que je vais me plaire ici, je place beaucoup d'espoirs en vous  :toilette:

@Bro =>

Spoiler:
 

Tant de compliments  :feels:
Nos frangins vont trop bien ensemble, j'ai hâte de leur faire vivre des aventures et du drama ! Ravie qu'elle te plaise en tout cas mais tu sais déjà ce que j'en pense ! Le crétin de James a besoin d'une Cathleen sévère pour le redresser  :lucille:

@Alice => Je rendrais heureux tous les bébés chats qui voudront bien faire un lien avec moi  :leche: Je dis ça je dis rien  :ange:
Les Walsh sont tout beaux >.> Venez tomber dans leurs bras  :bed:
Tout est déjà écrit et rien ne m'a demandé du courage mais je te remercie !

@Keith => Merci !

T'inquiète une petite balayette and you'll bow ... :daryl:
Just kidding, en vrai c'est pas trop l'état d'esprit de ma petite j'avais juste pas d'inspi pour le titre et je voulais que ça soit badass :strong:
Par contre toi et moi y'a moyen qu'on se fasse un lien :hm:
@ALL => Lisez mes petits bb et venez me proposer des liens :heart:
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22.11.18 6:37
Salut et bienvenue sur le forum =)

Bon courage pour la suite, tu sembles très attendu :hihi:
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Cathleen Walsh
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22.11.18 8:36
Bradley :come:

Merci !

Je sais pas si j'étais attendue, j'en demandais pas tant :cache:
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Noah Lewis
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22.11.18 14:06


Bienvenue !
Et félicitations ♥


Non je lis pas aussi vite promis krkrkr, je l'avais déjà lue  :hihi:

Cat' promet de si belles choses et j'ai tellement hâte de la voir botter les fesses de James  :tongue: Je t'ai déjà dit ce que je pense de cette histoire mais je suis tellement contente de retrouver ta plume par ici Bow down, I'm here. 2590429490 C'est vrai que ton histoire se lit toute seule malgré la longueur  :hihi:

Enfin bref, je vais pas te faire un roman, pour moi tout me parait bon alors je te valide avec plaisir !
File t'amuser !  :lovedream:

Te voilà maintenant officiellement membre de What Lies Ahead ! Nous sommes ravis de t'accueillir parmi nous ♥  C'est maintenant l'heure pour toi de te lancer dans la folle aventure du forum ! Nous te recommandons de commencer par créer ton registre. Deuxième étape très importante, aller dépenser tes coupons gratuits dans la boutique du forum. Tu peux également dès maintenant créer un scénario au besoin. Dans tous les cas, n'hésite pas à venir flooder avec nous ! Bon jeu ♥




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Madeline Foster
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Ancien métier : Sage-Femme.
Occupation : Line soigne les malades, et les blessés, au Temple.
Statut civil : Amoureuse, désespéramment amoureuse d'un homme loin du corps mais près du coeur.
Lieu de naissance : Jérusalem.

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23.11.18 4:30
Bienvenue beauté :h: heureuse d'enfin te voir avec nous !
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24.11.18 8:02
Bienvenue
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Cathleen Walsh
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Un quoi ?

Ancien métier : Policière
Occupation : Seconde/Bras droit du responsable de l’armurerie et participations ponctuelles aux missions de sécurité et expéditions.
Statut civil : Célibataire
Lieu de naissance : Dublin

Ah ça !

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24.11.18 12:11
Merci à vous deux !
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26.11.18 7:28
Bienvenue parmi nous et félicitation pour ta validation! C'est super de voir débarquer la grande sœur de James  :h:  Et cette plume omg Bow down, I'm here. 2590429490
Dès que j'ai posté mes rps, je viens te stalker pour un lien (même traitement que pour ton frère!)
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Cathleen Walsh
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26.11.18 12:05
Merci ! Et merci ! Et ... encore merci :cache:
Trop de compliments ....

J'attends le stalk avec impatience :claudio:
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